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	<title>Archives des Musique - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Archives des Musique - Arol Ketch Raconte</title>
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		<title>𝐌&#8217;𝐏𝐨𝐧𝐠𝐨 𝐋𝐨𝐯𝐞 𝐞𝐭 𝐍𝐢𝐰𝐚 𝐌𝐨𝐛𝐮𝐭𝐮 – 𝐋’𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐝𝐢𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐡𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐌𝐨𝐛𝐮𝐭𝐮 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐯𝐞𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 11:28:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une histoire cachée que je vais vous raconter aujourd’hui. Il n&#8217;existe pas de trace de leur amour, aucune trace.</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/08/17/%f0%9d%90%8c%f0%9d%90%8f%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%af%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%b0%f0%9d%90%9a/">𝐌&rsquo;𝐏𝐨𝐧𝐠𝐨 𝐋𝐨𝐯𝐞 𝐞𝐭 𝐍𝐢𝐰𝐚 𝐌𝐨𝐛𝐮𝐭𝐮 – 𝐋’𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐝𝐢𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐡𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐌𝐨𝐛𝐮𝐭𝐮 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐯𝐞𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est une histoire cachée que je vais vous raconter aujourd’hui. Il n&rsquo;existe pas de trace de leur amour, aucune trace. Rien. Et ce rien, comprenez-le bien, n&rsquo;est pas de l&rsquo;oubli. C&rsquo;est une décision, une volonté assumée. Ces deux êtres ne devaient jamais être vus ensemble.</p>



<p>C’est l&rsquo;histoire d&rsquo;un amour qui a été condamné à vivre dans l&rsquo;ombre. L’amour entre la diva la plus adorée du Zaïre et l&rsquo;héritier présumé du Maréchal Mobutu.</p>



<p>Pour comprendre pourquoi ce couple était à la fois impensable et presque inévitable, il faut remonter avant eux. Il faut remonter au fleuve et aller aux sources de l’Histoire.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="676" height="680" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/Mpongo-Love-et-Niwa-Mobutu.png" alt="" class="wp-image-3618" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/Mpongo-Love-et-Niwa-Mobutu.png 676w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/Mpongo-Love-et-Niwa-Mobutu-298x300.png 298w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/Mpongo-Love-et-Niwa-Mobutu-150x150.png 150w" sizes="(max-width: 676px) 100vw, 676px" /></figure>



<p>Décembre 1960. L&rsquo;ancien Premier ministre Patrice Lumumba s&rsquo;échappe de sa résidence surveillée pour rejoindre ses partisans à Stanleyville. L&rsquo;homme qu&rsquo;on lance à ses trousses s&rsquo;appelle le major Gilbert-Pierre Pongo, officier de renseignement. Dans la nuit du 1er au 2 décembre, au bord de la rivière Sankuru, à Lodi, il le rattrape avec l&rsquo;aide discrète de la CIA et de Bruxelles et l&rsquo;escorte lui-même jusqu&rsquo;à la capitale. Mais le karma existe. Deux mois plus tard, Pongo est prisonnier à son tour après un raid manqué sur Bukavu, Pongo est fusillé à Stanleyville par les soutiens de Lumumba, le 20 février 1961, en représailles de l’arrestation de leur leader.</p>



<p>Il laisse une petite fille de quatre ans. Elle s&rsquo;appelle Aimée. Le monde la connaîtra sous le nom de M&rsquo;Pongo Love.</p>



<p>De l&rsquo;autre côté du même drame grandit un autre enfant. Niwa Mobutu, né en 1955, aîné et enfant préféré Mobutu. Celui qui se prendra pour le roi du Zaire. L’homme qui, sur les décombres de ce pays déchiré, allait bâtir son trône et régner 32 ans.</p>



<p>La fille de l&rsquo;homme qui a livré Lumumba, éprise du fils de l&rsquo;homme qui en a tiré le plus grand profit.</p>



<p>À 19 ans, Aimée devient M&rsquo;Pongo Love et fonde son orchestre. En 1976, « Pas possible Maty » la révèle à tout Kinshasa ; sa voix limpide, haute, fragile et précise, s&rsquo;impose comme une évidence. En 1977, elle représente le Zaïre au FESTAC de Lagos, aux côtés de Franco, sur la plus grande scène d&rsquo;Afrique noire. Elle a 20 ans. La même année, « Ndaya » dénonce la polygamie sans détour, dans un pays où les puissants en avaient fait un art de vivre. Les femmes s&rsquo;y reconnaissent. Elle devient ce que peu d&rsquo;artistes osaient être sous Mobutu : une voix libre, trop aimée pour qu&rsquo;on la fasse taire, trop indépendante pour qu&rsquo;on la contrôle.</p>



<p>Lui, dans l&rsquo;ombre. Niwa n&rsquo;a rien du fils de dictateur tapageur. Silencieux, discipliné, l&rsquo;allure d&rsquo;un technocrate plus que d&rsquo;un soldat, il est celui que son père prépare avec méthode : secrétaire d&rsquo;État aux Affaires étrangères, puis à la Coopération, ambassadeur itinérant, seul de la fratrie à siéger au gouvernement. Le dauphin. Celui à qui l&rsquo;on confie les secrets. Celui dont chaque geste est calculé, chaque apparition mise en scène.</p>



<p>La plus visible des femmes et le plus dissimulé des princes. Sur le papier, deux mondes.</p>



<p>Et radio trottoir raconte leur idylle cachée.</p>



<p>Ils se sont aimés ans les années 1980, au sommet de sa gloire à elle, au cœur de l&rsquo;ascension de l&rsquo;autre. Un amour réel mais condamné dès le premier jour. Car l&rsquo;héritier désigné du Maréchal ne pouvait pas s&rsquo;afficher au bras d&rsquo;une chanteuse, fût-elle la plus adorée du pays. C’est Mobutu lui-même qui avait imposé ce secret.</p>



<p>Alors imaginez ce que fut cet amour. Un amour de chambres closes et de rideaux tirés. Un amour qui ne pouvait s&rsquo;écrire ni dans un journal, ni sur une photographie, ni dans le moindre registre parce qu&rsquo;on lui avait interdit d&rsquo;exister au grand jour.</p>



<p>Deux êtres au faîte de leur célébrité, connus de tout un peuple, et contraints de s&rsquo;aimer en sécret comme des clandestins dans leur propre pays. Elle, dont la voix remplissait les stades. Lui, dont le visage ornait les murs des ministères. Et pourtant, quand ils étaient ensemble, personne ne devait savoir. Personne ne devait voir. Toutefois, ils ont été aperçus quelques fois au palais par les privilégiés qui le fréquentaient.</p>



<p>Ainsi, cette femme, à cette époque, ne pouvait dire l&rsquo;indicible qu&rsquo;en musique. C&rsquo;était le seul territoire où le régime ne pouvait pas la rattraper. Et Kinshasa a toujours entendu, dans certaines chansons de M&rsquo;Pongo Love, autre chose que de simples histoires d&rsquo;amour : les aveux voilés d&rsquo;une femme qui aimait un homme dont elle ne pouvait pas prononcer le nom. Une passion tenue prisonnière. Un amour qui se paie et qui se cache. Cet amour interdit, elle l’exprimait en chanson.</p>



<p>Mais, le destin, jaloux va les séparer de manière tragique.</p>



<p>M&rsquo;Pongo Love meurt la première, le 15 janvier 1990, aux Cliniques universitaires de Kinshasa à 33 ans de méningite cérébrale selon version officielle ; version que sa famille n&rsquo;a jamais confirmée. Niwz est dévasté.</p>



<p>4 ans plus tard, le 16 septembre 1994, alors que le régime de son père agonise, Niwa Mobutu meurt à son tour, à trente-huit ans, dans des circonstances que Kinshasa n&rsquo;a jamais cessé de commenter à mi-voix. On parle de la maladie du siècle. Sa mort avait profondément ébranlé le président Mobutu, qui perdait son héritier.</p>



<p>Le Zaïre de Mobutu ne fut pas qu&rsquo;une dictature. Ce fut aussi une machine à fabriquer du silence, qui effaçait jusqu&rsquo;aux amours des puissants pour que les puissants demeurent.</p>



<p>L&rsquo;histoire de M&rsquo;Pongo Love et de Niwa Mobutu, c&rsquo;est celle de deux enfants d&rsquo;un même drame congolais, jetés l&rsquo;un vers l&rsquo;autre par le hasard et arrachés l&rsquo;un à l&rsquo;autre par l&rsquo;État.</p>



<p>L&rsquo;oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/08/17/%f0%9d%90%8c%f0%9d%90%8f%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%af%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%b0%f0%9d%90%9a/">𝐌&rsquo;𝐏𝐨𝐧𝐠𝐨 𝐋𝐨𝐯𝐞 𝐞𝐭 𝐍𝐢𝐰𝐚 𝐌𝐨𝐛𝐮𝐭𝐮 – 𝐋’𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐝𝐢𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐡𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐌𝐨𝐛𝐮𝐭𝐮 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐯𝐞𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐁𝐚𝐛𝐚𝐥 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 14:05:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[arol Ketchiemen]]></category>
		<category><![CDATA[babal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Babal est la nouvelle pépite montante de la musique camerounaise. Comme un ouragan, il ravage tout sur son passage et</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/07/21/%f0%9d%90%81%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%9f%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e/">𝐁𝐚𝐛𝐚𝐥 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Babal est la nouvelle pépite montante de la musique camerounaise. Comme un ouragan, il ravage tout sur son passage et affole les compteurs sur les plateformes d&rsquo;écoute et de téléchargement.</p>



<p>Et comme après chaque ouragan, on cherche une explication. Le succès attire toujours les procureurs.</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, certains l&rsquo;accusent d&rsquo;utiliser l&rsquo;intelligence artificielle pour fabriquer ses titres. Voilà, disent certains, le secret de ce succès trop rapide, trop net, trop insolent. Comme si un jeune artiste ne pouvait pas, tout simplement, avoir du talent. Comme si le succès devait obligatoirement cacher une tricherie.</p>



<p>À ceux-là, Babal répond déjà dans l&rsquo;un de ses refrains : « Babal, il fait de la musique. »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="682" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Babal_-682x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3588" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Babal_-682x1024.jpg 682w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Babal_-200x300.jpg 200w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Babal_-768x1152.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Babal_.jpg 853w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>



<p>Cette suspicion n&rsquo;a rien d&rsquo;inédit. Il suffit de remonter aux années 1970 et de convoquer le duo Tim and Foty.</p>



<p>Deux cousins, Jean-Marie Tiam et le regretté Maurice Fotié Kembiwo. Deux voix perçantes, aiguës, au timbre inimitable, qui ont dominé la fin des années 70. À leurs débuts, les mélomanes les prenaient pour des Américains, tant leur style et leur rythme détonnaient dans le paysage.</p>



<p>En 1979, au stade de la Réunification de Douala, ils réunissent près de cent mille spectateurs au bord de l&rsquo;hystérie. Un record d&rsquo;affluence pour un concert au Cameroun, jamais égalé depuis.</p>



<p>Puis vint la suspicion. Ce jour-là, les stars montent sur scène sans leur humidificateur de voix. Et le public découvre, stupéfait, que les voix entendues ne sont pas tout à fait celles des vinyles.</p>



<p>La plupart de ces fans ne les avaient jamais vus en direct. Il les connaissaient par la radio, par les bars, par les boîtes de nuit. La déception fut telle que, le duo faillit se faire lyncher.</p>



<p>Le lendemain, la presse ne fit pas dans la dentelle. On parla de « grosse escroquerie ». De « feymania artistique ». On les accusa d&rsquo;avoir trafiqué leurs voix en studio pour tromper tout un pays.</p>



<p>Le duo a toujours démenti. Ces petites voix, expliquaient-ils, étaient des voix de tête. Rien de plus. Ils chantaient de la manière la plus naturelle qui soit.</p>



<p>Et l&rsquo;histoire a tranché</p>



<p>Les accusations n&rsquo;ont pas tué Tim and Foty. Sept albums entre 1977 et 1982, des tubes qui ont traversé le temps, un son ; ce mélange de makossa et de funk ; devenu une signature.</p>



<p>Mais le plus beau est venu bien plus tard.</p>



<p>En 2001, Missy Elliott sort « Dog in Heat », avec Method Man et Redman, produit par Timbaland. Le morceau est salué comme une prouesse de production. Sauf que le motif qui le porte, du début à la fin, sort tout droit de « Douala by Night », enregistré par Tim and Foty en 1977.</p>



<p>Le plus cruel de l&rsquo;histoire est ce qui se passe ensuite. En 2006, Jean-Marie Tiam entre dans un studio parisien pour retravailler son propre titre en version R&rsquo;n&rsquo;B. On écoute. On rit. Puis on l&rsquo;accuse de plagiat, et on lui explique posément que cette chanson n&rsquo;est pas la sienne, mais celle de Missy Elliott. Il tente de s&rsquo;expliquer. On le traite de menteur, d&rsquo;usurpateur.</p>



<p>Blessé, il saisit la SACEM. Les tractations commencent en mars 2008 et se referment en janvier 2009 par un accord : Tim And Foty a été plagié par Missy Elliot.</p>



<p>Trente ans après avoir été traité d&rsquo;escroc chez lui , Tim and Foty se faisait piller par l&rsquo;Amérique. Et il a eu gain de cause.</p>



<p>À chaque fois qu&rsquo;un outil nouveau entre dans un studio, les mêmes accusations reviennent. On l&rsquo;a dit du multipiste. On l&rsquo;a dit du synthétiseur. On l&rsquo;a dit de l&rsquo;auto-tune. On l&rsquo;a dit, au Cameroun, d&rsquo;un simple humidificateur de voix. Chaque fois le procès était le même : ce n&rsquo;est plus de la vraie musique. Chaque fois, l&rsquo;histoire a donné tort aux procureurs.</p>



<p>Aucun outil, même pas l’IA ne fabrique cette chose qu&rsquo;on ne sait pas nommer et qui fait qu&rsquo;une chanson tourne à la fois dans un taxi de Douala et dans une chambre d&rsquo;étudiant à Paris. Ça, ça reste l&rsquo;artiste.</p>



<p>Alors laissons Babal travailler</p>



<p>Il fait de la musique avec les outils de son temps, comme tous ceux qui l&rsquo;ont précédé ont fait avec les leurs. Jeter l&rsquo;opprobre sur un talent qui monte, c&rsquo;est se priver de tout ce qu&rsquo;il pourrait devenir. Le Cameroun a assez perdu d&rsquo;artistes à force de les soupçonner avant de les écouter.</p>



<p>Encourageons cette pépite. Elle peut hisser la musique camerounaise au sommet. Babal il fait de l’Musique !</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/07/21/%f0%9d%90%81%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%9f%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e/">𝐁𝐚𝐛𝐚𝐥 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>Jean-Pierre Depesquidoux, le provocateur qui faisait bégayer la musique</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/06/13/jean-pierre-depesquidoux-le-provocateur-qui-faisait-begayer-la-musique/</link>
					<comments>https://www.arolketchraconte.com/2026/06/13/jean-pierre-depesquidoux-le-provocateur-qui-faisait-begayer-la-musique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 09:46:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Pierre Depesquidoux]]></category>
		<category><![CDATA[JP Depesquidoux]]></category>
		<category><![CDATA[Télépodium]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui se souvient de JP Depesquidoux ; le « bègue » révélé par Telepodium ? Les hier hier ne peuvent pas comprendre.</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/06/13/jean-pierre-depesquidoux-le-provocateur-qui-faisait-begayer-la-musique/">Jean-Pierre Depesquidoux, le provocateur qui faisait bégayer la musique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Qui se souvient de JP Depesquidoux ; le « bègue » révélé par Telepodium ? Les hier hier ne peuvent pas comprendre.</p>



<p>Dans le paysage musical camerounais du milieu des années 1980, peu d&rsquo;artistes auront cultivé un personnage aussi singulier que Jean-Pierre Depesquidoux. De son vrai nom, Eboa Mobitang.</p>



<p>Chanteur, amuseur, provocateur et personnage médiatique avant l&rsquo;heure, il s&rsquo;est imposé moins par la virtuosité de ses prestations que par une personnalité hors norme, nourrie d&rsquo;autodérision, de défi et d&rsquo;un sens aigu de la mise en scène. Un style particulier.</p>



<p>Les articles de presse de l&rsquo;époque décrivent un artiste qui transforme son bégaiement en signature artistique.</p>



<p>Cette singularité devient même l&rsquo;un de ses principaux arguments de notoriété.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="736" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux-736x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3582" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux-736x1024.jpg 736w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux-216x300.jpg 216w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux-768x1069.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux.jpg 954w" sizes="(max-width: 736px) 100vw, 736px" /></figure>



<p>Dans une interview accordée à C.T., il apparaît comme un homme volontiers bravache, multipliant les déclarations spectaculaires. Par exemple, il défie ouvertement des figures établies ; notamment Manu Dibango et le groupe Les Têtes Brûlées, qu&rsquo;il considère comme des concurrents directs.</p>



<p>Cette posture provocatrice contribue à sa réputation de franc-tireur.</p>



<p>Dans ses entretiens, Depesquidoux affirme avoir prédit son succès dès ses débuts et se présente sans détour comme un « très grand musicien ». Il revendique également une popularité grandissante à l&rsquo;étranger, évoquant notamment le Japon et la Grèce, parfois avec un humour qui laisse planer le doute entre sérieux et second degré.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1008" height="734" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_Eboa-Mobitang.jpg" alt="" class="wp-image-3583" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_Eboa-Mobitang.jpg 1008w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_Eboa-Mobitang-300x218.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_Eboa-Mobitang-768x559.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></figure>



<p>Mais derrière la fanfaronnade se dessinait un personnage plus complexe. Beaucoup le considèraient comme un vantard, tandis que lui-même se décrivait comme un homme calme, incompris et sous-estimé.</p>



<p>Son bégaiement était devenu un ressort comique et une marque de fabrique qui suscitait autant la curiosité que l&rsquo;attachement du public.</p>



<p>La télévision a joué un rôle essentiel dans sa popularité. Découvert par un large public à travers l&rsquo;émission « Télé Podium » présenté par Elvis Kemayo, il parvient à attirer l&rsquo;attention des téléspectateurs qui ne savaient parfois plus très bien s&rsquo;il chante en bégayant ou s&rsquo;il bégaie en chantant.</p>



<p>Son talent résidait dans sa capacité à attirer l&rsquo;attention, à susciter le débat et à transformer sa différence en identité artistique.</p>



<p>À une époque où la scène musicale camerounaise etait dominée par de grandes figures conventionnelles, il avait choisi une autre voie : celle du personnage.</p>



<p>Exubérant, imprévisible et volontiers provocateur, il s&rsquo;est imposé comme une curiosité culturelle.</p>



<p>On garde de lui , l&rsquo;image d&rsquo;un artiste atypique, capable de faire rire, d&rsquo;agacer, d&rsquo;étonner et de fasciner, mais surtout de ne laisser personne indifférent.</p>



<p>Qui se souvient de lui ?</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1008" height="720" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_telepodium.jpg" alt="" class="wp-image-3584" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_telepodium.jpg 1008w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_telepodium-300x214.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_telepodium-768x549.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></figure>



<p>L&rsquo;oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/06/13/jean-pierre-depesquidoux-le-provocateur-qui-faisait-begayer-la-musique/">Jean-Pierre Depesquidoux, le provocateur qui faisait bégayer la musique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐋𝐞 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐇𝐚𝐦𝐚𝐝 𝐊𝐚𝐥𝐤𝐚𝐛𝐚 𝐌𝐚𝐥𝐛𝐨𝐮𝐦 𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐨𝐫𝐭</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/05/14/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%87%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%9a/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 10:13:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Colonel Hamad Kalkaba Malboum]]></category>
		<category><![CDATA[Golden Sounds]]></category>
		<category><![CDATA[Hamad Kalkaba Malboum]]></category>
		<category><![CDATA[Kalkaba Malboum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Cameroun vient de perdre une grande figure. Avec le décès du Colonel Hamad Kalkaba Malboum, survenu ce 13 mai</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/14/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%87%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%9a/">𝐋𝐞 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐇𝐚𝐦𝐚𝐝 𝐊𝐚𝐥𝐤𝐚𝐛𝐚 𝐌𝐚𝐥𝐛𝐨𝐮𝐦 𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐨𝐫𝐭</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>Le Cameroun vient de perdre une grande figure.</p>



<p>Avec le décès du Colonel Hamad Kalkaba Malboum, survenu ce 13 mai 2026, c’est un destin exceptionnel qui s’achève, celui d’un homme qui aura porté très haut les couleurs de son pays, aussi bien dans l’armée, dans le sport, que dans un domaine plus discret mais tout aussi remarquable : la musique.</p>



<p>Né le 11 novembre 1950 à Kawadji, près de Kousséri, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, Hamad Kalkaba Malboum incarnait cette génération d’hommes bâtis par l’effort, la discipline et l’audace.</p>



<p>Parti de son petit village natal, il a su, à force de travail, d’esprit d’innovation et d’une volonté hors du commun, poursuivre avec succès ses deux grandes passions : le service de la nation et la culture.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="370" height="555" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Colonel-Hamad-Kalkaba-Malboum.jpg" alt="" class="wp-image-3538" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Colonel-Hamad-Kalkaba-Malboum.jpg 370w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Colonel-Hamad-Kalkaba-Malboum-200x300.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 370px) 100vw, 370px" /></figure>



<p>Sa carrière militaire l’a conduit jusqu’au grade de Colonel au sein de l’armée camerounaise. Parallèlement, il s’est imposé comme l’un des plus grands dirigeants sportifs africains de son époque. Président du Comité National Olympique et Sportif du Cameroun depuis 1998, président de la Confédération Africaine d’Athlétisme, puis vice-président de l’Association Internationale des Fédérations d’Athlétisme (devenue aujourd’hui World Athletics ) il aura contribué au rayonnement du sport camerounais et africain sur les plus grandes scènes internationales.</p>



<p>Derrière l’homme d’institutions et de responsabilités vivait aussi un artiste passionné, une facette moins connue du grand public, mais pourtant essentielle pour comprendre l’homme qu’il était.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="775" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Hamad-Kalkaba-Malboum-775x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3539" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Hamad-Kalkaba-Malboum-775x1024.jpg 775w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Hamad-Kalkaba-Malboum-227x300.jpg 227w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Hamad-Kalkaba-Malboum-768x1015.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Hamad-Kalkaba-Malboum.jpg 817w" sizes="auto, (max-width: 775px) 100vw, 775px" /></figure>



<p>Dans les années 1970, alors que souffle un vent de modernité sur les musiques africaines, Hamad Kalkaba Malboum participe à une aventure musicale avant-gardiste aux côtés de musiciens tels que Ze Bella, Elamau ou André Destin Ndenga au sein du mythique groupe The Golden Sounds.</p>



<p>Ensemble, ils entreprennent un travail audacieux : moderniser les rythmes traditionnels camerounais grâce aux synthétiseurs, aux guitares électriques et aux boîtes à rythmes, tout en restant profondément enracinés dans les identités culturelles de leurs régions respectives.</p>



<p>Hamad Kalkaba excelle alors dans l’exploration des sonorités du Nord-Cameroun. Dès 1971, le groupe sort le 45 tours Nord-Cameroun Rhythms, avec notamment les titres Lamido et Astadjam Dada Sare, composés par lui.</p>



<p>D’autres chansons comme Touflé ou Fou Sé Allah témoignent également de cette créativité rare, mêlant traditions sahéliennes, rythmes populaires et modernité musicale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1013" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Colonel-Hamad-Kalkaba-Malboum_musique-1013x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3540" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Colonel-Hamad-Kalkaba-Malboum_musique-1013x1024.jpg 1013w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Colonel-Hamad-Kalkaba-Malboum_musique-297x300.jpg 297w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Colonel-Hamad-Kalkaba-Malboum_musique-768x776.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Colonel-Hamad-Kalkaba-Malboum_musique.jpg 1187w" sizes="auto, (max-width: 1013px) 100vw, 1013px" /></figure>



<p>Des décennies plus tard, en 2017, le label Analog Africa redonne vie à cette œuvre en rééditant Hamad Kalkaba and The Golden Sounds 1974-1975, permettant à une nouvelle génération de découvrir la richesse artistique de cet homme que beaucoup ne connaissaient qu’à travers ses fonctions officielles.</p>



<p>Aujourd’hui, en lui rendant hommage, il est important de se souvenir non seulement du haut responsable sportif et du militaire respecté, mais aussi du musicien visionnaire qu’il fut.</p>



<p>Son parcours est celui d’un fils du Sahel qui, sans jamais renier son identité, aura su faire dialoguer tradition et modernité, engagement et créativité, discipline et art.</p>



<p>Que sa mémoire demeure vivante.</p>



<p>Et que ses œuvres, dans les stades comme dans les mélodies, continuent de résonner longtemps encore.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 13.05.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/14/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%87%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%9a/">𝐋𝐞 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐇𝐚𝐦𝐚𝐝 𝐊𝐚𝐥𝐤𝐚𝐛𝐚 𝐌𝐚𝐥𝐛𝐨𝐮𝐦 𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐨𝐫𝐭</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟏𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐍𝐤𝐨𝐧𝐨 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐬, 𝐠𝐞́𝐧𝐢𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞.</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%8f%f0%9d%9f%93-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a0/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 22:04:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Nkono digital]]></category>
		<category><![CDATA[Nkono Teles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐋’𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞… Nkono Teles. Ce nom ne dit peut-être rien au grand public camerounais, et pourtant,</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%8f%f0%9d%9f%93-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a0/">𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟏𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐍𝐤𝐨𝐧𝐨 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐬, 𝐠𝐞́𝐧𝐢𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>𝐋’𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞…</p>



<p>Nkono Teles. Ce nom ne dit peut-être rien au grand public camerounais, et pourtant, à l’étranger, son œuvre est saluée, recherchée, samplée jusqu’au rappeur américain Tyler qui s’en est récemment inspiré. Les plus grands labels internationaux se disputent aujourd’hui les droits de ses productions, signe de son génie intemporel.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="498" height="720" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono_teles.jpg" alt="" class="wp-image-3472" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono_teles.jpg 498w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono_teles-208x300.jpg 208w" sizes="auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px" /></figure>



<p>Et pourtant… quel paradoxe cruel ! De son vivant, ce monument de la musique camerounaise n’a jamais été célébré à la hauteur de son talent. Nkono Teles, c’était un musicien d’exception, un véritable homme-orchestre capable de jouer de tous les instruments, à l’aise dans une variété de styles : afrobeat, highlife, boogie, disco, funk, makossa…</p>



<p>Dès le lycée, dans sa ville natale de Bafia, son don musical fascine. On raconte que lors des cérémonies officielles, même l’orchestre de la police suspendait sa prestation pour écouter ce jeune prodige au piano ou à la guitare. Une légende était née.</p>



<p>Musicien, producteur, arrangeur, Nkono Teles a façonné le son de plusieurs géants africains : Fela Kuti, Sonny Okosun, Papa Wemba… Il fut l’un des producteurs les plus influents du Nigeria dans les années 80, et un pionnier de la musique électronique sur le continent. On lui attribue un rôle-clé dans l’essor de la musique nigériane de cette époque. Il a produit près de 100 artistes pour plus de 150 projets, avant de s’envoler pour Londres, où son talent a également fait sensation.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="476" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles-en-studio.jpg" alt="" class="wp-image-3473" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles-en-studio.jpg 720w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles-en-studio-300x198.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>Mais son cœur est resté au Cameroun. Il y est revenu pour y fonder un studio à la pointe de la technologie — certainement le plus moderne du pays à l’époque. De nombreux artistes camerounais lui doivent leur son : Belka Tobis, Samy Diko, Petit Pays, Guy Lobé, Papillon, Longué Longué, Tasse Vermont Duclair, Geo William Masso…</p>



<p>Des artistes comme Longué Longué ou Belka Tobis ne cessent de chanter ses louanges. Certains, comme Aladji Touré, n’hésitaient pas à délaisser les grands studios parisiens pour venir enregistrer chez lui, à Yaoundé. Tel était le prestige de Nkono Teles : même les artistes basés en Europe et aux États-Unis faisaient le voyage pour bénéficier de sa magie sonore.</p>



<p>Mais le génie dérange parfois, ou pire, il est oublié. Lorsqu’il a traversé des périodes difficiles, beaucoup se sont détournés de lui. Ceux-là mêmes qu’il avait aidés, souvent gratuitement — jingles, cassettes, arrangements — l’ont effacé de leur mémoire.</p>



<p>Depuis sa mort le 14 avril 2011, le silence autour de lui est assourdissant.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="493" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles_piano.jpg" alt="" class="wp-image-3474" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles_piano.jpg 720w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles_piano-300x205.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles_piano-130x90.jpg 130w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>Et pourtant, Nkono Teles reste une référence incontournable pour les DJs, beatmakers et rappeurs camerounais. Il a ouvert des portes, réalisé des prouesses techniques, façonné des carrières. Il demeure, sans doute, l’un des artistes les plus éclectiques et innovants de l’histoire musicale du Cameroun.</p>



<p>Il nous a quittés, mais il nous laisse des albums d’une qualité rare. Des perles que les mélomanes avertis continuent de chérir.</p>



<p>Je lui consacre un portrait dans mon ouvrage « Les icônes de la musique camerounaise – Tome 2 », disponible à la Librairie des Peuples Noirs à Yaoundé (Montée SNI, Immeuble Don Bosco), au 671 99 66 68 ou à Douala au 699 25 15 80, et également sur Amazon : <a href="https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Ft.co%2FrzbgRxy1Uw%3Ffbclid%3DIwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBEwM0cyVkhGamp4RlFHZWU5Y3NydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR7AKiFcz8_pe2dDf_4zk6zd4p2vUOObJoj8Bx5CvQa0__I5pTWPQhea9nHrQQ_aem_pU5AXwVOEZ7CPeizmpblQQ&amp;h=AT4s37Y8joAJ8MqdXW1udgtAQvKT9sc31VvIOyFtr8Gx49fcM6UH_zFssq4x10Bb3w7ZETgKvFJAjKqNLTwCL6BWZUaM3i-_v31reFnQuBndl735ICM2XDPkV8_wIDEchrVuh2BhZXNYwdzE&amp;__tn__=-UK-R&amp;c[0]=AT4TZgvUAtE1m55xXh37Mf2NCBZmQXybCe2TVK2EZotzP-eD5SDpfpbe6EGDg8-ExyPopAcRJq6MSCQ500r4HEXnGh5BzOpz1F2vMOKBeHe4j7AcqgbUSqFa3Ia7VrfG6YrwOsIThX4Yrp1fC1Ra059HxYiXulkpkIjn_uxODQ" rel="noreferrer noopener" target="_blank">https://t.co/rzbgRxy1Uw</a></p>



<p>L’oubli est la ruse du diable.</p>



<p>— Arol KETCH</p>



<p>14 avril 2026 – Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%8f%f0%9d%9f%93-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a0/">𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟏𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐍𝐤𝐨𝐧𝐨 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐬, 𝐠𝐞́𝐧𝐢𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐅𝐚𝐛𝐨 𝐂𝐥𝐚𝐮𝐝𝐞, 𝐥&#8217;𝐚𝐦𝐛𝐚𝐬𝐬𝐚𝐝𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐍𝐲𝐚𝐥𝐥𝐚</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/02/02/%f0%9d%90%85%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ac/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 14:34:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Fabo Alexis Aimé]]></category>
		<category><![CDATA[Fabo claude]]></category>
		<category><![CDATA[Kotto Bass]]></category>
		<category><![CDATA[Moïse Kouogueng]]></category>
		<category><![CDATA[Sam Fan Thomas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parce que l’oubli est la ruse du diable, rendons hommage à Fabo Claude. Les connaisseurs ont régulièrement entendu ce nom</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/02/02/%f0%9d%90%85%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ac/">𝐅𝐚𝐛𝐨 𝐂𝐥𝐚𝐮𝐝𝐞, 𝐥&rsquo;𝐚𝐦𝐛𝐚𝐬𝐬𝐚𝐝𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐍𝐲𝐚𝐥𝐥𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p></p>



<p>Parce que l’oubli est la ruse du diable, rendons hommage à Fabo Claude.</p>



<p>Les connaisseurs ont régulièrement entendu ce nom dans les chansons de Kotto Bass ; comme une signature discrète mais essentielle.</p>



<p>De son vrai nom Fabo Alexis Aimé, Fabo Claude était un guitariste camerounais d’exception, originaire de Bangoulap (Nyamga), à l’Ouest du Cameroun. Né en 1949, il grandit dans un foyer polygame, deuxième d’une fratrie de onze enfants. Très tôt, la musique devient son refuge, son langage, son territoire.</p>



<p>Il fait partie du mythique Makassi Band Coopération de Sam Fan Thomas, aux côtés notamment de Kotto Bass. Entre ces deux hommes, une complicité tacite s’installe ; une fraternité musicale faite de regards, d’accords et de silences compris.</p>



<p>Lorsque le producteur Moïse Kouogueng confie à Kotto Bass la mission de réaliser une compilation de reprises de grands classiques, Fabo Claude saisit l’instant. Il propose une reprise audacieuse : « Ponce Pilate », du seigneur Tabu Rochereau.</p>



<p>Ce titre deviendra le point de bascule. Il révélera Kotto Bass et lancera définitivement sa carrière.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="540" height="960" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/02/claude-Fabo_.jpg" alt="" class="wp-image-3423" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/02/claude-Fabo_.jpg 540w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/02/claude-Fabo_-169x300.jpg 169w" sizes="auto, (max-width: 540px) 100vw, 540px" /></figure>



<p>Fabo Claude était un guitariste façonné à l’école exigeante de la rumba congolaise.</p>



<p>Il en maîtrisait l’âme autant que la technique. Parlant couramment le lingala, il traduisait les chansons de son complice ce qui leur donnait une portée nouvelle, transfrontalière, presque intemporelle.</p>



<p>Son parcours est jalonné de collaborations prestigieuses. Il accompagne de nombreux artistes de renom : Henry Njoh, Ben Decca,Zangalewa, Nkotti François… Arrangeur hors pair, chœuriste inspiré, il était de ces artisans de l’ombre sans lesquels la lumière ne brille jamais vraiment.</p>



<p>Sa route le mène ensuite au Congo, puis au Gabon, où il fréquente notamment Alain Bongo, devenu plus tard Ali Bongo, ainsi que la charmante Patience Dabany. Partout, sa guitare parle pour lui.</p>



<p>Fabo Claude laisse son empreinte sur plusieurs succès majeurs : Zoungane Mbeffo, Manganbeu Sound, Ponce Pilate, Magabeu Sound…</p>



<p>Il accompagne également longuement Tchana Pierre, avec qui il enregistre plusieurs albums, dont l’inoubliable « Déborah ».</p>



<p>Il a voyagé dans le monde entier, notamment aux USA et en France. Il a même eu l’honneur de rencontrer Nelson Mandela.</p>



<p>Le 25 juin 2019, à l’hôpital Laquintinie de Douala, Fabo Claude s’éteint discrètement, aux environs de deux heures du matin, emporté par un arrêt cardiaque.</p>



<p>Il laisse derrière lui un héritage musical immense ; sans oublier ses medleys mémoriels comme « Les Merveilles du Passé », ou encore Nanda en collaboration avec Nono Flavy.</p>



<p>Homme taiseux, presque effacé, il possédait pourtant une voix douce et étonnamment belle lorsqu’il se laissait aller à chanter. Nous lui devons le succulent album « Les Merveilles du Passé », véritable archive vivante de la mémoire musicale africaine.</p>



<p>Pilier du studio Makassi, guitariste emblématique du Makassi Band, Fabo Claude demeure une figure centrale de la musique camerounaise.</p>



<p>Son dans le tome 2 de mon livre « les Icônes de la musique camerounaise ».</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable.</p>



<p>Et se souvenir et rendre hommage, c’est déjà résister.</p>



<p>Arol KETCH – 02.02.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/02/02/%f0%9d%90%85%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ac/">𝐅𝐚𝐛𝐨 𝐂𝐥𝐚𝐮𝐝𝐞, 𝐥&rsquo;𝐚𝐦𝐛𝐚𝐬𝐬𝐚𝐝𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐍𝐲𝐚𝐥𝐥𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚 𝐐𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮’𝐮𝐧, 𝐝𝐢𝐭 𝐓𝐞𝐦𝐩𝐨</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/01/17/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9a/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 11:50:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Atangana Quelqu’un]]></category>
		<category><![CDATA[Atangana Tama Pascal]]></category>
		<category><![CDATA[Bikutsi]]></category>
		<category><![CDATA[Tempo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Atangana Tama Pascal, plus connu sous le nom d’Atangana Quelqu’un, ou encore Tempo, est une figure emblématique de la scène</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/01/17/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9a/">𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚 𝐐𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮’𝐮𝐧, 𝐝𝐢𝐭 𝐓𝐞𝐦𝐩𝐨</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>Atangana Tama Pascal, plus connu <a></a>sous le nom d’Atangana Quelqu’un, ou encore Tempo, est une figure emblématique de la scène musicale urbaine camerounaise des années 1970 et 1980.</p>



<p>Né le 2 décembre 1952 à Assamba-Assi, localité mvélé du département de la Mefou-Afamba, il appartient à cette génération d’artistes formés hors des conservatoires, mais façonnés par la rue, les bars dansants et l’instinct musical.</p>



<p>Son surnom, « Quelqu’un », n’est pas le fruit du hasard. Élève appliqué et footballeur redouté durant son enfance à la mission catholique d’Assamba-Assi, il impressionne son instituteur qui, après chacun de ses exploits, lui lance cette phrase prémonitoire : « Tu seras quelqu’un. » Le mot devient identité, puis signature.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="937" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-Pascal-937x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3359" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-Pascal-937x1024.jpg 937w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-Pascal-274x300.jpg 274w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-Pascal-768x840.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-Pascal.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 937px) 100vw, 937px" /></figure>



<p>Derrière une diction soignée et un français maîtrisé, Atangana Quelqu’un ne cache jamais ses origines. Son accent mvélé, marqué et assumé, trahit l’homme du terroir, enraciné dans sa culture. C’est d’ailleurs par la tradition qu’il entre en musique, au milieu des années 1960, à travers le balafon.</p>



<p>Après le décès de son père, son frère aîné fonde un orchestre de balafons pour subvenir aux besoins familiaux. Le jeune Atangana y fait ses premières armes comme bongoliste, animant fêtes foraines et cérémonies villageoises liées à la vente du cacao.</p>



<p>Vers 1970, le groupe Federal Band d’Esse découvre Yaoundé. Les prestations en plein air, mêlant balafons, maracas et chants en ewondo, connaissent un succès immédiat. Chaque morceau est payé à la demande, et le public suit.</p>



<p>C’est dans cette effervescence que le jeune musicien nourrit l’ambition d’une carrière professionnelle, après avoir été marqué par les prestations de Cher Ami, animateur de mariages réputé de la capitale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="992" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-pascal-dit-quelquun-992x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3361" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-pascal-dit-quelquun-992x1024.jpg 992w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-pascal-dit-quelquun-291x300.jpg 291w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-pascal-dit-quelquun-768x793.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-pascal-dit-quelquun.jpg 995w" sizes="auto, (max-width: 992px) 100vw, 992px" /></figure>



<p>Après des tentatives infructueuses à Douala puis dans le bâtiment à Yaoundé, le destin bascule une nuit de 1970 au Planète Bar d’Essos. Sans formation musicale académique, Atangana joue aux percussions avec un sens du rythme qui force l’admiration.</p>



<p>Repéré par les musiciens en place et imposé par le propriétaire du bar, il est recruté séance tenante. Son jeu précis et vibrant lui vaut alors un nouveau surnom : Tempo.</p>



<p>Dès lors, Atangana Quelqu’un s’impose comme un pilier des bars dansants de Yaoundé. Au Palladium de Nkoldongo, puis à Nsam-Efoulan et ailleurs, il enchaîne les formations, apprend la guitare, devient chef d’orchestre et formateur.</p>



<p>Plusieurs artistes passés par ses groupes lui doivent leurs premières armes. Meneur d’hommes autant que musicien, il se distingue par sa générosité, reversant une part importante des cachets à ses musiciens.</p>



<p>Mais comme beaucoup de parcours artistiques de l’époque, le sien est jalonné de ruptures, de départs et de rivalités. La concurrence des orchestres étrangers, l’éclatement des groupes et la disparition de certains proches musiciens marquent un ralentissement progressif de sa carrière à la fin des années 1980.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="486" height="648" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-Qulequun.jpg" alt="" class="wp-image-3362" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-Qulequun.jpg 486w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Atangana-Qulequun-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 486px) 100vw, 486px" /></figure>



<p>Aujourd’hui, Atangana Quelqu’un reste le témoin d’une époque où la musique camerounaise se construisait dans les bars, au contact direct du public. Un artiste autodidacte, passeur de talents, dont le tempo continue de résonner dans la mémoire collective.</p>



<p>Quelle est ta chanson préférée de Atangana Quelqu’un?</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol Ketch &#8211; 13.01.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/01/17/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9a/">𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚 𝐐𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮’𝐮𝐧, 𝐝𝐢𝐭 𝐓𝐞𝐦𝐩𝐨</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<item>
		<title>𝐒𝐰𝐞𝐞𝐭 𝐅𝐚𝐧𝐭𝐚 𝐃𝐢𝐚𝐥𝐥𝐨 : 𝐥’𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐝’𝐮𝐧 𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2025/12/12/%f0%9d%90%92%f0%9d%90%b0%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%85%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a8/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 09:29:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Alpha Blondy]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d&#039;ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Fanta Diallo]]></category>
		<category><![CDATA[reggae]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En image Alpha Blondy et Fanta Diallo en 1972 à Korhogo. Il existe des amours qui marquent une vie entière,</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/12/12/%f0%9d%90%92%f0%9d%90%b0%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%85%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a8/">𝐒𝐰𝐞𝐞𝐭 𝐅𝐚𝐧𝐭𝐚 𝐃𝐢𝐚𝐥𝐥𝐨 : 𝐥’𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐝’𝐮𝐧 𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>En image Alpha Blondy et Fanta Diallo en 1972 <a></a>à Korhogo.</p>



<p>Il existe des amours qui marquent une vie entière, des amours qui ne s’effacent ni avec le temps ni avec les kilomètres.</p>



<p>Pour Alpha Blondy, cet amour c’est Fanta Diallo.</p>



<p>Tout commence au début des années 1970, à Korhogo. Elle, élève au lycée Sainte-Élisabeth ; lui, jeune étudiant en seconde au lycée normal.</p>



<p>Deux adolescents, deux regards qui se croisent, et soudain, le monde devient plus vaste.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Alpha-Blondy-et-Fanta-Diallo-819x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3324" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Alpha-Blondy-et-Fanta-Diallo-819x1024.jpg 819w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Alpha-Blondy-et-Fanta-Diallo-240x300.jpg 240w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Alpha-Blondy-et-Fanta-Diallo-768x960.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Alpha-Blondy-et-Fanta-Diallo.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure>



<p>Dans cette période faite de découvertes et d’élans, Fanta occupe une place essentielle dans sa vie. Elle le soutient, l’encourage, l’épaule, l’aide avec tendresse. Elle croit en celui qu’elle aime et en son bel avenir. Elle l’aimait sans calcul, sans condition. Elle lui faisait même ses devoirs de mathématiques.</p>



<p>À une époque où rien ne laissait présager sa future célébrité, elle voit déjà l’artiste avant même que le monde ne le découvre.</p>



<p>Et lorsque le rêve de partir aux États-Unis pour construire une carrière musicale se dessine, Fanta joue un rôle déterminant. C’est elle qui va convaincre les parents du jeune Alpha Blondy pour que ces derniers le laissent aller aux Etats-Unis vivre son rêve américain.</p>



<p>Grâce à elle, malgré la modestie des moyens familiaux, le voyage devient possible. En effet, la mère d&rsquo; Alpha ; couturière et commerçante au marché va prendre toutes ses économies et payer un billet aller pour les USA à son fils.</p>



<p>Des années plus tard, alors qu’il est devenu Alpha Blondy, il immortalise cet amour dans une chanson qui deviendra un tube mondial : Sweet Fanta Diallo.</p>



<p>Il compose cette chanson pour magnifier celle qui a cru en lui et l’a accompagné au moment où tout se jouait. Une façon de dire merci, de graver dans la musique la mémoire d’un amour de jeunesse.</p>



<p>Aujourd’hui, Fanta n’est plus. Elle repose au cimetière de Williamsville, à Abidjan.</p>



<p>Mais sa présence continue d’habiter la vie du chanteur. Sa tombe est devenue un lieu de pèlerinage discret : un endroit où il vient se recueillir, se souvenir, remercier.</p>



<p>Certains amours ne disparaissent jamais ; certaines personnes quittent le monde sans quitter nos vies ; certaines muses veillent dans l’ombre, même après leur départ.</p>



<p>Et Sweet Fanta Diallo, au-delà d’être une chanson, demeure la mémoire d’une jeune femme qui a aimé, inspiré et offert un avenir.</p>



<p>Un amour de jeunesse devenu un amour de toujours. Et Alpha Blondy de Conclure : « À 20 ans, on aime toujours …Et quand on aime, on a toujours 20 ans »</p>



<p>L’amour plus fort que la mort !</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH – 11.12.2024</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/12/12/%f0%9d%90%92%f0%9d%90%b0%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%85%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a8/">𝐒𝐰𝐞𝐞𝐭 𝐅𝐚𝐧𝐭𝐚 𝐃𝐢𝐚𝐥𝐥𝐨 : 𝐥’𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐝’𝐮𝐧 𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟏𝟒 𝐚𝐧𝐬 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐍𝐤𝐨𝐧𝐨 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐬, 𝐠𝐞́𝐧𝐢𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞.</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2025/04/14/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%8f%f0%9d%9f%92-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a0/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 15:43:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[be my lady]]></category>
		<category><![CDATA[love vibration]]></category>
		<category><![CDATA[Nkono Teles]]></category>
		<category><![CDATA[Nkono télesphore]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟏𝟒 𝐚𝐧𝐬 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐍𝐤𝐨𝐧𝐨 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐬, 𝐠𝐞́𝐧𝐢𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞. 𝐋’𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞…</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/04/14/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%8f%f0%9d%9f%92-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a0/">𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟏𝟒 𝐚𝐧𝐬 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐍𝐤𝐨𝐧𝐨 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐬, 𝐠𝐞́𝐧𝐢𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟏𝟒 𝐚𝐧𝐬 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐍𝐤𝐨𝐧𝐨 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐬, 𝐠𝐞́𝐧𝐢𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞.</p>



<p>𝐋’𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞…</p>



<p>Nkono Teles. Ce nom ne dit <a></a>peut-être rien au grand public camerounais, et pourtant, à l’étranger, son œuvre est saluée, recherchée, samplée — jusqu’au rappeur américain Tyler qui s’en est récemment inspiré. Les plus grands labels internationaux se disputent aujourd’hui les droits de ses productions, signe de son génie intemporel.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="498" height="720" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Nkono-Teles.jpg" alt="" class="wp-image-3179" style="width:282px;height:auto" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Nkono-Teles.jpg 498w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Nkono-Teles-208x300.jpg 208w" sizes="auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px" /></figure>



<p>Et pourtant… quel paradoxe cruel ! De son vivant, ce monument de la musique camerounaise n’a jamais été célébré à la hauteur de son talent. Nkono Teles, c’était un musicien d’exception, un véritable homme-orchestre capable de jouer de tous les instruments, à l’aise dans une variété de styles : afrobeat, highlife, boogie, disco, funk, makossa…</p>



<p>Dès le lycée, dans sa ville natale de Bafia, son don musical fascine. On raconte que lors des cérémonies officielles, même l’orchestre de la police suspendait sa prestation pour écouter ce jeune prodige au piano ou à la guitare. Une légende était née.</p>



<p>Musicien, producteur, arrangeur, Nkono Teles a façonné le son de plusieurs géants africains : Fela Kuti, Sonny Okosun, Papa Wemba… Il fut l’un des producteurs les plus influents du Nigeria dans les années 80, et un pionnier de la musique électronique sur le continent. On lui attribue un rôle-clé dans l’essor de la musique nigériane de cette époque. Il a produit près de 100 artistes pour plus de 150 projets, avant de s’envoler pour Londres, où son talent a également fait sensation.</p>



<p>Mais son cœur est resté au Cameroun. Il y est revenu pour y fonder un studio à la pointe de la technologie — certainement le plus moderne du pays à l’époque. De nombreux artistes camerounais lui doivent leur son : Belka Tobis, Samy Diko, Petit Pays, Guy Lobé, Papillon, Longué Longué, Tasse Vermont Duclair, Geo William Masso…</p>



<p>Des artistes comme Longué Longué ou Belka Tobis ne cessent de chanter ses louanges. Certains, comme Aladji Touré, n’hésitaient pas à délaisser les grands studios parisiens pour venir enregistrer chez lui, à Yaoundé. Tel était le prestige de Nkono Teles : même les artistes basés en Europe et aux États-Unis faisaient le voyage pour bénéficier de sa magie sonore.</p>



<p>Mais le génie dérange parfois, ou pire, il est oublié. Lorsqu’il a traversé des périodes difficiles, beaucoup se sont détournés de lui. Ceux-là mêmes qu’il avait aidés, souvent gratuitement — jingles, cassettes, arrangements — l’ont effacé de leur mémoire.</p>



<p>Depuis sa mort le 14 avril 2011, le silence autour de lui est assourdissant.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="989" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Nkono-Teles_love-vibration-1024x989.jpg" alt="" class="wp-image-3180" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Nkono-Teles_love-vibration-1024x989.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Nkono-Teles_love-vibration-300x290.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Nkono-Teles_love-vibration-768x742.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Nkono-Teles_love-vibration.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Et pourtant, Nkono Teles reste une référence incontournable pour les DJs, beatmakers et rappeurs camerounais. Il a ouvert des portes, réalisé des prouesses techniques, façonné des carrières. Il demeure, sans doute, l’un des artistes les plus éclectiques et innovants de l’histoire musicale du Cameroun.</p>



<p>Il nous a quittés, mais il nous laisse des albums d’une qualité rare. Des perles que les mélomanes avertis continuent de chérir.</p>



<p>Je lui consacre un portrait dans mon ouvrage « Les icônes de la musique camerounaise – Tome 2 », disponible à la Librairie des Peuples Noirs à Yaoundé (Montée SNI, Immeuble Don Bosco), au 671 99 66 68 ou à Douala au 699 25 15 80, et également sur Amazon : <a href="https://t.co/rzbgRxy1Uw?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAAR49eKzqoMEC4JuhoSATQr6gp2SyI2m0iPDDcm9d_2aQL9EGYyE9z_ScjHaRUw_aem_ervP14SX3qN8PjDSPdhSgw" rel="noreferrer noopener" target="_blank">https://t.co/rzbgRxy1Uw</a></p>



<p>L’oubli est la ruse du diable.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="476" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Nkono-Teles_Studio.jpg" alt="" class="wp-image-3181" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Nkono-Teles_Studio.jpg 720w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Nkono-Teles_Studio-300x198.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>— Arol KETCH</p>



<p>14 avril 2025 – Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/04/14/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%8f%f0%9d%9f%92-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a0/">𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟏𝟒 𝐚𝐧𝐬 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐍𝐤𝐨𝐧𝐨 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐬, 𝐠𝐞́𝐧𝐢𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<item>
		<title>𝐋𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐝𝐞 𝐁𝐚𝐚𝐝 𝐉𝐨𝐡𝐧 𝐂𝐫𝐨𝐬𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐧𝐟𝐢𝐧 𝐚𝐫𝐫𝐢𝐯𝐞́ !</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2025/03/20/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%81%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%89%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a1/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 08:03:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Baad John Cross]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De son vrai nom Wafo Jean Claude, Baad John Cross est un musicien, guitariste camerounais. Né le 28 août 1952</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/03/20/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%81%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%89%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a1/">𝐋𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐝𝐞 𝐁𝐚𝐚𝐝 𝐉𝐨𝐡𝐧 𝐂𝐫𝐨𝐬𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐧𝐟𝐢𝐧 𝐚𝐫𝐫𝐢𝐯𝐞́ !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>De son vrai nom Wafo Jean Claude, Baad John Cross est un musicien, guitariste camerounais.</p>



<p>Né le 28 août 1952 à Bafoussam, dans l’Ouest du Cameroun, cet artiste autodidacte et passionné a tracé un parcours extraordinaire, malgré les embûches, pour essayer de se frayer un chemin dans la musique. Ce ne fut pas facile.</p>



<p><a></a>Aujourd’hui âgé de 73 ans, son nom refait surface avec éclat, et il est temps de célébrer ce talent unique.</p>



<p>Baad John Cross a toujours eu un amour profond pour la musique. Dès son enfance, il s’émerveille devant les légendes du rock et du blues : les Beatles, les Rolling Stones, Ray Charles etc.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="634" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/𝐁𝐚𝐚𝐝-𝐉𝐨𝐡𝐧-𝐂𝐫𝐨𝐬𝐬-634x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3144" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/𝐁𝐚𝐚𝐝-𝐉𝐨𝐡𝐧-𝐂𝐫𝐨𝐬𝐬-634x1024.jpg 634w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/𝐁𝐚𝐚𝐝-𝐉𝐨𝐡𝐧-𝐂𝐫𝐨𝐬𝐬-186x300.jpg 186w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/𝐁𝐚𝐚𝐝-𝐉𝐨𝐡𝐧-𝐂𝐫𝐨𝐬𝐬.jpg 669w" sizes="auto, (max-width: 634px) 100vw, 634px" /></figure>



<p>Fasciné par ces géants, il débute pourtant dans un registre tout autre : la batterie. Avec des moyens rudimentaires, il fabrique ses propres instruments artisanaux à la maison et commence à faire ses preuves en se produisant dans les bals et cabarets. Son talent naturel lui vaut rapidement l’attention du public.</p>



<p>En 1977, il décide de se tourner vers la guitare, un choix qui changera sa carrière à jamais. Sans maître ni formation académique, il se perfectionne à l’aide d’un manuel de Paul Beuscher, apprenant avec rigueur et passion. Ses efforts paient, et il devient un guitariste accompli, à la fois technique et inspiré.</p>



<p>En 1982, Baad John Cross traverse les frontières pour affiner son art. Pendant trois ans, il séjourne au Nigeria où il travaille comme batteur de studio. Cette période est marquée par des rencontres enrichissantes, dont celle avec le légendaire Fela Kuti, une figure emblématique de l’afrobeat. Ce séjour renforce sa technique, son style et sa confiance.</p>



<p>Après une escale rapide à Londres, il retourne au Cameroun et devient une figure incontournable des cabarets de Douala; il captive son public avec ses prestations envoûtantes.</p>



<p>Malgré sa passion dévorante pour la musique, Baad John Cross n’a jamais cessé de concilier son art avec son métier de mécanicien, qu’il exerce dans un garage de Douala.</p>



<p>En soirée, il illumine les scènes de Douala et se produit dans des hôtels, les cabarets et des espaces comme “Le Village”, où il émerveille les spectateurs par son talent d’interprète. Très vite, il s’impose comme une identité musicale unique, une attraction qui attire les foules et inspire le respect. Il fait du “one man show” musical sur scène.</p>



<p>En 1997, malgré une reconnaissance grandissante, Baad John Cross décide de quitter Douala pour revenir dans sa ville natale, Bafoussam. Là-bas, il continue de jouer, notamment lors de mariages, cocktails et réceptions. Son amour pour la musique reste intact.</p>



<p>En plus de 40 ans de carrière, il a auto-produit plusieurs œuvres, dont six albums. Malheureusement, faute de moyens financiers, ces joyaux musicaux n’ont pas bénéficié de la visibilité qu’ils méritaient. Parmi ses créations, l’album “New Revolution &#8211; Chapter One”, sorti en 1985, reste gravé dans la mémoire des plus fidèles mélomanes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="599" height="600" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/𝐁𝐚𝐚𝐝-𝐉𝐨𝐡𝐧-𝐂𝐫𝐨𝐬𝐬_Once-Upon-A-time.jpg" alt="" class="wp-image-3145" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/𝐁𝐚𝐚𝐝-𝐉𝐨𝐡𝐧-𝐂𝐫𝐨𝐬𝐬_Once-Upon-A-time.jpg 599w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/𝐁𝐚𝐚𝐝-𝐉𝐨𝐡𝐧-𝐂𝐫𝐨𝐬𝐬_Once-Upon-A-time-300x300.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/𝐁𝐚𝐚𝐝-𝐉𝐨𝐡𝐧-𝐂𝐫𝐨𝐬𝐬_Once-Upon-A-time-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 599px) 100vw, 599px" /></figure>



<p>Rock, blues, funk… Baad John Cross est un amoureux des genres qui transcendent les frontières. Il est également un maître des reprises, revisitant avec brio les classiques de la musique américaine, africaine, française et camerounaise. Son répertoire, riche et varié, ne demande qu’à être découvert par le grand public.</p>



<p>Son nom de scène, “Baad John Cross”, est le fruit de circonstances aussi insolites qu’amusantes. Dans les années 1970, subjugué par son talent, l&rsquo;aîné d’un membre du duo “Tim and Foty” le surnomme “Baad”. Par ailleurs, étant le seul habitant de son quartier à posséder une moto cross, il hérite du surnom “John Cross” – John étant la traduction anglaise de son prénom Jean. L’association des deux donne naissance à ce nom qui résonne encore aujourd’hui.</p>



<p>Depuis peu, une vidéo dans laquelle il interprète une de ses compositions sur des airs de rock fait sensation sur les réseaux sociaux, déclenchant un engouement renouvelé autour de cet artiste. Son talent, qui a traversé les décennies, semble enfin prêt à recevoir la lumière qu’il mérite.</p>



<p>Comme le dit l’adage : “Le temps de Dieu n’est pas celui des hommes.” Le moment de Baad John Cross est peut-être enfin arrivé, et comme le chantait si bien Tchana Pierre : “il n’est jamais trop tard”.</p>



<p>Baad John Cross mérite notre soutien.</p>



<p>Ensemble, offrons-lui la reconnaissance qu’il mérite. Abonnez-vous à sa page Facebook, partagez son histoire et ses vidéos. Aidez cet artiste à briller une dernière fois sous les projecteurs, comme il l’a toujours mérité.</p>



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<p>L’oubli est la ruse du diable</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 29.02.2025</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/03/20/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%81%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%89%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a1/">𝐋𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐝𝐞 𝐁𝐚𝐚𝐝 𝐉𝐨𝐡𝐧 𝐂𝐫𝐨𝐬𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐧𝐟𝐢𝐧 𝐚𝐫𝐫𝐢𝐯𝐞́ !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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