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	<title>Archives des Ahmadou Ahidjo - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Archives des Ahmadou Ahidjo - Arol Ketch Raconte</title>
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		<title>𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 17:51:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Bépanda]]></category>
		<category><![CDATA[christian tobie kuoh]]></category>
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		<category><![CDATA[Douala la belle]]></category>
		<category><![CDATA[Pokossy Doumbe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/23/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%ae/">𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</p>



<p>Figure majeure de l’administration camerounaise naissante, Christian Tobie Kuoh appartient à cette génération de bâtisseurs qui ont accompagné le Cameroun du régime colonial aux premières décennies de l’indépendance.</p>



<p>Discret, méthodique et profondément attaché à l’État, il aura marqué de son empreinte aussi bien les hautes sphères du pouvoir que l’aménagement urbain de Douala, sa ville natale.</p>



<p>Né à Douala le 23 avril 1921, dans le quartier de Bonaminkengué, Christian Tobie Kuoh effectue ses études primaires à l’école principale d’Akwa avant d’intégrer l’École Supérieure du Cameroun à Yaoundé, l’un des plus prestigieux établissements de formation de l’époque coloniale.</p>



<p>À sa sortie en 1941, il entre immédiatement dans l’administration française comme agent des services de transmission. À seulement vingt ans, il est déjà nommé chef de secrétaires, signe précoce d’une rigueur et d’un sens de l’organisation qui feront toute sa réputation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="777" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-777x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3568" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-777x1024.jpg 777w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-228x300.jpg 228w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-768x1012.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh.jpg 1125w" sizes="(max-width: 777px) 100vw, 777px" /></figure>



<p>C’est dans l’administration des Postes et Télécommunications qu’il croise la route d’Ahmadou Ahidjo, alors jeune fonctionnaire lui aussi.</p>



<p>Entre les deux hommes naît une relation de confiance qui, au fil du temps, se transformera en une solide complicité politique et personnelle. Cette proximité jouera un rôle décisif dans l’ascension de Christian Tobie Kuoh au sommet de l’appareil d’État.</p>



<p>En octobre 1950, il réussit le concours des rédacteurs des services civils et financiers, ce qui lui ouvre les portes de l’administration territoriale. Quelques années plus tard, en 1956, il est envoyé dans les Bamboutos comme adjoint au sous-préfet de Mbouda et suppléant légal de l’administrateur-maire de cette commune rurale. Cette expérience de terrain lui permet d’acquérir une connaissance fine des réalités locales et des rouages administratifs du Cameroun sous tutelle française.</p>



<p>À la veille de l’indépendance, Christian Tobie Kuoh devient l’un des jeunes cadres les plus prometteurs du territoire. Début 1959, il est nommé sous-préfet de Douala. Quelques mois plus tard, il effectue en France un stage de formation diplomatique au ministère des Affaires étrangères.</p>



<p>À son retour, il est appelé auprès du Premier ministre Ahmadou Ahidjo comme directeur de cabinet, puis participe aux affaires diplomatiques du pays entre janvier et mai 1960, dans un contexte marqué par la préparation de l’indépendance et la construction des premières institutions nationales.</p>



<p>Lorsque le Cameroun accède à la souveraineté, Ahmadou Ahidjo choisit naturellement Christian Tobie Kuoh pour occuper le poste stratégique de premier Secrétaire général de la Présidence de la République de mars 1960 à janvier 1962.</p>



<p>Cette nomination récompense autant ses compétences administratives que la confiance personnelle que lui accordait le chef de l’État depuis leurs débuts communs dans l’administration coloniale.</p>



<p>Dans les premières années de l’indépendance, Christian Tobie Kuoh devient ainsi l’un des hommes-clés du palais présidentiel. Il participe notamment, en juillet 1961, à la conférence historique de Foumban consacrée aux négociations de la réunification entre le Cameroun oriental et le Cameroun occidental.</p>



<p>Membre de la délégation de sept personnalités conduite par le président Ahidjo, il contribue à un moment décisif de l’histoire nationale. À l’issue des discussions, le pacte fédéral est scellé et le Cameroun réunifié adopte la forme d’un État fédéral.</p>



<p>Sa carrière connaît alors une nouvelle accélération. Le 29 septembre 1961, il est promu administrateur civil. Quelques mois plus tard, suite à la réorganisation de la Présidence de la République, il devient directeur du Cabinet civil du président de la République fédérale du Cameroun le 8 janvier 1962 ( le secrétariat général ayant été supprimé).</p>



<p>Au fil des années, Christian Tobie Kuoh s’impose comme une figure incontournable de la haute administration camerounaise.</p>



<p>Le 1er juillet 1964, il est nommé directeur général du Contrôle de l’État, avant d’être élevé, le 16 août 1968, au rang de ministre délégué à la Présidence chargé de l’Inspection générale de l’État.</p>



<p>En novembre 1979, il revient à Douala pour prendre la tête de la Régie Nationale des Chemins de Fer du Cameroun (REGIFERCAM) en qualité de président-directeur général. Mais c’est surtout à partir du 11 décembre 1982, lorsqu’il est nommé délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, que son action laissera une empreinte durable dans la mémoire collective.</p>



<p>Visionnaire et pragmatique, Christian Tobie Kuoh entreprend alors une vaste transformation de la capitale économique camerounaise. Sous son impulsion, est élaboré le Schéma Directeur d’Aménagement Urbain (SDAU), véritable feuille de route pour la modernisation de la ville.</p>



<p>Il œuvre au désenclavement de New-Bell, au lotissement de Bépanda et au lancement du projet Nylon avec l’appui de la Banque mondiale. Son action vise principalement l’amélioration des quartiers populaires et la restructuration de l’espace urbain.</p>



<p>Parallèlement, il engage des travaux d’embellissement et de modernisation qui contribueront à forger l’image d’une métropole dynamique et attractive.</p>



<p>C’est à cette époque que naissent les surnoms de « Douala la belle » ou encore « Douala petit Paris », témoignant de l’ambition urbaine qu’il insuffla à la ville portuaire.</p>



<p>Le 6 novembre 1987, sous sa présence et son administration, la Commune urbaine de Douala devient officiellement la Communauté urbaine de Douala, faisant de lui le tout premier délégué du gouvernement auprès de cette nouvelle institution.</p>



<p>Après sept années de transformation urbaine et de réformes structurelles, il quitte ses fonctions le 13 avril 1989, remplacé par Pokossy Doumbe.</p>



<p>À la retraite, Christian Tobie Kuoh entreprend un important travail de mémoire, réparti en trois volumes, ces récits retrace successivement le Cameroun de l’indépendance, la période du président Ahidjo et les mutations politiques de l’après-Ahidjo.</p>



<p>Il y livre un regard précieux sur les conditions de l’indépendance, les relations parfois tendues entre hauts fonctionnaires camerounais et autorités françaises, le fonctionnement de l’administration postcoloniale ainsi que les conceptions divergentes de la démocratie, de la souveraineté et des libertés entre dirigeants africains et occidentaux.</p>



<p>Le 23 juillet 1994, Christian Tobie Kuoh s’éteint à l’Hôpital Général de Douala. En hommage à son parcours exceptionnel, une rue du quartier administratif de Bonanjo porte désormais son nom.</p>



<p>Homme réservé, peu porté sur les projecteurs, il laisse pourtant l’image d’un serviteur de l’État rigoureux, d’un administrateur visionnaire et d’un acteur majeur de la construction du Cameroun moderne.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/23/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%ae/">𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐁𝐀𝐁𝐀 𝐘𝐎𝐔𝐒𝐒𝐎𝐔𝐅𝐀, 𝐥’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬𝐚 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐢𝐞𝐫</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 10:34:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[arrêt BABA YOUSSOUFA]]></category>
		<category><![CDATA[baba youssoufa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je vais évoquer la mémoire d’un opposant irréductible oublié, on ne retrouve même plus une photo de lui et pourtant</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/14/%f0%9d%90%81%f0%9d%90%80%f0%9d%90%81%f0%9d%90%80-%f0%9d%90%98%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%94%f0%9d%90%92%f0%9d%90%92%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%94%f0%9d%90%85%f0%9d%90%80-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a1/">𝐁𝐀𝐁𝐀 𝐘𝐎𝐔𝐒𝐒𝐎𝐔𝐅𝐀, 𝐥’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬𝐚 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐢𝐞𝐫</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Je vais évoquer la mémoire d’un opposant irréductible oublié, on ne retrouve même plus une photo de lui et pourtant son nom trône dans la jurisprudence camerounaise.</p>



<p>Dans les premières années de l’indépendance du Cameroun, rares étaient ceux qui osaient s’opposer ouvertement au pouvoir d’Ahmadou Ahidjo.</p>



<p>BABA YOUSSOUFA fut pourtant de ceux-là. Originaire du Nord-Cameroun et secrétaire d’administration de formation, il incarna très tôt une opposition ferme et sans compromis au régime.</p>



<p>Son nom est resté dans l’histoire juridique camerounaise à travers l’« arrêt BABA YOUSSOUFA » (arrêt n°266 du 12 avril 1963). Dans cette affaire, il contestait une décision de l’État fédéral concernant l’accès à la fonction publique. Le Tribunal d’État s’était déclaré incompétent, renvoyant l’affaire devant la Cour fédérale de justice. Cette décision devint par la suite une référence importante en droit administratif camerounais.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="729" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ahmadou-Ahidjo_-729x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3555" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ahmadou-Ahidjo_-729x1024.jpg 729w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ahmadou-Ahidjo_-213x300.jpg 213w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ahmadou-Ahidjo_-768x1079.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ahmadou-Ahidjo_.jpg 1080w" sizes="(max-width: 729px) 100vw, 729px" /></figure>



<p>Mais BABA YOUSSOUFA est aussi resté dans les mémoires pour une anecdote révélatrice de son caractère.</p>



<p>Incarcéré du fait de ses critiques à l’égard du régime; à sa libération de détention, les autorités lui proposèrent une indemnisation qu’il refusa catégoriquement.</p>



<p>La raison ?</p>



<p>Les billets portaient l’effigie d’Ahmadou Ahidjo; son ennemi juré. Pour lui, accepter cet argent revenait à reconnaître symboliquement celui qu’il combattait.</p>



<p>BABA YOUSSOUFA s’engagea en politique pendant des années à la tête d’une formation politique.</p>



<p>Aujourd’hui largement oublié, BABA YOUSSOUFA fut pourtant un opposant irréductible à Ahidjo.</p>



<p>Et si il est aujourd’hui oublié , son nom, lui, continue de vivre dans la jurisprudence camerounaise.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 12.05.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/14/%f0%9d%90%81%f0%9d%90%80%f0%9d%90%81%f0%9d%90%80-%f0%9d%90%98%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%94%f0%9d%90%92%f0%9d%90%92%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%94%f0%9d%90%85%f0%9d%90%80-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a1/">𝐁𝐀𝐁𝐀 𝐘𝐎𝐔𝐒𝐒𝐎𝐔𝐅𝐀, 𝐥’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬𝐚 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐢𝐞𝐫</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐋𝐚 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐋𝐚𝐜 : 𝐥𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐨𝐮̀ 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐍𝐨𝐫𝐝 𝐬𝐨𝐧𝐠𝐞̀𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2025/09/08/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%a5/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 09:42:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Bello Bouba Maïgari]]></category>
		<category><![CDATA[Paul BIYA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le samedi 18 juin 1983. Au Palais d’Etoudi, le président Paul Biya reçoit son Premier ministre, Bello Bouba Maïgari. La</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/09/08/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%a5/">𝐋𝐚 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐋𝐚𝐜 : 𝐥𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐨𝐮̀ 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐍𝐨𝐫𝐝 𝐬𝐨𝐧𝐠𝐞̀𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le samedi 18 juin 1983.</p>



<p>Au Palais d’Etoudi, le président Paul Biya reçoit <a></a>son Premier ministre, Bello Bouba Maïgari.</p>



<p>La rencontre se déroule dans une atmosphère de confiance apparente : les deux hommes échangent longuement sur les affaires de l’État, puis se séparent sans heurts. Rien ne laissait présager la tempête qui s’annonçait.</p>



<p>À peine deux heures plus tard, à l’édition de la mi-journée de la radio nationale, Bello Bouba apprend, stupéfait, qu’un remaniement ministériel vient d’être annoncé.</p>



<p>Le chef de l’État n’avait rien laissé paraître au cours de leur entretien du matin. La surprise est d’autant plus grande que ce réaménagement du gouvernement intervient à peine trois mois après le précédent.</p>



<p>Le Premier ministre, Bello Bouba Maïgari, qui a tenu un briefing avec Paul Biya jusqu’à midi, est donc informé par la radio de ce nouveau gouvernement dont il est supposé être le chef.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="595" height="911" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Ahmadou-Ahidjo_Bello-Bouba.jpg" alt="" class="wp-image-3264" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Ahmadou-Ahidjo_Bello-Bouba.jpg 595w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Ahmadou-Ahidjo_Bello-Bouba-196x300.jpg 196w" sizes="(max-width: 595px) 100vw, 595px" /></figure>



<p>Mais surtout, ce coup de balai frappe les figures emblématiques du régime Ahidjo :</p>



<p>* Sadou Daoudou, ministre des Forces armées pendant près de vingt ans, est écarté du poste stratégique de secrétaire général de la Présidence.</p>



<p>* Samuel Eboua, longtemps bras droit d’Ahidjo et considéré comme son successeur officieux, perd son portefeuille de l’Agriculture.</p>



<p>* Ayissi Mvodo, tout-puissant ministre de l’Administration territoriale et pilier de l’ancien régime dans le Centre-Sud, est lui aussi remercié.</p>



<p>* Guillaume Bwele quitte l’Information et la Culture, tandis qu’Athanase Eteme Oloa est évincé de la Santé.</p>



<p>Le symbole est cruel : Sadou Daoudou, qui avait passé toute la matinée aux côtés du président, découvre sa disgrâce quelques minutes seulement après avoir regagné son domicile, par la voix de la radio.</p>



<p>Pour Bello Bouba, cette mise à l’écart brutale traduit un manque total de confiance et de considération. Sa dignité, pense-t-il, lui commande de démissionner. D’autres ministres, qui se sentent également désavoués, envisagent de l’imiter.</p>



<p>Jusqu’alors, les arbitrages gouvernementaux se faisaient encore dans l’ombre, entre Paul Biya et son prédécesseur Ahmadou Ahidjo. Mais l’ancien président, retiré du pouvoir, refuse de rester passif.</p>



<p>Il convoque aussitôt à sa résidence du Lac, à Yaoundé, tous les ministres originaires du Nord-Cameroun. À cette réunion cruciale assiste également Ibrahim Mbombo Njoya, fils du sultan des Bamoun et proche d’Ahidjo.</p>



<p>L’ancien chef de l’État ne cache pas sa colère. Pour lui, la réponse doit être radicale : provoquer une crise institutionnelle en obtenant la démission collective des ministres du Nord. Ce geste, pense-t-il, pourrait suffire à faire chuter le gouvernement Biya.</p>



<p>Mais l’unanimité n’est pas au rendez-vous. Seul Maïkano Abdoulaye, ministre de la Défense, adhère à cette stratégie. Bello Bouba, quant à lui, est tenté par la démission, mais pour une raison plus personnelle : la manière abrupte dont il a été désavoué par le président. Finalement, le projet échoue.</p>



<p>La solidarité nordiste se fissure et l’histoire retiendra cet épisode sous le nom de « Réunion du Lac » : le jour où une fronde ministérielle manqua de faire vaciller le pouvoir naissant de Paul Biya.</p>



<p>Pour aller plus loin; lisez les années Biya de Haman Mana</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>



<p>Arol KETCH – 07.09.2025</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/09/08/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%a5/">𝐋𝐚 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐋𝐚𝐜 : 𝐥𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐨𝐮̀ 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐍𝐨𝐫𝐝 𝐬𝐨𝐧𝐠𝐞̀𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐀𝐡𝐢𝐝𝐣𝐨 𝐫𝐞𝐠𝐫𝐞𝐭𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐦𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐁𝐢𝐲𝐚</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 09:38:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Paul BIYA]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Eboua]]></category>
		<category><![CDATA[UNC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Je vous prends à témoins, Mesdames, Messieurs, de ce que j&#8217;ai laissé un Etat qui était l&#8217;un des rares,</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/09/08/%f0%9d%90%90%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e/">𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐀𝐡𝐢𝐝𝐣𝐨 𝐫𝐞𝐠𝐫𝐞𝐭𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐦𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐁𝐢𝐲𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="550" height="385" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Paul-Biya-et-Ahidjo_.jpg" alt="" class="wp-image-3259" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Paul-Biya-et-Ahidjo_.jpg 550w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Paul-Biya-et-Ahidjo_-300x210.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Paul-Biya-et-Ahidjo_-130x90.jpg 130w" sizes="auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px" /></figure>



<p>« Je vous prends à témoins, Mesdames, Messieurs, de ce <a></a>que j&rsquo;ai laissé un Etat qui était l&rsquo;un des rares, en Afrique francophone, dont le monde entier saluait la situation saine, gage de nombreux progrès dans un monde où le marasme économique et les difficultés financières étaient très répandues et; si tous les Etats n&rsquo;en mourraient pas, tous étaient durement frappés</p>



<p>[….]</p>



<p>J&rsquo;aurais pu, si je l&rsquo;avais voulu, ne rien dire, rester encore quelques temps à la tête du pays, procéder à un remaniement ou à la constitution d&rsquo;un nouveau gouvernement avec un nouveau Premier ministre et ne démissionner qu&rsquo;après.</p>



<p>M. Biya serait rentré dans l&rsquo;anonymat d&rsquo;où je l&rsquo;ai sorti pour le conduire à la tête de l&rsquo;Etat, sans conquérir, lui qui était inconnu de l&rsquo;immense majorité ou de la quasi- totalité des Camerounais, y compris ceux de son village, lui qui n&rsquo;avait jamais reçu aucun mandat du peuple, pas même celui de conseiller municipal. Le Cameroun aurait continué son chemin.</p>



<p>M. Biya et ses amis qui se comportent et parlent comme s&rsquo;ils avaient été de tout temps des opposants déclarés et déterminés du régime que je présidais et qu&rsquo;ils avaient triomphé et m&rsquo;avaient chassé du pouvoir !</p>



<p>Je reconnais humblement m&rsquo;être trompé sur la personne que j&rsquo;avais estimée, protégé, comblée et portée tout seul à la tête de l&rsquo;Etat.</p>



<p>Mais cela est une autre histoire que mon propos n&rsquo;est pas d&rsquo;approfondir aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>Je tiens quand même à remercier les Camerounais de s&rsquo;y être trompés également en l&rsquo;élisant, à ce qu&rsquo;on dit avec 99,98% des voix.</p>



<p>S&rsquo;il est vrai qu&rsquo;il en a été ainsi, ils me libèrent moralement de la culpabilité que je ressentais en me considérant comme le seul responsable.</p>



<p>Il est vrai que beaucoup disent, avec raison, que si M. Biya n&rsquo;avait pas été en position de me remplacer constitutionnellement et si je ne l&rsquo;avais pas installé en vertu des dispositions constitutionnelles que j&rsquo;avais moi-même fait adopter, il n&rsquo;aurait jamais eu la moindre chance de devenir président de la République. […]</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="953" height="595" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Ahidjo_Biya_Eboua.jpg" alt="" class="wp-image-3260" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Ahidjo_Biya_Eboua.jpg 953w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Ahidjo_Biya_Eboua-300x187.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Ahidjo_Biya_Eboua-768x479.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 953px) 100vw, 953px" /></figure>



<p>Comme je l&rsquo;ai dit plus haut, j&rsquo;avais fait de M. Paul Biya membre du comité central et vice-président du parti. Je lui avais donné tout pouvoir pour me remplacer et diriger le Parti en cas d&rsquo;absence ou d&#8217;empêchement.</p>



<p>Je lui avais dit que le président, étant élu par le congrès, je quitterais la présidence à son profit avant- le congrès prochain.</p>



<p>Ma surprise a été grande, dans ces conditions, de recevoir de M. Biya, alors que j&rsquo;étais à la clinique à Nice, et qu&rsquo;il avait tous les pouvoirs, une lettre par laquelle il me demandait de lui abandonner la présidence de l&rsquo;UNC.</p>



<p>Je lui répondis que ce problème qui n&rsquo;en était pas un en réalité si l&rsquo;on veut bien se reporter à ce que je viens de répéter ne concernait pas que moi et que, aucun péril ne menaçant, nous en déciderons ensemble dès mon prochain retour au pays.</p>



<p>C&rsquo;est après la réception de ma réponse que mon aide de camp, Salatou, a été arrêté. Quant au commandant Ibrahim, il fut inquiété et se vit retirer son passeport.</p>



<p>Quelques jours après, il est arrêté.</p>



<p>Quand le commandant Ibrahim et le capitaine Salatou ont été arrêtés, tout avait déjà été préparé. Avant même qu&rsquo;ils aient été interrogés, un document qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient plus qu&rsquo;à signer était déjà établi.</p>



<p>Les menaces, les sévices, la torture ont convaincu les deux malheureux d&rsquo;avoir à s&rsquo;exécuter. Ce sont là, les « aveux spontanés ». Mais à vouloir trop faire, on finit par faire des bêtises et par se trahir.</p>



<p>[…]</p>



<p>Je l&rsquo;avais pris (Paul Biya) , à la fin de ses études, auprès de moi, dans l&rsquo;équipe de mon cabinet. Je l&rsquo;avais confié à un moment donné à M. Eteki Mboumoua, alors ministre de l&rsquo;Education nationale, pour être son directeur de cabinet. Puis je l&rsquo;avais repris à mon cabinet, où il devait faire toute sa carrière.</p>



<p>Quoi que je pense aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;homme et de la grave erreur d&rsquo;appréciation que j&rsquo;ai commise le concernant, rien ne m&#8217;empêche de dire qu&rsquo;il était sérieux, travailleur, pondéré et, selon toute apparence, dévoué.</p>



<p>Je n&rsquo;ignore pas que ses camarades du séminaire l&rsquo;appelaient «Mademoiselle», ni que les ministres se plaignaient souvent de ce qu&rsquo;il ne tranchait jamais un problème de quelque importance, si cela impliquait de prendre une responsabilité.</p>



<p>Je me disais que, mis en situation et la fonction aidant, je le croyais sincèrement, pourrait devenir un président conformément aux espoirs que je mettais en lui pour le plus grand bien du Cameroun.</p>



<p>Comme il n&rsquo;était pas du Nord, qu&rsquo;il était chrétien, qu&rsquo;il descendait d&rsquo;une petite ethnie du Centre-Sud, il m&rsquo;a semblé qu&rsquo;il pouvait, plus facilement que d&rsquo;autres, être un trait d&rsquo;union dans le pays que l&rsquo;on ne m&rsquo;accuserait pas de privilégier le Nord, de confisquer le pouvoir aux mains des hommes du Nord et de ma religion. Arrivé au poste suprême, l&rsquo;homme ne mit pas longtemps à se découvrir, tel qu&rsquo;en lui-même il était vraiment.</p>



<p>Parvenu au pouvoir, M. Biya ne courait pas d&rsquo;autres risques que ceux inhérents à sa charge et n&rsquo;était pas plus menacé que les autres chefs d&rsquo;Etat, ses pairs. La vérité, je l&rsquo;avais dite dans la seule déclaration que j&rsquo;ai faite depuis le début de la rupture entre M. Biya et moi. Certains ont trouvé mon propos excessif.</p>



<p>J&rsquo;ai parlé des phobies des complots et d&rsquo;assassinats. J&rsquo;aurais dû dire hantise. Mais depuis, les choses n&rsquo;ont fait que croître. Tout le monde reconnaîtra que nous sommes maintenant réellement en pleine phobie pour employer un euphémisme.</p>



<p>Une véritable psychose en tout cas. M. Paul Biya est littéralement tenaillé par la peur morbide de perdre le pouvoir et, depuis qu&rsquo;il a monté son coup, par celle d&rsquo;être assassiné. C&rsquo;est dommage, car chacun sait à quels actes irresponsables sont conduites les personnes atteintes de ce mal.</p>



<p>Une preuve supplémentaire de la panique dans laquelle vit M. Biya, je la trouve dans la réforme constitutionnelle à laquelle il vient de procéder quant aux modalités de remplacement du président de la République en cas de vacance survenant en cours de mandat.</p>



<p>Comment quelqu&rsquo;un qui vient de se faire élire, étant déjà président et exerçant pleinement la fonction avant et pendant les élections, peut-il trouver la chose inacceptable quand il s&rsquo;agit d&rsquo;un autre ? Pourquoi ce qui est bon pour lui ne le serait-il pas pour un autre, notamment pour le président de l&rsquo;Assemblée nationale assurant l&rsquo;intérim pendant la vacance, interdit lui, de candidature! Parce qu&rsquo;il croit s&rsquo;être ainsi protégé contre la perte du pouvoir et la perte de la vie.</p>



<p>La succession n&rsquo;étant plus automatique et l&rsquo;élection devenant totalement ouverte, il ne servirait à rien, pense-t-il de provoquer sa chute d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre. Ces explications, nous assure-t-on, proviennent de bonnes sources: de ses amis et inspirateurs.</p>



<p>[…]</p>



<p>M. Biya devrait méditer le mot d&rsquo;Abraham Lincoln: « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps. Mais l&rsquo;on ne peut tromper tout le peuple tout le temps. »</p>



<p>A bon entendeur salut!</p>



<p>ADIEU MONDE CRUEL, MONDE INGRAT !</p>



<p>Mesdames, messieurs,</p>



<p>Il me faut conclure, en vous remerciant de votre aimable attention. Pourquoi dissimuler la tristesse, la très grande tristesse qui m&rsquo;envahit devant ce qui se passe au Cameroun et qui constitue non seulement une honte pour Mon pays qui ne la mérite pas, mais aussi selon les nombreux et émouvants témoignages que je reçois de toute part, une honte pour l&rsquo;Afrique.</p>



<p>Il ne s&rsquo;agit pas de ma personne. Ce qui me préoccupe, c&rsquo;est le Cameroun. Je l&rsquo;ai servi de mon mieux, de toutes les capacités de mon être et lui ai consacré tous mes efforts.</p>



<p>Beaucoup se souviennent de ces temps difficiles de troubles et de sang où mon pays était en proie au terrorisme, aux déchirements, à l&rsquo;insécurité.</p>



<p>Personne n&rsquo;oubliera que le 4 novembre 1982, quand j&rsquo;ai décidé librement d&rsquo;abandonner le pouvoir, il était un pays pacifié, unifié, calme, paisible, prospère.</p>



<p>Comment pourra-t-on parler de tout cela en effaçant totalement Ahidjo ?</p>



<p>Et comment Paul Biya s&rsquo;y prendra-t-il pour faire croire aux générations qui viennent, à ceux pour qui nous avons travaillé, ceux pour qui nous devons travailler, qu&rsquo;il est sorti le 6 novembre 1982 président de la République, tout droit et par une génération spontanée de la cuisse de Jupiter et non de la volonté d&rsquo;Ahidjo ?</p>



<p>J&rsquo;ai confiance dans mon pays; J&rsquo;ai confiance dans sa jeunesse; confiance dans les hommes et les femmes du Cameroun. Ma foi dans celle-ci et dans celle-là demeure intacte et inébranlable. Dieu protège le Cameroun !</p>



<p>Je sais qu&rsquo;il y a eu des parricides dans l&rsquo;histoire; ce sont les Grecs qui ont tué Socrate. Mais il y a des limites qu&rsquo;il ne faut pas dépasser. Trop c&rsquo;est trop ! »</p>



<p>Source : Afrique-Asie &#8211; Paris 5 Mars 1984 avec la courtoisie de Daniel Essissima</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/09/08/%f0%9d%90%90%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e/">𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐀𝐡𝐢𝐝𝐣𝐨 𝐫𝐞𝐠𝐫𝐞𝐭𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐦𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐁𝐢𝐲𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐫𝐢𝐦𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞́ 𝐚𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2025/06/17/%f0%9d%90%90%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 08:19:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Aminou Adama]]></category>
		<category><![CDATA[Babette Fadimatou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Boubakari]]></category>
		<category><![CDATA[Germaine Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>=Cette photo date du 31 octobre 1982, prise au Palais d’Etoudi, seulement quatre jours avant la démission du président Ahmadou</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/06/17/%f0%9d%90%90%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2/">𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐫𝐢𝐦𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞́ 𝐚𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p></p>



<p>=Cette photo date du 31 octobre 1982, prise au Palais d’Etoudi, seulement quatre jours avant la démission du président Ahmadou Ahidjo.</p>



<p>On y voit Babette Fadimatou Ahidjo, la fille aînée du premier président du Cameroun, aux côtés de son époux Boubakari, fils d’Aminou Adama, figure fortunée et influente de Maroua.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="790" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/06/Babette-Fadimatou-Ahidjo-790x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3244" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/06/Babette-Fadimatou-Ahidjo-790x1024.jpg 790w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/06/Babette-Fadimatou-Ahidjo-231x300.jpg 231w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/06/Babette-Fadimatou-Ahidjo-768x995.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/06/Babette-Fadimatou-Ahidjo.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 790px) 100vw, 790px" /></figure>



<p>Ce jour-là, Babette venait de recevoir son diplôme de docteur en médecine, obtenu à la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’université de Yaoundé ( CUSS à l’époque). La cérémonie, comme tout ce qui entourait cet événement, s’est déroulée dans une sobriété déconcertante.</p>



<p>Même sa soutenance de thèse, s’était faite sans faste. Ce jour-là, dans l’amphi 700 de Ngoa Ekellé, Madame Ahidjo était simplement assise parmi les autres parents, sans escorte ni protocole particulier.</p>



<p>Il fallait un œil attentif pour deviner qu’un événement peu ordinaire se déroulait ce jour-là dans cet amphithéâtre. Aucun ministre, aucun homme d’affaires, aucun haut fonctionnaire n’y avait été convié. Et pourtant, le couple présidentiel comptait de nombreux amis dans les sphères du pouvoir.</p>



<p>Mais il n’était pas question que des responsables publics manquent leur travail pour la soutenance de la fille du chef de l’État.</p>



<p>Le 31 octobre, Madame Germaine Ahidjo, élégante et discrète, assiste avec fierté à la cérémonie du serment d’Hippocrate de sa fille à l’université de Yaoundé. Babette devient officiellement docteur en médecine.</p>



<p>Mais l’absence de son père pèse. Depuis quelques semaines, le président est souffrant. Malgré des examens médicaux répétés, rien d’anormal n’est détecté. Il finit par s’envoler pour Nice, le 28 octobre, afin de consulter son cardiologue et son neurologue.</p>



<p>Sitôt la cérémonie terminée, Germaine Ahidjo prend l’avion pour rejoindre son époux sur la Côte d’Azur. Le 03 novembre le couple Présidentiel rentre au Cameroun et le lendemain; Ahidjo annonce sa démission.</p>



<p>Malgré les critiques que l’on peut adresser à Ahmadou Ahidjo, sa famille, elle, incarnait une rare sobriété au sommet de l’État.</p>



<p>Les Camerounais qui fréquentaient les allées du magasin Printania à Yaoundé s’en souviennent : il n’était pas rare d’y croiser Madame Ahidjo et ses filles faisant la queue comme tout le monde à la caisse. Leur garde rapprochée, si discrète, en devenait presque invisible.</p>



<p>Pendant ses stages à l’hôpital central de Yaoundé, Babette, elle aussi, se comportait comme toutes les autres étudiantes. Elle assurait ses gardes de nuit sur un matelas modeste, luttant contre les moustiques, sans traitement de faveur.</p>



<p>Une autre anecdote illustre cette rigueur morale : à la fin des années 60, alors qu’il était censeur au lycée Leclerc, Samuel Eboua inflige une punition à la fille du président. Il est convoqué au palais; tout tremblant, il craint des représailles.</p>



<p>À sa grande surprise, Ahidjo le félicite pour avoir traité sa fille comme les autres élèves. Il l’invite à rentrer attendre…</p>



<p>Quelques temps plus tard, Eboua est nommé à un poste à la Présidence. En 1969, il est chargé de mission à la présidence de la République avec rang et prérogatives de ministre adjoint.</p>



<p>Il gravira ensuite les échelons jusqu’à occuper des fonctions majeures : secrétaire à la présidence, directeur général, ministre…</p>



<p>Le Docteur Babette Fadimatou Ahidjo s’est éteinte en février 2023 au Sénégal, où elle repose aujourd’hui aux côtés de ses parents. Elle s’était battue en vain pour le retour de la dépouille de ses parents au Cameroun.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>



<p>Arol Ketch &#8211; 16.06.2024</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/06/17/%f0%9d%90%90%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2/">𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐫𝐢𝐦𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞́ 𝐚𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐒𝐢𝐬𝐬𝐨𝐤𝐨 𝐒𝐞𝐤𝐨𝐮 𝐂𝐡𝐞𝐢𝐤, 𝐥𝐞 𝐌𝐚𝐥𝐢𝐞𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐦𝐮𝐫𝐦𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐨𝐫𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝’𝐀𝐡𝐦𝐚𝐝𝐨𝐮 𝐀𝐡𝐢𝐝𝐣𝐨</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 15:17:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Malien]]></category>
		<category><![CDATA[Paul BIYA]]></category>
		<category><![CDATA[Sissoko Sekou Cheik]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire singulière d’un Malien devenu l’une des figures les plus influentes du Cameroun au temps du président Ahmadou Ahidjo.</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/04/29/%f0%9d%90%92%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%92%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a2/">𝐒𝐢𝐬𝐬𝐨𝐤𝐨 𝐒𝐞𝐤𝐨𝐮 𝐂𝐡𝐞𝐢𝐤, 𝐥𝐞 𝐌𝐚𝐥𝐢𝐞𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐦𝐮𝐫𝐦𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐨𝐫𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝’𝐀𝐡𝐦𝐚𝐝𝐨𝐮 𝐀𝐡𝐢𝐝𝐣𝐨</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>C’est l’histoire singulière d’un Malien devenu l’une des <a></a>figures les plus influentes du Cameroun au temps du président Ahmadou Ahidjo. Né à Kayes, au Mali, Sissoko Sekou Cheik débarque au Cameroun en tant que fonctionnaire de l’assistance publique française.</p>



<p>Médecin de formation, il gravit rapidement les échelons et entre dans l’histoire politique du pays.</p>



<p>Le 20 février 1958, il est nommé Secrétaire d’État aux Finances dans le tout premier gouvernement de pré-indépendance formé par Ahmadou Ahidjo.</p>



<p>Il conserve ce poste au sein des gouvernements successifs du 10 mai et du 18 juin 1959. Membre influent de l’Union Camerounaise (UC), il est également député à l’Assemblée Législative du Cameroun (ALCAM).</p>



<p>Après avoir quitté le Parlement, il devient chef de cabinet du président Ahidjo, véritable bras droit du chef de l’État. Plus qu’un conseiller, il est la tête pensante à qui le président soumet toutes ses décisions stratégiques.</p>



<p>Sissoko fait partie du cercle très restreint d’intimes qui gèrent les dossiers sensibles de la jeune République. Sa proximité avec Ahidjo est telle qu’il s’occupe même de ses affaires personnelles. Un conseiller français de l’époque le décrit crûment comme l’homme qui « fournissait Ahidjo en alcool et en chair féminine », preuve qu’aucun secret ne semblait exister entre eux. Ahidjo l’introduit auprès de ses homologues africains.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Sissoko-Sekou-Cheik.jpg" alt="" class="wp-image-3227" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Sissoko-Sekou-Cheik.jpg 960w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Sissoko-Sekou-Cheik-300x300.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Sissoko-Sekou-Cheik-150x150.jpg 150w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/04/Sissoko-Sekou-Cheik-768x768.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p>Sissoko Sekou Cheik joue un rôle actif dans plusieurs moments-clés de l’histoire du Cameroun, notamment la Conférence de Foumban, du 17 au 22 juillet 1961, qui marque un tournant dans l’unification du pays.</p>



<p>Il fait également partie des artisans de la création de la Cameroon Airlines (CAMAIR), qu’il pilote de bout en bout, avant d’en devenir le directeur des affaires extérieures et d’être contraint à la démission des années plus tard par le Président Ahidjo.</p>



<p>C’est également lui qui introduit Paul Biya à l’Intercontinental de Genève en 1968, à un moment où le futur président connaît des tensions conjugales. Ce séjour, offert par Ahidjo sur les conseils de Sissoko, marquera Paul Biya, qui adoptera dès lors cet hôtel comme résidence favorite à l’étranger.</p>



<p>Il occupera aussi le poste de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Plusieurs figures politiques camerounaises doivent leur ascension à son influence, à commencer par René Sadi. En effet, Sissoko avait été le supérieur du père de Sadi à Meiganga.</p>



<p>C’est lui qui présentera le jeune René au président Ahidjo, lequel lui offrira ensuite des postes de plus en plus prestigieux. Peu de gens savent qu’en 1982, au moment de sa démission, Ahidjo souhaite que Sadi devienne son conseiller technique, preuve de la confiance installée par cette introduction.</p>



<p>Fort de sa position auprès du président, Sissoko Sekou Cheik se construit un impressionnant réseau international et en tire de substantielles richesses. Vers le milieu des années 1970, il décide de prendre son envol. Il exploite alors les relations établies grâce à Ahidjo pour se repositionner sur l’échiquier diplomatique africain.</p>



<p>Il se rapproche du président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, qui en fait son envoyé spécial, et intensifie ses liens avec le Mali, notamment avec le président Moussa Traoré.</p>



<p>Ahmadou Ahidjo se sent trahi. Il confiera sa déception à Samuel Eboua, alors secrétaire général à la présidence :</p>



<p>« Voyez-vous, Sissoko est un opportuniste hors pair. Depuis l’affaire de la Camair, je ne le vois plus que par intermittence. Il est en Côte d’Ivoire où il possède une villa, à Dakar, à Bamako, à Paris&#8230; Il ne passe plus au Cameroun que pour vingt-quatre heures avant de repartir.</p>



<p>Il a renoué avec son pays, le Mali. Il a ses entrées auprès de Moussa Traoré et rend régulièrement visite à son père. Pendant ce temps, il veille à ne pas couper les ponts avec le Cameroun, où il reste influent grâce à l’amitié que l’on nous prête. J’ai néanmoins autorisé qu’on lui délivre un passeport diplomatique camerounais. »</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 24.04.2025</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/04/29/%f0%9d%90%92%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%92%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a2/">𝐒𝐢𝐬𝐬𝐨𝐤𝐨 𝐒𝐞𝐤𝐨𝐮 𝐂𝐡𝐞𝐢𝐤, 𝐥𝐞 𝐌𝐚𝐥𝐢𝐞𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐦𝐮𝐫𝐦𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐨𝐫𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝’𝐀𝐡𝐦𝐚𝐝𝐨𝐮 𝐀𝐡𝐢𝐝𝐣𝐨</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>Samuel Eboua</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2024/11/16/samuel-eboua/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 11:13:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
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		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a 24 ans la mort de Samuel Eboua C’est notre Histoire! Né le 3 mars 1928 à Njombé,</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/11/16/samuel-eboua/">Samuel Eboua</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il y a 24 ans la mort de Samuel Eboua</p>



<p>C’est notre Histoire!</p>



<p>Né le 3 mars 1928 à Njombé, dans le département du Mungo, Samuel Eboua a marqué de son empreinte l’histoire contemporaine du Cameroun. Après ses études secondaires au Lycée Marc Roby de Saint-Germain-en-Laye et au Lycée Buffon à Paris, il obtient en 1958 son Baccalauréat en sciences expérimentales.</p>



<p>En <a></a>1959, il intègre la classe de lettres supérieures au Lycée Janson de Sailly, avant de s’inscrire en 1960 à la Sorbonne, où il décroche une Licence d’Histoire et de Géographie en 1963, suivie d’un Diplôme d’Études Supérieures (DES) de Géographie en 1964. La même année, il obtient également un diplôme de l’Institut d’Études Politiques de Paris.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="497" height="741" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua.jpg" alt="" class="wp-image-2930" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua.jpg 497w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua-201x300.jpg 201w" sizes="auto, (max-width: 497px) 100vw, 497px" /></figure>



<p>De retour au Cameroun en 1964, il commence sa carrière comme professeur au Lycée Général Leclerc de Yaoundé. Très vite, ses compétences sont remarquées : il est promu censeur en 1965, puis Directeur de l’Enseignement du Second Degré en 1968 au Ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et de la Culture.</p>



<p>Une anecdote marquante de cette période illustre son intégrité : après avoir sanctionné une fille du président Ahidjo, il est convoqué au palais. Craignant des représailles, il est surpris d’être félicité pour son impartialité. Peu après, sa carrière prend un tournant décisif : en 1969, il est nommé Chargé de Mission à la Présidence de la République, avec rang de Ministre Adjoint.</p>



<p>De 1972 à 1975, Samuel Eboua dirige la Cameroon Airlines en tant que PDG, avant d’être nommé Secrétaire Général de la Présidence de la République avec rang de Ministre d’État. Lorsqu’Ahmadou Ahidjo lui confie en 1982 son intention de démissionner, Samuel Eboua tente en vain de le convaincre de rester au pouvoir, ému jusqu’aux larmes par cette annonce historique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="877" height="625" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua_Cameroonairline.jpg" alt="" class="wp-image-2931" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua_Cameroonairline.jpg 877w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua_Cameroonairline-300x214.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua_Cameroonairline-768x547.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 877px) 100vw, 877px" /></figure>



<p>En novembre 1982, il est nommé Ministre d’État chargé de l’Agriculture dans le premier gouvernement de Paul Biya. Cependant, il perd son poste lors du remaniement ministériel de 1983, aux côtés de plusieurs autres fidèles d’Ahidjo. Après une période d’éclipse, il revient en 1985 à la tête de la Cameroon Airlines.</p>



<p>Sur le plan politique, Samuel Eboua prend un tournant décisif en rejoignant l’opposition en 1991. Président provisoire de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), il participe à des manifestations marquantes pour réclamer une Conférence Nationale Souveraine.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="355" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua-Issa-Tchiroma_UNDP.jpg" alt="" class="wp-image-2932" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua-Issa-Tchiroma_UNDP.jpg 480w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua-Issa-Tchiroma_UNDP-300x222.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>



<p>Arrêté lors d’un meeting en septembre 1991, il subit de graves violences policières, un épisode tristement surnommé la « fessée nationale souveraine ».</p>



<p>Écarté de la présidence de l’UNDP en 1992, il fonde le Mouvement pour la Démocratie et le Progrès (MDP) en 1993, qu’il dirigera jusqu’à sa disparition. Candidat aux élections présidentielles de 1992, il se retire pour soutenir John Fru Ndi.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="520" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/marche-de-lopposition-1024x520.jpg" alt="" class="wp-image-2933" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/marche-de-lopposition-1024x520.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/marche-de-lopposition-300x152.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/marche-de-lopposition-768x390.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/marche-de-lopposition.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>En 1997, il se présente à nouveau, mais n’obtient que 2,4 % des suffrages, en partie en raison du boycott de plusieurs grands partis de l’opposition.</p>



<p>Outre sa carrière politique, Samuel Eboua a laissé un riche héritage intellectuel à travers plusieurs ouvrages : Une décennie avec le président Ahidjo (1994), Ahidjo et la logique du pouvoir (1995), et D’Ahidjo à Biya – Le changement au Cameroun (1996).</p>



<p>Samuel Eboua s’est éteint le 14 novembre 2000 à Douala, laissant derrière lui le souvenir d’un homme intègre et dévoué à son pays.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="385" height="608" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua-_age.jpg" alt="" class="wp-image-2934" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua-_age.jpg 385w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/11/Samuel-Eboua-_age-190x300.jpg 190w" sizes="auto, (max-width: 385px) 100vw, 385px" /></figure>



<p>L&rsquo;oubli est la ruse du diable</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 16.11.2024</p>



<p>Rat des archives</p>
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		<title>Sanda Oumarou, le confident du Président Ahmadou Ahidjo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Aug 2024 10:47:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Sanda Oumarou]]></category>
		<category><![CDATA[Sanda Posté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 6 octobre 1970, on apprend à la stupéfaction générale la mort du ministre Sanda Oumarou aka ministre Sanda Posté.Cette</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><br>Le 6 octobre 1970, on apprend à la stupéfaction générale la mort du ministre Sanda Oumarou aka ministre Sanda Posté.<br>Cette mort fut un véritable choc pour le président Ahmadou Ahidjo. A l’annonce du décès de celui qui était son ami intime, le président Ahidjo pleura à chaudes larmes.<br>Pendant plusieurs mois, le président va pleurer son ami au point de s’enfermer dans un mutisme total. Il ne parlait plus, il était triste et anxieux.<br>Natif de Maroua, Sanda Oumarou était l’ami intime du Président Ahmadou Ahidjo. Les deux hommes se connaissaient depuis leur tendre enfance. Ils furent camarades à l’école primaire supérieure. Une complicité tacite les liait. Ils se comprenaient à demi-mot et du regard. C’était le seul homme en qui Ahidjo avait une totale confiance.<br>C’était son confident, son conseiller. C’était le seul qui était capable de lui dire sans complaisance et flagornerie ce qu’il pensait réellement. Ahidjo faisait recours à son avis dans les moments difficiles de la vie de la nation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="919" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Sanda-Oumarou-919x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2777" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Sanda-Oumarou-919x1024.jpg 919w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Sanda-Oumarou-269x300.jpg 269w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Sanda-Oumarou-768x856.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Sanda-Oumarou.jpg 1284w" sizes="auto, (max-width: 919px) 100vw, 919px" /></figure>



<p><br>Tout comme Ahmadou Ahidjo, Sanda Oumarou a été fonctionnaire des PTT avant d’occuper de hautes fonctions dans l’administration. Contrôleur des PTT, il travaillait dans les services postaux. Il est nommé ministre des Travaux Publics et des Transports le 18 juin 1959. Le 20 juin 1961, il est fait ministre d’État chargé des Travaux publics, des transports et des mines.<br>Il occupe ce poste pendant 5 mois avant de devenir par décret du président Ahidjo du 20 octobre 1961, vice-premier ministre, chargé des Travaux Publics.<br>Le 1er juillet 1964, Sanda Omarou est promu au gouvernement Fédéral et occupe désormais le poste de ministre de la Justice; département ministériel aux missions délicates et hautement sensibles (fec1964 à 1970).<br>Il quitte ce poste pour exercer la fonction de Président de l&rsquo;Assemblée législative du Cameroun Oriental juste quelques mois avant son décès le 6 Octobre 1970.<br>Le Président Ahmadou Ahidjo ne s’est jamais remis de son départ prématuré.<br>L’oubli est la ruse du diable !<br>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagde !<br>Arol KETCH &#8211; 23.08.2024<br>Rat des archives</p>
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		<title>Tanko Hassan &#8211; l’homme qui murmurait à l’oreille d’Ahmadou Ahidjo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Aug 2024 19:03:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Kadji Defosso]]></category>
		<category><![CDATA[New Bell]]></category>
		<category><![CDATA[Sohaing André]]></category>
		<category><![CDATA[Tanko Hassan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Son histoire est oubliée. Rien à priori ne le prédisposait à une telle influence. C’est l’histoire d’un petit berger tirant</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/08/22/tanko-hassan-lhomme-qui-murmurait-a-loreille-dahmadou-ahidjo/">Tanko Hassan &#8211; l’homme qui murmurait à l’oreille d’Ahmadou Ahidjo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><br>Son histoire est oubliée. Rien à priori ne le prédisposait à une telle influence. C’est l’histoire d’un petit berger tirant ses origines du Nigeria qui a réussi à devenir l’un des hommes les plus influents de la ville de Douala et même du Cameroun.<br>Tanko Hassan est né vers 1919 à Ngaoundéré dans l’Adamaoua, son itinéraire est typique de ceux des immigrés haoussas du nord Cameroun venu du Nigéria. En effet, son grand père est venu de Kano au Nigeria pour s’installer au Cameroun.<br>Le Jeune Tanko refuse d’aller à l’école et dès l&rsquo;âge de 10 ans, aide son père à vendre son troupeau de bœufs, voyageant de quartier en quartier et de ville en ville, jusqu&rsquo;à traverser les frontières vers la RCA et d&rsquo;autres pays voisins. Au cours de ces voyages, il découvre le commerce des peaux de bœuf et s&rsquo;auto-forme à la tannerie. Il se spécialise ensuite dans la fabrication artisanale de produits en cuir, tels que des babouches, chaussures, ceintures, sacs, et travaille également avec l&rsquo;ivoire, devenant ainsi un expert dans ce domaine.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="960" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_veste.jpg" alt="" class="wp-image-2750" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_veste.jpg 640w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_veste-200x300.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p><br>Toujours en quête de bien-être, il découvre des minerais précieux lors de ses voyages, notamment l’or, le diamant et d&rsquo;autres pierres précieuses. Après l&rsquo;interdiction de ce commerce au Cameroun, il s&rsquo;exile au Congo- Zaïre et en RCA, où il prospère dans le trafic de pierres précieuses. Il étend son commerce au nord de Madagascar et accumule une petite fortune. De retour à Douala avant 1940, il s&rsquo;installe à New Bell et devient tailleur spécialisé dans la broderie à la main; métier appris au Congo &#8211; Zaïre. Pour la petite histoire, c’est lui qui confectionnait les tenues du Président Ahidjo.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="855" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan__Ahmadou-Ahidjo-855x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2751" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan__Ahmadou-Ahidjo-855x1024.jpg 855w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan__Ahmadou-Ahidjo-251x300.jpg 251w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan__Ahmadou-Ahidjo-768x920.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan__Ahmadou-Ahidjo.jpg 1074w" sizes="auto, (max-width: 855px) 100vw, 855px" /></figure>



<p><br>Il se reconvertit ensuite dans le commerce import-export, ce qui le propulse socialement et politiquement, devenant Président des Amicales Musulmans et commençant sa carrière politique dans le parti Union Nationale avant l&rsquo;indépendance du Cameroun.<br>Grâce à sa nouvelle position sociale et à son appartenance à l’Islam, Tanko Hassan devient un point de convergence pour les immigrants nigérians à Douala. Sa situation attire l&rsquo;attention des autorités locales, facilitant sa rapide ascension sociale et son élection en tant que Président de la section UC Wouri entre 1958 et 1960.<br>Considéré comme une ressource stratégique par les autorités, il gagne en influence politique, notamment après avoir rencontré le Premier ministre Ahmadou Ahidjo. Son engagement politique et associatif dans la région du Littoral lui permet de s&rsquo;établir comme une figure importante de la communauté nigériane et de Douala.<br>En effet, la recherche du contrôle des immigrés par les autorités locales se traduit alors par l’inféodation dans le jeu politique local de certains « pontes » nigérians ayant acquis une notoriété dans la ville.<br>En 1958, l&rsquo;Union Camerounaise, dirigée par Ahmadou Ahidjo, cherche à créer une alliance entre les communautés Béti et Haoussa de New Bell. Tanko Hassan, entrepreneur autodidacte et influent, joue un rôle crucial dans cette mission. Conscient des tensions politico-ethniques à New Bell, Ahidjo confie secrètement à Tanko Hassan la tâche de réparer les relations avec les Bamilékés, affectés par les répressions contre les Upécistes.<br>On se souvient notamment de l’incendie du quartier Congo à Douala; où des originaires de l’ouest Cameroun suspectés d’être proches de l’UPC furent massacrés par des haoussas avec la complicité des forces coloniales. C’est dans ce contexte électrique que Tanko Hassan a pour mission d’aplanir les relations entre ces communautés.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="882" height="649" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_Kadji-de-otso.jpg" alt="" class="wp-image-2752" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_Kadji-de-otso.jpg 882w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_Kadji-de-otso-300x221.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_Kadji-de-otso-768x565.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 882px) 100vw, 882px" /></figure>



<p><br>Tanko Hassan sélectionne des membres influents de la communauté Bamiléké, tels que Kadji Defosso et Sohaing André, qui bénéficient de crédits bancaires grâce à l&rsquo;intervention d&rsquo;Ahidjo, leur permettant de devenir des hommes d&rsquo;affaires prospères. Cette approche stratégique attire massivement les Bamilékés vers l&rsquo;Union Camerounaise, renforçant l&rsquo;unité intercommunautaire à New Bell et consolidant le parti d&rsquo;Ahidjo.<br>Ce stratagème a fait de Tanko Hassan le maître incontesté du jeu politique à New Bell pendant les vingt-deux années de présidence d&rsquo;Ahmadou Ahidjo. Toutefois, l&rsquo;élite Bamiléké de New Bell n&rsquo;a pas été entièrement neutralisée. Il eut de nombreuses poches de résistances qui ont continué la lutte aux côtés des nationalistes et qui ont dénoncé leur musellement. Par exemple, Dagobert Fampou, le défunt père de l&rsquo;actuel maire de Douala 2ème, a constamment manifesté son opposition à la domination peul-haoussa de New Bell. Il accusait Tanko Hassan d&rsquo;avoir instrumentalisé les Bamiléké du quartier et de les avoir relégués en arrière-plan au profit des Haoussa.<br>Dans l&rsquo;UNC, les nominations étaient souvent assurées sans compétition. Cependant, René Douala Manga Bell, chef du canton Bell, a osé se présenter contre Tanko Hassan, dirigeant du parti dans le Wouri depuis les années 1960. Lors du scrutin à la permanence de l&rsquo;UNC à Bonanjo, presque tous les électeurs soutiennent Tanko Hassan, proche du président Ahmadou Ahidjo, tandis que seuls deux soutiennent le prince Douala Manga Bell. Furieux, Douala Manga Bell critique la présence d&rsquo;un non-autochtone à la tête de l&rsquo;UNC du Wouri. L’influence de Tanko était telle qu’il faisait même ombrage aux autorités traditionnelles.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="360" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_SOhaing.jpg" alt="" class="wp-image-2753" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_SOhaing.jpg 720w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_SOhaing-300x150.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p><br>Dans les années 1970, au cœur d&rsquo;une expansion socioéconomique marquée par les stratégies d&rsquo;import-substitution, l&rsquo;État a utilisé son pouvoir pour favoriser des alliances stratégiques. Des personnalités comme Tanko Hassan, Joseph Kadji, et Daniel Nanga Awah sont devenues des actionnaires clés dans des entreprises comme CAMSUCO, SCS, STPC, et GMP. Tanko Hassan, propriétaire de MCV (manufacture de chaussures et valises) à Bassa et d&rsquo;une tannerie à Ngaoundéré, a bâti un immense empire industriel.<br>Il a été actionnaire chez UCB, Chocolat, Maiscam, Akwa Palace, Canada dry etc<br>En plus de ses succès dans le bétail, l&rsquo;immobilier, l&rsquo;import-export et les stations-service, il a côtoyé de nombreux chefs d&rsquo;État africains et européens ( Houphouët Boigny , Omar Bongo, Abdou Diouf, François Tombalbaye, David Dacko, François Mitterrand etc.) bénéficiant d&rsquo;une proximité particulière avec le Président Ahmadou Ahidjo. Ahidjo séjournait chez Hassan lorsqu’il venait à Douala, et Tanko était son confident et intermédiaire clé pour les affaires politiques. À cette époque, lors des célébrations officielles du 20 mai, du 1er mai et du 11 février, Tanko Hassan arrivait en dernier et son arrivée marquait le début des événements.<br>Toutes les autorités de Douala lui rendaient hommage ou sollicitaient ses conseils avant d&rsquo;agir. Il était considéré comme la clé du pouvoir dans la région du Littoral et même au Cameroun. Il valait mieux être proche de Tanko Hassan que du premier ministre, du Directeur du cabinet civil ou du secrétaire général à la Présidence.<br>La maison du Parti de Bonanjo doit son existence aux efforts et à l&rsquo;amour du Parti de Tanko Hassan et Aladji Catche, qui ont trouvé l&#8217;emplacement pour les réunions de l&rsquo;UNC. Tanko Hassan a investi ses propres fonds, aidé par des amis comme Kadji Defosso et Sohaing André, pour construire ce bâtiment.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="726" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_Paul-Biya-1024x726.jpg" alt="" class="wp-image-2754" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_Paul-Biya-1024x726.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_Paul-Biya-300x213.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_Paul-Biya-768x545.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/08/Tanko-Hassan_Paul-Biya.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><br>Tanko Hassan a été un mentor clé pour de nombreux hommes d&rsquo;affaires et politiciens. Tanko Hassan, parti de rien, est devenu une figure majeure dans l&rsquo;administration politique et les affaires au Cameroun, ayant impacté de nombreuses vies. Sa proximité avec le président Ahmadou Ahidjo a fait de lui une figure influente au-dessus de nombreux hauts responsables et membres du gouvernement. Sa contribution reste mémorable dans l&rsquo;histoire contemporaine du Cameroun.<br>Après la démission d&rsquo;Ahidjo en 1982 et le coup d&rsquo;État manqué de 1984, Tanko Hassan est arrêté. Levis Koloko, homme d&rsquo;affaires Bamiléké, prend temporairement la tête de la section en attendant la réorganisation du parti en 1986.<br>Après sa libération de la prison politique de Kondengui dans les années 1990, Paul Biya lui propose des postes ministériels que Tanko décline car toujours fidèle à Ahidjo quoique mort.<br>Tanko Hassan collabore avec Bello Bouba Maigari et Samuel Eboa pour créer le nouveau parti politique UNDP. Ils organisent des réunions au domicile de Tanko Hassan à New Bell, et il leur offre un bâtiment pour le siège du parti à Yaoundé. Cependant, après des conflits internes et l&rsquo;éclatement du UNDP, Tanko Hassan et Samuel Eboa fondent le MDP en 1992 pour les élections présidentielles. Tanko Hassan retourne dans le monde des affaires et continue son engagement politique jusqu&rsquo;à sa mort le 6 juillet 2000, à la suite d&rsquo;un arrêt cardiaque dans un vol Camair (venant de son village natal Ngaoundéré). Il laisse derrière lui des veuves et dix enfants.<br>Je remercie la famille Tanko Hassan et notamment son fils Ahmado Farisad Tanko qui m’a apporté des éléments pour la rédaction de ce texte.<br>L’oubli est la ruse du diable !<br>Arol KETCH &#8211; 18.08.2024<br>Rat des archives</p>
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		<title>Monument de la réunification</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2024/07/16/monument-de-la-reunification/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jul 2024 09:49:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[CETOUBA]]></category>
		<category><![CDATA[Engelbert Mveng]]></category>
		<category><![CDATA[Etolo Eya]]></category>
		<category><![CDATA[Gédéon Mpando]]></category>
		<category><![CDATA[Monument de la réunification]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Situé à Yaoundé, le monument de la réunification a été érigé pour commémorer la réunification du Cameroun.En effet, le 2</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/07/16/monument-de-la-reunification/">Monument de la réunification</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><br>Situé à Yaoundé, le monument de la réunification a été érigé pour commémorer la réunification du Cameroun.<br>En effet, le 2 octobre 1971 dans un message à la nation, le Président Ahmadou Ahidjo annonce que le dixième anniversaire de la réunification de la République du Cameroun, ancien Cameroun français et le Cameroun méridional (partie de l&rsquo;ancien Cameroun britannique) sera célébrée avec fierté sur toute l’étendue du territoire national.<br>A l’occasion de cet anniversaire, le président Ahidjo prononce un discours dans lequel il annonce la matérialisation de cet acte historique ( la réunification) par l’édification au cœur de la capitale du Cameroun un monument qui, à la fois, perpétue la mémoire et rappelle aux générations futures leur devoir de préserver l’unité sacrée de la nation.<br>Ce monument devra être conçu par des artistes camerounais. Ce monument doit rappeler sans cesse aux générations futures qu’elles ne feront du Cameroun une nation forte et prospère qu’en sachant constamment, à l’instar des aînés, lier un en un souci unique la défense de l’indépendance et de l’unité nationale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_Cameroun_-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2706" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_Cameroun_-768x1024.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_Cameroun_-225x300.jpg 225w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_Cameroun_.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p><br>Dans la foulée, le Président Ahidjo lance un concours national et international pour faire une représentation marquante de la réunification selon un cahier des charges bien précis.<br>De ce concours, trois personnes sont retenues</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le père Engelbert Mveng; Philosophe, théologien, historien, anthropologue, homme d’art; il avait plusieurs talents. Un artisan de l’inter et de la pluridisciplinarité. Il se charge de concevoir la tour en spirale et de la représentation des ères culturelles du nouvel Etat</li>



<li>Gédéon Mpando; artiste camerounais qui va concevoir et réaliser le monument secondaire. Fraîchement de retour de France où il a fait des études d&rsquo;Arts plastiques et de Sculpture; il se voit confier la réalisation du monument attenant. Il se fait assister de l&rsquo;atelier Arts nègres et de la société CETOUBA. Etolo Eya contribue par des objets d&rsquo;arts visibles au sous-sol du bâtiment principal.</li>



<li>Armand Salomon; architecte français qui se chargera de réaliser le monument principal. Ce dernier fut imposé par le gouvernement français.<br>Le monument est construit entre 1973 et 1976.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="842" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_-842x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2707" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_-842x1024.jpg 842w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_-247x300.jpg 247w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_-768x934.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></figure>



<p>Le monument principal est une grande tour en forme de spirale conique avec une pointe au-dessus. La tour est faite en trois paliers. Le sous-sol est un grand hall circulaire décoré de tableaux muraux du père Engelbert Mveng.<br>La dalle est habillée de fresques en bois d&rsquo;Etolo Eya. Au rez-de-chaussée, quatre piliers faits de gravures décrivant le vécu des populations des cinq ères culturelles du Cameroun et la signature des concepteurs et réalisateurs du monument.<br>Au sommet de la tour, le point de rencontre des entrées Est et Ouest, symbolise l’unité parfaite des deux grandes parties anglophone et francophone.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_statue-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2708" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_statue-1024x1024.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_statue-300x300.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_statue-150x150.jpg 150w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_statue-768x768.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_statue-1536x1536.jpg 1536w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Monument-de-la-reunification_statue.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>La statue réalisée par Gédéon Mpando représente un vieil homme portant cinq enfants de part et d&rsquo;autre agrippés à son corps et brandissant un flambeau. Ce vieillard représente les générations qui ont conquis l’indépendance et en tiennent le flambeau en attendant de le transmettre aux jeunes générations montantes dont c’est le devoir de se préparer à la relève et à la responsabilité d’assurer la continuité de la nation.<br>Les enfants représentent donc les nouvelles générations. En effet, Gédéon Mpando veut symboliser l&rsquo;unité autour de la famille : le vieillard représente la génération des Camerounais qui ont lutté pour la Réunification. Les enfants soulignent l&rsquo;égalité des chances entre filles et garçons avec une place de choix à la jeune fille ( la femme en général).</p>



<p><br>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagde !<br>Arol KETCH &#8211; 16.07.2024<br>Rat des archives</p>
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