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	<title>Archives des Cameroun - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Archives des Cameroun - Arol Ketch Raconte</title>
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		<title>𝐃𝐢𝐞𝐮𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐓𝐚𝐤𝐨𝐮, 𝐥𝐞 𝐠𝐞́𝐚𝐧𝐭 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐚𝐥𝐭𝐞́𝐫𝐨𝐩𝐡𝐢𝐥𝐢𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 09:36:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l’histoire du sport camerounais, certains noms brillent encore sous les projecteurs de la mémoire collective. D’autres, pourtant tout aussi</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/06/13/%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%a5/">𝐃𝐢𝐞𝐮𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐓𝐚𝐤𝐨𝐮, 𝐥𝐞 𝐠𝐞́𝐚𝐧𝐭 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐚𝐥𝐭𝐞́𝐫𝐨𝐩𝐡𝐢𝐥𝐢𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>Dans l’histoire du sport camerounais, certains noms brillent encore sous les projecteurs de la mémoire collective. D’autres, pourtant tout aussi méritants, semblent s’être effacés avec le temps.</p>



<p>Dieudonné Takou appartient à cette seconde catégorie. Et pourtant, durant plus d’une décennie, il fut l’un des hommes les plus forts du continent africain et l’ambassadeur d’une discipline que peu regardaient alors : l’haltérophilie.</p>



<p>Né en 1960 à Bansoa, sur les hauts plateaux de l’Ouest-Cameroun, Dieudonné Takou n’était pas destiné à devenir une figure sportive majeure. Rien, dans cette région paisible dominant les collines, ne laissait présager l’éclosion d’un athlète capable de rivaliser avec les meilleurs du continent.</p>



<p>Il est surnommé « Pisarenko », en référence à Anatoli Pisarenko, le légendaire colosse soviétique qui dominait la discipline dans les années 1980.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="710" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Dieudonne-Takou-710x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3576" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Dieudonne-Takou-710x1024.jpg 710w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Dieudonne-Takou-208x300.jpg 208w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Dieudonne-Takou-768x1108.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Dieudonne-Takou.jpg 809w" sizes="(max-width: 710px) 100vw, 710px" /></figure>



<p>Le surnom n’avait rien d’usurpé. Avec son mètre quatre-vingts, ses 110 kilogrammes de puissance en compétition et jusqu’à 116 kilogrammes lors de certaines finales nationales, Takou imposait le respect dès son entrée sur le plateau.</p>



<p>Sa force n’était pas seulement physique. Elle résidait aussi dans une maîtrise technique exceptionnelle, une régularité rare et une capacité à performer sous pression là où tant d’autres vacillaient.</p>



<p>Sous la conduite attentive de son entraîneur, Pierre-Aimé Wandji, il a construit patiemment un palmarès qui a dépassé rapidement les frontières camerounaises.</p>



<p>En 1984, il décroche deux médailles d’argent aux Championnats d’Afrique. Aux Jeux africains, il ajoute une médaille d’argent et une médaille de bronze. Son total olympique de 350 kilogrammes le place alors parmi les meilleurs haltérophiles du continent. Quatre ans plus tard, aux Championnats nationaux de Yaoundé, il confirme son statut en remportant le titre toutes catégories et celui de meilleur haltérophile de l’année.</p>



<p>Puis vient l’année 1988, celle de l’accomplissement. Sélectionné pour représenter le Cameroun aux Jeux olympiques de Séoul aux côtés de Théodore Nkwayeb, Takou atteint le sommet de sa carrière. La préparation est exigeante : d’abord à Yaoundé, puis en France, à Clermont-Ferrand, sous la supervision de Daniel Senet, figure reconnue de l’haltérophilie française. À mesure que ses performances progressent, l’espoir grandit.</p>



<p>Dans la presse sportive camerounaise, on s’interroge : que vaut Takou face aux redoutables écoles soviétique, bulgare, hongroise ou roumaine ? Nul ne peut répondre avec certitude. Mais pour la première fois, un haltérophile camerounais nourrit l’espoir de regarder les géants du monde droit dans les yeux.</p>



<p>Si la scène internationale lui offre ses plus belles émotions, c’est au Cameroun que Dieudonné Takou bâtit sa légende. À partir de 1989, il domine sans partage les compétitions nationales. La Coupe Mützig devient son royaume. Épreuve après épreuve, saison après saison, il s’impose comme la référence absolue de l’haltérophilie camerounaise.</p>



<p>En 1991, alors que les quatre premières manches de la compétition ont déjà été remportées par lui, une seule question anime les observateurs : quelqu’un pourra-t-il détrôner le champion ?</p>



<p>La réponse semble toujours la même.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1008" height="790" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou_Dieudonne.jpg" alt="" class="wp-image-3577" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou_Dieudonne.jpg 1008w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou_Dieudonne-300x235.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou_Dieudonne-768x602.jpg 768w" sizes="(max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></figure>



<p>À Obala, devant près de 3 000 spectateurs, Takou remporte une nouvelle fois la compétition. Lorsque le géant s’avance pour tenter 200 kilogrammes à l’épaulé-jeté, le silence envahit l’assistance. Talon est un symbole, un modèle pour toute une génération.</p>



<p>Autour de lui s’était construit un véritable écosystème sportif. Son club, l’Omni-club de Yaoundé, son entraîneur fidèle, les dirigeants de la fédération, les journalistes spécialisés et les jeunes athlètes qui rêvaient de suivre sa voie.</p>



<p>Parmi eux se trouvait notamment un jeune prodige nommé Ndicka Matam, futur grand nom de l’haltérophilie africaine.</p>



<p>Ce qui rend le parcours de Dieudonné Takou particulièrement remarquable, c’est le contraste permanent entre l’ampleur de son talent et la modestie des moyens dont il disposait. Il a porté les couleurs du Cameroun au plus haut niveau mondial sans bénéficier des infrastructures que connaissent les grandes nations de l’haltérophilie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="987" height="665" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou-Dieudonne-recompense_.jpg" alt="" class="wp-image-3578" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou-Dieudonne-recompense_.jpg 987w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou-Dieudonne-recompense_-300x202.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou-Dieudonne-recompense_-768x517.jpg 768w" sizes="(max-width: 987px) 100vw, 987px" /></figure>



<p>Il a bâti sa carrière à force de travail, de discipline et de passion, dans un environnement où chaque progression relevait souvent de l’exploit.</p>



<p>Aujourd’hui, son nom est parfois oublié. Pourtant, l’histoire de l’haltérophilie camerounaise ne peut être racontée sans lui. Avant les succès des générations suivantes, il y eut ce géant venu de Bansoa. Un homme qui souleva les ambitions d’un sport tout entier.</p>



<p>Il demeure l’un des plus grands champions que le pays ait connus.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/06/13/%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%a5/">𝐃𝐢𝐞𝐮𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐓𝐚𝐤𝐨𝐮, 𝐥𝐞 𝐠𝐞́𝐚𝐧𝐭 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐚𝐥𝐭𝐞́𝐫𝐨𝐩𝐡𝐢𝐥𝐢𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐋’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐜𝐲𝐜𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐒𝐨𝐲𝐚</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 14:38:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[cyclisme]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Kono]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le « soya » est une savoureuse brochette de viande très populaire au Cameroun, généralement vendue au bord des routes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/27/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%b2%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%a5/">𝐋’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐜𝐲𝐜𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐒𝐨𝐲𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p></p>



<p>Le « soya » est une savoureuse brochette de viande très populaire au Cameroun, généralement vendue au bord des routes. C’est aussi le surnom devenu légendaire d’un cycliste camerounais qui a profondément marqué son époque.</p>



<p>Soya était un coureur à part. Éternel dernier des compétitions, il était pourtant l’attraction incontournable des tours cyclistes. Symbole de courage, de volonté et de persévérance, il avait fini par devenir si familier au public que son absence suffisait à vider les rues. Même dans les villages les plus reculés, son nom était connu et acclamé.</p>



<p>Sa popularité reposait justement sur ce paradoxe : Soya était toujours « bon dernier ». Dernier… mais célèbre. Pour lui, l’essentiel était de participer, fidèle à l’esprit défendu par Pierre de Coubertin.</p>



<p>À chaque course, les foules se pressaient pour assister à son arrivée. Malgré sa place constante en queue de peloton, jamais il n’abandonnait. Il prenait toujours le départ, avec la même détermination. Pour toute une génération, son nom a même fini par désigner la dernière place d’un classement.</p>



<p>Il arrivait parfois plusieurs heures après le vainqueur. Il n’était pas rare de le voir descendre de vélo pour avancer à pied, poussant courageusement sa bicyclette. Pourtant, le public restait là, attendant son passage avec impatience, scandant son nom avec ferveur : Soya ! Soya ! Soya !</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="975" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Le-cycliste-Soya-975x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3572" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Le-cycliste-Soya-975x1024.jpg 975w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Le-cycliste-Soya-286x300.jpg 286w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Le-cycliste-Soya-768x807.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Le-cycliste-Soya.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 975px) 100vw, 975px" /></figure>



<p>Les spectateurs ne quittaient jamais la ligne d’arrivée avant son passage. Peu à peu, le mot « Soya » entra dans le langage populaire pour désigner les derniers.</p>



<p>Plusieurs légendes entourent l’origine de ce surnom. Selon l’une d’elles, il aurait été baptisé « Soya » après s’être arrêté, durant une course, pour déguster une brochette offerte par un vendeur ambulant. Le geste serait ensuite devenu une habitude : à chaque compétition, il prenait le temps de savourer du soya avant de reprendre la route.</p>



<p>Une autre version affirme que ce surnom venait de ses supposées origines nordistes et du fait qu’il vivait à la Briqueterie, à Yaoundé, véritable temple du soya, notamment du côté de la descente de la Grande Mosquée où se trouvait le premier quartier général des braiseurs de soya de la capitale.</p>



<p>Mais la véritable histoire semble bien différente.</p>



<p>Nous sommes en 1954, lors d’une course cycliste dont le départ est donné à l’ancienne mairie de Yaoundé. Alors qu’il grimpe la côte du lycée Leclerc, deux jeunes filles accourent vers lui et lui tendent deux sucettes. Il en met une dans sa bouche et glisse l’autre dans sa poche.</p>



<p>En apercevant le bâtonnet dépassant de ses lèvres, certains spectateurs croient qu’il est en train de manger une brochette de soya et commencent aussitôt à l’appeler « Soya ». Malgré ses explications, rien n’y fait : pour le public, il mange bel et bien du soya. Le surnom était né… et il le portera fièrement durant toute sa carrière.</p>



<p>Véritable phénomène populaire, Soya avait conquis le cœur des Camerounais. Lorsqu’il manquait une course, le public manifestait son mécontentement. Mieux encore : lorsqu’il perdait son vélo, tout le monde se mobilisait pour le retrouver, car il était impensable qu’une compétition ait lieu sans lui.</p>



<p>Ainsi, en 1975, alors qu’il assistait au match Cameroun–Togo au stade Ahmadou Ahidjo, son vélo disparaît du parking. Une vaste mobilisation est lancée à travers le pays, et une annonce paraît même dans le quotidien national Cameroon Tribune.</p>



<p>En août 1985, rebelote : son vélo, qu’il utilisait depuis sept ans, est volé à son domicile de la Briqueterie. Soya en tombe malade. Pour lui, le cyclisme était une véritable raison de vivre. Ne plus courir l’affectait profondément.</p>



<p>Inquiets de ne plus le voir sur les routes, les Camerounais se mobilisent une nouvelle fois. L’affaire est relayée dans les colonnes de Cameroon Tribune, jusqu’à ce qu’un ministre de la République, Joseph Fofé, lui-même passionné de cyclisme, lui offre finalement un vélo flambant neuf.</p>



<p>Soya avait d’ailleurs déjà roulé aux côtés de Paul Biya et de Joseph Fofé. Ensemble, ils avaient parcouru les routes de Soa, Mbalmayo et Zamengoué.</p>



<p>———Arol Ketch ————-</p>



<p>Mais qui était réellement cet homme, ce « bon dernier » adulé comme un héros ?</p>



<p>De son vrai nom Namama Aba, Soya serait né vers 1929. Marié et père de cinq enfants, il exerçait le métier de réparateur de radios à la Briqueterie.</p>



<p>Il débute le cyclisme en 1953 avec une licence de la Fédération française de cyclisme, le Cameroun n’étant pas encore indépendant. À cette époque, les grandes figures du cyclisme local s’appellent tangana Paul, Atangana , Onana Jean Bernard, Thomas, Awouma boniface, Jean Lagarde, Bekombo Danger, Ekambi, Chevalier jean-Marie, Btamé, Black, Assomo Enoch, Pommier Boniface, Bitchantchang, Simo Joseph, Djambou, Mamouda, Toko, Mayembé, Belibi, Temé, Jean Manga, Atangana Sylvestre, Mafack, Moussa, Ngoulemakong, Ottou, Mveng Marc, Otélé et bien d’autres encore.</p>



<p>Soya restera surtout comme un immense symbole d’endurance. Il a continué à courir jusqu’à l’âge de 60 ans, ce qui explique aussi ses fréquentes dernières places : il était souvent le plus âgé des coureurs. En près de quarante ans de carrière, il ne remportera qu’une seule course, lors de la fête de la Réunification en 1961.</p>



<p>Passionné de football, il ne manquait presque aucun match au stade Ahmadou Ahidjo, surtout lorsque le Tonnerre de Yaoundé jouait. Il en était un fervent supporter.</p>



<p>Soya, l’éternelle lanterne rouge, n’a peut-être jamais connu le bonheur d’une grande victoire. Mais son véritable bonheur se lisait sur son visage chaque fois qu’il enfourchait son vélo.</p>



<p>Il était l’ami de tous. Hommes, femmes et enfants scandaient son nom à chacune de ses apparitions.</p>



<p>L‘oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH – 26.05.2026<br>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/27/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%b2%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%a5/">𝐋’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐜𝐲𝐜𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐒𝐨𝐲𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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			</item>
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		<title>𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/05/23/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%ae/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 17:51:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Bépanda]]></category>
		<category><![CDATA[christian tobie kuoh]]></category>
		<category><![CDATA[douala]]></category>
		<category><![CDATA[Douala la belle]]></category>
		<category><![CDATA[Pokossy Doumbe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/23/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%ae/">𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</p>



<p>Figure majeure de l’administration camerounaise naissante, Christian Tobie Kuoh appartient à cette génération de bâtisseurs qui ont accompagné le Cameroun du régime colonial aux premières décennies de l’indépendance.</p>



<p>Discret, méthodique et profondément attaché à l’État, il aura marqué de son empreinte aussi bien les hautes sphères du pouvoir que l’aménagement urbain de Douala, sa ville natale.</p>



<p>Né à Douala le 23 avril 1921, dans le quartier de Bonaminkengué, Christian Tobie Kuoh effectue ses études primaires à l’école principale d’Akwa avant d’intégrer l’École Supérieure du Cameroun à Yaoundé, l’un des plus prestigieux établissements de formation de l’époque coloniale.</p>



<p>À sa sortie en 1941, il entre immédiatement dans l’administration française comme agent des services de transmission. À seulement vingt ans, il est déjà nommé chef de secrétaires, signe précoce d’une rigueur et d’un sens de l’organisation qui feront toute sa réputation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="777" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-777x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3568" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-777x1024.jpg 777w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-228x300.jpg 228w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-768x1012.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 777px) 100vw, 777px" /></figure>



<p>C’est dans l’administration des Postes et Télécommunications qu’il croise la route d’Ahmadou Ahidjo, alors jeune fonctionnaire lui aussi.</p>



<p>Entre les deux hommes naît une relation de confiance qui, au fil du temps, se transformera en une solide complicité politique et personnelle. Cette proximité jouera un rôle décisif dans l’ascension de Christian Tobie Kuoh au sommet de l’appareil d’État.</p>



<p>En octobre 1950, il réussit le concours des rédacteurs des services civils et financiers, ce qui lui ouvre les portes de l’administration territoriale. Quelques années plus tard, en 1956, il est envoyé dans les Bamboutos comme adjoint au sous-préfet de Mbouda et suppléant légal de l’administrateur-maire de cette commune rurale. Cette expérience de terrain lui permet d’acquérir une connaissance fine des réalités locales et des rouages administratifs du Cameroun sous tutelle française.</p>



<p>À la veille de l’indépendance, Christian Tobie Kuoh devient l’un des jeunes cadres les plus prometteurs du territoire. Début 1959, il est nommé sous-préfet de Douala. Quelques mois plus tard, il effectue en France un stage de formation diplomatique au ministère des Affaires étrangères.</p>



<p>À son retour, il est appelé auprès du Premier ministre Ahmadou Ahidjo comme directeur de cabinet, puis participe aux affaires diplomatiques du pays entre janvier et mai 1960, dans un contexte marqué par la préparation de l’indépendance et la construction des premières institutions nationales.</p>



<p>Lorsque le Cameroun accède à la souveraineté, Ahmadou Ahidjo choisit naturellement Christian Tobie Kuoh pour occuper le poste stratégique de premier Secrétaire général de la Présidence de la République de mars 1960 à janvier 1962.</p>



<p>Cette nomination récompense autant ses compétences administratives que la confiance personnelle que lui accordait le chef de l’État depuis leurs débuts communs dans l’administration coloniale.</p>



<p>Dans les premières années de l’indépendance, Christian Tobie Kuoh devient ainsi l’un des hommes-clés du palais présidentiel. Il participe notamment, en juillet 1961, à la conférence historique de Foumban consacrée aux négociations de la réunification entre le Cameroun oriental et le Cameroun occidental.</p>



<p>Membre de la délégation de sept personnalités conduite par le président Ahidjo, il contribue à un moment décisif de l’histoire nationale. À l’issue des discussions, le pacte fédéral est scellé et le Cameroun réunifié adopte la forme d’un État fédéral.</p>



<p>Sa carrière connaît alors une nouvelle accélération. Le 29 septembre 1961, il est promu administrateur civil. Quelques mois plus tard, suite à la réorganisation de la Présidence de la République, il devient directeur du Cabinet civil du président de la République fédérale du Cameroun le 8 janvier 1962 ( le secrétariat général ayant été supprimé).</p>



<p>Au fil des années, Christian Tobie Kuoh s’impose comme une figure incontournable de la haute administration camerounaise.</p>



<p>Le 1er juillet 1964, il est nommé directeur général du Contrôle de l’État, avant d’être élevé, le 16 août 1968, au rang de ministre délégué à la Présidence chargé de l’Inspection générale de l’État.</p>



<p>En novembre 1979, il revient à Douala pour prendre la tête de la Régie Nationale des Chemins de Fer du Cameroun (REGIFERCAM) en qualité de président-directeur général. Mais c’est surtout à partir du 11 décembre 1982, lorsqu’il est nommé délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, que son action laissera une empreinte durable dans la mémoire collective.</p>



<p>Visionnaire et pragmatique, Christian Tobie Kuoh entreprend alors une vaste transformation de la capitale économique camerounaise. Sous son impulsion, est élaboré le Schéma Directeur d’Aménagement Urbain (SDAU), véritable feuille de route pour la modernisation de la ville.</p>



<p>Il œuvre au désenclavement de New-Bell, au lotissement de Bépanda et au lancement du projet Nylon avec l’appui de la Banque mondiale. Son action vise principalement l’amélioration des quartiers populaires et la restructuration de l’espace urbain.</p>



<p>Parallèlement, il engage des travaux d’embellissement et de modernisation qui contribueront à forger l’image d’une métropole dynamique et attractive.</p>



<p>C’est à cette époque que naissent les surnoms de « Douala la belle » ou encore « Douala petit Paris », témoignant de l’ambition urbaine qu’il insuffla à la ville portuaire.</p>



<p>Le 6 novembre 1987, sous sa présence et son administration, la Commune urbaine de Douala devient officiellement la Communauté urbaine de Douala, faisant de lui le tout premier délégué du gouvernement auprès de cette nouvelle institution.</p>



<p>Après sept années de transformation urbaine et de réformes structurelles, il quitte ses fonctions le 13 avril 1989, remplacé par Pokossy Doumbe.</p>



<p>À la retraite, Christian Tobie Kuoh entreprend un important travail de mémoire, réparti en trois volumes, ces récits retrace successivement le Cameroun de l’indépendance, la période du président Ahidjo et les mutations politiques de l’après-Ahidjo.</p>



<p>Il y livre un regard précieux sur les conditions de l’indépendance, les relations parfois tendues entre hauts fonctionnaires camerounais et autorités françaises, le fonctionnement de l’administration postcoloniale ainsi que les conceptions divergentes de la démocratie, de la souveraineté et des libertés entre dirigeants africains et occidentaux.</p>



<p>Le 23 juillet 1994, Christian Tobie Kuoh s’éteint à l’Hôpital Général de Douala. En hommage à son parcours exceptionnel, une rue du quartier administratif de Bonanjo porte désormais son nom.</p>



<p>Homme réservé, peu porté sur les projecteurs, il laisse pourtant l’image d’un serviteur de l’État rigoureux, d’un administrateur visionnaire et d’un acteur majeur de la construction du Cameroun moderne.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/23/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%ae/">𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐋𝐞́𝐯𝐢𝐬 𝐊𝐨𝐥𝐨𝐤𝐨 — 𝐋𝐞 𝐫𝐨𝐢 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 17:45:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Le roi de la ferraille]]></category>
		<category><![CDATA[Lévis Claude Koloko]]></category>
		<category><![CDATA[lévis koloko]]></category>
		<category><![CDATA[Rue Koloko]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐋𝐞́𝐯𝐢𝐬 𝐊𝐨𝐥𝐨𝐤𝐨 — 𝐋𝐞 𝐫𝐨𝐢 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞 Dans l’histoire économique du Cameroun, certains hommes d’affaires ont bâti des empires</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/23/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%af%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a8/">𝐋𝐞́𝐯𝐢𝐬 𝐊𝐨𝐥𝐨𝐤𝐨 — 𝐋𝐞 𝐫𝐨𝐢 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>𝐋𝐞́𝐯𝐢𝐬 𝐊𝐨𝐥𝐨𝐤𝐨 — 𝐋𝐞 𝐫𝐨𝐢 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞</p>



<p>Dans l’histoire économique du Cameroun, certains hommes d’affaires ont bâti des empires à partir de capitaux. D’autres ont bâti des légendes à partir des ruines. Lévis Claude Koloko appartient à cette seconde catégorie.</p>



<p>Visionnaire, autodidacte et profondément résilient, celui que l’on surnommera plus tard « le Roi de la Ferraille » a réussi à transformer les cendres de ses propres épreuves en une industrie florissante, bien avant que les notions de recyclage, d’économie circulaire ou de préservation de l’environnement ne deviennent des enjeux mondiaux.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="281" height="589" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Koloko-levis-claude_batisseur.jpg" alt="" class="wp-image-3562" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Koloko-levis-claude_batisseur.jpg 281w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Koloko-levis-claude_batisseur-143x300.jpg 143w" sizes="auto, (max-width: 281px) 100vw, 281px" /></figure>



<p>Né en 1927 à Babouantou, dans le département du Haut-Nkam, à l’Ouest du Cameroun, Lévis Koloko grandit dans un contexte colonial où les perspectives de réussite pour les Africains demeurent limitées.</p>



<p>Après l’obtention de son CEPE en 1947, il quitte son village natal pour rejoindre Douala, métropole économique en pleine expansion.</p>



<p>Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il arrive dans la capitale économique sans fortune ni appuis, porté uniquement par une volonté farouche de réussir.</p>



<p>À Douala, Koloko exerce plusieurs activités avant de trouver sa voie. Travailleur infatigable, il apprend rapidement les mécanismes du commerce et du transport. Dans les années 1950, il se lance dans le transport routier par camions et connaît une ascension rapide.</p>



<p>Son dynamisme et son sens de l’organisation lui valent de devenir l’un des acteurs majeurs du secteur, jusqu’à présider le Syndicat national des transporteurs.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="874" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Levis-Koloko_roi-du-fer-874x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3563" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Levis-Koloko_roi-du-fer-874x1024.jpg 874w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Levis-Koloko_roi-du-fer-256x300.jpg 256w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Levis-Koloko_roi-du-fer-768x900.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Levis-Koloko_roi-du-fer.jpg 974w" sizes="auto, (max-width: 874px) 100vw, 874px" /></figure>



<p>Le destin de Lévis Koloko bascule brutalement dans un contexte de fortes tensions politiques et sociales précédant l’indépendance du Cameroun. En 1955, puis de nouveau en 1960, ses camions sont incendiés durant les troubles qui secouent le pays.</p>



<p>Lui-même racontera plus tard avec simplicité : « J’étais d’abord transporteur par camions. En 1955 on a brûlé mes camions… Ces camions furent encore brûlés en 1960. Alors je décidai de faire n’importe quoi pour nourrir ma famille. »</p>



<p>Pour beaucoup, ces destructions auraient marqué la fin d’une carrière. Pour Koloko, elles deviennent au contraire le point de départ d’une renaissance. Face aux carcasses métalliques de ses véhicules détruits, il développe une intuition qui fera sa fortune : les déchets industriels ont une valeur. Il commence alors à récupérer, démonter, trier et revendre les pièces encore utilisables.</p>



<p>Dans une société où « casseur » est encore perçue comme un métier dégradant, il subit des moqueries. Pour certains, il s’amuse avec le tétanos ; pour d’autres ; il occupe l’espace avec ses tas de ferraille.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="577" height="435" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Levis_koloko_roi-de-la-ferraille.jpg" alt="" class="wp-image-3564" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Levis_koloko_roi-de-la-ferraille.jpg 577w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Levis_koloko_roi-de-la-ferraille-300x226.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 577px) 100vw, 577px" /></figure>



<p>Koloko ne se laisse pas démoraliser ; il collecte des épaves automobiles, des moteurs hors d’usage, des engins industriels abandonnés, des pièces mécaniques usées ou accidentées. Ses dépôts de Douala notamment à Bassa, Akwa et New-Bell ; deviennent progressivement de véritables centres de récupération métallurgique à ciel ouvert.</p>



<p>Koloko développe alors un modèle économique d’une remarquable modernité. Les pièces détachées encore fonctionnelles sont revendues localement à des chauffeurs, mécaniciens ou transporteurs incapables d’acheter du neuf. Les métaux récupérés sont triés puis exportés. Certaines machines sont restaurées et remises en circulation ; d’autres sont démontées pour alimenter un marché parallèle de pièces mécaniques devenu essentiel à l’économie urbaine camerounaise.</p>



<p>Très tôt, il comprend que la ferraille n’est pas une activité de survie mais une filière industrielle complète et rentable. Bulldozers, grues, tracteurs, matériels de travaux publics ou véhicules accidentés passent entre ses mains. Grâce à son sens aigu des affaires, il parvient à valoriser chaque composant. Cette capacité à extraire de la valeur de ce que les autres considèrent comme inutile lui vaut progressivement son surnom devenu mythique : « le Roi de la Ferraille ».</p>



<p>Lévis Koloko bâtit véritable une fortune. Il développe également une véritable philosophie du travail. Dans un entretien accordé à la presse au milieu des années 70, il affirme : « J’ai découvert par la ferraille qu’il n’y a pas de sot métier. »</p>



<p>Cette phrase devient sa devise. Elle résume sa vision profondément populaire de la réussite : aucun travail honnête n’est indigne lorsqu’il permet de nourrir sa famille et de construire quelque chose d’utile.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="278" height="592" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Levis-Koloko_.jpg" alt="" class="wp-image-3565" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Levis-Koloko_.jpg 278w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Levis-Koloko_-141x300.jpg 141w" sizes="auto, (max-width: 278px) 100vw, 278px" /></figure>



<p>Dans un pays où certains métiers manuels étaient méprisés, Koloko contribue à redonner de la dignité à toute une économie informelle fondée sur la débrouillardise, la récupération et l’ingéniosité.</p>



<p>Son influence dépasse rapidement le cadre des affaires. Homme engagé, Lévis Koloko participe activement à la vie politique camerounaise. Militant de la première heure de l’Union Nationale Camerounaise (UNC), puis membre influent du RDPC, il devient député à l’Assemblée nationale, vice-président départemental du parti dans le Wouri, membre du comité central puis du bureau politique. Malgré les bouleversements politiques qu’a connus le Cameroun &#8211; de l’UC à l’UNC puis au RDPC &#8211; il demeure une figure respectée et influente dans le Littoral comme dans l’Ouest. Durant les villes mortes, sa maison est attaquée.</p>



<p>Les témoignages de l’époque le décrivent comme profondément attaché à sa communauté. Grâce à sa réussite, il finance des œuvres sociales dans le Haut-Nkam et à Douala : dispensaires, écoles, routes, chapelles et aides diverses aux populations.</p>



<p>À Babouantou, son village natal, il fait construire plusieurs infrastructures communautaires et demeure très impliqué dans la vie locale malgré son succès à Douala.</p>



<p>La réussite de Lévis Koloko impressionne autant qu’elle intrigue. Il diversifie ses activités dans les travaux publics, l’immobilier et le commerce des matériaux industriels.</p>



<p>Koloko Levis fait vivre une grande famille : la presse de l’époque évoque une immense famille composée de plusieurs épouses, de dizaines d’enfants et de petits-enfants.</p>



<p>Lorsque Lévis Claude Koloko s’éteint le 20 juillet 1994 à Douala, la presse nationale lui rend hommage comme à un « meneur d’hommes », un patriote et un pionnier économique. Ses funérailles à Babouantou rassemblent responsables politiques, opérateurs économiques, militants et anonymes venus saluer celui qui aura marqué plusieurs décennies de la vie camerounaise.</p>



<p>Son héritage reste aujourd’hui immense. Des milliers de ferrailleurs, recycleurs, vendeurs de pièces détachées et récupérateurs perpétuent encore, souvent sans le savoir, l’intuition de ce pionnier.</p>



<p>Une rue porte son nom à Douala : « la Rue KOLOKO » , qu’il a vue de son vivant.</p>



<p>Le parcours de Levis Koloko « Le roi de la ferraille » montre qu’un empire peut naître des ruines, qu’un métier méprisé peut devenir une industrie, et qu’aucune chute n’est définitive pour celui qui sait transformer l’épreuve en opportunité.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH – 23.05.2026</p>



<p>Rat de archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/23/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%af%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a8/">𝐋𝐞́𝐯𝐢𝐬 𝐊𝐨𝐥𝐨𝐤𝐨 — 𝐋𝐞 𝐫𝐨𝐢 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐍𝐠𝐨𝐠 𝐋𝐢𝐭𝐮𝐛𝐚 𝐞𝐭 𝐬𝐞𝐬 𝐦𝐲𝐭𝐡𝐞𝐬</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 10:22:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[grotte]]></category>
		<category><![CDATA[montagne]]></category>
		<category><![CDATA[Ngog Lipondo]]></category>
		<category><![CDATA[Ngog Lituba]]></category>
		<category><![CDATA[Nyambé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur des forêts profondes du Cameroun, là où la Sanaga déroule ses eaux puissantes entre les collines et les</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/14/%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a0-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%a6/">𝐍𝐠𝐨𝐠 𝐋𝐢𝐭𝐮𝐛𝐚 𝐞𝐭 𝐬𝐞𝐬 𝐦𝐲𝐭𝐡𝐞𝐬</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Au cœur des forêts profondes du Cameroun, là où la Sanaga déroule ses eaux puissantes entre les collines et les lianes, se dresse un rocher immense que les anciens appellent depuis des siècles : Ngog Lituba.</p>



<p>Vue de loin, elle ressemble à un immense rocher éventré.</p>



<p>Une montagne percée d’une ouverture naturelle, comme si quelque chose de gigantesque l’avait traversée.</p>



<p>Les peuples Bassa, Bakoko et Bati l’appellent Ngog Lituba ou Ngog Lipondo, ce qui signifie « la pierre creuse ». Pour eux, ce lieu n’est pas une simple curiosité géologique. C’est un sanctuaire ancien, un lieu de mémoire et de mystère.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="559" height="674" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ngog-Lituba_grotte.jpg" alt="" class="wp-image-3547" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ngog-Lituba_grotte.jpg 559w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ngog-Lituba_grotte-249x300.jpg 249w" sizes="auto, (max-width: 559px) 100vw, 559px" /></figure>



<p>Située à près de 800 mètres d’altitude, sur une montagne culminant à plus de 1 500 mètres, la grotte domine une forêt dense traversée par le fleuve Sanaga. Depuis des générations, elle intrigue autant les habitants que les scientifiques. Certains pensent que la roche est le vestige d’un ancien volcan.</p>



<p>D’autres évoquent l’impact d’une météorite tombée du ciel il y a des milliers d’années. La pierre porte d’ailleurs des marques troublantes : des formes gonflées comme si elle avait été exposée à une chaleur extrême, mais aussi des empreintes humaines et animales incrustées dans la roche.</p>



<p>Mais au-delà des théories, Ngog Lituba vit surtout à travers les récits et mythes transmis par les anciens.</p>



<p>Selon les traditions des peuples Bassa et Bakoko, c’est ici que l’humanité africaine aurait commencé.</p>



<p>Un premier mythe raconte qu’au commencement du monde, le dieu vivant Nyambé descendit sur terre et choisit Ngog Lituba comme demeure. Il créa les esprits, les rivières, la forêt, puis le premier couple humain.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="718" height="908" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ngog-Lituba_croix_.jpg" alt="" class="wp-image-3548" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ngog-Lituba_croix_.jpg 718w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ngog-Lituba_croix_-237x300.jpg 237w" sizes="auto, (max-width: 718px) 100vw, 718px" /></figure>



<p>Ces premiers êtres étaient particuliers : ils n’avaient pas de nombril, parce qu’ils n’étaient nés d’aucune femme. Ils venaient directement de la création divine.</p>



<p>Nyambé vivait avec eux dans le creux de la montagne. À cette époque, la mort n’existait pas. Les hommes vivaient dans la paix, l’abondance et l’unité.</p>



<p>Quand ils vieillissaient, ils se rendaient au pied d’un petit arbre sacré appelé Singue. Après neuf jours passés auprès de lui, leur jeunesse revenait.</p>



<p>Le peuple vivait heureux, uni « comme les cinq doigts de la main ».</p>



<p>Mais un jour, les hommes commencèrent à croire qu’ils n’avaient plus besoin de Nyambé. Ils oublièrent celui qui leur avait donné la vie.</p>



<p>Alors le dieu convoqua le peuple devant la montagne et leur montra un faisceau de branches attachées ensemble. Aucun homme ne parvint à le casser. Puis Nyambé détacha les branches une à une, et même les plus faibles réussirent à les briser.</p>



<p>Il voulait leur rappeler une vérité essentielle :  » L&rsquo;union fait la force. La division entraîne la chute »</p>



<p>Mais les hommes n’écoutèrent pas.</p>



<p>Alors Nyambé quitta la terre, emporta avec lui l’arbre sacré Singue, et laissa derrière lui la maladie, la souffrance et la mort. Depuis ce jour, disent les anciens, les hommes vivent séparés de Dieu.</p>



<p>Un autre mythe raconte que Ngog Lituba fut aussi un refuge.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ngog-Lituba_la-croix_-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-3549" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ngog-Lituba_la-croix_-1024x768.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ngog-Lituba_la-croix_-300x225.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ngog-Lituba_la-croix_-768x576.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ngog-Lituba_la-croix_-1536x1152.jpg 1536w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Ngog-Lituba_la-croix_.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>À une époque de guerre et de fuite, des ancêtres Bassa poursuivis par leurs ennemis arrivèrent devant la grotte. Ils s’y cachèrent dans l’espoir d’échapper à leurs poursuivants. Mais juste avant l’arrivée des ennemis, une araignée descendit et tissa sa toile à l’entrée de la grotte. En voyant cette toile intacte, les poursuivants pensèrent que personne n’était entré dans la montagne et poursuivirent leur route.</p>



<p>Ainsi, selon la légende, une simple araignée sauva tout un peuple.</p>



<p>C’est pour cette raison que beaucoup de familles Bassa considèrent encore aujourd’hui Ngog Lituba comme le lieu d’origine de leurs ancêtres. Certains affirment même que leurs lignées « sont sorties de la pierre creuse ».</p>



<p>Au fil du temps, la montagne est devenue un haut lieu spirituel. Entre le Xe et le XIIIe siècle, plusieurs traditions situent dans cette région les premiers établissements des peuples Bassa et Elog-Mpo’o avant leurs migrations vers les rives du Wouri et du Littoral camerounais.</p>



<p>Puis, au XXe siècle, une nouvelle histoire s’ajouta aux anciennes croyances. En 1959, l’évêque catholique de Douala, Thomas Mongo, fit ériger une grande croix et une statue de la Vierge Marie au sommet de la montagne afin de transformer le lieu en sanctuaire chrétien et en site de pèlerinage.</p>



<p>Depuis lors, des milliers de chrétiens gravissent chaque année la montagne pour prier. Mais cette christianisation du site provoqua aussi des tensions, car plusieurs communautés autochtones considéraient que la montagne sacrée appartenait déjà à leurs traditions ancestrales.</p>



<p>Aujourd’hui encore, Ngog Lituba reste enveloppée de mystère.</p>



<p>Pour certains, c’est un simple phénomène naturel.</p>



<p>Pour d’autres, c’est le berceau des peuples Bassa, Bakoko et Bati.</p>



<p>Pour d’autres encore, c’est un lieu où le ciel et la terre se sont autrefois rencontrés.</p>



<p>Et lorsque le vent souffle entre les rochers au coucher du soleil, les anciens disent qu’on peut encore entendre l’écho de la voix de Nyambé résonner dans la montagne sacrée.</p>



<p>L&rsquo;oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/14/%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a0-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%a6/">𝐍𝐠𝐨𝐠 𝐋𝐢𝐭𝐮𝐛𝐚 𝐞𝐭 𝐬𝐞𝐬 𝐦𝐲𝐭𝐡𝐞𝐬</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐀𝐛𝐚𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐛𝐢𝐞𝐧, 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐜𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/05/11/%f0%9d%90%80%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%85%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%ad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 17:56:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Abana Fabien]]></category>
		<category><![CDATA[Afiri Kara]]></category>
		<category><![CDATA[Lemana]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Modo]]></category>
		<category><![CDATA[sceau de la République]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐀𝐛𝐚𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐛𝐢𝐞𝐧, 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐜𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 Il existe des hommes dont l’œuvre traverse les générations alors</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/11/%f0%9d%90%80%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%85%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%ad/">𝐀𝐛𝐚𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐛𝐢𝐞𝐧, 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐜𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>𝐀𝐛𝐚𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐛𝐢𝐞𝐧, 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐜𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞</p>



<p>Il existe des hommes dont l’œuvre traverse les générations alors que leur nom demeure dans l’ombre.</p>



<p>Abana Fabien appartient à cette catégorie rare de créateurs silencieux dont le talent a contribué à façonner l’identité d’un pays sans que l’histoire officielle ne leur rende pleinement justice. Il a été oublié et son œuvre spoliée.</p>



<p>Derrière le sceau de la République du Cameroun ; ce symbole gravé sur les documents administratifs, les actes officiels et les correspondances de l’État se cache le travail minutieux d’un dessinateur discret, longtemps ignoré du grand public.</p>



<p>Pourtant, pour ses proches comme pour plusieurs témoins de l’époque, il ne fait aucun doute : l’œuvre porte la signature du génie de Fabien Abana.</p>



<p>En juillet 1985, Cameroontribune consacrait un article à cet homme modeste et revelait enfin au public l’existence de celui qui aurait conçu la célèbre tête de jeune fille figurant au centre du sceau national.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="762" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Abana_Fabien_-762x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3532" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Abana_Fabien_-762x1024.jpg 762w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Abana_Fabien_-223x300.jpg 223w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Abana_Fabien_-768x1032.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Abana_Fabien_.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 762px) 100vw, 762px" /></figure>



<p>À cette époque, Abana Fabien raconte lui-même comment, alors qu’il travaillait comme aide-calqueur puis dessinateur auprès de l’administration, il réalisa ce motif à la demande de ses supérieurs. En effet ; Son supérieur, impressionné par sa précision et sa maîtrise du dessin, lui demande un jour de concevoir un cachet administratif. Le jeune homme s’exécute avec sérieux.</p>



<p>Il imagine une figure originale : le profil d’une jeune fille coiffée de tresses, entouré des emblèmes nationaux. Cette représentation devient bientôt la base du futur sceau officiel de la République. Sans le savoir, Abana Fabien venait d’inscrire son œuvre dans l’Histoire du Cameroun.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="937" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/𝐀𝐛𝐚𝐧𝐚-𝐅𝐚𝐛𝐢𝐞𝐧_oeuvre_-937x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3533" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/𝐀𝐛𝐚𝐧𝐚-𝐅𝐚𝐛𝐢𝐞𝐧_oeuvre_-937x1024.jpg 937w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/𝐀𝐛𝐚𝐧𝐚-𝐅𝐚𝐛𝐢𝐞𝐧_oeuvre_-274x300.jpg 274w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/𝐀𝐛𝐚𝐧𝐚-𝐅𝐚𝐛𝐢𝐞𝐧_oeuvre_-768x840.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/𝐀𝐛𝐚𝐧𝐚-𝐅𝐚𝐛𝐢𝐞𝐧_oeuvre_.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 937px) 100vw, 937px" /></figure>



<p>Le dessin fut ensuite adopté dans la confection du cachet officiel du Cameroun indépendant. Pourtant, l’artiste, lui, est resté dans l’anonymat et la paternité de son œuvre volée. Une profonde injustice.</p>



<p>Durant toute sa vie, Abana Fabien a tenté, sans succès, de faire reconnaître officiellement sa paternité sur cette œuvre emblématique. Son combat resta discret, presque étouffé par les lenteurs administratives et les rivalités autour de l’origine du sceau national.</p>



<p>L’affaire connaît un nouveau rebondissement, lorsque Michel Modo revendiqua à son tour la création du dessin. Présenté par certains comme l’auteur de l’œuvre intitulée Afiri Kara, réalisée en 1957, Michel Modo affirmait être à l’origine de la figure féminine reproduite sur le sceau de la République.</p>



<p>Cette déclaration avait provoqué une vive réaction de la famille Abana.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="351" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Abana_Fabien_Passeport_.jpg" alt="" class="wp-image-3534" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Abana_Fabien_Passeport_.jpg 500w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Abana_Fabien_Passeport_-300x211.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Abana_Fabien_Passeport_-130x90.jpg 130w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>



<p>Et sa progéniture était monté au créneau pour défendre l’œuvre de leur papa disparu. Leur position etait soutenue par feu Hubert Mono Ndzana, universitaire bien connu, qui défendait publiquement la mémoire de l’artiste.</p>



<p>Ainsi, derrière un symbole national censé incarner l’unité et la souveraineté du Cameroun, se joue aussi l’histoire douloureuse d’un homme dépossédé de la reconnaissance due à son travail.</p>



<p>Ce qui rend cette injustice encore plus frappante, c’est la personnalité même d’Abana Fabien. Ceux qui l’ont connu décrivent un homme simple, réservé, éloigné des cercles de pouvoir et peu habitué aux batailles publiques. Il ne cherchait ni scandale ni célébrité tapageuse ; seulement la vérité et le respect de son œuvre.</p>



<p>Tandis que le sceau circulait dans toutes les administrations du pays, son auteur présumé continuait de vivre dans la misère, loin des honneurs. Retiré dans son village natal, il menait une existence paisible, proche de la terre et des siens.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="223" height="224" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/le-sceau_Abana_Fabien_.jpg" alt="" class="wp-image-3535" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/le-sceau_Abana_Fabien_.jpg 223w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/le-sceau_Abana_Fabien_-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 223px) 100vw, 223px" /></figure>



<p>Aujourd’hui encore, le débat autour de l’origine du sceau demeure un sujet sensible dans les cercles historiques et artistiques camerounais. Mais au-delà des controverses, une certitude demeure : Fabien Abana fait partie de ces artistes méconnus dont la contribution à la construction symbolique de la nation mérite d’être pleinement racontée, reconnue et transmise.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 11.05.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/11/%f0%9d%90%80%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%85%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%ad/">𝐀𝐛𝐚𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐛𝐢𝐞𝐧, 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐜𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐐𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐆𝐨𝐝𝐰𝐞 ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 17:47:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Godwe]]></category>
		<category><![CDATA[polytechnique]]></category>
		<category><![CDATA[SOTUC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐚̀ 𝟐𝟑 𝐚𝐧𝐬 𝐐𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐆𝐨𝐝𝐰𝐞 ? Nommé directeur général de la Société des Transports</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/11/%f0%9d%90%90%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a2-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%af%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%89/">𝐐𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐆𝐨𝐝𝐰𝐞 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐚̀ 𝟐𝟑 𝐚𝐧𝐬</p>



<p>𝐐𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐆𝐨𝐝𝐰𝐞 ?</p>



<p>Nommé directeur général de la Société des Transports Urbains du Cameroun (SOTUC) à seulement 23 ans, Joseph Godwe demeure l’un des plus jeunes dirigeants d’entreprise publique de l’histoire du Cameroun.</p>



<p>Son ascension fulgurante, suivie d’une spectaculaire descente aux enfers judiciaire, reste intimement liée au contexte politique tendu qui a suivi la tentative de coup d’État d’avril 1984 contre le président Paul Biya.</p>



<p>En mai 1984, à peine un mois après le putsch manqué, le pouvoir engage une vaste réorganisation à la tête des grandes sociétés d’État. Plusieurs responsables publics sont arrêtés ou écartés.</p>



<p>C’est dans ce climat de méfiance et de recomposition politique que le jeune Joseph Godwe est propulsé à la direction générale de la Société des Transports Urbains du Cameroun (SOTUC), en remplacement de Dakolé Daïssala, arrêté après les événements d’avril 1984.</p>



<p>La nomination surprend alors l’opinion publique. À seulement 23 ans, Joseph Godwe devient l’un des plus jeunes directeurs généraux jamais nommés sous le régime de Paul Biya ; un cas pratiquement inédit dans l’administration camerounaise.</p>



<p>Brillant étudiant, Joseph Godwe sort de l’École Polytechnique de Yaoundé en 1982, vice-major de sa promotion en Génie civil.</p>



<p>À la fin de ses études, il débute sa carrière à la SODECOTON comme jeune ingénieur. Rien ne laissait alors présager une ascension aussi rapide vers les sommets de l’appareil d’État.</p>



<p>Mais après quatre années passées à la tête de la SOTUC, le vent tourne. En 1988, il est débarqué de ses fonctions. Deux ans plus tard, le 22 mai 1990, il est arrêté dans le cadre d’une vaste affaire de détournements présumés au sein de la société publique de transport urbain.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="962" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Joseph-Godwe-962x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3529" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Joseph-Godwe-962x1024.jpg 962w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Joseph-Godwe-282x300.jpg 282w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Joseph-Godwe-768x818.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Joseph-Godwe-1442x1536.jpg 1442w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Joseph-Godwe.jpg 1913w" sizes="auto, (max-width: 962px) 100vw, 962px" /></figure>



<p>Le dossier fait grand bruit. En juillet 1991, le tribunal de grande instance de Yaoundé condamne Joseph Godwe à dix ans de prison. Deux de ses coaccusés écopent même de la prison à vie. Les charges retenues contre l’ancien DG portent notamment sur des accusations de détournements de fonds, de fausses factures, de surfacturations et d’irrégularités dans l’attribution de marchés publics.</p>



<p>Selon les éléments évoqués au procès, il lui était reproché entre autres :</p>



<p>&#8211; des frais de mission jugés abusifs ;</p>



<p>&#8211; l’utilisation supposée irrégulière des ressources de la SOTUC ;</p>



<p>&#8211; des commandes fictives de matériel et de fournitures ;</p>



<p>&#8211; des marchés publics attribués dans des conditions controversées ;</p>



<p>ainsi que des manipulations comptables présumées.</p>



<p>Mais le feuilleton judiciaire connaît un rebondissement inattendu quelques mois plus tard. En octobre 1991, la Cour d’appel de Yaoundé casse partiellement le jugement rendu en première instance et acquitte finalement Joseph Godwe. La juridiction estime que plusieurs accusations reposaient sur des éléments insuffisants ou mal établis.</p>



<p>La cour considère également que certains faits reprochés relevaient davantage de dysfonctionnements administratifs que d’un enrichissement personnel clairement démontré.</p>



<p>L’affaire Godwe reste aujourd’hui encore l’un des dossiers politico-judiciaires les plus marquants du Cameroun des années 1990. Elle symbolise à la fois la brutalité des luttes de pouvoir au lendemain du putsch de 1984 et la fragilité des jeunes technocrates propulsés trop vite au sommet de l’État.</p>



<p>De jeune prodige de l’administration à accusé emblématique des grandes affaires de détournement, puis finalement partiellement acquitté, le parcours de Joseph Godwe demeure l’un des épisodes les plus singuliers de l’histoire des entreprises publiques camerounaises.</p>



<p>Il est décédé dans des circonstances non élucidées en juillet 1995.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH -11.05.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/11/%f0%9d%90%90%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a2-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%af%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%89/">𝐐𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐆𝐨𝐝𝐰𝐞 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐍𝐎𝐁𝐑𝐀 : 𝐥’𝐚𝐬𝐜𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 17:36:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Brasseries]]></category>
		<category><![CDATA[NOBRA]]></category>
		<category><![CDATA[NOBRA Citron]]></category>
		<category><![CDATA[NOBRA Mangue]]></category>
		<category><![CDATA[NOBRA Orange]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles Brasseries Africaines]]></category>
		<category><![CDATA[Panché]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Tchanqué]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐍𝐎𝐁𝐑𝐀 : 𝐥’𝐚𝐬𝐜𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬 La naissance d’un projet ambitieux En 1978, alors âgé de</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/26/%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%81%f0%9d%90%91%f0%9d%90%80-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7/">𝐍𝐎𝐁𝐑𝐀 : 𝐥’𝐚𝐬𝐜𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>𝐍𝐎𝐁𝐑𝐀 : 𝐥’𝐚𝐬𝐜𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬</p>



<p>La naissance d’un projet ambitieux</p>



<p>En 1978, alors âgé de 53 ans, Pierre Tchanqué tourne le dos à la sécurité de la fonction publique pour s’engager dans une aventure autrement risquée : l’édification d’une industrie nationale capable de transformer durablement le paysage économique camerounais.</p>



<p>Il fonde ainsi les Nouvelles Brasseries Africaines, plus connues sous le nom de NOBRA. L’initiative s’inscrit dans un contexte où l’industrialisation reste encore balbutiante et largement dominée par des acteurs étrangers. Dès l’origine, le projet porte une ambition qui dépasse la simple production de boissons : il s’agit de démontrer qu’un capital majoritairement local peut porter une industrie moderne et compétitive.</p>



<p>Le soutien initial est à la hauteur de cette ambition. Près de deux cents investisseurs camerounais répondent à l’appel, permettant de mobiliser environ douze milliards et demi de francs CFA. L’implantation de l’usine à Bojongo, non loin de Douala, n’est pas anodine : elle offre un équilibre entre proximité du grand centre économique et éloignement des contraintes urbaines.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="716" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/NOBRA-716x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3518" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/NOBRA-716x1024.jpg 716w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/NOBRA-210x300.jpg 210w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/NOBRA-768x1098.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/NOBRA-1075x1536.jpg 1075w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/NOBRA.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 716px) 100vw, 716px" /></figure>



<p>Pourtant, malgré l’importance des capitaux engagés, les besoins restent considérables. La construction des infrastructures nécessite encore des ressources supplémentaires, obligeant la direction à recourir à de nouvelles levées de fonds. Dès ces premières années, la trajectoire de NOBRA se dessine entre audace industrielle et fragilité financière.</p>



<p>L’essor et la reconnaissance internationale</p>



<p>La production débute en 1982, marquant l’entrée effective de NOBRA sur le marché. L’entreprise se distingue rapidement par la diversité de son offre, pensée pour couvrir l’ensemble des segments de consommation.</p>



<p>Elle propose ainsi des bières, des boissons gazeuses et des produits sous licence internationale. La panaché, en particulier, rencontre un succès notable et contribue à installer durablement la marque dans les habitudes de consommation.</p>



<p>Dans le détail, la gamme de NOBRA comprend plusieurs produits emblématiques. Du côté des bières, figurent NOBRA, NOBRA STAR et ALPHA BEER, chacune répondant à un positionnement spécifique, de la bière légère à la bière de luxe.</p>



<p>À cela s’ajoute une offre de boissons gazeuses comprenant NOBRA Orange, NOBRA Citron, NOBRA Mangue ainsi que Orangina, produit sous licence. La panaché, mélange rafraîchissant particulièrement apprécié, s’impose quant à elle comme le produit le plus populaire de la marque.</p>



<p>Mais c’est surtout sur le terrain de la visibilité et de l’image que NOBRA construit sa réputation. L’entreprise investit dans la promotion, s’associe à des événements culturels et sportifs, et s’impose comme un acteur moderne et dynamique.</p>



<p>Cette stratégie porte ses fruits au-delà des frontières nationales. En 1983, à Abidjan, elle reçoit l’Africa Award, distinction qui consacre les entreprises africaines les plus performantes. La même année, à Madrid, la qualité de ses produits est reconnue par une médaille d’or, tandis qu’en France, à Bordeaux, ses boissons obtiennent également une reconnaissance exceptionnelle.</p>



<p>À ce moment-là, NOBRA apparaît comme l’incarnation d’un succès industriel africain. L’entreprise génère plus d’un millier d’emplois directs et indirects, participe à la structuration d’un tissu économique local et nourrit l’espoir d’un développement endogène maîtrisé. Pierre Tchanque défend alors une vision où l’entreprise ne se limite pas à produire, mais contribue à l’élévation sociale et économique du pays.</p>



<p>Pourtant, derrière cette façade de réussite, les déséquilibres s’accentuent progressivement. Le financement, déjà tendu, devient une source d’inquiétude constante. L’endettement pèse lourdement sur la structure financière de l’entreprise, tandis que les besoins en investissements supplémentaires ne cessent de croître. La concurrence des Brasseries du Cameroun, solidement implantées, exerce une pression continue sur les parts de marché et les marges.</p>



<p>À ces difficultés économiques s’ajoutent des tensions internes. Les divergences entre actionnaires fragilisent la gouvernance, tandis que certains partenaires techniques étrangers cherchent à orienter, voire à contrôler, les décisions stratégiques.</p>



<p>Ce climat de rivalité et de méfiance mine progressivement la cohésion de l’entreprise. L’ambition initiale, fondée sur un capital national et une vision commune, se heurte désormais à des intérêts divergents et à des logiques de pouvoir.</p>



<p>L’effondrement et la mémoire d’un pionnier</p>



<p>À la fin des années 1980, l’équilibre devient intenable. En 1988, NOBRA s’effondre, emportée par le poids de ses dettes, la violence de la concurrence et les divisions internes. Le dénouement est d’autant plus tragique que Pierre Tchanqué est progressivement écarté de la direction de l’entreprise qu’il avait lui-même fondée. Il assiste ainsi, à distance, à la disparition de son œuvre.</p>



<p>Lorsqu’il disparaît en 1998, il laisse derrière lui une trajectoire à la fois exemplaire et douloureuse.</p>



<p>Son parcours incarne l’audace d’une génération qui a cru en la capacité de l’Afrique à bâtir ses propres industries, mais aussi les obstacles structurels qui ont souvent entravé ces ambitions. L’histoire de NOBRA demeure ainsi comme celle d’un espoir immense, brisé par les réalités économiques et humaines, mais dont l’héritage continue d’interroger et d’inspirer.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 25.04.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/26/%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%81%f0%9d%90%91%f0%9d%90%80-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7/">𝐍𝐎𝐁𝐑𝐀 : 𝐥’𝐚𝐬𝐜𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐄́𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐀𝐙𝐀𝐑 &#8211; 𝐋𝐚 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐢𝐬 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐁𝐢𝐲𝐚 𝐞𝐭 𝐂𝐡𝐚𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐕𝐢𝐠𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮𝐱</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/04/20/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%99%f0%9d%90%80%f0%9d%90%91-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%9f%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:32:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Chantal Biya]]></category>
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		<category><![CDATA[Elise Azar ngoulefack]]></category>
		<category><![CDATA[Paul BIYA]]></category>
		<category><![CDATA[Saleh Azar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peu de Camerounais connaissent son nom. Pourtant, sans elle, l’histoire personnelle du président Paul Biya et de la Première dame</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Peu de Camerounais connaissent son nom. Pourtant, sans elle, l’histoire personnelle du président Paul Biya et de la Première dame Chantal Biya aurait peut-être été tout autre.</p>



<p>Cette femme s’appelait Élise AZAR.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="496" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_-496x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3497" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_-496x1024.jpg 496w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_-145x300.jpg 145w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_-768x1586.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_-744x1536.jpg 744w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_.jpg 976w" sizes="auto, (max-width: 496px) 100vw, 496px" /></figure>



<p>Fille de Saleh Azar, un riche homme d’affaires libanais installé au Cameroun depuis les années 1950 et propriétaire du célèbre restaurant Le Marseillais à Yaoundé, Élise était une figure bien connue dans certains cercles mondains de la capitale.</p>



<p>Belle métisse, charismatique et bien introduite dans les milieux du pouvoir, elle épouse Bonaventure Mvondo Assam, neveu du président Paul Biya. Ce mariage lui ouvre les portes du palais et du cercle présidentiel.</p>



<p>Mais ce que beaucoup ignorent, c’est que c’est elle qui est à l’origine de la rencontre entre Paul Biya et Chantal Vigouroux.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="579" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-1024x579.jpg" alt="" class="wp-image-3498" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-1024x579.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-300x170.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-768x434.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Retour en 1993, à Mvomeka’a. Le président fête son anniversaire dans son village natal, Mvomeka’a. Comme souvent lors de ce type de célébration, proches, amis et invités triés sur le volet sont présents.</p>



<p>Parmi eux, une belle jeune femme de 23 ans, originaire de Dimako : Chantal Pulchérie Vigouroux.</p>



<p>Cette dernière ne serait probablement jamais venue à cette soirée… sans l’invitation de son amie Élise Azar.</p>



<p>À l’époque, Chantal a travaillé au restaurant Le Marseillais, appartenant au père d’Élise. Les deux amies sont inséparables.</p>



<p>Ce jour-là, Chantal attire immédiatement l’attention du président Paul Biya; jeune veuf . Il est littéralement sous le charme de cette belle métisse; il n’a d’yeux que pour elle. Il la veut absolument!</p>



<p>La suite appartient désormais à l’histoire.</p>



<p>23 avril 1994 : Le président Paul Biya, alors âgé de 61 ans, épouse Chantal Pulchérie Vigouroux à l’église Christ Roi de Tsinga.</p>



<p>La jeune femme de Dimako devient Première dame du Cameroun.</p>



<p>Mais le destin d’Élise Azar, celle qui avait invité son amie à cette fameuse soirée, prendra une tournure tragique.</p>



<p>Le 3 septembre 1996, elle perd la vie dans un accident de la circulation .. dans des conditions troubles.</p>



<p>Elle disparaît à peine deux ans après le mariage présidentiel.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="738" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar-Ngoulefack_-1024x738.jpg" alt="" class="wp-image-3499" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar-Ngoulefack_-1024x738.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar-Ngoulefack_-300x216.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar-Ngoulefack_-768x553.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar-Ngoulefack_.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Aujourd’hui encore, son nom reste rarement cité lorsque l’on raconte l’histoire du couple présidentiel. Pourtant, sans son invitation ce soir de 1993, Paul et Chantal Biya ne se seraient peut-être jamais rencontrés.</p>



<p>Comme quoi, parfois, une simple invitation peut changer le cours de l’histoire.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Que ton âme repose en paix Élise AZAR .</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>



<p>Arol Ketch &#8211; 14.03.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/20/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%99%f0%9d%90%80%f0%9d%90%91-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%9f%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6/">𝐄́𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐀𝐙𝐀𝐑 &#8211; 𝐋𝐚 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐢𝐬 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐁𝐢𝐲𝐚 𝐞𝐭 𝐂𝐡𝐚𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐕𝐢𝐠𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮𝐱</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐀𝐥𝐚𝐢𝐧 𝐄𝐲𝐞𝐰𝐞, 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐮𝐜𝐡𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐞</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 22:19:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Eyewe]]></category>
		<category><![CDATA[douala]]></category>
		<category><![CDATA[Kayo Elie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le carrefour Kayo Elie, à Douala, n’est pas un simple croisement de routes. C’est un lieu de mémoire. Niché au</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%84%f0%9d%90%b2/">𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐀𝐥𝐚𝐢𝐧 𝐄𝐲𝐞𝐰𝐞, 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐮𝐜𝐡𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>Le carrefour Kayo Elie, à Douala, n’est pas un simple croisement de routes. C’est un lieu de mémoire. Niché au cœur du quartier Bali, il porte en lui une mémoire. Son nom vient d’Elie Kayo, entrepreneur audacieux, premier à s’y installer, bâtisseur d’une alimentation et d’un immeuble qui donnèrent vie à ce lieu de passage entre Bali et Nkomondo.</p>



<p>Mais au fil du temps, ce carrefour est devenu un véritable symbole ; un symbole gravé dans la douleur.</p>



<p>C’est là, tout près, que le destin d’un enfant a basculé. Alain Eyewe. Quatorze ans seulement. Un âge où l’on rêve encore, où l’avenir s’écrit avec insouciance.</p>



<p>Mais en 1991, le Cameroun bouillonne. Le peuple descend dans la rue, réclame justice, liberté, dignité. Les Camerounais réclament « la conférence nationale souveraine »</p>



<p>Face à ce peuple déterminé, des armes. Face à lui, la peur érigée en pouvoir.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="930" height="769" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Eyewe_Villes-mortes-cameroun.jpg" alt="" class="wp-image-3487" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Eyewe_Villes-mortes-cameroun.jpg 930w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Eyewe_Villes-mortes-cameroun-300x248.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Eyewe_Villes-mortes-cameroun-768x635.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 930px) 100vw, 930px" /></figure>



<p>Ce jour-là, Alain n’était qu’un enfant pris dans le tumulte. Par hasard, il se retrouve près d’une barricade. La police le poursuit, le rattrape. Et dans un dernier élan de vie, dans une supplication déchirante, il implore : qu’on lui laisse la vie sauve. Qu’on lui tire simplement dans le pied, mais qu’on le laisse partir.</p>



<p>Un officier lève son arme. Et d’un geste froid, il l’abat ; il éteint une vie. Une vie pleine de promesses. Une vie unique car Alain était l’enfant unique de ses parents.</p>



<p>Ce jour-là, c’est une famille entière qui a été plongée dans une nuit sans fin. Ses parents ne s’en remettront jamais.</p>



<p>Depuis, le carrefour Kayo Elie porte en silence cette tragédie. Il est devenu un lieu de mémoire pour tous ceux qui refusent d’oublier les « années de braise », ces années où tant de Camerounais ont payé de leur vie le prix de l’espoir.</p>



<p>Se souvenir d’Alain Eyewe, c’est refuser que son nom se perde dans l’oubli. C’est rappeler que derrière chaque lutte, il y a des visages, des histoires, des vies arrachées trop tôt. C’est dire que son sacrifice comme celui de tant d’autres ne doit pas être vain.</p>



<p>C’est pourquoi nous portons cette exigence simple et juste : que la rue où il a été assassiné porte son nom. Pour que chaque pas posé là-bas soit aussi un acte de mémoire. Pour que chaque génération sache.</p>



<p>Car oublier, c’est trahir. L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Repose en paix, Alain.</p>



<p>Ton nom, lui, continuera de vivre.</p>



<p>Jean Marie Téno évoque cet évènement tragique dans son film « CHEF » ( source photo CHEF »</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%84%f0%9d%90%b2/">𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐀𝐥𝐚𝐢𝐧 𝐄𝐲𝐞𝐰𝐞, 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐮𝐜𝐡𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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