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	<title>Archives des douala - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Archives des douala - Arol Ketch Raconte</title>
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		<title>𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 17:51:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
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		<category><![CDATA[christian tobie kuoh]]></category>
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		<category><![CDATA[Douala la belle]]></category>
		<category><![CDATA[Pokossy Doumbe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/23/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%ae/">𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</p>



<p>Figure majeure de l’administration camerounaise naissante, Christian Tobie Kuoh appartient à cette génération de bâtisseurs qui ont accompagné le Cameroun du régime colonial aux premières décennies de l’indépendance.</p>



<p>Discret, méthodique et profondément attaché à l’État, il aura marqué de son empreinte aussi bien les hautes sphères du pouvoir que l’aménagement urbain de Douala, sa ville natale.</p>



<p>Né à Douala le 23 avril 1921, dans le quartier de Bonaminkengué, Christian Tobie Kuoh effectue ses études primaires à l’école principale d’Akwa avant d’intégrer l’École Supérieure du Cameroun à Yaoundé, l’un des plus prestigieux établissements de formation de l’époque coloniale.</p>



<p>À sa sortie en 1941, il entre immédiatement dans l’administration française comme agent des services de transmission. À seulement vingt ans, il est déjà nommé chef de secrétaires, signe précoce d’une rigueur et d’un sens de l’organisation qui feront toute sa réputation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="777" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-777x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3568" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-777x1024.jpg 777w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-228x300.jpg 228w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-768x1012.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh.jpg 1125w" sizes="(max-width: 777px) 100vw, 777px" /></figure>



<p>C’est dans l’administration des Postes et Télécommunications qu’il croise la route d’Ahmadou Ahidjo, alors jeune fonctionnaire lui aussi.</p>



<p>Entre les deux hommes naît une relation de confiance qui, au fil du temps, se transformera en une solide complicité politique et personnelle. Cette proximité jouera un rôle décisif dans l’ascension de Christian Tobie Kuoh au sommet de l’appareil d’État.</p>



<p>En octobre 1950, il réussit le concours des rédacteurs des services civils et financiers, ce qui lui ouvre les portes de l’administration territoriale. Quelques années plus tard, en 1956, il est envoyé dans les Bamboutos comme adjoint au sous-préfet de Mbouda et suppléant légal de l’administrateur-maire de cette commune rurale. Cette expérience de terrain lui permet d’acquérir une connaissance fine des réalités locales et des rouages administratifs du Cameroun sous tutelle française.</p>



<p>À la veille de l’indépendance, Christian Tobie Kuoh devient l’un des jeunes cadres les plus prometteurs du territoire. Début 1959, il est nommé sous-préfet de Douala. Quelques mois plus tard, il effectue en France un stage de formation diplomatique au ministère des Affaires étrangères.</p>



<p>À son retour, il est appelé auprès du Premier ministre Ahmadou Ahidjo comme directeur de cabinet, puis participe aux affaires diplomatiques du pays entre janvier et mai 1960, dans un contexte marqué par la préparation de l’indépendance et la construction des premières institutions nationales.</p>



<p>Lorsque le Cameroun accède à la souveraineté, Ahmadou Ahidjo choisit naturellement Christian Tobie Kuoh pour occuper le poste stratégique de premier Secrétaire général de la Présidence de la République de mars 1960 à janvier 1962.</p>



<p>Cette nomination récompense autant ses compétences administratives que la confiance personnelle que lui accordait le chef de l’État depuis leurs débuts communs dans l’administration coloniale.</p>



<p>Dans les premières années de l’indépendance, Christian Tobie Kuoh devient ainsi l’un des hommes-clés du palais présidentiel. Il participe notamment, en juillet 1961, à la conférence historique de Foumban consacrée aux négociations de la réunification entre le Cameroun oriental et le Cameroun occidental.</p>



<p>Membre de la délégation de sept personnalités conduite par le président Ahidjo, il contribue à un moment décisif de l’histoire nationale. À l’issue des discussions, le pacte fédéral est scellé et le Cameroun réunifié adopte la forme d’un État fédéral.</p>



<p>Sa carrière connaît alors une nouvelle accélération. Le 29 septembre 1961, il est promu administrateur civil. Quelques mois plus tard, suite à la réorganisation de la Présidence de la République, il devient directeur du Cabinet civil du président de la République fédérale du Cameroun le 8 janvier 1962 ( le secrétariat général ayant été supprimé).</p>



<p>Au fil des années, Christian Tobie Kuoh s’impose comme une figure incontournable de la haute administration camerounaise.</p>



<p>Le 1er juillet 1964, il est nommé directeur général du Contrôle de l’État, avant d’être élevé, le 16 août 1968, au rang de ministre délégué à la Présidence chargé de l’Inspection générale de l’État.</p>



<p>En novembre 1979, il revient à Douala pour prendre la tête de la Régie Nationale des Chemins de Fer du Cameroun (REGIFERCAM) en qualité de président-directeur général. Mais c’est surtout à partir du 11 décembre 1982, lorsqu’il est nommé délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, que son action laissera une empreinte durable dans la mémoire collective.</p>



<p>Visionnaire et pragmatique, Christian Tobie Kuoh entreprend alors une vaste transformation de la capitale économique camerounaise. Sous son impulsion, est élaboré le Schéma Directeur d’Aménagement Urbain (SDAU), véritable feuille de route pour la modernisation de la ville.</p>



<p>Il œuvre au désenclavement de New-Bell, au lotissement de Bépanda et au lancement du projet Nylon avec l’appui de la Banque mondiale. Son action vise principalement l’amélioration des quartiers populaires et la restructuration de l’espace urbain.</p>



<p>Parallèlement, il engage des travaux d’embellissement et de modernisation qui contribueront à forger l’image d’une métropole dynamique et attractive.</p>



<p>C’est à cette époque que naissent les surnoms de « Douala la belle » ou encore « Douala petit Paris », témoignant de l’ambition urbaine qu’il insuffla à la ville portuaire.</p>



<p>Le 6 novembre 1987, sous sa présence et son administration, la Commune urbaine de Douala devient officiellement la Communauté urbaine de Douala, faisant de lui le tout premier délégué du gouvernement auprès de cette nouvelle institution.</p>



<p>Après sept années de transformation urbaine et de réformes structurelles, il quitte ses fonctions le 13 avril 1989, remplacé par Pokossy Doumbe.</p>



<p>À la retraite, Christian Tobie Kuoh entreprend un important travail de mémoire, réparti en trois volumes, ces récits retrace successivement le Cameroun de l’indépendance, la période du président Ahidjo et les mutations politiques de l’après-Ahidjo.</p>



<p>Il y livre un regard précieux sur les conditions de l’indépendance, les relations parfois tendues entre hauts fonctionnaires camerounais et autorités françaises, le fonctionnement de l’administration postcoloniale ainsi que les conceptions divergentes de la démocratie, de la souveraineté et des libertés entre dirigeants africains et occidentaux.</p>



<p>Le 23 juillet 1994, Christian Tobie Kuoh s’éteint à l’Hôpital Général de Douala. En hommage à son parcours exceptionnel, une rue du quartier administratif de Bonanjo porte désormais son nom.</p>



<p>Homme réservé, peu porté sur les projecteurs, il laisse pourtant l’image d’un serviteur de l’État rigoureux, d’un administrateur visionnaire et d’un acteur majeur de la construction du Cameroun moderne.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/23/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%ae/">𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐞𝐧 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜 : 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐛𝐚̂𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐫𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/04/30/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%a8/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 10:16:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[arol Ketchiemen]]></category>
		<category><![CDATA[Dieudonné Nkoum]]></category>
		<category><![CDATA[douala]]></category>
		<category><![CDATA[homme en blanc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui se souvient de l’homme en blanc ? De son vrai nom Dieudonné Nkoum, celui que l’on surnomme « l’homme</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/30/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%a8/">𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐞𝐧 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜 : 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐛𝐚̂𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐫𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Qui se souvient de l’homme en blanc ?</p>



<p>De son vrai nom Dieudonné Nkoum, celui que l’on surnomme « l’homme en blanc »est une figure singulière et marquante de l’histoire contemporaine de Douala.</p>



<p>Dans les années 1980 et 1990, alors que de nombreuses routes urbaines étaient en mauvais état, il s’est imposé comme un acteur inattendu mais déterminant de l’amélioration du cadre de vie.</p>



<p>Son action la plus visible reste le rebouchage des nids-de-poule, notamment sur l’axe Akwa-Nord – Bonamoussadi. À une époque où ces dégradations transformaient la circulation en véritable parcours d’obstacles, il intervenait directement sur la chaussée.</p>



<p>Armé de sa pelle, de sa pioche et de sa brouette, il comblait les trous avec du gravier et d’autres matériaux, permettant ainsi de fluidifier la circulation et de réduire les risques d’accidents.</p>



<p>Là où les automobilistes zigzaguaient pour éviter les crevasses, ses interventions redonnaient progressivement de la praticabilité aux routes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="859" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Lhomme-en-blanc_Dieudonne-Nkoum-1024x859.jpg" alt="" class="wp-image-3521" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Lhomme-en-blanc_Dieudonne-Nkoum-1024x859.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Lhomme-en-blanc_Dieudonne-Nkoum-300x252.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Lhomme-en-blanc_Dieudonne-Nkoum-768x644.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Lhomme-en-blanc_Dieudonne-Nkoum.jpg 1287w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Mais son œuvre ne s’arrêtait pas à la voirie. L’homme en blanc s’est également illustré par un travail constant d’assainissement urbain. Il procédait au curage des caniveaux, souvent obstrués, facilitant ainsi l’écoulement des eaux et limitant les inondations locales. Il nettoyait les abords des routes, désherbait les espaces publics et débarrassait certains lieux de leurs déchets. On lui doit notamment des actions de nettoyage autour du rond-point Deido ainsi que dans plusieurs zones de Makepe, où il a contribué à rendre l’environnement plus sain et plus ordonné.</p>



<p>Et chose curieuse, pour réaliser ces tâches salissantes ; il était toujours vêtu d’un blanc immaculé, des chaussures à la casquette d’où son surnom « L’homme en blanc ».</p>



<p>Son engagement a également pris une dimension collective. Il organisait et encourageait des séances d’investissement humain; mobilisait les riverains pour participer à l’entretien de leur quartier.</p>



<p>Par son exemple, il a réussi à sensibiliser une partie de la population à la nécessité de préserver un cadre de vie propre. Dans certains espaces proches de son lieu de vie, aucun déchet ne traînait, preuve de l’efficacité de son influence.</p>



<p>L’homme en blanc ne se contentait pas d’agir dans l’urgence ; il réfléchissait aussi à des solutions durables.</p>



<p>Il proposait notamment l’utilisation de pavés pour la construction et la réhabilitation des routes, il estimait que cette technique, accessible et moins coûteuse, pouvait permettre de rénover une grande partie du réseau urbain avec des moyens limités et pouvait occuper les jeunes désœuvrés. Cette technique est désormais appliquée à Douala.</p>



<p>Ces visions, bien qu’ambitieuses; témoignait de sa volonté d’apporter des réponses concrètes et adaptées aux réalités locales.</p>



<p>Comme indiqué précédemment, malgré la nature salissante de ses activités, il travaillait toujours vêtu de blanc. Ce choix, loin d’être anodin, symbolisait à la fois la rigueur, la discipline et un message fort : même dans les tâches les plus ingrates, il est possible de préserver une certaine dignité et d’inspirer le respect.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="443" height="590" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Dieudonne-Nkoum_homme-en-blanc_AK.jpg" alt="" class="wp-image-3522" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Dieudonne-Nkoum_homme-en-blanc_AK.jpg 443w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Dieudonne-Nkoum_homme-en-blanc_AK-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 443px) 100vw, 443px" /></figure>



<p>Ainsi, Dieudonné Nkoum est un véritable artisan du changement. Par ses réalisations concrètes et gratuites: réfection des routes, assainissement des quartiers, sensibilisation des populations et propositions innovantes ; il a laissé une empreinte durable dans la ville de Douala.</p>



<p>Son parcours rappelle qu’un seul individu, avec détermination et sens du bien commun, peut transformer son environnement et marquer les esprits.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 28.04.2025<br>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/30/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%a8/">𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐞𝐧 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜 : 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐛𝐚̂𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐫𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐀𝐥𝐚𝐢𝐧 𝐄𝐲𝐞𝐰𝐞, 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐮𝐜𝐡𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐞</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%84%f0%9d%90%b2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 22:19:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Eyewe]]></category>
		<category><![CDATA[douala]]></category>
		<category><![CDATA[Kayo Elie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le carrefour Kayo Elie, à Douala, n’est pas un simple croisement de routes. C’est un lieu de mémoire. Niché au</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%84%f0%9d%90%b2/">𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐀𝐥𝐚𝐢𝐧 𝐄𝐲𝐞𝐰𝐞, 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐮𝐜𝐡𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>Le carrefour Kayo Elie, à Douala, n’est pas un simple croisement de routes. C’est un lieu de mémoire. Niché au cœur du quartier Bali, il porte en lui une mémoire. Son nom vient d’Elie Kayo, entrepreneur audacieux, premier à s’y installer, bâtisseur d’une alimentation et d’un immeuble qui donnèrent vie à ce lieu de passage entre Bali et Nkomondo.</p>



<p>Mais au fil du temps, ce carrefour est devenu un véritable symbole ; un symbole gravé dans la douleur.</p>



<p>C’est là, tout près, que le destin d’un enfant a basculé. Alain Eyewe. Quatorze ans seulement. Un âge où l’on rêve encore, où l’avenir s’écrit avec insouciance.</p>



<p>Mais en 1991, le Cameroun bouillonne. Le peuple descend dans la rue, réclame justice, liberté, dignité. Les Camerounais réclament « la conférence nationale souveraine »</p>



<p>Face à ce peuple déterminé, des armes. Face à lui, la peur érigée en pouvoir.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="930" height="769" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Eyewe_Villes-mortes-cameroun.jpg" alt="" class="wp-image-3487" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Eyewe_Villes-mortes-cameroun.jpg 930w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Eyewe_Villes-mortes-cameroun-300x248.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Eyewe_Villes-mortes-cameroun-768x635.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 930px) 100vw, 930px" /></figure>



<p>Ce jour-là, Alain n’était qu’un enfant pris dans le tumulte. Par hasard, il se retrouve près d’une barricade. La police le poursuit, le rattrape. Et dans un dernier élan de vie, dans une supplication déchirante, il implore : qu’on lui laisse la vie sauve. Qu’on lui tire simplement dans le pied, mais qu’on le laisse partir.</p>



<p>Un officier lève son arme. Et d’un geste froid, il l’abat ; il éteint une vie. Une vie pleine de promesses. Une vie unique car Alain était l’enfant unique de ses parents.</p>



<p>Ce jour-là, c’est une famille entière qui a été plongée dans une nuit sans fin. Ses parents ne s’en remettront jamais.</p>



<p>Depuis, le carrefour Kayo Elie porte en silence cette tragédie. Il est devenu un lieu de mémoire pour tous ceux qui refusent d’oublier les « années de braise », ces années où tant de Camerounais ont payé de leur vie le prix de l’espoir.</p>



<p>Se souvenir d’Alain Eyewe, c’est refuser que son nom se perde dans l’oubli. C’est rappeler que derrière chaque lutte, il y a des visages, des histoires, des vies arrachées trop tôt. C’est dire que son sacrifice comme celui de tant d’autres ne doit pas être vain.</p>



<p>C’est pourquoi nous portons cette exigence simple et juste : que la rue où il a été assassiné porte son nom. Pour que chaque pas posé là-bas soit aussi un acte de mémoire. Pour que chaque génération sache.</p>



<p>Car oublier, c’est trahir. L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Repose en paix, Alain.</p>



<p>Ton nom, lui, continuera de vivre.</p>



<p>Jean Marie Téno évoque cet évènement tragique dans son film « CHEF » ( source photo CHEF »</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%84%f0%9d%90%b2/">𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐀𝐥𝐚𝐢𝐧 𝐄𝐲𝐞𝐰𝐞, 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐮𝐜𝐡𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐋𝐞 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐥𝐚 𝐌𝐚𝐬𝐬𝐚𝐧𝐠𝐨 — 𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬𝐚 𝐝𝐞 𝐭𝐢𝐫𝐞𝐫 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2025/10/19/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%86%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a5/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Oct 2025 19:04:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[bonaberi]]></category>
		<category><![CDATA[douala]]></category>
		<category><![CDATA[émeutes de la faim]]></category>
		<category><![CDATA[Zacharie Doualla Massango]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Un militaire sans formation politique et idéologique est un criminel en puissance. » disait Thomas Sankara Né le 21</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/10/19/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%86%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a5/">𝐋𝐞 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐥𝐚 𝐌𝐚𝐬𝐬𝐚𝐧𝐠𝐨 — 𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬𝐚 𝐝𝐞 𝐭𝐢𝐫𝐞𝐫 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>« Un militaire sans formation politique et idéologique est un criminel en puissance. » disait Thomas Sankara</p>



<p>Né le 21 mai 1939, Zacharie Doualla Massango fut un haut officier de l’armée camerounaise, un homme d’honneur qui acheva sa carrière avec le grade de général de brigade.</p>



<p>Officier respecté, il incarna une génération de militaires pour qui servir la République signifiait avant tout protéger la vie, la dignité et la paix des citoyens.</p>



<p>En 2001, il est promu général de brigade et nommé commandant de la 2ᵉ Région de gendarmerie, qui couvre les régions du Littoral, de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il occupe cette fonction jusqu’en mars 2008, avec rigueur et sens du devoir.</p>



<p>L’année 2008 marque un tournant tragique dans l’histoire du Cameroun. Le président Paul Biya entreprend alors une révision de la Constitution, destinée à supprimer la limitation des mandats présidentiels, ouvrant la voie à un pouvoir sans fin.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="787" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/10/General_Doualla_Massango.jpg" alt="" class="wp-image-3292" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/10/General_Doualla_Massango.jpg 480w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/10/General_Doualla_Massango-183x300.jpg 183w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>



<p>La nouvelle met le pays en ébullition. En février, des milliers de Camerounais, portés par une jeunesse exaspérée, descendent dans les rues pour crier leur refus, leur colère . À Douala, les foules s’amassent, les slogans fusent, la colère gronde; la population réclame simplement justice et dignité.</p>



<p>Face à cette contestation, le régime choisit la force. Les ordres tombent, froids et clairs : ouvrir le feu pour disperser les manifestants.</p>



<p>Ce jour-là, dans son bureau de commandement, le général Doualla Massango reçoit l’ordre de faire tirer sur les jeunes de Douala. Ces jeunes, il les appelle “ses enfants”. Et devant ses subordonnés, il prononce les mots qui feront de lui une figure à part dans l’histoire du pays : « Je ne peux pas tuer un seul de mes enfants. »</p>



<p>Ce refus, simple et ferme, fut un acte de bravoure. Il signifiait que l’obéissance a ses limites, que l’uniforme ne doit jamais effacer la conscience, et que la loyauté envers le peuple prime sur celle due au pouvoir. Ce jour-là, le général choisit l’humanité plutôt que la soumission.</p>



<p>Mais ce courage allait lui coûter cher. Tandis que d’autres unités, plus dociles, furent dépêchées pour réprimer les émeutes dans le sang notamment à Bonaberi, où plusieurs jeunes perdirent la vie ; le général Doualla Massango fut relevé de ses fonctions.</p>



<p>En mars 2008, il est débarqué de son poste de commandant de la 2ᵉ Région de gendarmerie et remplacé par le colonel Jean Calvin Leumani, alors en poste à Garoua. Officiellement, il est “mis pour emploi auprès du Secrétaire d’État à la Défense chargé de la gendarmerie nationale” une formule administrative pour dire qu’il est écarté, mis au garage, éloigné du terrain et de toute influence.</p>



<p>Ce fut le prix de la dignité : être puni pour avoir refusé de transformer ses armes en instruments de mort contre son propre peuple.</p>



<p>Le général Zacharie Doualla Massango, alors âgé de 69 ans, poursuit sa vie et la suite de sa carrière dans la discrétion. Derrière son calme et son charisme, il laisse l’image d’un homme resté fidèle à sa conscience jusqu’au bout. Il s’éteint le 15 mars 2016, à l’âge de 77 ans.</p>



<p>Pour les Camerounais et notamment les habitants de Bonaberi; son nom reste gravé comme celui d’un soldat du peuple, d’un officier qui a choisi la droiture là où d’autres ont choisi la peur. Il a rappelé, par son exemple, que le rôle du militaire n’est pas d’obéir aveuglément, mais de servir la justice et protéger les citoyens.</p>



<p>Son refus de tirer fut un acte de foi en la valeur de la vie humaine, un cri silencieux contre l’arbitraire et l’injustice.</p>



<p>Et longtemps encore, son souvenir rappelle aux hommes en uniforme qu’un ordre injuste ne mérite jamais d’être exécuté car la véritable force d’un soldat réside dans sa conscience. Le soldat est au service du peuple et non au supplice du peuple !</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 18.10.2025<br>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/10/19/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%86%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a5/">𝐋𝐞 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐥𝐚 𝐌𝐚𝐬𝐬𝐚𝐧𝐠𝐨 — 𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬𝐚 𝐝𝐞 𝐭𝐢𝐫𝐞𝐫 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>Ndoumbé le morguier : l&#8217;homme et la légende</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2021/07/17/ndoumbe-le-morguier-lhomme-et-la-legende/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jul 2021 12:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[croque-mort]]></category>
		<category><![CDATA[douala]]></category>
		<category><![CDATA[l’hôpital Laquintinie]]></category>
		<category><![CDATA[morguier]]></category>
		<category><![CDATA[Ndoumbé le morguier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire d’un personnage très craint qui inspirait à la fois peur et curiosité. Il a bâti sa réputation durant</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2021/07/17/ndoumbe-le-morguier-lhomme-et-la-legende/">Ndoumbé le morguier : l&rsquo;homme et la légende</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est l’histoire d’un personnage très craint qui inspirait à la fois peur et curiosité. Il a bâti sa réputation durant les 27 années qu’il a passées à l’hôpital Laquintinie dont 17 ans en tant que thanatopracteur, croque-mort. On le reconnaissait à ses dreadlocks, ses yeux vifs et sa grosse moto. A</p>



<p> son actif, plusieurs faits d’armes. N’est ce pas lui qui était intervenu pour retrouver les corps lors du crash de Youpwé en 1995 et celui de Mbanga Mpongo en 2007? </p>



<p>N’est ce pas lui qui entretenait régulièrement des relations sexuelles avec certaines dépouilles de femmes.?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2021/07/17/ndoumbe-le-morguier-lhomme-et-la-legende/">Ndoumbé le morguier : l&rsquo;homme et la légende</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>L’incendie du quartier Congo à Douala : un témoin raconte</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2021/01/04/lincendie-du-quartier-congo-a-douala-un-temoin-raconte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2021 08:26:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Bouba Kaélé]]></category>
		<category><![CDATA[camp Berteau]]></category>
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		<category><![CDATA[Enoh Myomessé]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Fochivé]]></category>
		<category><![CDATA[quartier Congo]]></category>
		<category><![CDATA[UPC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avons décidé désormais d’aller rencontrer les hommes et femmes qui ont vécu l’Histoire afin qu’ils ou elles nous la</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2021/01/04/lincendie-du-quartier-congo-a-douala-un-temoin-raconte/">L’incendie du quartier Congo à Douala : un témoin raconte</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>Nous avons décidé désormais d’aller rencontrer les hommes et femmes qui ont vécu l’Histoire afin qu’ils ou elles nous la racontent.<br>Le camarade CHOULEOM Raphaël aujourd’hui âgé de 85 ans est un témoin privilégié de l’Histoire du Cameroun, UPECISTE convaincu et convaincant, il a vécu des moments déterminant de l’Histoire du Cameroun. C’est une bibliothèque vivante. Le camarade CHOULEOM Raphaël a vécu l’incendie du quartier Congo, quartier dans lequel il vivait avec son frère aîné. Il s’en souvient comme si c’était hier.<br>Le quartier Congo était un quartier de la ville de Douala majoritairement peuplé de nationalistes camerounais originaires de l’ouest Cameroun ( Bamiléké). En face, se trouvait le quartier « sénégalais » où vivait la communauté musulmane ; des individus venus du Nord Cameroun, du Nigeria et des pays d’Afrique de l’Ouest.<br>Nous sommes le dimanche 24 avril 1960; ce matin là le jeune CHOULEOM Raphaël amateur de football quitte la maison qu’il occupait avec son frère aîné pour se rendre au stade Akwa pour suivre des rencontres de football. Aux alentours de 15 heures, il aperçoit depuis le stade une épaisse couche de fumée et d’immenses flammes se dégageant du quartier Congo.<br>Le jeune homme entame une course folle à destination de son quartier pour s’enquérir de la situation. A quelque 50 mètres du quartier, il trouve des soldats blancs portant des rangers avec des képis; ceux-ci occupent la place principale du quartier avec des fusils pointés devant. Le quartier était en flammes, ceux qui sortaient des flammes pour s’échapper trouvaient face à eux des armes à feu pointés. Il ne leur restait plus qu’à choisir entre mourir calciner dans les flammes ou périr criblés de balles.<br>Et de l’autre côté du quartier non loin du camp Berteau, les ressortissants du Nord Cameroun (Haoussas) occupaient l’espace avec des flèches pointées. Ici encore, ceux qui voulaient s’échapper des flammes devaient choisir entre mourir calciner dans les flammes ou périr criblés de tirs de flèches. Le quartier était donc bouclé d’un côté par des soldats français, des suppléants camerounais et de l’autre côté par des Haoussas.<br>Le jeune CHOULEOM Raphaël qui voulait s’approcher pour mieux observer la scène est vigoureusement chassé par un français.<br>Des témoins affirment même avoir aperçu un hélicoptère survoler le quartier y déversant un liquide inflammable. La majorité des constructions du quartier étant en carabotte ( planche), cela va favoriser l’incendie du quartier. Cet incendie criminel fera des milliers de morts. Le bilan exact n’a jamais été établi.<br>Le camarade CHOULEOM Raphaël a survécu parce qu’il était allé ce matin-là au stade Akwa. Son frère aîné a survécu parce qu’il était sorti très tôt ce matin-là. Les voisins et autres riverains du quartier n’ont pas eu cette même chance puisqu’ils ont péri dans les flammes pour certains et criblés de balles ou de flèches pour d’autres. C’était un triste spectacle.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="684" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Incendie-du-quartier-congo-a-douala.png" alt="" class="wp-image-996" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Incendie-du-quartier-congo-a-douala.png 683w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Incendie-du-quartier-congo-a-douala-300x300.png 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Incendie-du-quartier-congo-a-douala-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>



<p><br>Le camarade CHOULEOM Raphaël se souvient encore du quartier entièrement calciné et rasé, des corps carbonisés. Vers 19 heures , le jeune CHOULEOM se rend à l’hôpital à Laquintinie et il va y découvrir des scènes surréalistes. Il y trouve un camion militaire dans lequel les brûlés du quartier Congo étaient entassés afin d’être jetés dans des cours d’eau.<br>Ces souvenirs morbides ne le quittent plus depuis plusieurs décennies. Il se souvient de tout comme si c’était hier.<br>Que s’était-il passé au juste ? Comment en est-on arrivé à ce massacre ?<br>Cet incendie survient après des élections locales à libre candidature. KACHE, le candidat des musulmans était soutenu par le BDC d&rsquo;Ahmadou Ahidjo et du Dr Louis Paul Aujoulat.<br>DEFFO Sébastien, se déclare candidat de l’UPC ( Union des Populations du Cameroun) et remporte haut la main les élections. Ce qui ne plut pas aux « musulmans » soutenus par les colons. Il s’en suivit des heurts entre les haoussas du quartier musulman (aussi appelé quartier haoussa) et les habitants du quartier Congo.<br>Le Vendredi 22 avril, des combattants de l’ALNK (Armée de Libération Nationale Kamerunaise) assassinent un Haoussa soupçonné de collaboration active avec l’ennemi. Le même jour, l’ALNK blesse un Européen, et brise également les vitres de plusieurs magasins de Français, dont « monoprix », « La Frégate », la boucherie « Dussault », les « Champs Elysées », la « Belle France ». Les populations seront manipulées et les Bamiléké seront présentés aux haoussas comme étant ceux-là qui voudraient arracher le pouvoir entre les mains de leur frère Ahmadou Ahidjo.<br>La suite sera tragique comme le raconte l’historien Enoh Myomessé : « L’assassinat de l’Haoussa est très mal perçu par les membres de cette communauté, qui crient vengeance. De leur côté aussi, les Français sont très en colère face aux attaques dont ils viennent d’être l’objet. Les nouvelles autorités camerounaises soupçonnent, depuis un moment, le quartier Congo d’être le repère des combattants de l’Alnk à Douala.<br>Dimanche 24 avril, une bagarre se déclenche en début d’après-midi entre Bamiléké et Haoussa au quartier New- Bell, non loin du quartier Congo. Subitement, autour de 14-15 heures, ce dernier s’embrase, le feu prend simultanément à plusieurs endroits. Le quartier Congo est habité en majorité par les Bamiléké. Au moment où le feu prend, curieusement, l’armée, arme au poing, tout comme les Haoussa, a déjà entièrement bouclé le quartier. On assiste alors à des scènes d’apocalypse. Les personnes, surprises par le feu et qui tentent de s’en échapper, sont abattues, froidement, soit par les militaires, soit par les Haoussa, armés de leurs arcs et de flèches.<br>Lorsque le feu prend fin vers 17 heures, il ne reste plus rien des baraquements de ce quartier, et le nombre de morts par le feu, se dispute avec celui par les balles et par les flèches. Les statistiques officielles font état de 5.000 personnes sans abri. S’il y a eu tant de sans-abri, à combien pourrait s’élever le nombre de morts ? »<br>En effet, le quartier fut encerclé par l’armée et leurs complices haoussas pour empêcher les habitants de sortir. Ceux qui s’y osaient étaient froidement abattus à coup d’armes à feu, avec des lances et des flèches empoisonnées ou des machettes offertes par les commerçants expatriés.<br>Dans l’impossibilité de sortir de cette zone de flammes, des hommes, femmes et enfants plongeaient dans des puits profonds et s’y noyaient. C’était l’horreur.<br>Sur les lieux, on aperçut : le terrible Jean Fochivé, le préfet Nséké, le lieutenant Bouba Kaélé, les policiers Manga et Minlo. Certains ont affirmé avoir vu ce jour des hélicoptères canadair pilotés par des militaires français déverser du carburant pour attiser les flammes.<br>Ahmadou Ahidjo vint à Douala, lui-même en personne pour calmer les esprits. Traumatisé par cet événement, le préfet Guillaume Nséké fut évacué en France pour causes de maladie. Aucun préfet camerounais ne souhaitant venir à Douala, Jean Fochivé fut chargé sur proposition du ministre Njoya Arouna, des fonctions de Préfet du Wouri par intérim cumulativement avec celles de coordinateur de la police.<br>C’est notre Histoire et nous devons la connaître. J’adresse des remerciements particuliers au camarade CHOULEOM DETBOUE Raphaël pour sa contribution à la vulgarisation de la vraie Histoire du Cameroun.<br>Arol KETCH &#8211; 04.01.2021<br>Fourmi Magnan égarée</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2021/01/04/lincendie-du-quartier-congo-a-douala-un-temoin-raconte/">L’incendie du quartier Congo à Douala : un témoin raconte</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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