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	<title>Archives des jérémie Ndéléné - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Archives des jérémie Ndéléné - Arol Ketch Raconte</title>
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		<title>𝐉𝐞́𝐫𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐍𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐧𝐞́ : 𝐔𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭-𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 11:23:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi les figures marquantes du maquis camerounais à la fin des années 1950, Jérémie Ndéléné occupe une place centrale. Chef</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/09/10/%f0%9d%90%89%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e/">𝐉𝐞́𝐫𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐍𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐧𝐞́ : 𝐔𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭-𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Parmi les figures marquantes du maquis <a></a>camerounais à la fin des années 1950, Jérémie Ndéléné occupe une place centrale. Chef militaire redouté dans la région de Bamendjo (Ouest-Cameroun), il fut l’un des principaux adversaires de l’armée coloniale française et de ses auxiliaires camerounais.</p>



<p>Son parcours illustre à la fois l’organisation des maquis UPC, la brutalité de la répression coloniale et la volonté d’éradiquer les foyers de résistance armée.</p>



<p>L’émergence d’un chef de maquis</p>



<p>Originaire de Bamendjo, Ndéléné s’impose dès 1958-1959 comme un leader militaire reconnu dans l’Ouest.</p>



<p>Alors que la répression contre l’UPC pousse de nombreux militants dans la clandestinité, il parvient à fédérer autour de lui un noyau de combattants décidés à poursuivre la lutte armée.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="960" height="519" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Jeremie-Ndelene.jpg" alt="" class="wp-image-3267" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Jeremie-Ndelene.jpg 960w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Jeremie-Ndelene-300x162.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Jeremie-Ndelene-768x415.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p>Son maquis devient rapidement l’un des plus importants de la région bamiléké. Tradipraticien réputé, les populations lui attribuent des pouvoirs mystiques. Initialement, Ndéléné ignore les réels fondements du combat de l’UPC ; mais peu à peu ; il finit par rallier le combat même s’il est quelques fois en conflits et en rivalité avec des chef de maquis comme Paul Momo.</p>



<p>Les archives militaires françaises décrivent sa zone d’influence comme « une véritable forteresse », difficilement pénétrable par les forces de l’ordre.</p>



<p>Le général Briand reconnaît en 1960 que « l’action d’une seule compagnie en nomination paraissant insuffisante pour l’éliminer, de nouvelles opérations plus importantes s’avèrent nécessaires ». Cette reconnaissance illustre la crainte qu’inspirait Ndéléné au sein de l’appareil colonial.</p>



<p>Une organisation structurée</p>



<p>Ndéléné se distingue par sa capacité à organiser et structurer son mouvement. Ses troupes disposent d’une hiérarchie claire, d’un système de ravitaillement en armes et munitions, ainsi que d’un réseau de renseignement étroitement lié aux populations locales.</p>



<p>Un rapport de la Sûreté de juillet 1960 note que « [la population] de Bamendjo, aux ordres de Ndéléné Jérémie, parvient à subsister au Sud-Est de Mbouda », signe de la fidélité que lui accordaient les habitants malgré la répression.</p>



<p>Ses hommes, estimés entre 300 et 2 000 selon les périodes, mènent des opérations de harcèlement contre les postes militaires et incarnent la persistance d’une résistance armée dans la région.</p>



<p>La traque militaire</p>



<p>Face à cette menace, les autorités coloniales et, dès 1960, le nouvel État camerounais d’Ahmadou Ahidjo, font de Ndéléné une cible prioritaire.</p>



<p>Les opérations militaires de grande envergure se multiplient dans l’Ouest, combinant :</p>



<p>* des actions de quadrillage et de ratissage (« opérations Alpha », « ABC ») ;</p>



<p>* le recours à des informateurs et des trahisons internes ;</p>



<p>* une guerre psychologique visant à isoler les maquis des populations.</p>



<p>Les rapports militaires insistent sur l’importance d’« éliminer » Ndéléné pour affaiblir durablement la résistance. En octobre 1960, un document de l’armée française mentionne explicitement « le projet d’éliminer certains chefs », dont Ndéléné.</p>



<p>La mort de Ndéléné</p>



<p>Après l’assassinat de Félix Moumié à Genève en novembre 1960 et la mort de Paul Momo, Ndéléné devient l’une principale figure à abattre. On lui attribuait des pouvoirs mystiques.</p>



<p>La légende de son invincibilité s’était répandue dans la région ; criblé d’amulettes, il disait que les balles n’avaient aucun effet sur lui.</p>



<p>Le 24 novembre 1960, il est localisé près de Bakadjou, dans une zone marécageuse. Les archives rapportent qu’« à 12h00, il quitte sa cache pour se rapprocher des marécages et tombe dans l’embuscade » tendue par plusieurs sections.</p>



<p>Il est tué lors de cette opération dirigée par le capitaine Plissonneau et revendiquée comme une victoire majeure. Sa dépouille est dégradée pour désacraliser le mythe de son « invincibilité ».</p>



<p>Le rapport officiel souligne que « la compagnie qui a abattu le grand chef rebelle Ndéléné Jérémie à Bamendjo lors des dernières opérations de ratissage de l’armée française à Mbouda » mérite une décoration militaire.</p>



<p>Héritage et mémoire</p>



<p>La mort de Ndéléné s’inscrit dans la stratégie coloniale et néocoloniale de décapitation des maquis UPC. Comme Paul Momo ou Martin Singap, il est éliminé avec l’appui direct des services de renseignement français, qui fournissent les informations cruciales à leurs unités.</p>



<p>Pour l’armée, sa disparition constitue une victoire décisive dans la « pacification » de l’Ouest. Mais pour les populations locales et la mémoire militante, Jérémie Ndéléné demeure une figure de résistance, symbole de courage face à une répression impitoyable.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 10.09.2025</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/09/10/%f0%9d%90%89%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e/">𝐉𝐞́𝐫𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐍𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐧𝐞́ : 𝐔𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭-𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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