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	<title>Archives des Martin Singap - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Archives des Martin Singap - Arol Ketch Raconte</title>
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		<title>𝐉𝐞́𝐫𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐍𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐧𝐞́ : 𝐔𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭-𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 11:23:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi les figures marquantes du maquis camerounais à la fin des années 1950, Jérémie Ndéléné occupe une place centrale. Chef</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/09/10/%f0%9d%90%89%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e/">𝐉𝐞́𝐫𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐍𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐧𝐞́ : 𝐔𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭-𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Parmi les figures marquantes du maquis <a></a>camerounais à la fin des années 1950, Jérémie Ndéléné occupe une place centrale. Chef militaire redouté dans la région de Bamendjo (Ouest-Cameroun), il fut l’un des principaux adversaires de l’armée coloniale française et de ses auxiliaires camerounais.</p>



<p>Son parcours illustre à la fois l’organisation des maquis UPC, la brutalité de la répression coloniale et la volonté d’éradiquer les foyers de résistance armée.</p>



<p>L’émergence d’un chef de maquis</p>



<p>Originaire de Bamendjo, Ndéléné s’impose dès 1958-1959 comme un leader militaire reconnu dans l’Ouest.</p>



<p>Alors que la répression contre l’UPC pousse de nombreux militants dans la clandestinité, il parvient à fédérer autour de lui un noyau de combattants décidés à poursuivre la lutte armée.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="960" height="519" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Jeremie-Ndelene.jpg" alt="" class="wp-image-3267" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Jeremie-Ndelene.jpg 960w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Jeremie-Ndelene-300x162.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Jeremie-Ndelene-768x415.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p>Son maquis devient rapidement l’un des plus importants de la région bamiléké. Tradipraticien réputé, les populations lui attribuent des pouvoirs mystiques. Initialement, Ndéléné ignore les réels fondements du combat de l’UPC ; mais peu à peu ; il finit par rallier le combat même s’il est quelques fois en conflits et en rivalité avec des chef de maquis comme Paul Momo.</p>



<p>Les archives militaires françaises décrivent sa zone d’influence comme « une véritable forteresse », difficilement pénétrable par les forces de l’ordre.</p>



<p>Le général Briand reconnaît en 1960 que « l’action d’une seule compagnie en nomination paraissant insuffisante pour l’éliminer, de nouvelles opérations plus importantes s’avèrent nécessaires ». Cette reconnaissance illustre la crainte qu’inspirait Ndéléné au sein de l’appareil colonial.</p>



<p>Une organisation structurée</p>



<p>Ndéléné se distingue par sa capacité à organiser et structurer son mouvement. Ses troupes disposent d’une hiérarchie claire, d’un système de ravitaillement en armes et munitions, ainsi que d’un réseau de renseignement étroitement lié aux populations locales.</p>



<p>Un rapport de la Sûreté de juillet 1960 note que « [la population] de Bamendjo, aux ordres de Ndéléné Jérémie, parvient à subsister au Sud-Est de Mbouda », signe de la fidélité que lui accordaient les habitants malgré la répression.</p>



<p>Ses hommes, estimés entre 300 et 2 000 selon les périodes, mènent des opérations de harcèlement contre les postes militaires et incarnent la persistance d’une résistance armée dans la région.</p>



<p>La traque militaire</p>



<p>Face à cette menace, les autorités coloniales et, dès 1960, le nouvel État camerounais d’Ahmadou Ahidjo, font de Ndéléné une cible prioritaire.</p>



<p>Les opérations militaires de grande envergure se multiplient dans l’Ouest, combinant :</p>



<p>* des actions de quadrillage et de ratissage (« opérations Alpha », « ABC ») ;</p>



<p>* le recours à des informateurs et des trahisons internes ;</p>



<p>* une guerre psychologique visant à isoler les maquis des populations.</p>



<p>Les rapports militaires insistent sur l’importance d’« éliminer » Ndéléné pour affaiblir durablement la résistance. En octobre 1960, un document de l’armée française mentionne explicitement « le projet d’éliminer certains chefs », dont Ndéléné.</p>



<p>La mort de Ndéléné</p>



<p>Après l’assassinat de Félix Moumié à Genève en novembre 1960 et la mort de Paul Momo, Ndéléné devient l’une principale figure à abattre. On lui attribuait des pouvoirs mystiques.</p>



<p>La légende de son invincibilité s’était répandue dans la région ; criblé d’amulettes, il disait que les balles n’avaient aucun effet sur lui.</p>



<p>Le 24 novembre 1960, il est localisé près de Bakadjou, dans une zone marécageuse. Les archives rapportent qu’« à 12h00, il quitte sa cache pour se rapprocher des marécages et tombe dans l’embuscade » tendue par plusieurs sections.</p>



<p>Il est tué lors de cette opération dirigée par le capitaine Plissonneau et revendiquée comme une victoire majeure. Sa dépouille est dégradée pour désacraliser le mythe de son « invincibilité ».</p>



<p>Le rapport officiel souligne que « la compagnie qui a abattu le grand chef rebelle Ndéléné Jérémie à Bamendjo lors des dernières opérations de ratissage de l’armée française à Mbouda » mérite une décoration militaire.</p>



<p>Héritage et mémoire</p>



<p>La mort de Ndéléné s’inscrit dans la stratégie coloniale et néocoloniale de décapitation des maquis UPC. Comme Paul Momo ou Martin Singap, il est éliminé avec l’appui direct des services de renseignement français, qui fournissent les informations cruciales à leurs unités.</p>



<p>Pour l’armée, sa disparition constitue une victoire décisive dans la « pacification » de l’Ouest. Mais pour les populations locales et la mémoire militante, Jérémie Ndéléné demeure une figure de résistance, symbole de courage face à une répression impitoyable.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 10.09.2025</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/09/10/%f0%9d%90%89%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e/">𝐉𝐞́𝐫𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐍𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐧𝐞́ : 𝐔𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭-𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐄𝐫𝐧𝐞𝐬𝐭 𝐎𝐮𝐚𝐧𝐝𝐢𝐞́ 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐢 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐌𝐮𝐧𝐠𝐨</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 11:00:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Adolphe Makembe Tollo]]></category>
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		<category><![CDATA[Noé Ekwalla Koum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Armée de Libération Nationale du Kamerun (ALNK) voit le jour dans le Mungo en mai 1959 sous l’impulsion du président</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/03/02/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%9c/">𝐄𝐫𝐧𝐞𝐬𝐭 𝐎𝐮𝐚𝐧𝐝𝐢𝐞́ 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐢 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐌𝐮𝐧𝐠𝐨</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>L’Armée de Libération Nationale du Kamerun (ALNK) voit le jour dans le Mungo en mai 1959 sous l’impulsion du président Félix Moumié. Cette création fait suite au refus de l’ONU de prendre en compte les propositions de l’UPC lors de la session spéciale de février-mars 1959.</p>



<p>En adoptant pour devise « Vaincre ou mourir », l’ALNK se pose en fer de lance de la résistance indépendantiste.</p>



<p>La <a></a>répression s’intensifie après l’assassinat de plusieurs leaders du Comité National d’Organisation (CNO) et du SDNK, ainsi que celui d’Um Nyobè le 13 septembre 1958. Ce contexte pousse les militants indépendantistes à structurer une nouvelle force de résistance, et c’est ainsi que l’ALNK est officiellement fondée le 31 mai 1959.</p>



<p>À l’aube de l’indépendance, cette organisation paramilitaire prend en charge les actions de l’UPC avec un double objectif : obtenir une indépendance réelle, affranchie de l’influence française et de ses élites choisies, et réunifier les deux Cameroun. Bien qu’elle s’implante sur l’ensemble du Southern Cameroons, son assise est particulièrement forte dans la région Bamiléké et le Mungo.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="720" height="512" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/Ernest-Ouandie_ALNK-1.jpg" alt="" class="wp-image-3099" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/Ernest-Ouandie_ALNK-1.jpg 720w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/Ernest-Ouandie_ALNK-1-300x213.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>Le 8 septembre 1961, Martin Singap, chef d’état-major de l’ALNK, tombe au combat alors qu’il avait à peine trente ans.</p>



<p>Quelques semaines plus tôt, le 21 juillet 1961, Ernest Ouandié revient dans son refuge du Mungo avec la ferme intention de renforcer les effectifs et d’organiser la lutte. Son retour marque un tournant : il impose une discipline rigoureuse au sein de l’ALNK et interdit désormais toute forme d’exaction, sous peine de sanctions.</p>



<p>Il révise les textes fondateurs, remplaçant notamment les lois du 13 mai 1959 par un nouveau règlement intérieur, officialisé le 15 septembre 1961. Ce règlement stipule clairement que toute organisation militaire ou paramilitaire qui continuerait à se réclamer de l’UPC et de son armée pour commettre des actes répréhensibles serait considérée comme servant la contre-révolution.</p>



<p>Dans le maquis du Mont Koupé, un petit groupe accueille camarade Émile. Parmi eux, Adolphe Makembe Tollo, alias Free Boy, un Pongo de Dibombari, qui occupe la fonction de secrétaire administratif et commissaire politique de l’ALNK. On retrouve également David Mouague, alias Milton, un Akwa de Bonakouamouang, qui sera plus tard nommé chef d’état-major par Ernest Ouandié. Noé Ekwalla Koum, prince Deïdo, rejoindra quant à lui la Chine pour se perfectionner en formation militaire.</p>



<p>D’autres figures majeures du mouvement dans le Mungo et au sein de l’ALNK jouent un rôle central dans la lutte. Parmi elles, Sosso Ekongolo, originaire de Mbanya (Yabassi), deviendra commandant d’armes du Nkam, tandis que Ngomba Nsame, de Bwanjumba (Dibombari), sera nommé commandant d’armes à Dibombari.</p>



<p>Les proches collaborateurs d’Ernest Ouandié dans le Mungo viennent d’horizons divers et ne se limitent pas à son ethnie bamiléké. Leur engagement dépasse toute appartenance ethnique, preuve que la lutte menée par l’ALNK ne saurait être réduite à un prétendu complot bamiléké.</p>



<p>Leur engagement était dicté par une cause nationale, celle de l’indépendance véritable et de la réunification du Cameroun, et non par des intérêts communautaires.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol kETCH &#8211; 02.03.2025</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/03/02/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%9c/">𝐄𝐫𝐧𝐞𝐬𝐭 𝐎𝐮𝐚𝐧𝐝𝐢𝐞́ 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐢 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐌𝐮𝐧𝐠𝐨</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐄𝐫𝐧𝐞𝐬𝐭 𝐎𝐮𝐚𝐧𝐝𝐢𝐞́ 𝐫𝐞́𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐞 𝐥’𝐀𝐋𝐍𝐊 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐢𝐩𝐥𝐢𝐧𝐞</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 10:57:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
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		<category><![CDATA[Ndeh Ntumazah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 8 septembre 1961, Martin Singap, chef d&#8217;État major de l’ALNK ( Armée de Libération Nationale du Kamerun) meurt au</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/03/02/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e/">𝐄𝐫𝐧𝐞𝐬𝐭 𝐎𝐮𝐚𝐧𝐝𝐢𝐞́ 𝐫𝐞́𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐞 𝐥’𝐀𝐋𝐍𝐊 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐢𝐩𝐥𝐢𝐧𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 8 septembre 1961, Martin Singap, chef d&rsquo;État major de l’ALNK ( Armée de Libération Nationale du Kamerun) meurt au combat dans son refuge de Bapa alors qu’il revenait d’une rencontre, au sud-ouest de Bamenda avec Ndeh Ntumazah. Singap n’avait pas 30 ans et sa dernière parole fut : “ L’Afrique libre”.</p>



<p>Avant sa mort, il avait dépêché son adjoint David Kana ( Mallam Défense) pour aller rencontrer Ernest Ouandié dans son refuge du Mungo.</p>



<p>Le 15 septembre 1961, Ernest Ouandié convoque une réunion et réorganise l’ALNK. Il dissout les anciennes structures de l’ALNK et met en place une nouvelle hiérarchie dans la direction est confiée à David Kana alias Mallam Défense ancien adjoint de Martin Singap.<br>Ouandié reprend le titre de chef d’Etat-major de l’ANLK de Singap et David Kana devient son principal adjoint.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="720" height="512" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/Ernest-Ouandie_ALNK.jpg" alt="" class="wp-image-3096" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/Ernest-Ouandie_ALNK.jpg 720w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/03/Ernest-Ouandie_ALNK-300x213.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>Ernest Ouandié décide de discipliner l&rsquo;armée; toutes formes d&rsquo;exactions seront désormais sanctionnées. Il remplace les textes de l’ANLK notamment les lois du 13 mai 1959 et met en place un nouveau règlement intérieur (officialisé le 15 septembre 1961) qui stipule notamment que : “ Toute organisation militaire ou paramilitaire qui continuera à se couvrir du manteau de l’UPC et de son armée pour commettre des actes et exactions, sera considérée comme servant la contre-révolution”.</p>



<p>Ouandié fait distribuer des tracts à travers le maquis pour expliquer les objectifs de la lutte, la perversité du régime colonial et la nécessité de la discipline.<br>Déterminés à restructurer l’armée, Ouandié et ses hommes écartent les éléments les plus douteux et indisciplinés.</p>



<p>Ouandié décide de faire de la formation des troupes sa priorité absolue. Il met en place des “comités de front” chargés dans chaque maquis d’assurer la formation politique des combattants et de leur faire respecter les consignes.<br>Il met sur pied un centre national d&rsquo;entraînement et d’éducation (CNE), des stages de formation pour les hauts gradés. Il y dispense lui-même la formation politique.</p>



<p>Le Camarade Emile met en place un contrôle sévère de la collecte, de la gestion et de la répartition des ressources financières et du matériel militaire en la possession de l’ANLK.</p>



<p>Jusqu’en 1964, Ouandié enchaîne des règlements intérieurs avec la même volonté : ré-instaurer la discipline au sein de l’organisation et limiter les divisions. Dans un règlement de quatorze articles, du 24 avril 1963, est signé par Ernest Ouandié et Malam Defense, ils interdisent toute forme d’exaction; dans l’article 8, il est expliqué que le combattant de l’ALNK ne peut même pas « prendre un fil ou une aiguille à la population ». Déterminé à discipliner ses troupes, Ouandié met en place un tribunal sous maquis pour sanctionner les éléments déviants.</p>



<p>Plus le temps avance, plus le gouvernement Ahidjo soutenu par les forces franco-camerounaises est incpable de venir à bout de l’ALNK. En 1964, l’ALNK tient aussi grâce au charisme de son leader Ernest Ouandié selon l’ambassadeur Jean-Pierre Bénard qui le présente comme un « infatigable et peut-être irremplaçable animateur de la rébellion demeuré insaisissable».</p>



<p>Ainsi donc, c’est ce Ernest Ouandié qui a mis toute son énergie pour discipliner l’ALNK, sanctionner les auteurs d’exactions qui est aujourd&rsquo;hui présenté par des illuminés comme étant un “bandit”.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 27.02.2025<br>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/03/02/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e/">𝐄𝐫𝐧𝐞𝐬𝐭 𝐎𝐮𝐚𝐧𝐝𝐢𝐞́ 𝐫𝐞́𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐞 𝐥’𝐀𝐋𝐍𝐊 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐢𝐩𝐥𝐢𝐧𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>Martin Singap : vaincre ou mourir</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2024/07/10/martin-singap-vaincre-ou-mourir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jul 2024 11:33:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[ANLK]]></category>
		<category><![CDATA[Broubrou le brutal]]></category>
		<category><![CDATA[Kamerun]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Singap]]></category>
		<category><![CDATA[MEKETCHAP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Martin Singap est un nationaliste camerounais, c’était le chef d’état-major de l’Armée de libération nationale du Kamerun (ALNK) dont la</p>
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<p>Martin Singap est un nationaliste camerounais, c’était le chef d’état-major de l’Armée de libération nationale du Kamerun (ALNK) dont la devise était « Vaincre ou Mourir ». L’Algérie et le Cameroun ont obtenu leur indépendance dans le sang.<br>En 1957, à la suite du début des massacres de l’armée Française en pays bamiléké, Le jeune Martin Singap abandonne l&rsquo;école et met sur pieds la SNDK (sinistre de la défense nationale du Kamerun).<br>Il a moins de 25 ans. Radical et intransigeant, il est porté à la tête de L&rsquo;ALNK (armée de libération nationale du Kamerun) dont il deviendra chef d’Etat-major en 1960.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="484" height="590" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Martin-SINGAP.jpg" alt="" class="wp-image-2659" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Martin-SINGAP.jpg 484w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Martin-SINGAP-246x300.jpg 246w" sizes="auto, (max-width: 484px) 100vw, 484px" /></figure>



<p><br>Il se démarque par sa bravoure, sa valeur militaire et son impressionnant sens de la stratégie. Il est craint et à la fois respecté par ses ennemis ; le haut commandement militaire français comme on pourra le lire dans les archives.<br>Ce jeune garçon commande des milliers de troupes, coordonne des attaques et embuscades.<br>Singap est tué dans un refuge à Bapa dans la Région Ouest du Cameroun, le 8 septembre 1961. Son garde du corps qui a survécu à l’embuscade fatale a raconté ce qui s’était passé sur une feuille d’écolier qui a été retrouvé dans les archives de Jacques Foccart.<br>À cette étape du récit, le garde du corps tente de porter Singap, déjà blessé à trois reprises, au moment où les deux hommes subissent une nouvelle offensive : « La menace atrospective recommence : quelle est cette malchance ?<br>Quel est ce mauvais jour ? Je me trouvais déjà dans un cas de nécessiteux et en dépit de la menace j’essayais de répondre balles contre balles et nous voici dans la troisième embuscade où il n’y eut plus moyen de soulever pieds et son dernier soupir fut la gloire des ennemis.<br>Ces derniers ennemis réussirent à surprendre mon chef d’état-major sous perte de beaucoup des généreux Professeurs sans compter les néans d’allentour. Il me lança comme ses dernières paroles : “Aurevoir Mon Fils Confiance et courage” et sa dernière bénédiction dans l’armée fut sa main droite, qu’il souleva en l’air pour benir les quatre coins d’Afrique où il dit “L’Afrique libre”. »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="640" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/primes-sur-les-nationalistes-camerounais-1024x640.jpg" alt="" class="wp-image-2660" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/primes-sur-les-nationalistes-camerounais-1024x640.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/primes-sur-les-nationalistes-camerounais-300x187.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/primes-sur-les-nationalistes-camerounais-768x480.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/primes-sur-les-nationalistes-camerounais.jpg 1135w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><br>Ces dernières paroles furent donc : « L’Afrique Libre ! ». Il n’avait même pas 30 ans .<br>Le combattant MEKETCHAP alias Broubrou le brutal ici en image échappa de justesse à l’assaut lancé contre le QG de Martin Singap mais il fut capturer des années plus tard.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/MEKETCHAP-alias-Broubrou-le-brutal-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2661" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/MEKETCHAP-alias-Broubrou-le-brutal-1024x1024.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/MEKETCHAP-alias-Broubrou-le-brutal-300x300.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/MEKETCHAP-alias-Broubrou-le-brutal-150x150.jpg 150w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/MEKETCHAP-alias-Broubrou-le-brutal-768x768.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/MEKETCHAP-alias-Broubrou-le-brutal.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><br>L’oubli est la ruse du diable !<br>La terre est sale ! Si è ne Mvit ! Ngo Bagde !<br>Arol Ketch &#8211; 09.07.2024<br>Rat des archives</p>
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		<title>Les dernières paroles dans l’Histoire africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2022 10:02:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Diallo telli]]></category>
		<category><![CDATA[dit Ngarta Tombalbaye]]></category>
		<category><![CDATA[Ernest Ouandié]]></category>
		<category><![CDATA[Fodeba keita]]></category>
		<category><![CDATA[François Tombalbaye]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire africaine]]></category>
		<category><![CDATA[marien ngouabi]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Singap]]></category>
		<category><![CDATA[Martin-Paul Samba]]></category>
		<category><![CDATA[patrice lumumba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De nombreuses personnalités ayant marqué l’histoire africaine ont laissé des dernières paroles avant de mourir. Certains savaient leur mort proche</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><br>De nombreuses personnalités ayant marqué l’histoire africaine ont laissé des dernières paroles avant de mourir. Certains savaient leur mort proche ; d’autres ne savaient pas qu’ils allaient mourir mais ont déclamé des phrases qui vont s’avérer prémonitoires.<br><strong>✓ Ernest Ouandié</strong><br>Alors qu’il a été condamné à être fusillé sur la place publique, ce nationaliste camerounais va lancer « Dites à mon épouse et à mes enfants que je n’ai jamais trahi »</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t39.30808-6/271899314_492697798953337_7518149601625728691_n.jpg?_nc_cat=104&amp;ccb=1-5&amp;_nc_sid=8bfeb9&amp;_nc_ohc=nqW_8pFFhaEAX9QObZH&amp;_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&amp;oh=00_AT-apiCrO_wWpJMOHeOdPR9kbD2aO-JRODjAxHWJNV_Hig&amp;oe=61E6ABCD" alt="Peut être une image de 1 personne et texte qui dit ’Ernest OUANDIÉ DITES À MON ÉPOUSE ET A MES ENFANTS. QUE JE Ν'ΑΙ PAS TRAHI #RememberQuandié 1924-1971 Deuks’"/></figure>



<p><br><strong>✓ Patrice Lumumba</strong></p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t39.30808-6/272027953_492697788953338_1585560187730356992_n.jpg?_nc_cat=100&amp;ccb=1-5&amp;_nc_sid=8bfeb9&amp;_nc_ohc=gH6B-tOI9U0AX8XcY6F&amp;_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&amp;oh=00_AT8H1Qazlrt5FUAfLhP5cI51xG7gHuYllPxivtwlyTa_Xw&amp;oe=61E6E4F0" alt="Peut être une image de 4 personnes et personnes debout"/></figure>



<p><br>Patrice Emery Lumumba fut le premier Premier ministre du Congo (actuelle RDC) de juin à septembre 1960. Il est l’une des principales figures de l’indépendance de ce pays et est considéré comme le premier « héros national » de son pays.<br>Alors qu’il est arrêté pour être exécuté, il va laisser une lettre à son épouse dans laquelle il dit notamment ceci :<br>« Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. [….] Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches.<br>L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.<br>Vive le Congo ! Vive l’Afrique !<br>Patrice Lumumba »</p>



<p><br><strong>✓ Martin Singap</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t39.30808-6/271982490_492697748953342_1730800254505909067_n.jpg?_nc_cat=102&amp;ccb=1-5&amp;_nc_sid=8bfeb9&amp;_nc_ohc=UG4GvDriFb4AX8qBhT9&amp;_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&amp;oh=00_AT-XyUd3DmUhX2hi8sqghwgttEw9bUFLEBEH_adKqSZqMQ&amp;oe=61E6F6D2" alt="Peut être une image de 1 personne"/></figure></div>



<p><br>Martin Singap est un nationaliste camerounais, c’était le chef d’état-major de l’Armée de libération nationale du Kamerun (ALNK) dont la devise était « Vaincre ou Mourir ». L’Algérie et le Cameroun ont obtenu leur indépendance dans le sang.<br>En 1957, à la suite du début des massacres de l’armée Française en pays bamiléké, Le jeune Martin Singap abandonne l&rsquo;école et met sur pieds la SNDK (sinistre de la défense nationale du Kamerun). Il a moins de 25 ans. Radical et intransigeant, il est porté à la tête de L&rsquo;ALNK (armée de libération nationale du Kamerun) dont il deviendra chef d’Etat-major en 1960. Il se démarque par sa bravoure, sa valeur militaire et son impressionnant sens de la stratégie. Il est craint et à la fois respecté par ses ennemis ; le haut commandement militaire français comme on pourra le lire dans les archives.<br>Ce jeune garçon commande des milliers de troupes, coordonne des attaques et embuscades. Singap est tué dans un refuge à Bapa dans la Région Ouest du Cameroun, le 8 septembre 1961. Son garde du corps qui a survécu à l’embuscade fatale a raconté ce qui s’était passé sur une feuille d’écolier qui a été retrouvé dans les archives de Jacques Foccart.<br>À cette étape du récit, le garde du corps tente de porter Singap, déjà blessé à trois reprises, au moment où les deux hommes subissent une nouvelle offensive : « La menace atrospective recommence : quelle est cette malchance ? Quel est ce mauvais jour ? Je me trouvais déjà dans un cas de nécessiteux et en dépit de la menace j’essayais de répondre balles contre balles et nous voici dans la troisième embuscade où il n’y eut plus moyen de soulever pieds et son dernier soupir fut la gloire des ennemis. Ces derniers ennemis réussirent à surprendre mon chef d’état-major sous perte de beaucoup des généreux Professeurs sans compter les néans d’allentour. Il me lança comme ses dernières paroles : “Aurevoir Mon Fils Confiance et courage” et sa dernière bénédiction dans l’armée fut sa main droite, qu’il souleva en l’air pour benir les quatre coins d’Afrique où il dit “L’Afrique libre”. »<br>Ces dernières paroles furent donc : « L’Afrique Libre ! ». </p>



<p>✓<strong> Diallo Telli</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.18169-9/16997801_1800478493607475_314286022470047979_n.jpg?_nc_cat=111&amp;ccb=1-5&amp;_nc_sid=9267fe&amp;_nc_ohc=2TB9QUEnHHUAX-wSpnZ&amp;tn=amXBKt9BZ1Gs-oLD&amp;_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&amp;oh=00_AT-niimhfjbyNuZ1TAax4x3mBnfktpYKGIAvrHXptzPInQ&amp;oe=62071353" alt="Aucune description de photo disponible."/></figure></div>



<p><br>Premier Secrétaire de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1964, Diallo Telli a construit pendant une décennie l’administration du premier instrument d’intégration continentale, il s’est battu pour l’indépendance des peuples africains croupissant encore sous le joug colonial, il a combattu le régime raciste de l’apartheid en Afrique du Sud. Et pourtant Diallo Telli dont le destin a été aussi brillant que tragique a été oublié de son continent.<br>Atteint de paranoïa et soucieux de conserver son fauteuil présidentiel, Sékou Touré qui a osé dire non au Général de Gaulle, voit des complots un peu partout. Il voit en Diallo Telli un rival dangereux pour son pouvoir. Telli est désormais surveillé par la police secrète et n’a plus le droit de voyager. Le 18 Juillet 1976, Diallo Telli est arrêté et incarcéré au Camp Diallo où il va subir la torture et la fameuse diète noire.</p>



<p><br>Du fond de sa cellule, Diallo Telli reçoit des missives de Sékou Touré auxquelles il prend soin sans détour d’apporter à chaque fois des réponses. Dans sa dernière lettre du 13 janvier 1977, Diallo Telli termine en disant : « Je crois que pour des raisons qui te sont personnelles et que je ne veux pas évoquer ici, tu vas épargner à nos familles l’horreur de notre mort publique par pendaison ou fusillade. Mais je t’ai découvert à Boiro et tout laisse penser que mes jours sont désormais comptés. Depuis, je suis à cheval entre ce monde régi par ton humeur et celui où Allah notre créateur commun nous attend tous les deux. Etant musulman pratiquant, je ne me suiciderai pas. Je répondrai à l’appel d’Allah par mes sommaires prières. Le moment venu je te demande de faire vérifier si mon comportement a bien été celui que je dis. Vive la justice et la liberté ! ».<br>Un mois après cette dernière lettre, le 12 février 1977, Diallo Télli est placé à la « diète noire » qui consiste en une totale privation d’eau et de nourriture jusqu’à ce que mort s’en suive. Boubakar Diallo Telli décède au matin du 1er Mars 1977 dans la sinistre cellule 52 du Camp Boiro des suites de la « diète noire ».<br>Dans la nuit du 1er mars 1977, Sékou Touré viendra lui-même personnellement vérifier nuitamment que le corps qui est enterré est bien celui de Diallo Telli.</p>



<p><br>✓<strong> Marien Ngouabi</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://scontent-cdt1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.18169-9/15094244_1806125656295092_6453396353257512417_n.png?_nc_cat=101&amp;ccb=1-5&amp;_nc_sid=9267fe&amp;_nc_ohc=Szp1g46llwcAX8C9TKx&amp;tn=amXBKt9BZ1Gs-oLD&amp;_nc_ht=scontent-cdt1-1.xx&amp;oh=00_AT8qkkYiwiMTOCcQNpgk9XT3gomAlx6ZvTkL0yurRdq6dw&amp;oe=62082CDD" alt="Aucune description de photo disponible." width="163" height="228"/></figure></div>



<p><br>Marien Ngouabi est un officier et homme d&rsquo;État congolais. Il a été président de la République du Congo (puis de la République populaire du Congo) du 31 décembre 1968 à sa mort.<br>Celui qu’on croyait immortel et invincible est finalement assassiné le 18 mars 1977. Quelques jours avant son assassinat, il prononce à la place de l’hôtel de ville de Brazzaville un discours prémonitoire annonçant sa mort dans lequel il déclare : « Lorsque ton pays est sale et manque de paix durable, tu ne peux lui rendre sa propreté et son unité qu’en le lavant avec ton sang ».<br>Six jours après ce discours, L’immortel Marien Ngouabi est assassiné par un commando armé. Les circonstances exactes de son assassinat n’ont jamais été élucidées.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br>✓ <strong>N’garta Tombalbaye</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft is-resized"><img decoding="async" src="https://scontent-cdt1-1.xx.fbcdn.net/v/t39.30808-6/271888921_492697735620010_682527221035220046_n.jpg?_nc_cat=103&amp;ccb=1-5&amp;_nc_sid=8bfeb9&amp;_nc_ohc=UdtVWntBu2MAX8jDPOM&amp;_nc_ht=scontent-cdt1-1.xx&amp;oh=00_AT_vwvVTWrGIJVAy1AqKm7ZEyJlGCck4W8bbgcIiGnNJ2A&amp;oe=61E6B79C" alt="Peut être une image de 1 personne" width="-159" height="-221"/></figure></div>



<p><br>François Tombalbaye, dit Ngarta Tombalbaye est un homme d’Etat Tchadien.<br>En 1959, il est fait premier ministre. C’est à ce poste qu’il conduit le Tchad à l’indépendance le 11 août 1960. Élu président de la République en 1962, François Tombalbaye proclame le parti progressiste tchadien (PPT) parti unique et commence peu à peu à cumuler les fonctions de président de la République et celle de chef de gouvernement.<br>Tombalbaye est assassiné dans des circonstances obscures lors du coup d’Etat d’avril 1975 qui plaça Félix Malloum à la tête du Tchad. En réalité, « L’homme au visage balafré » avait senti sa fin approcher, il était au courant du complot qui se tramait contre lui. La nuit du putsch, il fit venir un griot à qui il demanda de déclamer son oraison funèbre. Après cela, il tint un conseil de sécurité au cours duquel il donna des instructions ferme sur sa protection et celle du palais. Un riche ami sénégalais très proche, voyant le danger arriver, lui suggéra d’aller se réfugier à l’hôtel la tchadienne. Mais Tombalbaye qui avait affirmé dans un discours quelques temps plus tôt qu’il « portera sa croix comme le Christ », déclina l’offre de son ami en lui affirmant être très confiant en ses pouvoirs mystiques et aux forces occultes. Il lui répondit : « J’attends les putschistes avec mon « N’gol » (arme initiatique et mystique) ». N’garta Tombalbaye sera froidement assassiné par les putschistes malgré la protection de son « N’gol ».</p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>✓ Fodeba Keita</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.6435-9/50556252_1268725143252748_6530003388472492032_n.jpg?_nc_cat=107&amp;ccb=1-5&amp;_nc_sid=730e14&amp;_nc_ohc=Yt7JC5o6lAwAX9gd_ke&amp;_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&amp;oh=00_AT9b9Az3G5dZKjJhBgZYZ3Xlnkj1tS_BeRzW10wREou2uQ&amp;oe=6209FED0" alt="Aucune description de photo disponible."/></figure></div>



<p><br>Fodéba Keïta (1921-1969) est un écrivain, danseur, dramaturge, compositeur et homme politique guinéen. Le Guinéen Keïta Fodéba fut un homme d’une grande créativité artistique, un homme au destin tragique, un homme très controversé et qui a marqué son temps.<br>Engagé politiquement, il rejoint Sékou Touré en 1956. En 1961, il est nommé ministre de la Défense nationale et de la Sécurité, chargé de découvrir et de réprimer les complots (véritables ou supposés) dont Sékou Touré pourrait être victime.<br>En 1969, accusé lui-même de complot, Keita Fodeba est arrêté et incarcéré au camp Boiro, qu&rsquo;il avait lui-même contribué à créer.<br>Soumis à la « diète noire » (privation d’eau et de nourriture), le co-auteur de l’hymne national de la Guinée, est fusillé le 27 mai 1969.<br>Sentant sa fin proche, il écrivit alors sur les murs de sa cellule du camp Boiro : « J’étais chargé d’arrêter tous ceux qui étaient susceptibles d’exprimer la volonté du peuple &#8230;.J&rsquo;ai toujours œuvré pour l&rsquo;injustice. J&rsquo;ai toujours servi cette cause injuste. Pour servir cette cause injuste, j&rsquo;avais inventé des complots afin de pouvoir faire liquider tous ceux qui étaient susceptibles d&rsquo;exprimer la volonté du peuple de la Guinée martyre. »</p>



<p><br>✓ <strong>Martin Paul Samba</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.6435-9/117288778_2631631033767276_201989331052559861_n.jpg?_nc_cat=100&amp;ccb=1-5&amp;_nc_sid=8bfeb9&amp;_nc_ohc=LRpJ27jdkEEAX_AmmRD&amp;tn=amXBKt9BZ1Gs-oLD&amp;_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&amp;oh=00_AT-wMPZy25hZDt0oatDQw938hNz7coIETtg5leZP9B9XiQ&amp;oe=62075761" alt="Aucune description de photo disponible." width="252" height="427"/></figure></div>



<p><br>Martin-Paul Samba est un officier militaire, qui formé par les colons allemands qui le considéraient comme l’un de leurs favoris, va finir par se retourner contre eux et organiser un soulèvement contre cette puissance colonisatrice. Il sera fusillé à la veille de l’éclatement de la première guerre mondiale le 08 août 1914.<br>Samba, condamné à mort, marcha au lieu de son exécution. On voulut lui bander les yeux : il refusa ; il n’avait pas peur de mourir. Debout, il attendit le signal. Le commandant cria : Feu ! A ce moment, Samba tira se sa poche un mouchoir qu’il portait toujours sur lui, c’était son porte-bonheur. Il agita, les fusils crépitèrent et les balles passèrent en sifflant autour de lui. Aucune n’osa le toucher. Le Blanc commanda au premier soldat de tirer. Le coup partit, le mouchoir s’agita, les balles s’envolèrent en sifflant. Le second soldat tira, les balles s’envolèrent en sifflant. Tous tirèrent, Samba était toujours debout et souriant.<br>Soudain, il plia le mouchoir et dit : « Je n’ai pas peur de la mort mais vous n’aurez jamais le Cameroun. Vous pouvez tirer maintenant. ». Les fusils crépitèrent et Samba s’écroula. Il était mort. »<br>Jusqu’à ce jour, on ne sait pas exactement où a été enterré Samba. Samba n’avait pas peur de la mort ; sa plus grande tristesse, sa douleur était qu’il fut trahi par ses frères.<br>La liste des dernières paroles dans l’Histoire africaine n’est pas exhaustive. Complétez-la !</p>



<p><br>Arol KETCH </p>



<p>Rat des archives</p>



<p> Fourmi Magnan égarée</p>
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		<title>Le redoutable chef « maquisard » surnommé « Château dynamique »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2020 13:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Château dynamique]]></category>
		<category><![CDATA[Général SEMENGUE]]></category>
		<category><![CDATA[maquisard]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Singap]]></category>
		<category><![CDATA[Napalm]]></category>
		<category><![CDATA[Ngandié Joseph alias Château dynamique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voici le chef Maquisard qui faisait peur au Général SEMENGUE.Ils ont été appelés « maquisards » ou « rebelles » ; Ils se battaient</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Voici le chef Maquisard qui faisait peur au Général SEMENGUE.<br>Ils ont été appelés « maquisards » ou « rebelles » ; Ils se battaient pour une indépendance réelle du Cameroun et pour un Cameroun uni. Ils sont morts pour la patrie : « vaincre ou mourir » ; telle était d’ailleurs la devise de l’ANLK (Armée Nationale de Libération du Kamerun).<br>Ils sont morts pour la résistance et ont été oubliés de l’Histoire.<br>Notons que ces combattants de l’ANLK étaient très jeunes. Martin SINGAP chef d’Etat major de l’armée de libération nationale du Kamerun a 23 ans en 1956 lorsqu’il est à la tête de la structure militaire de l’UPC intitulé Sinistre de la défense nationale (SDN).<br>Paul Momo était âgé de 23 ans. Il s’est rendu célèbre par son habitude d’abandonner sur les lieux de ses attaques nocturnes, des tracts signés « MP » ou « Momo Paul Génie sans peur et sans reproche ».<br>Face à la puissance de feu de l’armée de l’air française qui utilisait du NAPALM, l’ANLK abandonne les « zones libérées » et opère un repli stratégique de survie.<br>Toutefois, quelques maquis bien organisés subsistent encore dans la Région. C’est par exemple le cas du maquis de Bangangté (baptisé accra-ville en hommage à la capitale du Ghana de Nkrumah) qui est sous la direction du redoutable Ngandié Joseph alias Château dynamique ; l’homme est à peine âgé de 25 ans. Il est secondé par Kana David alias Mallam défense et par un certain Amadou alias sans pitié.<br>Le maquis est grossi par les nombreux combattants fuyant les attaques ciblées et bombardements de l’armée française. Le QG de ce maquis influant s’établit dans la mission protestante de Batcha.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="686" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Chateau-dynamique.png" alt="" class="wp-image-1109" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Chateau-dynamique.png 682w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Chateau-dynamique-298x300.png 298w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Chateau-dynamique-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>



<p><br>Depuis son QG, Château dynamique lance des attaques et des offensives victorieuses dans toute la région. Véritable chef de guerre stratégique, puissant et imprévisible, sa réputation s’en va grandissant. On lui attribue des pouvoirs mystiques.<br>L’homme est craint et redouté, rien que son nom fait trembler l’armée coloniale. Même les stratèges de l’armée coloniale sont en admiration devant de jeune chef de guerre qu’ils haïssent pourtant. La tête de Château dynamique est mise à prix ; il faut l’abattre à tout prix et détruire son maquis.<br>Château dynamique est surtout un bon stratège et un bon meneur d’hommes. Il sait comment utiliser efficacement ses hommes. Aidé par ses principaux subordonnés : « Pierre Loti », « Lame de rasoir », « Bon Blanc », Ngandjié multiplie des offensives coordonnées. A leurs faits d’armes entre autres : l’incendie de Bazou et du quartier Foréké à Dschang, attaques ciblées à Santchou, attaques d’une mission catholique de la Moumé à côté de Bafang etc.. C’est la guerre asymétrique. Ngandjié Joseph sait se fondre dans la nature et connaît survivre dans la brousse. A chaque fois que ses repaires sont détruits, il en crée des nouveaux.<br>Malheureusement, l’opération « BC/O » menée du 4 au 12 juin 1960 va détruire les repaires d’Acrra ville, Accra brousse, Accra centre et plus de deux cents combattants sont froidement exécutés. L’étau se resserre sur Château dynamique mais il n’est pas homme à se laisser influencer : « vaincre ou mourir », tel est son crédo.<br>A la suite de l’assassinat du député MOPEN Noé, les troupes de Semengué réussissent grâce à plusieurs indics à trouver le repaire de Château dynamique. Quoique surpris, ce dernier va se battre comme un beau diable, infligeant à lui tout seul de lourdes pertes du côté des troupes militaires ; Ngandié Joseph se sera finalement exécuté après avoir résisté farouchement.<br>Le Général Sémengué qui l’a combattu et orchestré son exécution parlera de lui des années plus tard comme étant « le meilleur chef de guerre des maquisards ». Il n’avait même pas 30 ans.<br>Ecrivons la vraie Histoire de notre pays. N’oublions pas ceux qui sont morts pour la patrie. L’oubli est la ruse du diable.<br>Arol KETCH, Accra-ville le 26.05.2020<br>Rat des archives</p>
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