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	<title>Archives des ngambè - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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		<title>𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐬𝐬𝐚𝐜𝐫𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐍𝐠𝐚𝐦𝐛𝐞̀ – 𝟓 𝐣𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝟏𝟗𝟔𝟏</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 12:04:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>65 ans déjà ! Le 5 janvier 1961, la localité de Ngambè est le théâtre d’un épisode particulièrement violent de</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/01/17/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e/">𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐬𝐬𝐚𝐜𝐫𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐍𝐠𝐚𝐦𝐛𝐞̀ – 𝟓 𝐣𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝟏𝟗𝟔𝟏</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>65 ans déjà !</p>



<p>Le 5 janvier 1961, la <a></a>localité de Ngambè est le théâtre d’un épisode particulièrement violent de la répression coloniale, longtemps passé sous silence.</p>



<p>À cette période, un groupe de personnes réfugiées dans le maquis met en place une opération visant deux objectifs principaux : l’attaque de la résidence de l’autorité administrative afin d’enlever son occupant, et l’assaut de la prison de Ngambè dans le but de libérer les détenus politiques.</p>



<p>Le plan, préparé avec soin, s’inscrit dans le contexte des luttes politiques de l’UPC en cours; bien que le Cameroun ait proclamé son indépendance un an plus tôt.</p>



<p>Cependant, les services de renseignement parviennent à découvrir la conspiration avant son exécution. Informées des itinéraires empruntés par les nationalistes alors appelés « maquisards », les autorités organisent une embuscade destinée à neutraliser les assaillants.</p>



<p>Le premier affrontement a lieu au niveau du village de Singang, où un « maquisard est abattu ». Il est considéré comme le premier martyr de cette opération. Sur lui, les soldats retrouvent une lettre adressée aux détenus politiques incarcérés à la prison de Ngambè, indiquant qu’il devait probablement donner le signal de l’attaque.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="480" height="405" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/massacre-de-Ngambe-au-Cameroun.jpg" alt="" class="wp-image-3378" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/massacre-de-Ngambe-au-Cameroun.jpg 480w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/massacre-de-Ngambe-au-Cameroun-300x253.jpg 300w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>



<p>Les forces armées procèdent ensuite à une répression systématique. Des centaines de nationalistes , faiblement armés essentiellement de machettes et portés par des croyances mystiques sont neutralisés par des soldats équipés de fusils.</p>



<p>Les affrontements provoquent de nombreuses pertes humaines et un important bain de sang dans la ville et ses environs. Les rues de Ngambè sont couvertes de sang, donnant naissance à l’expression locale « nlon u matjel ».</p>



<p>Les corps des victimes sont rassemblés près de la prison de Ngambè. Dans un climat de tension extrême, le commandant en charge des opérations ordonne au régisseur de faire sortir l’ensemble des détenus politiques.</p>



<p>Ces derniers sont exécutés successivement sur le talus adjacent à la prison, sous les yeux de la population, à qui toute manifestation de compassion est strictement interdite.</p>



<p>Au cours de ces exécutions, un jeune garçon présent dans la foule est remarqué alors qu’il pleure. Interrogé par le commandant, il explique que son frère aîné vient d’être exécuté. Le commandant abat alors l’enfant sur place, faisant de lui la dernière victime de cette série d’exécutions.</p>



<p>Les dépouilles sont ensuite transportées à environ trois cents mètres du lieu des fusillades et enterrées dans une fosse commune située derrière l’hôpital de Ngambè.</p>



<p>Le bilan humain est estimé à plus de trois cents morts.</p>



<p>Aujourd’hui encore, cet épisode demeure une blessure ouverte dans la mémoire collective. L’hôtel de ville de Ngambè est construit sur le site même où furent exécutés les prisonniers politiques, ce qui suscite l’indignation persistante des populations locales, qui appellent à la reconnaissance officielle de ce lieu comme espace de mémoire et de commémoration, notamment par son éventuel baptême en Hôtel des Martyrs.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>



<p>Arol Ketch &#8211; 07.01.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/01/17/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e/">𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐬𝐬𝐚𝐜𝐫𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐍𝐠𝐚𝐦𝐛𝐞̀ – 𝟓 𝐣𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝟏𝟗𝟔𝟏</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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