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	<title>Archives des Ni John Fru Ndi - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Archives des Ni John Fru Ndi - Arol Ketch Raconte</title>
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		<title>𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐃𝐣𝐞𝐮𝐤𝐚𝐦 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐦𝐞𝐧𝐢 𝐚 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐩𝐩𝐞́ 𝐚𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐅𝐨𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞́</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 09:40:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean Fochivé]]></category>
		<category><![CDATA[Ni John Fru Ndi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avril 1991. Le Cameroun gronde. De Douala à Bamenda, le pays s’embrase au rythme des villes mortes, ce vaste mouvement</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/12/12/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9c/">𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐃𝐣𝐞𝐮𝐤𝐚𝐦 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐦𝐞𝐧𝐢 𝐚 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐩𝐩𝐞́ 𝐚𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐅𝐨𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞́</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>Avril 1991. Le Cameroun gronde.</p>



<p>De Douala à Bamenda, <a></a>le pays s’embrase au rythme des villes mortes, ce vaste mouvement de désobéissance civile porté par l’opposition et la société civile. Parmi les acteurs de ce mouvement : Djeukam Tchameni et CAP Liberté. Entre avril et novembre 1991, la contestation laisse derrière elle un lourd bilan, près de 400 morts.</p>



<p>Le 27 juin 1991, Paul Biya tranche, froidement : « La Conférence nationale est sans objet pour le Cameroun. »</p>



<p>La rue explose. Les jeunes envahissent les artères des grandes villes. Pour le régime, un responsable est tout trouvé. Pour Jean Fochivé, tout-puissant patron de la police politique, l’ennemi public numéro un porte un nom : Djeukam Tchameni. Il faut le faire taire. Par tous les moyens.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="260" height="348" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Fochive_.jpg" alt="" class="wp-image-3333" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Fochive_.jpg 260w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Fochive_-224x300.jpg 224w" sizes="(max-width: 260px) 100vw, 260px" /></figure>



<p>Le 13 juillet 1991, CAP Liberté est dissous. Mais l’étau ne fait que se resserrer. Filatures, intimidations, menaces voilées… jusqu’à l’irréparable.</p>



<p>Le 4 août 1991 : la chasse s’ouvre. Ce jour-là, une manifestation est annoncée à Douala Bar, lieu de ralliement habituel des militants. Mais la ville est quadrillée. Policiers, gendarmes, militaires : le dispositif est massif. Toute tentative de négociation échoue.</p>



<p>Les manifestants décident alors de se replier vers un espace privé, pensant y être à l’abri.</p>



<p>La foule converge vers le siège de CAP Liberté, installé dans l’enceinte de l’entreprise Intelar, un vaste terrain de 6 000 m² sur le boulevard de la Liberté, à Akwa, à deux pas de l’hôtel Le Ndé. Des milliers de personnes s’y entassent, convaincues de ne violer aucune loi.</p>



<p>L’attaque est brutale. Sans sommation, une force mixte donne l’assaut. Balles réelles. Gaz lacrymogènes. Panique. Près de 700 personnes sont arrêtées et emmenées de force dans les locaux du génie militaire. Ce jour-là, le sang manque de couler à flots.</p>



<p>Djeukam Tchameni échappe de justesse à la mort.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="676" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Djeukam-Tchameni__-676x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3334" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Djeukam-Tchameni__-676x1024.jpg 676w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Djeukam-Tchameni__-198x300.jpg 198w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Djeukam-Tchameni__-768x1163.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Djeukam-Tchameni__.jpg 892w" sizes="(max-width: 676px) 100vw, 676px" /></figure>



<p>La survie de Djeukam tient à une poignée de complicités courageuses et insoupçonnables. Patrice, l’un des fils du magnat Kadji Defosso, organise son exfiltration. Djeukam Tchameni est discrètement conduit dans la concession de Kadji, où il restera en sécurité pendant deux semaines, traqué par toutes les forces de sécurité du pays.</p>



<p>Mais, ce répit est de courte durée. Le terrible Jean Fochivé, l’homme qui a les yeux et les oreilles partout est informé. Il sait désormais où se cache Djeukam. La nasse se referme.</p>



<p>Prévenu à temps par des sympathisants infiltrés dans l’appareil sécuritaire, Djeukam Tchameni s’éclipse une fois encore.</p>



<p>Depuis l’attaque du 4 août, Djeukam entre en clandestinité totale..Il brouille les pistes, multiplie les cachettes, change de quartier comme de chemise. Lorsqu’on le cherche au sud de Douala, il se terre au nord. Lorsqu’on fouille le nord, il a déjà disparu ailleurs.</p>



<p>Un jour, il décide de pousser la diversion à son paroxysme. Il fait louer, par son épouse, une chambre à l’hôtel Arcade, à Bonanjo.</p>



<p>Un simple sac y est déposé, avec quelques effets personnels. L’appât est en place.</p>



<p>La nuit tombe. Un incendie éclate dans les chambres voisines. Les agents de sécurité maîtrisent rapidement les suspects. L’affaire est sidérante : les pyromanes sont des gendarmes, chargés de le faire disparaître définitivement.Cette fois, il n’y a plus de doute possible ; Jean Fochivé veut sa tête.</p>



<p>Reste une question : comment quitter Douala, alors que la ville est cadenassée de barrages et de patrouilles mixtes ?</p>



<p>Les idées fusent : déguisement en femme, cache dans un tonneau d’huile de palme… Il refuse tout. Par dignité ; par défi. Il n’a rien à se reprocher et refuse de fuir comme un <a href="https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fvoleur.Il%2F%3Ffbclid%3DIwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBEwcVNROW5YUjVzdkJXMmVFVHNydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR5ApVhKRUszta5WJtLnS5w0esHon2JByCyZq7am3I19Lv-sHKVXamFN87mvUQ_aem_RMmUYGzivwBnqjUak971zg&amp;h=AT0-vD7MLY5PgaD15J4saCTVrfFd4gvco6x3J5hM_gpPC5GmgTxliT808eLfGAl7JtQMcBzgjQcBtb4r2cEWdxhUXzpeqAfE0mOrbVMybwnRhlcA39WxTeNFFRORUZVEAqKWo67jid0H1l3O&amp;__tn__=-UK-R&amp;c[0]=AT23Wvlz0ICv_Liz5TOcePtzxfJmrBnaPuuQ4yzmdRTv4526hi4uVHoml9L4AAUSyCiFAP49BjX2foqF7zmSCKWjseAh9bJjC4KkVaHVQrdS4TJvUq_aSuIfa0gMlrmOMqC9RdIti8WunhLhIQ7cnqIo654e5AxXNtMfjjkFD4uUN2bkxTR7GCKAST_kF8xYs0ooy8Vm0AH1mAHjBon6DMCYWw" rel="noreferrer noopener" target="_blank">voleur.Il</a> choisit la voie la plus risquée : partir à visage découvert.</p>



<p>Au volant d’une voiture ordinaire que lui remet la famille Kadji, il prend la route avec son épouse, sa fille de 4 ans et un neveu de 15 ans, chargé d’ouvrir le coffre au moindre contrôle. Ils roulent, calmes en apparence, le cœur battant.</p>



<p>Aux abords de la frontière de la province de l’Ouest, un agent s’approche. Le contrôle est imminent.</p>



<p>Le sort bascule sur un détail insignifiant : un car de voyageurs provoque un incident. L’agent se détourne. La voiture passe. La liberté, encore une fois, se joue à une seconde près.</p>



<p>Après un arrêt à Bamenda, Djeukam Tchameni rencontre Ni John Fru Ndi avec qui il passe trois jours. Puis le départ, définitif.</p>



<p>En septembre 1991, il quitte le Cameroun. Direction le Nigeria, puis le Burkina Faso, où sa femme et ses deux filles le rejoignent en octobre.</p>



<p>Cinq années d’exil commencent.</p>



<p>Cette fuite spectaculaire restera comme l’un des plus grands échecs de la carrière de Jean Fochivé, le policier le plus redouté de l’histoire du Cameroun. Malgré la traque, la violence et les complots, Djeukam Tchameni aura survécu.</p>



<p>Et avec lui, une page brûlante, trop longtemps occultée, de l’histoire camerounaise.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Nous exigeons la libération de Djeukam Tchameni et de tous les prisonniers politiques.</p>



<p>Pour aller plus loin :</p>



<p>* Les années Biya – Haman Mana</p>



<p>* Djeukam Tchameni – Enoh Meyomesse</p>



<p>* Les révélations de Jean Fochivé – Frédéric Fenkam</p>



<p>Arol KETCH – 09.12.2025</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/12/12/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9c/">𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐃𝐣𝐞𝐮𝐤𝐚𝐦 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐦𝐞𝐧𝐢 𝐚 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐩𝐩𝐞́ 𝐚𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐅𝐨𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞́</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>John Fru Ndi est mort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 08:03:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>John Fru Ndi qui a incarné pendant plusieurs années la figure du principal opposant à Paul Biya est décédé. C’est</p>
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<p>John Fru Ndi qui a incarné pendant plusieurs années la figure du principal opposant à Paul Biya est décédé. C’est une page de l’histoire politique du Cameroun qui se tourne avec lui.</p>



<p>Ni John Fru Ndi est un homme politique et homme d&rsquo;affaires camerounais né en 1941. Le titre « Ni », est un signe de respect qui lui a été donné à sa naissance. Il est le fondateur et dirigeant du parti camerounais d&rsquo;opposition Social Démocratique Front (SDF).</p>



<p>John Fru Ndi est surnommé « Chairman » par les Camerounais en référence au titre anglophone de président de son parti.<br>La presse locale l&rsquo;a surnommé, « le libraire de Ntarikon » en allusion au métier de libraire qu&rsquo;il a longtemps exercé dans son quartier Ntarikon.</p>



<p>Candidat régulier aux élections présidentielles de 1992, 2004 et 2011, il a fait rêver le peuple camerounais qui voyait en lui l&rsquo;espoir du changement en 1992.</p>



<p>Très populaire auprès du bas peuple, il enflammait les foules dans des meetings populaires en clamant, le poing levé, Power to the people ! (pouvoir au peuple !), Sofer Don finish (la souffrance est finie).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="744" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/06/John-Fru-Ndi-744x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1882" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/06/John-Fru-Ndi-744x1024.jpg 744w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/06/John-Fru-Ndi-218x300.jpg 218w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/06/John-Fru-Ndi-768x1057.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/06/John-Fru-Ndi.jpg 1080w" sizes="(max-width: 744px) 100vw, 744px" /></figure>



<p>On s&rsquo;accorde aujourd&rsquo;hui à reconnaître qu&rsquo;il avait remporté le scrutin présidentiel de 1992. Lors de la toute première élection présidentielle pluraliste du Cameroun organisée en 1992, il bat Paul Biya candidat sortant au pouvoir depuis 1982. Mais bénéficiant du soutien de la cour suprême et du soutien de quelques puissances étrangères, Paul Biya se déclare vainqueur et fait mettre « le libraire de Ntarikon » en résidence surveillée pendant plusieurs mois dans son quartier de Ntarikon.</p>



<p>A la tête de son parti depuis 1992, le « chairman » a été soupçonné des années plus tard de travailler en intelligence avec le parti au Pouvoir Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="474" height="711" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/06/John-Fru-ndi-et-Paul-Biya.jpg" alt="" class="wp-image-1883" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/06/John-Fru-ndi-et-Paul-Biya.jpg 474w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/06/John-Fru-ndi-et-Paul-Biya-200x300.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 474px) 100vw, 474px" /></figure>



<p>La presse camerounaise l’avait même soupçonnée d&rsquo;être l&rsquo;une des plus grosses fortunes de la région du Nord-Ouest, il aurait accumulé une immense fortune provenant de ses deals politiques avec le chef de l’État camerounais en fonction.</p>



<p>Le « chairman » a toujours nié ces accusations.<br>La crise anglophone qui frappe les régions du Nord-Ouest et du Sud -Ouest a largement contribué à fragiliser son parti SDF qui n’a plus d’assises.</p>



<p>Il a été enlevé par les séparatistes alors qu&rsquo;il se rendait à Kumbo, dans la région du Nord-Ouest, pour assister aux funérailles de Joseph Banadzem, chef du groupe parlementaire du SDF<br>Lors de l’élection présidentielle de 2018 le SDF a enregistré son pire score de l’histoire.</p>



<p>Les exclusions de plusieurs figures emblématiques du parti font du SDF, une coquille vide à tel point qu’on se demande si ce parti subsistera à la mort de John Fru Ndi.</p>



<p>Arol KETCH – 13.06.2023<br>Rat des archives</p>
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