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	<title>Archives des Pologne - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Archives des Pologne - Arol Ketch Raconte</title>
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		<title>L’histoire cachée des immigrés polonais en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 07:33:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[immigrés polonais en Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Jonathan Durand]]></category>
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		<category><![CDATA[opération Barbarossa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En fin mars 2022, des réfugiés originaires d’Afrique fuyant la guerre en Ukraine ont été refoulés aux frontières polonaises. Ces</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2022/09/12/lhistoire-cachee-des-immigres-polonais-en-afrique/">L’histoire cachée des immigrés polonais en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>En fin mars 2022, des réfugiés originaires d’Afrique fuyant la guerre en Ukraine ont été refoulés aux frontières polonaises. Ces polonais savent t-ils que leurs grands parents fuyant la deuxième guerre mondiale ont été réfugiés en Afrique?</p>



<p>L’actualité nous présente régulièrement des situations dans lesquelles on retrouve des africains prêts à tout pour rejoindre l’Eldorado européen. C’est ainsi que plusieurs parmi eux perdent leur vie dans la mer ou encore dans le désert en essayant de rejoindre l’Europe. Ces africains ne quittent pas leur pays toujours de gaieté de cœur. Ils sont poussés à partir par le chômage, les dictatures, les guerres, la famine etc. C’est en réalité un instinct de survie; même des européens dans les mêmes conditions auraient choisi le chemin de l’immigration comme ce fut le cas pendant la seconde guerre mondiale.</p>



<p>En effet, pendant la seconde guerre mondiale, des milliers de polonais ont quitté leur continent pour trouver refuge en Afrique. </p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Polonais-en-Afriques-apres-la-deuxieme-guerre-mondiale.jpg" alt="" class="wp-image-1459" width="491" height="276" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Polonais-en-Afriques-apres-la-deuxieme-guerre-mondiale.jpg 700w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Polonais-en-Afriques-apres-la-deuxieme-guerre-mondiale-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 491px) 100vw, 491px" /></figure>



<p>En août 1939, le pacte de non-agression germano-soviétique partage la Pologne entre l&rsquo;Allemagne nazie et l&rsquo;Union soviétique.&nbsp; Ces deux puissances envahissent la Pologne et y lancent de violentes purges notamment contre les juifs. Des centaines de milliers de Polonais sont déportés vers la Sibérie et le Kazakhstan où ils sont forcés de travailler dans des kolkhozes.&nbsp; Malgré le traité de non-agression et de partage de l&rsquo;Est de l&rsquo;Europe signé entre les deux pays, Hitler demande à son état-major de préparer un plan d’invasion de l’Union soviétique. C’est l’opération Barbarossa. Le 21 juin 1941, l’Allemagne attaque l&rsquo;Union soviétique. Près de quatre millions de soldats de l’Axe pénètrent en Union soviétique.</p>



<p>&nbsp;Les Russes décident alors de rejoindre les Alliés pour combattre l’Allemagne hitlérienne.</p>



<p>La Pologne renoue ses contacts diplomatiques avec l&rsquo;Union soviétique et obtient la libération des déportés polonais. De nombreux polonais militaires et civils décident de se rendre en Union soviétique pour combattre l’allemagne hitlérienne.&nbsp;</p>



<p>Face à la grande affluence, les alliés décident de déplacer les Polonais hors du territoire soviétique. Les militaires sont envoyés en Iran et en Italie pour se former. Confronté à la machine guerrière de l&rsquo;Allemagne Nazie, qui a mobilisé près quatre millions de soldats en Union soviétique prêts à réaliser un carnage sans précédent, les alliés décident d’envoyer des milliers de civils polonais dans leurs colonies africaines pour leur sauver la vie. Car même dans leur pays la Pologne, la guerre fait rage. La grande Bretagne met à disposition ses colonies pour cet exode.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full"><img decoding="async" width="320" height="228" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Immigres-europeens-en-afrique-velo.jpg" alt="" class="wp-image-1460" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Immigres-europeens-en-afrique-velo.jpg 320w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Immigres-europeens-en-afrique-velo-300x214.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p>C’est ainsi que près de 20 mille polonais seront déportés en Tanzanie, au Kenya, en Ouganda, au Zimbabwé et en Afrique du sud pour fuir la guerre. Ils y resteront jusqu’à la fin de la guerre. Ils vivent essentiellement de l’agriculture et de l’artisanat.</p>



<p>Une fois la guerre terminée, ces refugiés polonais ne souhaitent plus retourner en Pologne repassée dans le précarré soviétique. Ils souhaitent à présent s’installer définitivement en Afrique. Toutefois de nombreux pays occidentaux vont se proposer de les accueillir; c’est ainsi que peu à peu ils vont quitter leur terre d’accueil pour l’Australie, les Etats-Unis, l’Argentine, le Canada et la Grande Bretagne. Cependant, tous les réfugiés n’ont pas quitté leur terre d’accueil. Certains y ont fait leur vie et y ont été enterrés. Il existe par exemple un cimetière polonais en Tanzanie.&nbsp; Le dernier Polonais y vivant,&nbsp; Edward Wójtowicz, a été enterré à Tengeru (Tanzanie) en 2015.</p>



<p>Ce pan de l’histoire a longtemps été caché. Cette histoire n’est pas évoquée dans les livres.&nbsp; Il n’était pas question de révéler au monde que l’Afrique a accueilli et protégé des réfugiés polonais. Un histoire méconnue, victime de plusieurs décennies de dissimulations diplomatiques.</p>



<p>Le documentaire « Memory is our homeland » de Jonathan Durand retrace cette Odyssée peu connue. Je vous le recommande vivement. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Archival_Tanzania-refugee-hut-1947-2-1.jpg" alt="" class="wp-image-1462" width="447" height="596" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Archival_Tanzania-refugee-hut-1947-2-1.jpg 445w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Archival_Tanzania-refugee-hut-1947-2-1-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 447px) 100vw, 447px" /></figure>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Camp-refugies-de-polonais-en-Tanzanie.jpg" alt="" class="wp-image-1464" width="852" height="480" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Camp-refugies-de-polonais-en-Tanzanie.jpg 852w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Camp-refugies-de-polonais-en-Tanzanie-300x169.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Camp-refugies-de-polonais-en-Tanzanie-768x433.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 852px) 100vw, 852px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="839" height="458" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/image.png" alt="" class="wp-image-1467" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/image.png 839w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/image-300x164.png 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/image-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 839px) 100vw, 839px" /></figure>



<p>Arol KETCH &#8211; 12.09.2022</p>



<p>Rat des archives</p>
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		<title>Natascha Kampusch : Séquestrée pendant 8 ans</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2022/03/28/natascha-kampusch-sequestree-pendant-8-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 08:44:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
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		<category><![CDATA[Natascha Kampusch]]></category>
		<category><![CDATA[Pologne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Son histoire a ému le monde entier. C’est l’histoire d’une petite fille de 10 ans qui a été kidnappée et</p>
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<p>Son histoire a ému le monde entier. C’est l’histoire d’une petite fille de 10 ans qui a été kidnappée et maintenue en captivité pendant 8 ans. Exactement 3096 jours.<br>Nous sommes le 02 mars 1998 dans le quartier de Donaustadt à Vienne en Pologne, la petite Natascha se rend à l’école à pied. Elle connaît par cœur le trajet. Elle n’y arrivera jamais. En effet, sur le chemin de l’école, elle va croiser l’horreur. Elle est kidnappée par Wolfgand Priklopil, un technicien électricien d&rsquo;une trentaine d&rsquo;années. Celui-ci l’embarque de force dans une fourgonnette blanche. A l’école, on s’inquiète; la petite Natasha n’est pas arrivée. Sa mère est prévenue. Des témoins affirment alors avoir vu la petite fille être embarquée de force dans une camionnette blanche. L’alerte est lancée. La police se lance à la recherche de la fillette.<br>Son ravisseur va l&rsquo;enfermer dans un réduit souterrain de cinq mètres carrés plongé la plupart du temps dans l&rsquo;obscurité. Une pièce complètement fermée, avec deux portes mais sans fenêtre. Elle y passera deux années enfermée. Ce n’est qu’à partir de la deuxième année que son ravisseur lui autorise à se déplacer dans le reste de la maison.<br>Son ravisseur lui rappelait à chaque fois qu’il n’hésitera pas à la tuer à la moindre tentative d’évasion. Natasha avait peur; elle était sous son emprise. Wolfgand Priklopil lui offre néanmoins des livres, des journaux pour son éducation. Il lui offre une radio afin qu’elle puisse s’instruire en écoutant des émissions culturelles. Priklopil l&rsquo;amènera même faire du ski ou les boutiques avec lui. Mais Natasha ne profitera pas de ces sorties pour s’échapper.<br>Elle subit des violences physiques de la part de son ravisseur. Il la bat sévèrement et la prive de nourriture. Elle s’occupe de tous les travaux domestiques. Lasse de souffrir, elle va faire plusieurs tentatives de suicide.. Elle sera l’esclave domestique et sexuelle de son bourreau. En effet, même si Natasha a toujours refusé de répondre clairement à la question sur d’éventuels rapports intimes avec son ravisseur; il est désormais établi aujourd&rsquo;hui que ce dernier a abusé d’elle à plusieurs reprises durant sa captivité.<br>Pendant ces 8 années de captivité, la maman de Natasha Kampusch a beaucoup souffert et s’en est beaucoup voulu car le matin du rapt, elle avait giflé sa fille avant que celle-ci n’aille à l’école. La dernière image qu’elle avait gardée de sa fille était cette gifle qu’elle lui avait assénée. Les policiers quant à eux avaient fait une croix sur l’affaire Natascha Kampusch; ils n’avaient plus d&rsquo;espoir de la retrouver en vie. Les proches et la famille quant à eux étaient désespérés.<br>Le 23 août 2006 alors qu&rsquo;elle nettoie la voiture de son ravisseur, celui-ci s&rsquo;absente quelques minutes pour répondre à un coup de fil. Il s&rsquo;éloigne du véhicule quelques instants à cause du bruit de l’aspirateur que Natasha était en train de passer. Profitant d’un moment d’inattention, Natasha prend ses jambes à son cou et se sauve. Dans sa fuite, elle frappe à la fenêtre d’une dame âgée en lui disant « je suis Natascha Kampusch ». La vieille dame prend peur et appelle la police. La police arrive sur les lieux et identifie formellement Natascha Kampusch qui apparaît maigre et pâle : 1m 60 pour 40 kg.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/03/Natasha-Kampush.png" alt="" class="wp-image-676" width="438" height="438" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/03/Natasha-Kampush.png 687w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/03/Natasha-Kampush-300x300.png 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/03/Natasha-Kampush-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 438px) 100vw, 438px" /><figcaption>Natascha Kampusch : Séquestrée pendant 8 ans</figcaption></figure></div>



<p><br>Lorsqu’il constate que Natascha s’est évadée, Wolfgang Priklopil est pris de panique. Se sachant recherché par la police, il se suicide le soir même en se jetant sous un train. Il avait prévenu Natasha: “Si par miracle, tu réussis à t’évader un jour, on ne m&rsquo;attrapera jamais vivant”.<br>La presse va émettre l’hypothèse de l&rsquo;existence d&rsquo;un syndrome de Stockholm chez Natasha car elle va affirmer qu’en dépit du fait que son ravisseur l’avait retenue prisonnière pendant huit ans; elle était attristée par la mort de ce dernier.<br>Selon elle Priklopil avait deux visages : celui du monstre et celui d&rsquo;un homme doux et serviable. Elle va jusqu&rsquo;à affirmer que, d&rsquo;une certaine façon, elle porte le deuil de Priklopil. Elle lui avait pardonné. Elle avait aussi exigé d’aller voir le corps de son ravisseur à la morgue de Viennes et avait éclaté en sanglots face à la dépouille de celui-ci qu’elle avait enlacée. On se demande même si Natascha Kampusch n’a pas éviter de dénoncer les complices de son ravisseur. La presse parle même d’un immense réseau de pédophilie.<br>En réalité, on ne peut pas parler de “Syndrome de Stockholm” car dans son autobiographie Natasha explique clairement ce qui s’est passé : “ Le rapprochement avec le ravisseur n&rsquo;est pas une maladie. Se créer un cocon de normalité dans le cadre d&rsquo;un crime n&rsquo;est pas un syndrome. Au contraire. C&rsquo;est une stratégie de survie dans une situation sans issue, et qui est plus fidèle à la réalité que cette plate catégorisation selon laquelle les criminels sont des bêtes sanguinaires et les victimes des moutons sans défenses, et dans laquelle la société se complaît”. Pour elle, tout n’est pas noir ou blanc dans la vie.<br>En mai 2008, Natascha Kampusch est devenue propriétaire de la maison dans laquelle elle a été séquestrée pendant 8 ans. Elle deviendra aussi propriétaire de la voiture de son ravisseur. Après son évasion, elle a repris des études, a passé son BAC . Elle a créé un site internet et animé une émission de télévision. Le 7 septembre 2010 sort son autobiographie, intitulée 3 096 jours ( nombre de jours passés en prison).<br>La terre est sale ! Si è ne mvit !<br>Arol KETCH &#8211; 28.03.2022</p>



<p>Rat des archives</p>
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		<title>Simon MOL, le camerounais qui a transmis le SIDA à des dizaines de polonaises.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 13:33:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire d’un drame social. C’est l’histoire d’un jeune Camerounais qui avait pour ambition de réussir pour pouvoir avoir une</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2021/06/28/simon-mol-le-camerounais-qui-a-transmis-le-sida-a-des-dizaines-de-polonaises/">Simon MOL, le camerounais qui a transmis le SIDA à des dizaines de polonaises.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><br>C’est l’histoire d’un drame social. C’est l’histoire d’un jeune Camerounais qui avait pour ambition de réussir pour pouvoir avoir une vie meilleure et subvenir aux besoins des siens. Mais la dureté de la vie, les embûches rencontrées sur son chemin vont changer l’homme.<br>Simon Moleke Njie est né le 6 novembre 1973 à Buea dans le Sud-Ouest du Cameroun. C&rsquo; est un élève brillant et charmeur. Il adore les lettres et le maniement des mots. Il est aussi un excellent footballeur. Il adore le football et rêve même de faire carrière<br>Au terme de ses études, n’ayant pas trouvé de boulot, il travaille dans une raffinerie pour pouvoir joindre les deux bouts. Sentant ses rêves et son avenir hypothéqués s’il restait au Cameroun, il décide de faire l’aventure.<br>Il entame un long périple qui le conduira au Gabon, en Guinée équatoriale, au Nigeria, puis au Ghana. En 1997, il décide de se poser au Ghana où de nombreuses opportunités s’offrent à lui. Amoureux des mots, il a toujours rêvé travailler dans un grand média de presse. Confortablement installé dans la capitale Ghanéenne, il prend vite ses marques et intègre la presse locale. Sa plume séduit. Peu à peu, certainement intéressé par l’appât du gain, il commence à se comporter comme un mercenaire ; il écrit à la fois pour la presse proche du pouvoir et celle proche de l’opposition radicale. Ce qui va lui attirer des ennuis.<br>En 1999, il décide de quitter le Ghana munit d’un faux passeport. Il sera arrêté et conduit dans un centre de détention. Une nuit, alors qu’il était détenu en prison et emporté par la mélancolie, l’inspiration va jaillir comme une source flamboyante et il va se découvrir des talents de poètes. Il va passer les six semaines de sa détention à écrire des poèmes lyriques et mélancoliques.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="399" height="386" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Simon-MOL.jpg" alt="" class="wp-image-740" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Simon-MOL.jpg 399w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Simon-MOL-300x290.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 399px) 100vw, 399px" /><figcaption>Simon MOL</figcaption></figure></div>



<p><br>A sa libération, il va bénéficier de l’aide d’une association de défense des droits des journalistes. C’est cette association qui va lui permettre de se rendre en Pologne pour un congrès. Il va en profiter pour demander l’asile politique et l’obtient en 2000.<br>A peine arrivé en Pologne, il déchante. Il est confronté au racisme. Il subit régulièrement des actes de racisme très violents. En 2001, il est violemment tabassé par un groupe de skinheads néofascistes et xénophobes. Il décide après cette mésaventure de faire de la lutte contre le racisme son cheval de bataille.<br>Celui qui se fait désormais appeler Simon Mol voit le racisme à tous les niveaux dans la société polonaise.<br>Passionné de football, il a à cœur de lutter contre le racisme dans les stades de football. En effet, les tribunes des stades de football sont remplies de groupes d’hooligans racistes et très violents. Ceux-ci sont même affiliés au parti fasciste National Revival of Poland (NOP).<br>En tant que représentant culturel des campagnes sportives internationales antiracistes organisées par l&rsquo;UEFA, Simon Mol assiste à des conférences un peu partout en Europe.<br>Simon Mol est sur tous les fronts contre le racisme. Son engagement lui vaudra de recevoir en 2003 le prix  » antifasciste de l&rsquo;année « . Un prix décerné par le Nigdy Więcej (« plus jamais ça ») association anti-raciste. Il est très investi au sein de la société polonaise et gagne de plus en plus en notoriété. Il mène des activités florissantes. Il publie plusieurs recueils de poèmes parmi lesquels on peut citer entre autres « Africa my Africa » et « The Goddess from Mount Africa ». Il magnifie dans ses poèmes la beauté du continent africain et réitère sa fierté d’être noir.<br>Très attaché à sa culture, il apporte une dose d’originalité dans sa manière déclamer ses poèmes. Il les déclame en jouant du tambour et très souvent pour couronner tout, il entonne des chants traditionnels Bakweri. Ce côté exotique séduit. Les jeunes filles polonaises sont sous le charme de ce beau garçon avenant, charmeur, intelligent et très engagé. En avril 2003, il est désigné « Homme du mois » par la fondation Polonia Global Fund.<br>Ses succès littéraires lui ouvrent même la porte de la communauté universitaire où ses écrits sont proposés aux étudiants. Il commence peu à peu à devenir une vedette nationale. Il est sollicité de partout. Mol est sur tous les fronts. Il est aussi très engagé dans la défense des réfugiés politiques. Il est d’ailleurs membre fondateur de l’association qui s’en occupe. Il fonde et dirige une troupe de théâtre composée de réfugiés. Avec cette troupe, ils vont se produire un peu partout en Pologne. A chaque représentation, ils font face au racisme. Les comédiens de la troupe sont généralement agressés. Tout ceci révolte Mol.<br>En 2004, il est nominé au nom du Président Polonais pour le Prix Sergio Vieira de Mello, aux côtés de l&rsquo;ex-premier ministre Tadeusz Mazowiecki et d&rsquo;autres personnalités polonaises, pour « la reconstruction de la paix dans les communautés post-conflit », sous le patronage de la Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.</p>



<p><br>Parallèlement à tout ça, il mène une carrière de journaliste au sein « The Warsaw Voice », il est rédacteur en chef de « La voix des réfugiés » (« Głos Uchodźców »). En 2006, Mol reçoit le prestigieux prix de la « liberté d&rsquo;expression » attribué par Oxfam Novib et International PEN. Il est le chouchou de la presse libérale polonaise.<br>Mol n’est pas un saint, loin de là. Il a un sérieux problème. Probablement un complexe lié à une maladie qu’il a contractée et qu’il cache. Il ne l’assume pas. Il est dans le déni mais il est porteur du VIH, maladie probablement contractée avant son arrivée en Pologne. Habité par cette plaie intime, il prend très mal tous les sujets qui évoque à la fois le SIDA et l’Afrique. Pour lui, les racistes adorent associer le SIDA aux noirs et à l’Afrique.<br>En 2005, Mol organise une conférence avec des personnalités noires en Pologne pour protester contre des affirmations dans un article dans la presse sur les problèmes de SIDA en Afrique. Lorsqu’il veut faire l’amour avec une conquête et que celle-ci lui demande d’enfiler le préservatif, il entre dans une fureur noire, prétextant que c’est par racisme qu’on lui fait cette demande car pour les racistes tous les noirs qui viennent d’Afrique sont séropositifs.<br>En février 2006, l&rsquo;une de ses partenaires lui demande de faire le test de dépistage au VIH. Mol refuse, blessé dans son amour propre, il publie un long article sur son blog dans lequel il charge violemment les « ennemis des africains ».<br>Perturbé par tout ceci, Mol prend la décision de distribuer le VIH SIDA au maximum de femmes blanches. Il est persuadé que la société occidentale est essentiellement raciste et qu’elle déteste les noirs. Il croit que les femmes blanches le perçoivent juste comme un objet sexuel pour assouvir leurs fantasmes et leurs désirs d’exotisme.<br>Sans vouloir justifier ses actes injustifiables et intolérables, il faut noter que Mol débarque en Pologne à une période où le racisme est à son apogée. Les actes de racisme sont légions. Il ne se passe pas un jour sans que le presse ne fasse écho d’actes de racismes violents. Mol est décidé à venger les siens. Bel homme, fin séducteur et surtout garçon intelligent, il a du succès auprès de la gent féminine. Même les femmes mariées craquent pour lui.<br>Ses cibles sont exclusivement les femmes blanches. Il multiplie les conquêtes et à chaque fois, il refuse de se protéger lors des rapports sexuels, allant jusqu’à alléguer que son sperme est sacré. Très vite, il est accusé par quatre polonaises de leur avoir sciemment transmis le VIH. Très vite, le nombre de victimes va passer à 12.<br>Le 3 janvier 2007, Mol est placé en garde à vue par la police polonaise et accusé d&rsquo;avoir transmis le VIH à ses partenaires sexuels. Sa photo est largement diffusée avec un avertissement épidémiologique. Un appel est lancé dans tout le pays pour demander à toutes les femmes qui auraient couché avec lui d’aller se faire dépister. Les centres de dépistage du VIH sont littéralement envahis par des jeunes femmes. Du jamais vu en Pologne. Plusieurs hommes inquiets qui ont appris que leurs partenaires avaient couché avec Mol viendront aussi se faire tester. La presse ne parle plus que de cette affaire.<br>Plusieurs femmes qui avaient couché avec des hommes noirs qui n’étaient pourtant pas Mol vont même faire la maladie à cause de la peur. Certaines vont perdre jusqu’à 20 kg.<br>Un nombre record de cas de virus VIH ont été détectés en Pologne dans son ensemble en janvier 2007.<br>Mol est placé en détention. Son procès s’annonce comme le procès du siècle. Les médias polonais ne parlent que de cette affaire. Cependant, le procès de Mol sera suspendu en raison de sa grave maladie. Mol décède le 10 octobre 2008 des suites de complications liées au VIH. Jusqu&rsquo;à sa mort, il affirmait qu&rsquo;il ne savait pas qu&rsquo;il était infecté par le VIH, affirmant être victime d’une machination politique et raciste. On va découvrir plus tard qu’il avait menti sur une bonne partie de son parcours. Par exemple, il n’a jamais travaillé comme journaliste au Cameroun et n’y a jamais été persécuté et emprisonné pour ses écrits comme il l’avait affirmé au moment de sa demande d’asile.<br>A cause de cette affaire, la Pologne a décidé de proposer le dépistage du VIH avant l’entrée de migrants sur son territoire, ciblant principalement les populations d’Afrique subsaharienne.<br>Il est difficile de dire exactement le nombre de victimes de Mol mais selon des chiffres récents, il aurait fait près d’une centaine de victimes directes et indirectes.<br>Sa famille n&rsquo;a jamais cru aux accusations portées contre lui. Pour eux, Mol a été tout simplement tué. Sa mère a même affirmé dans la presse locale que « les blancs ont tué son fils ». Pour elle, à part un assassinat, rien n&rsquo;explique la sa mort rapide quelque temps après son arrestation.<br>Arol KETCH – 28.06.2021<br>Rat des archives<br>Fourmi Magnan égarée</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2021/06/28/simon-mol-le-camerounais-qui-a-transmis-le-sida-a-des-dizaines-de-polonaises/">Simon MOL, le camerounais qui a transmis le SIDA à des dizaines de polonaises.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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