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	<title>Archives des Sam Mangwana - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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		<title>𝐄𝐮𝐠𝐞̀𝐧𝐞 𝐄𝐊𝐎𝐔𝐋𝐄́, 𝐚𝐥𝐢𝐚𝐬 « 𝐒𝐚𝐦 𝐌𝐚𝐧𝐠𝐰𝐚𝐧𝐚 » : 𝐥𝐞 𝐛𝐨𝐦𝐛𝐚𝐫𝐝𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐨𝐧</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 19:19:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand on évoque les grands buteurs qui ont marqué le football camerounais, certains noms reviennent naturellement. Mais il en est</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/08/17/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%84%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%94%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%84-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a2/">𝐄𝐮𝐠𝐞̀𝐧𝐞 𝐄𝐊𝐎𝐔𝐋𝐄́, 𝐚𝐥𝐢𝐚𝐬 « 𝐒𝐚𝐦 𝐌𝐚𝐧𝐠𝐰𝐚𝐧𝐚 » : 𝐥𝐞 𝐛𝐨𝐦𝐛𝐚𝐫𝐝𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐨𝐧</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p></p>



<p>Quand on évoque les grands buteurs qui ont marqué le football camerounais, certains noms reviennent naturellement.</p>



<p>Mais il en est un qui mérite beaucoup plus de lumière.</p>



<p>Eugène Ekoulé, alias « Sam Mangwana », « Autorail », « Bombardier »… Un avant-centre comme on en voyait peu.</p>



<p>Un homme puissant, rapide, doté d’un remarquable jeu de tête et surtout d’un sens du but extraordinaire.</p>



<p>À l’époque, on disait de lui qu’il était une véritable force de la nature. Sa masse impressionnante aurait pu laisser penser qu’il était lourd et lent. C’était tout le contraire.</p>



<p>Ekoulé était capable de courses folles.Une fois lancé, il fallait s’accrocher.</p>



<p>Ses frappes étaient d’une telle puissance qu’elles faisaient penser à des boulets de canon. Et devant le but, son opportunisme faisait le reste.</p>



<p>Un ancien article que je retrouve dans mes archives le décrit comme un « mariage heureux entre la force et la vitesse ». Une formule qui résume parfaitement le personnage.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="980" height="977" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule-buts.jpg" alt="" class="wp-image-3642" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule-buts.jpg 980w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule-buts-300x300.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule-buts-150x150.jpg 150w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule-buts-768x766.jpg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /></figure>



<p>𝐋𝐞 « 𝐛𝐮𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 »</p>



<p>Eugène Ekoulé commence véritablement sa carrière à L’Éclair de Douala, en deuxième division, avant de rejoindre le Caïman de Douala. Chez les Akwa Boys, il va rapidement faire parler la poudre.</p>



<p>Avec Mangamba et Ayissi, il forme un trio offensif redoutable.</p>



<p>En 1975, Ekoulé réalise l’une des performances les plus impressionnantes de l’histoire du championnat camerounais : 27 buts en une saison, avec le Caïman.</p>



<p>Il termine meilleur buteur et établit un record qui restera longtemps une référence.</p>



<p>En 1978, il récidive sous les couleurs de l’Union de Douala, avec 24 buts, terminant une nouvelle fois meilleur buteur du championnat.</p>



<p>C’est à l’Union que sa légende va véritablement prendre une dimension continentale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="658" height="883" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule_football_.jpg" alt="" class="wp-image-3643" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule_football_.jpg 658w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule_football_-224x300.jpg 224w" sizes="(max-width: 658px) 100vw, 658px" /></figure>



<p>𝐋𝐞 𝐫𝐞̀𝐠𝐧𝐞 𝐝𝐞𝐬 « 𝐍𝐚𝐬𝐬𝐚𝐫𝐚𝐬 𝐊𝐚𝐦𝐚𝐤𝐚𝐢̈ »</p>



<p>Ekoulé rejoint l’Union de Douala au milieu des années 1970 et devient rapidement l’un des visages de cette formidable génération des Nassaras Kamakaï.</p>



<p>Avec l’Union, il va conquérir l’Afrique.</p>



<p>En 1979, il participe au sacre de l’Union en Coupe d’Afrique des clubs champions, remportée face au Hearts of Oak du Ghana.</p>



<p>Puis arrive 1981. Et là, Eugène Ekoulé entre définitivement dans la légende.</p>



<p>Lors de la Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe, le bombardier de l’Union réalise une campagne absolument exceptionnelle. 19 buts dans la compétition.</p>



<p>Un record individuel sur une édition qui reste associé à son nom.</p>



<p>En finale, face aux Nigérians de Stationery Stores de Lagos, Ekoulé frappe encore.Deux buts.</p>



<p>Et l’un de ses coups de tête restera particulièrement célèbre : dans sa tentative d&#8217;empêcher le ballon d&rsquo;entrer, le gardien nigérian Peter Rufai se blesse grièvement.</p>



<p>L’Union de Douala est championne d’Afrique.</p>



<p>Et Eugène Ekoulé, meilleur buteur de la compétition, devient l&rsquo;un des grands héros de cette épopée.</p>



<p>Deux ans seulement séparent les deux sacres continentaux de l’Union : 1979 et 1981.</p>



<p>Le Cameroun avait alors des joueurs extraordinaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="291" height="450" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule.jpg" alt="" class="wp-image-3644" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule.jpg 291w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule-194x300.jpg 194w" sizes="(max-width: 291px) 100vw, 291px" /></figure>



<p>𝐄𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭, 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐋𝐢𝐨𝐧𝐬…</p>



<p>C’est peut-être là que commence la partie la plus douloureuse de son histoire. Avec les Lions Indomptables, Ekoulé n’aura jamais la carrière internationale que son talent et ses statistiques en club auraient pu laisser espérer.</p>



<p>Il évolue à une époque où la concurrence au poste d’avant-centre est tout simplement féroce.</p>



<p>En face de lui : Roger Milla, Manga Onguéné, Bahoken, puis d’autres jeunes attaquants qui frappent à la porte de la sélection. Ekoulé participe aux Jeux africains d’Alger en 1978 et à la CAN 1982 en Libye.</p>



<p>Mais son grand rendez-vous manqué restera le Mondial espagnol de 1982. Après l&rsquo;élimination du Cameroun à la CAN, le sélectionneur change. Le Français Jean-Vincent prend les commandes et prépare l’expédition espagnole.</p>



<p>Ekoulé, pourtant l’un des attaquants les plus prolifiques du football camerounais, ne sera finalement pas retenu pour la liste des joueurs appelés à préparer cette Coupe du monde.</p>



<p>Le coup est terrible.Pour un joueur qui venait de marcher sur l’Afrique avec l’Union de Douala, ne pas faire partie de cette aventure était difficile à comprendre.</p>



<p>Selon les témoignages rapportés au fil des années, cette décision l’a profondément affecté.</p>



<p>Le Mondial 1982 aurait dû être le sommet de sa carrière.</p>



<p>Il n’y sera finalement que spectateur.</p>



<p>On raconte même que Ngassa Happi, alors président de l’Union de Douala, lui aurait payé son billet d’avion afin qu’il puisse assister à la Coupe du monde. Quelle ironie du destin…</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="828" height="579" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule-equipe-nationale.jpg" alt="" class="wp-image-3645" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule-equipe-nationale.jpg 828w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule-equipe-nationale-300x210.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule-equipe-nationale-768x537.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/eugene-ekoule-equipe-nationale-130x90.jpg 130w" sizes="auto, (max-width: 828px) 100vw, 828px" /></figure>



<p>𝐍𝐞́ 𝐚𝐮 𝐦𝐚𝐮𝐯𝐚𝐢𝐬 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 ?</p>



<p>Peut-être qu’Eugène Ekoulé a simplement eu la malchance de naître dans une génération exceptionnelle. Une génération où le Cameroun possédait déjà Manga Onguéné, l’un des grands buteurs du continent, et surtout un certain Roger Milla, le renard des surfaces.</p>



<p>D&rsquo;ailleurs, Ekoulé et Milla se connaissaient depuis leur jeunesse et avaient même joué ensemble dans les compétitions de quartier.</p>



<p>Mais lorsqu&rsquo;on regarde froidement le parcours d&rsquo;Ekoulé, une chose frappe : ses statistiques étaient celles d&rsquo;un très grand attaquant. Deux fois meilleur buteur du championnat. Champion d’Afrique des clubs en 1979.</p>



<p>Vainqueur de la Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe en 1981. 19 buts dans cette campagne africaine de 1981, un record qui continue de lui être attribué.</p>



<p>Vainqueur de la Coupe du Cameroun avec l’Union en 1980, après avoir inscrit un doublé en finale contre le Canon de Yaoundé, ce qui lui valut d’être désigné homme du match Guinness.</p>



<p>Puis encore vainqueur de la Coupe du Cameroun en 1984 avec le Dihep Di Nkam.</p>



<p>Et malgré tout cela, il ne brillera pas avec les lions indomptables.</p>



<p>𝐄𝐮𝐠𝐞̀𝐧𝐞 𝐄𝐤𝐨𝐮𝐥𝐞́, 𝐥𝐞 « 𝐒𝐚𝐦 𝐌𝐚𝐧𝐠𝐰𝐚𝐧𝐚 »</p>



<p>Pourquoi Sam Mangwana ?</p>



<p>Le surnom, inspiré du célèbre chanteur congolais, évoquait notamment son élégance et son allure.</p>



<p>Mais sur le terrain, Ekoulé avait aussi d&rsquo;autres surnoms :</p>



<p>Autorail; Bombardier; Le buteur maison etc.</p>



<p>Des surnoms différents pour un même joueur.</p>



<p>Un joueur qui pouvait être élégant et brutal dans son efficacité.</p>



<p>Un joueur qui pouvait courir comme un train lancé à pleine vitesse et frapper comme un canon.</p>



<p>Eugène Ekoulé est l&rsquo;une des grandes mémoires oubliées du football camerounais.</p>



<p>son histoire nous rappelle une chose essentielle : dans certaines générations exceptionnelles, même les génies peuvent être condamnés à vivre dans l&rsquo;ombre d&rsquo;autres génies.</p>



<p>Mais les archives, elles, n&rsquo;oublient pas. 27 buts en une saison. 24 buts une autre année. 19 buts dans une seule campagne africaine. Deux sacres continentaux avec l&rsquo;Union.</p>



<p>Les chiffres parlent encore.</p>



<p>L&rsquo;oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/08/17/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%84%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%94%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%84-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a2/">𝐄𝐮𝐠𝐞̀𝐧𝐞 𝐄𝐊𝐎𝐔𝐋𝐄́, 𝐚𝐥𝐢𝐚𝐬 « 𝐒𝐚𝐦 𝐌𝐚𝐧𝐠𝐰𝐚𝐧𝐚 » : 𝐥𝐞 𝐛𝐨𝐦𝐛𝐚𝐫𝐝𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐨𝐧</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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