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	<title>Archives des UNC - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Archives des UNC - Arol Ketch Raconte</title>
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	<item>
		<title>𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐀𝐡𝐢𝐝𝐣𝐨 𝐫𝐞𝐠𝐫𝐞𝐭𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐦𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐁𝐢𝐲𝐚</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2025/09/08/%f0%9d%90%90%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 09:38:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Paul BIYA]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Eboua]]></category>
		<category><![CDATA[UNC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Je vous prends à témoins, Mesdames, Messieurs, de ce que j&#8217;ai laissé un Etat qui était l&#8217;un des rares,</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/09/08/%f0%9d%90%90%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e/">𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐀𝐡𝐢𝐝𝐣𝐨 𝐫𝐞𝐠𝐫𝐞𝐭𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐦𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐁𝐢𝐲𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="550" height="385" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Paul-Biya-et-Ahidjo_.jpg" alt="" class="wp-image-3259" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Paul-Biya-et-Ahidjo_.jpg 550w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Paul-Biya-et-Ahidjo_-300x210.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Paul-Biya-et-Ahidjo_-130x90.jpg 130w" sizes="(max-width: 550px) 100vw, 550px" /></figure>



<p>« Je vous prends à témoins, Mesdames, Messieurs, de ce <a></a>que j&rsquo;ai laissé un Etat qui était l&rsquo;un des rares, en Afrique francophone, dont le monde entier saluait la situation saine, gage de nombreux progrès dans un monde où le marasme économique et les difficultés financières étaient très répandues et; si tous les Etats n&rsquo;en mourraient pas, tous étaient durement frappés</p>



<p>[….]</p>



<p>J&rsquo;aurais pu, si je l&rsquo;avais voulu, ne rien dire, rester encore quelques temps à la tête du pays, procéder à un remaniement ou à la constitution d&rsquo;un nouveau gouvernement avec un nouveau Premier ministre et ne démissionner qu&rsquo;après.</p>



<p>M. Biya serait rentré dans l&rsquo;anonymat d&rsquo;où je l&rsquo;ai sorti pour le conduire à la tête de l&rsquo;Etat, sans conquérir, lui qui était inconnu de l&rsquo;immense majorité ou de la quasi- totalité des Camerounais, y compris ceux de son village, lui qui n&rsquo;avait jamais reçu aucun mandat du peuple, pas même celui de conseiller municipal. Le Cameroun aurait continué son chemin.</p>



<p>M. Biya et ses amis qui se comportent et parlent comme s&rsquo;ils avaient été de tout temps des opposants déclarés et déterminés du régime que je présidais et qu&rsquo;ils avaient triomphé et m&rsquo;avaient chassé du pouvoir !</p>



<p>Je reconnais humblement m&rsquo;être trompé sur la personne que j&rsquo;avais estimée, protégé, comblée et portée tout seul à la tête de l&rsquo;Etat.</p>



<p>Mais cela est une autre histoire que mon propos n&rsquo;est pas d&rsquo;approfondir aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>Je tiens quand même à remercier les Camerounais de s&rsquo;y être trompés également en l&rsquo;élisant, à ce qu&rsquo;on dit avec 99,98% des voix.</p>



<p>S&rsquo;il est vrai qu&rsquo;il en a été ainsi, ils me libèrent moralement de la culpabilité que je ressentais en me considérant comme le seul responsable.</p>



<p>Il est vrai que beaucoup disent, avec raison, que si M. Biya n&rsquo;avait pas été en position de me remplacer constitutionnellement et si je ne l&rsquo;avais pas installé en vertu des dispositions constitutionnelles que j&rsquo;avais moi-même fait adopter, il n&rsquo;aurait jamais eu la moindre chance de devenir président de la République. […]</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="953" height="595" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Ahidjo_Biya_Eboua.jpg" alt="" class="wp-image-3260" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Ahidjo_Biya_Eboua.jpg 953w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Ahidjo_Biya_Eboua-300x187.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/09/Ahidjo_Biya_Eboua-768x479.jpg 768w" sizes="(max-width: 953px) 100vw, 953px" /></figure>



<p>Comme je l&rsquo;ai dit plus haut, j&rsquo;avais fait de M. Paul Biya membre du comité central et vice-président du parti. Je lui avais donné tout pouvoir pour me remplacer et diriger le Parti en cas d&rsquo;absence ou d&#8217;empêchement.</p>



<p>Je lui avais dit que le président, étant élu par le congrès, je quitterais la présidence à son profit avant- le congrès prochain.</p>



<p>Ma surprise a été grande, dans ces conditions, de recevoir de M. Biya, alors que j&rsquo;étais à la clinique à Nice, et qu&rsquo;il avait tous les pouvoirs, une lettre par laquelle il me demandait de lui abandonner la présidence de l&rsquo;UNC.</p>



<p>Je lui répondis que ce problème qui n&rsquo;en était pas un en réalité si l&rsquo;on veut bien se reporter à ce que je viens de répéter ne concernait pas que moi et que, aucun péril ne menaçant, nous en déciderons ensemble dès mon prochain retour au pays.</p>



<p>C&rsquo;est après la réception de ma réponse que mon aide de camp, Salatou, a été arrêté. Quant au commandant Ibrahim, il fut inquiété et se vit retirer son passeport.</p>



<p>Quelques jours après, il est arrêté.</p>



<p>Quand le commandant Ibrahim et le capitaine Salatou ont été arrêtés, tout avait déjà été préparé. Avant même qu&rsquo;ils aient été interrogés, un document qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient plus qu&rsquo;à signer était déjà établi.</p>



<p>Les menaces, les sévices, la torture ont convaincu les deux malheureux d&rsquo;avoir à s&rsquo;exécuter. Ce sont là, les « aveux spontanés ». Mais à vouloir trop faire, on finit par faire des bêtises et par se trahir.</p>



<p>[…]</p>



<p>Je l&rsquo;avais pris (Paul Biya) , à la fin de ses études, auprès de moi, dans l&rsquo;équipe de mon cabinet. Je l&rsquo;avais confié à un moment donné à M. Eteki Mboumoua, alors ministre de l&rsquo;Education nationale, pour être son directeur de cabinet. Puis je l&rsquo;avais repris à mon cabinet, où il devait faire toute sa carrière.</p>



<p>Quoi que je pense aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;homme et de la grave erreur d&rsquo;appréciation que j&rsquo;ai commise le concernant, rien ne m&#8217;empêche de dire qu&rsquo;il était sérieux, travailleur, pondéré et, selon toute apparence, dévoué.</p>



<p>Je n&rsquo;ignore pas que ses camarades du séminaire l&rsquo;appelaient «Mademoiselle», ni que les ministres se plaignaient souvent de ce qu&rsquo;il ne tranchait jamais un problème de quelque importance, si cela impliquait de prendre une responsabilité.</p>



<p>Je me disais que, mis en situation et la fonction aidant, je le croyais sincèrement, pourrait devenir un président conformément aux espoirs que je mettais en lui pour le plus grand bien du Cameroun.</p>



<p>Comme il n&rsquo;était pas du Nord, qu&rsquo;il était chrétien, qu&rsquo;il descendait d&rsquo;une petite ethnie du Centre-Sud, il m&rsquo;a semblé qu&rsquo;il pouvait, plus facilement que d&rsquo;autres, être un trait d&rsquo;union dans le pays que l&rsquo;on ne m&rsquo;accuserait pas de privilégier le Nord, de confisquer le pouvoir aux mains des hommes du Nord et de ma religion. Arrivé au poste suprême, l&rsquo;homme ne mit pas longtemps à se découvrir, tel qu&rsquo;en lui-même il était vraiment.</p>



<p>Parvenu au pouvoir, M. Biya ne courait pas d&rsquo;autres risques que ceux inhérents à sa charge et n&rsquo;était pas plus menacé que les autres chefs d&rsquo;Etat, ses pairs. La vérité, je l&rsquo;avais dite dans la seule déclaration que j&rsquo;ai faite depuis le début de la rupture entre M. Biya et moi. Certains ont trouvé mon propos excessif.</p>



<p>J&rsquo;ai parlé des phobies des complots et d&rsquo;assassinats. J&rsquo;aurais dû dire hantise. Mais depuis, les choses n&rsquo;ont fait que croître. Tout le monde reconnaîtra que nous sommes maintenant réellement en pleine phobie pour employer un euphémisme.</p>



<p>Une véritable psychose en tout cas. M. Paul Biya est littéralement tenaillé par la peur morbide de perdre le pouvoir et, depuis qu&rsquo;il a monté son coup, par celle d&rsquo;être assassiné. C&rsquo;est dommage, car chacun sait à quels actes irresponsables sont conduites les personnes atteintes de ce mal.</p>



<p>Une preuve supplémentaire de la panique dans laquelle vit M. Biya, je la trouve dans la réforme constitutionnelle à laquelle il vient de procéder quant aux modalités de remplacement du président de la République en cas de vacance survenant en cours de mandat.</p>



<p>Comment quelqu&rsquo;un qui vient de se faire élire, étant déjà président et exerçant pleinement la fonction avant et pendant les élections, peut-il trouver la chose inacceptable quand il s&rsquo;agit d&rsquo;un autre ? Pourquoi ce qui est bon pour lui ne le serait-il pas pour un autre, notamment pour le président de l&rsquo;Assemblée nationale assurant l&rsquo;intérim pendant la vacance, interdit lui, de candidature! Parce qu&rsquo;il croit s&rsquo;être ainsi protégé contre la perte du pouvoir et la perte de la vie.</p>



<p>La succession n&rsquo;étant plus automatique et l&rsquo;élection devenant totalement ouverte, il ne servirait à rien, pense-t-il de provoquer sa chute d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre. Ces explications, nous assure-t-on, proviennent de bonnes sources: de ses amis et inspirateurs.</p>



<p>[…]</p>



<p>M. Biya devrait méditer le mot d&rsquo;Abraham Lincoln: « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps. Mais l&rsquo;on ne peut tromper tout le peuple tout le temps. »</p>



<p>A bon entendeur salut!</p>



<p>ADIEU MONDE CRUEL, MONDE INGRAT !</p>



<p>Mesdames, messieurs,</p>



<p>Il me faut conclure, en vous remerciant de votre aimable attention. Pourquoi dissimuler la tristesse, la très grande tristesse qui m&rsquo;envahit devant ce qui se passe au Cameroun et qui constitue non seulement une honte pour Mon pays qui ne la mérite pas, mais aussi selon les nombreux et émouvants témoignages que je reçois de toute part, une honte pour l&rsquo;Afrique.</p>



<p>Il ne s&rsquo;agit pas de ma personne. Ce qui me préoccupe, c&rsquo;est le Cameroun. Je l&rsquo;ai servi de mon mieux, de toutes les capacités de mon être et lui ai consacré tous mes efforts.</p>



<p>Beaucoup se souviennent de ces temps difficiles de troubles et de sang où mon pays était en proie au terrorisme, aux déchirements, à l&rsquo;insécurité.</p>



<p>Personne n&rsquo;oubliera que le 4 novembre 1982, quand j&rsquo;ai décidé librement d&rsquo;abandonner le pouvoir, il était un pays pacifié, unifié, calme, paisible, prospère.</p>



<p>Comment pourra-t-on parler de tout cela en effaçant totalement Ahidjo ?</p>



<p>Et comment Paul Biya s&rsquo;y prendra-t-il pour faire croire aux générations qui viennent, à ceux pour qui nous avons travaillé, ceux pour qui nous devons travailler, qu&rsquo;il est sorti le 6 novembre 1982 président de la République, tout droit et par une génération spontanée de la cuisse de Jupiter et non de la volonté d&rsquo;Ahidjo ?</p>



<p>J&rsquo;ai confiance dans mon pays; J&rsquo;ai confiance dans sa jeunesse; confiance dans les hommes et les femmes du Cameroun. Ma foi dans celle-ci et dans celle-là demeure intacte et inébranlable. Dieu protège le Cameroun !</p>



<p>Je sais qu&rsquo;il y a eu des parricides dans l&rsquo;histoire; ce sont les Grecs qui ont tué Socrate. Mais il y a des limites qu&rsquo;il ne faut pas dépasser. Trop c&rsquo;est trop ! »</p>



<p>Source : Afrique-Asie &#8211; Paris 5 Mars 1984 avec la courtoisie de Daniel Essissima</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/09/08/%f0%9d%90%90%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e/">𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐀𝐡𝐢𝐝𝐣𝐨 𝐫𝐞𝐠𝐫𝐞𝐭𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐦𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐁𝐢𝐲𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>François Sengat Kuo, le véritable idéologue du renouveau</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2023/12/11/francois-sengat-kuo-le-veritable-ideologue-du-renouveau/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 14:19:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Francisco Nditsouna]]></category>
		<category><![CDATA[François Sengat Kuo]]></category>
		<category><![CDATA[Paul BIYA]]></category>
		<category><![CDATA[RDPC]]></category>
		<category><![CDATA[UNC]]></category>
		<category><![CDATA[Union Pour le Changement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né le 4 août 1931 à Douala, François Sengat Kuo est une personnalité politique camerounaise qui fut une éminence grise</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2023/12/11/francois-sengat-kuo-le-veritable-ideologue-du-renouveau/">François Sengat Kuo, le véritable idéologue du renouveau</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Né le 4 août 1931 à Douala, François Sengat Kuo est une personnalité politique camerounaise qui fut une éminence grise de l’ancien président Ahmadou Ahidjo et un idéologue de Paul Biya et le renouveau.</p>



<p>François Sengat Kuo est un élève brillant ; il fait ses études secondaires au Lycée Leclerc de Yaoundé, major du territoire au BEPC, il obtient une bourse pour poursuivre ses études au lycée Pierre d&rsquo;Ailly à Compiègne en <a></a>France. Il fera des études de droit et d’économie.</p>



<p>A la veille de l’indépendance, il est formé à l’ENA et dans les ambassades de France à l’étranger. Étudiant, il était très actif au sein de la Fédération des étudiants d&rsquo;Afrique noire en France (FEANF) et de l&rsquo;association des Etudiants camerounais. Il a aussi travaillé au sein du comité de rédaction de la revue Présence africaine de 1953 à 1958. Il y publie de nombreux articles sous le pseudonyme de Francisco Nditsouna.</p>



<p>C’était un amoureux des lettres et un ardent défenseur de la cause noire. Dans le cadre de l’Union nationale des étudiants du Kamerun (UNEK), il est l’un des créateurs du journal le KASO. Écrivain et poète reconnu, il était membre de la Ronde des poètes; une association culturelle camerounaise. Ses écrits abordent le thème de la colonisation, du racisme et des injustices dont furent souvent victimes les africains. Il est l’auteur de: Collier de cauris, chez Présence Africaine et Fleurs de latérite paru chez Clé. Son poème “intitulé Il m&rsquo;ont dit”; de l’hydre à mille têtes est un classique. Durant son séjour parisien, nous révèle Mongo Beti, François Sengat-Kuo n’a pas fait partie de l’Union des Populations du Cameroun malgré la sympathie avérée qu’il disait avoir pour ce parti.</p>



<p>En 1960, il rentre au Cameroun. De 1960 à 1961, il est Directeur du Cabinet du Ministre des Affaires Étrangères ; puis Conseiller Technique du Ministre des Affaires Étrangères.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" width="597" height="887" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Francois-sengat-kuo.jpg" alt="" class="wp-image-2152" style="width:433px;height:auto" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Francois-sengat-kuo.jpg 597w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Francois-sengat-kuo-202x300.jpg 202w" sizes="(max-width: 597px) 100vw, 597px" /></figure>



<p>De 1962 à 1965, il est respectivement Ministre Plénipotentiaire et Secrétaire Permanent de l’Union Africaine et Malgache / Organisation de l’Unité Africaine auprès des Nations Unies. Puis, Directeur des Affaires économiques et techniques au Ministère des Affaires Étrangères; il est par la suite, chargé de mission à la Présidence de la République Fédérale, puis nommé Secrétaire Général Adjoint à la Présidence de la République avec rang de Ministre.</p>



<p>En effet, en 1975, il est l’adjoint de Paul Biya au secrétariat général de la présidence. Lorsque Paul Biya est nommé Premier ministre, Samuel Eboua occupe le poste de secrétaire général à la présidence avec pour adjoint, Sengat Kuo. Les relations entre les deux vont se détériorer. En 1983, François Sengat Kuo est nommé Ministre de l&rsquo;Information et de la Culture.</p>



<p>Secrétaire politique du comité central du RDPC, il est l’initiateur du projet du “renouveau national” défini au congrès de bamenda en 1985 qui sera consigné dans l’ouvrage “pour le libéralisme communautaire” de Paul Biya. A ce congrès, il proposa de changer le nom UNC en RPC ( Rassemblement des populations du Cameroun). Le bureau du congrès modifia RPC en RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais).</p>



<p>Au sein du RDPC, il mène une guerre farouche contre le courant conservateur réactionnaire.</p>



<p>Face aux propositions de Sengat Kuo qui souhaite moderniser le parti, Paul Biya garde le mutisme total. François Sengat Kuo souhaite rencontrer le Président Paul Biya mais il est éconduit. Au début de l’année 1990, le Secrétaire politique du RDPC attend en vain l’autorisation de Paul Biya, Président national du RDPC afin d’organiser le forum national du dialogue en lieu et place du congrès du parti afin de réconcilier le peuple camerounais avec lui-même.</p>



<p>Sengat Kuo démissionne de son poste de secrétaire politique du RDPC. En effet, en 1990, il quitte le RDPC dont il est secrétaire politique et membre du comité central, en lançant ce cri « la vermine est dans le fruit ».</p>



<p>Dépité par l’inconsistance du renouveau pris en otage par les conservateurs réactionnaires, ,il ira rejoindre le camp de John Fru Ndi en 1992 dans la dynamique de l&rsquo;union pour le changement. Il opère un changement soudain idéologique, lorsque le multipartisme éclate au début des années 1990. Il sera traqué au lendemain de l&rsquo;élection présidentielle d’octobre 1992 par ses camarades d’hier pour avoir osé dénoncer les fraudes massives constatées.</p>



<p>En effet, il avait rejoint l’opposition radicale en tant que secrétaire général de « l’Alliance pour la reconstruction par la Conférence nationale souveraine (ARC-CNS) ». Cette coalition de 12 partis envisageait un changement substantiel à travers un programme en 3 points : la démission inconditionnelle de Paul Biya, la formation d’un gouvernement de transition qui convoquerait une conférence nationale souveraine et la création d’institutions véritablement démocratiques. François Sengat Kuo est mort en septembre 1997.</p>



<p>En 1997, lorsqu&rsquo;il est décédé, Sengat Kuo était vice-président de ce qu&rsquo;on appelle « L&rsquo;Union Pour le Changement », qui prônait la création immédiate d&rsquo;un État fédéral au Cameroun. Ainsi donc ce haut responsable d’Etat au sein des administrations d’Ahmadou Ahidjo et de Paul Biya avait donc compris que le problème du Cameroun c’était aussi le RDPC héritier de l’ancien parti unique : « la vermine est dans le fruit » avait-il lancé en démissionnant du RDPC.</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 11.12.2023</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2023/12/11/francois-sengat-kuo-le-veritable-ideologue-du-renouveau/">François Sengat Kuo, le véritable idéologue du renouveau</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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