Abebe Bikila surnommé le « Le coureur aux pieds nus »

Le premier athlète à gagner deux marathons olympiques consécutifs.
« Aux Jeux Olympiques de Rome de 1960, lorsqu’il se présente sur la ligne de départ du marathon, le jeune Abebe Bikila est un sujet de moquerie pour des journalistes occidentaux très prompts à sous-estimer les athlètes africains à cette époque-là.
Les autres concurrents ne sont pas en reste, ils regardent le jeune Abebe d’un air à la fois amusé et étonné. Abebe Bikila a pris l’habitude de courir pieds nus en Ethiopie. De plus, trop de cornes sous les pieds, il lui est impossible de mettre des chaussures. Il avait pourtant essayé d’en mettre lors des entraînements, mais ses performances étaient alors moins bonnes.
Ce jour-là, à la surprise générale, Abebe remporte la course pieds nus en 2 h 15 min 16 s pulvérisant le record mondial et devançant de très loin les principaux favoris. Tout juste après la course, il ne montre aucun signe de fatigue. Il refuse même de boire et repousse la couverture qu’on lui tend pour se protéger du froid[…]


4 ans plus tard, « le coureur aux pieds nus » réédite l’exploit en remportant le marathon lors des jeux olympiques de Tokyo mais avec des chaussures cette fois ci. « Le coureur aux pieds nus » explose son propre record du monde en 2h 12 min 11s et devient le premier athlète à gagner deux marathons olympiques consécutifs.
En 1969, « Le coureur aux pieds nus » est victime d’un accident de circulation alors qu’il est au volant de la voiture offerte par l’empereur Hailé Sélassié (voir Hailé Sélassié). A l’issue de cet accident, il perd l’usage de ses jambes et a la colonne vertébrale fracturée. Grâce à l’empereur, Il est aussitôt évacué à Londres où il suit 9 mois de soins intensifs. A son retour à Addis-Abeba, il est accueilli à sa descente de l’avion par une immense foule en pleurs.
« Le coureur aux pieds nus » a survécu mais il a perdu l’usage de ses jambes. Il se met alors à la course en fauteuil et au tir à l’arc.
. « Le coureur aux pieds nus » quitte définitivement le monde des vivants le 25 octobre 1973, suite à une hémorragie cérébrale consécutive à son accident de voiture. »
Extrait de mon Livre, Surnoms des hommes et femmes qui ont marqué l’histoire contemporaine de l’Afrique, Arol Ketchiemen, Editions La Doxa
Arol KETCH – 07.04.2021
Fourmi Magnan égarée

Arol KETCH - Rat des archives

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