Che Guevara au Congo

Le propre des véritables révolutionnaires c’est qu’ils n’ont pas de pays, ils n’ont pas de nationalité. Leur nationalité est celle des peuples opprimés. Che Guevara de nationalité argentine a arpenté le monde pour installer la révolution et soutenir les révolutionnaires. Il est une figure de proue de la révolution cubaine. Il a même voulu installer la révolution en Afrique.
«Ceci est l’histoire d’un échec». C’est par ces mots que Che Guevara commence son journal du Congo. Accompagné d’une douzaine de soldats, il a posé le pied dans le maquis du sud-Kivu le 24 avril 1965. Il quittera précipitamment le pays sept mois plus tard sans avoir pu réaliser son rêve. Retour sur une épopée africaine qui s’est achevée par un fiasco.
Il va perdre plusieurs hommes atteints de maladies tropicales.


C’est une aventure ponctuée de malentendus. En débarquant dans l’est du Congo avec une poignée de révolutionnaires cubains, le jeune commandant Ernesto Che Guevara n’a qu’une idée en tête : installer dans les montagnes congolaises son quartier général pour exporter en Afrique sa guerre révolutionnaire. Un idéal pas toujours partagé par ses interlocuteurs congolais. Le jeune Etat congolais n’a pas encore cinq ans et n’a connu qu’une succession de guerres civiles. Il fait d’ailleurs face à une tentative de sécession de la riche province minière du Katanga. Des richesses convoitées par Moscou et Washington.
Dans cette période de Guerre froide, les Américains ont leur homme au sein du pouvoir à Kinshasa. C’est le Général Mobutu, chef de l’armée et homme fort du pays. Le Premier ministre congolais Patrice Lumumba a été assassiné en janvier 1961, après avoir opéré un rapprochement avec l’Union soviétique.
En ce mois d’avril 1965, la rébellion maoïste à laquelle se joint le Che ne tient plus que deux poches dans le centre et l’est du pays. Très vite après son arrivée, il est gagné par le doute. Le maquis est complètement désorganisé. Les hommes n’ont jamais appris à tirer et décampent rapidement au contact de l’ennemi. Ils sont visiblement plus intéressés par l’alcool et les filles que par la victoire des masses.
Dans le maquis, il a notamment côtoyé Kabila , futur tombeur de Mobutu.
Arol KETCH – 27.04.2021
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