6 octobre 1997 – 6 octobre 2021: Il y a 24 ans disparaissait Eboa Lotin

6 octobre 1997 – 6 octobre 2021: Il y a 24 ans disparaissait Eboa Lotin
Eboa Lotin est l’une des plus grandes icônes de la musique Camerounaise. Il perd son père en 1946 alors qu’il est à peine âgé de 4 ans. Il perd sa mère en juin 1947, une année après la mort de son père ; celle-ci n’a pas pu supporter la perte de son époux. Privé de l’amour parental, le destin le privera aussi de l’usage d’une jambe.
En effet, injecté à l’occasion d’une injection de quinimax, il perd l’usage d’une jambe devenue atrophiée. Cependant, malgré tous ses handicaps, il suscite l’admiration de tous ceux qui le côtoient du fait de son enthousiasme et de son courage.
Son parcours scolaire s’arrête très tôt, faute de moyens. Il ne franchit pas le cap du cours moyen 1ère année.
Auteur-compositeur, il écrivit sa première chanson Mulema mwam (mon cœur) en 1962 à l’âge de 20 ans. Cette chanson raconte l’histoire d’un jeune marié qui se résout à accorder le divorce à son épouse parce qu’il n’a pas assez d’argent pour satisfaire les ambitions démesurées de celle-ci.
Ses textes étaient néanmoins d’une qualité exceptionnelle. Il parlait un français impeccable et riche. Il a laissé à la postérité plusieurs grands succès : Mulema mwam , Mbemba mota sawa, le jour de ta mort, Matumba Matumba, Besombe etc


Il adorait les femmes et elles le lui rendaient bien. Il était adulé par plusieurs chefs d’Etat africains.
Il disait ne demander dans ses prières que deux choses à Dieu :« Gagner le procès contre l’estomac et faire le rapport à la fosse septique. »
Eboa Lotin est mort le 06 octobre 1997 à Douala. Sur le plan purement artistique, il fait partie de ceux qui sont entrés dans le panthéon des grands hommes. Eboa Lotin était un précurseur mieux, un visionnaire. Il voyait loin et était très en avance sur son époque. Les textes des chansons d’Eboa Lotin mérite carrément une étude doctorale tant ils sont riches et puissants.
Eboa Lotin a formé plusieurs artistes camerounais parmi lesquels on peut citer Tom Yom’s par exemple.
Que la terre de nos ancêtres te soit légère. Tu manques cruellement à la musique Camerounaise et au Cameroun.
Source images : Succession EBOA LOTIN
Arol KETCH – 06.10.2021

Fourmi Magnan égarée

Arol KETCH - Rat des archives

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