Afrique

Les fétiches protecteurs dans l’Histoire africaine

  • Ngarta Tombalbaye

Au Tchad, Ngarta Tombalbaye est assassiné dans des circonstances obscures lors du coup d’Etat d’avril 1975 qui plaça Félix Malloum à la tête du Tchad. La nuit du putsch, il fit venir un griot à qui il demanda de déclamer son oraison funèbre. Un riche ami sénégalais très proche, voyant le danger arriver, lui suggéra d’aller se réfugier à l’hôtel “la tchadienne”.

Mais Tombalbaye qui avait affirmé dans un discours quelque temps plus tôt qu’il « portera sa croix comme le Christ », déclina l’offre de son ami en lui affirmant être très confiant en ses pouvoirs mystiques et aux forces occultes. Il lui répondit qu’il attendait les putschistes avec son « N’gol » (arme initiatique et mystique). N’garta Tombalbaye sera froidement assassiné par les putschistes malgré la protection de son « N’gol ».

  • Jonas Savimbi

En Angola, en février 2002, Jonas Savimbi est liquidé après une longue traque.  Le piège se referme et le corps à corps est inévitable. Dans un dernier sursaut, revolver à la main, Savimbi donne les instructions à ses troupes et monte au front pour se battre.

Réputé magicien barré d’amulettes, capable d’échapper aux balles et de disparaître, il n’est pas question de le capturer vivant ; mais de l’abattre. Jonas Savimbi est donc abattu sur le champ de bataille l’arme à la main par les troupes du Général Walla. « Même atteint de 7 balles il continuait toujours de tirer » confiera le Général Carlitos Walla. Il a fallu 15 balles dont deux à la tête pour que le Galo Negro s’effondre.

  • Daniel Keré

Daniel Keré était un officier de l’armée Burkinabè, fidèle à Thomas Sankara.

Redoutable guerrier, il a participé à plusieurs guerres dont la guerre qui opposa le Mali au Burkina Faso en 1985. Sa force était telle qu’on lui prêtait des pouvoirs mystiques.

Après l’assassinat de Sankara, les conjurés ont décidé d’éliminer ce fidèle parmi les fidèles. Réputé barré d’amulettes qui lui permettaient de résister aux balles , Kéré sera brûlé vif.

  • Leila Trabelsi

Leila Trabelsi épouse de Ben Ali alors Président de la Tunisie était une adepte des marabouts et de la magie noir. Elle a fait venir les plus grands marabouts en Tunisie pour pratiquer des rites magiques de protection et de conservation du pouvoir. Elle était alors barrée de fétiches et d’amulettes.

Malgré les sommes mirobolantes dépensées dans la pratique noire , elle et son mari furent balayés par le printemps arabes et ses gris gris n’ont pas pu empêcher cela.

Source : Arol KETCH : 19.09.2022

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