Jonas Malheiro Savimbi est un personnage qui a marqué l’Histoire politique et militaire de l’Angola.
Personnage à la fois cultivé et brutal, redoutable et impitoyable chef de Guerre, Jonas Malheiro Savimbi aura été pendant sa vie tumultueuse le Fils de Mao et celui de Reagan.
Vendredi 22 février 2002, la 20ieme brigade de l’armée angolaise, conduite par le Général Simao Carlitos Walla se lance à la poursuite de trois colonnes de combattants de l’UNITA se dirigeant vers la Zambie. C’est l’opération baptisée « Kissondé ». L’Etat-major Angolais a la certitude que Savimbi se trouve dans l’une des trois colonnes.
En effet, malgré son extrême méfiance, son téléphone satellitaire a été repéré par les sociétés privées américaines et israéliennes qui sont sur place pour le pister. Lorsque Savimbi s’aperçoit que l’étau se resserre autour de lui, il divise ses colonnes afin de faire diversion. Le but pour lui c’est d’aller se réfugier en Zambie voisine distante de 100 km seulement.
Forts des moyens aéroportés, les troupes du général Walla vont le prendre dans la nasse. Le piège se referme et le corps à corps est inévitable.
Dans un dernier sursaut, revolver à la main, le Galo Negro donne les instructions à ses troupes et monte au front pour se battre. Réputé magicien barré d’amulettes, capable d’échapper aux balles et de disparaître, il n’est pas question de le capturer vivant ; mais de l’abattre. Jonas Savimbi est donc abattu sur le champ de bataille l’arme à la main par les troupes du Général Walla.
« Même atteint de 7 balles il continuait toujours de tirer » confiera le Général Carlitos Walla. Il a fallu 15 balles dont deux à la tête pour que le Galo Negro s’effondre. Ses gardes de corps sont tués jusqu’au dernier. Seule sa deuxième épouse grièvement blessée a échappé par miracle au massacre. Pour mettre fin au mythe, la télévision angolaise va diffuser les images du corps du Jaguar Negro dos Jagas criblé de balles.
Avec sa mort, se tourne l’une des pages les plus sanglantes de l’histoire de l’Angola : vingt-sept ans de guerre civile, près d’un demi-million de morts, 100 000 mutilés et 4 millions de déplacés.
Arol KETCH – 11.04.2023
Rat des archives
Opep de l’histoire
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