Quand le régime Omar Bongo faisait assassiner l’opposant Joseph Rendjambé
Joseph Rendjambé est un homme politique gabonais, secrétaire général du Parti gabonais du progrès (PGP), il était un farouche opposant à Omar Bongo à la fin des années 80 et au début des années 90.
Il s’était surtout illustré pendant la Conférence Nationale au cours de laquelle il détourna stratégiquement l’enjeu en exigeant et obtenant le multipartisme immédiat. Il humilia proprement le régime Bongo.
En mai 1990, Joseph Rendjambé est assassiné dans un hôtel à Libreville. Les gabonais considèrent qu’il a été abattu par le régime en place et descendent massivement dans les rues pour réclamer justice et le départ du Président Omar Bongo.
L’hôtel Dowé dans lequel a été assassiné l’opposant est incendié et mis à sac, à Port-Gentil base de la société pétrolière ELF, c’est l’émeute générale. Malgré l’instauration d’un couvre-feu, les manifestants continuent à défiler dans les rues et réclament le départ du président de la République Omar Bongo.
Les manifestations sont telles que Omar BONGO est sur le départ. Il déclenche ses réseaux françafricains et la France intervient pour le maintenir au pouvoir. Les militaires français débarquent pour sécuriser les quartiers. Tout rentre dans l’ordre. Bongo est sauvé par la France.
En effet, la France a besoin de stabilité pour bénéficier de l’exploitation du Pétrole Gabonais. Depuis l’indépendance de l’Algérie, le Gabon était le principal fournisseur de la France.
Arol KETCH – 30.04.2024
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