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	<title>Archives des racisme - Arol Ketch Raconte</title>
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	<title>Archives des racisme - Arol Ketch Raconte</title>
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		<title>𝐉𝐚𝐬𝐨𝐧 𝐀𝐫𝐝𝐚𝐲 : 𝐢𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐮 𝐬𝐚 𝐩𝐞𝐚𝐮 !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 11:55:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retenez ce nom, et retenez comment on s&#8217;y est pris. Un enfant noir de Clapham (quartier du Sud de Londres)</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/08/17/%f0%9d%90%89%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad/">𝐉𝐚𝐬𝐨𝐧 𝐀𝐫𝐝𝐚𝐲 : 𝐢𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐮 𝐬𝐚 𝐩𝐞𝐚𝐮 !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Retenez ce nom, et retenez comment on s&rsquo;y est pris.</p>



<p>Un enfant noir de Clapham (quartier du Sud de Londres) qui ne parle pas avant onze ans, ne lit pas avant dix-huit, que des « experts » promettent à la vie assistée.</p>



<p>30 ans plus tard, cet enfant est professeur de sociologie à Cambridge ; le plus jeune professeur noir de l&rsquo;histoire de cette université. Il fallait bien que quelqu&rsquo;un fasse payer une telle insolence. Ils vont le pousser à la mort.</p>



<p>Vendredi 14 août, Jason Arday a été retrouvé mort à son domicile de Battersea. Il avait 41 ans. « La campagne de désinformation a eu raison de Jason, un homme doux qui voulait toujours voir le meilleur en chacun », a écrit sa famille, qui dénonce « une campagne d&rsquo;abus soutenue » menée contre lui pendant plus de trois ans, depuis le jour où il avait accepté sa chaire. Traduisons : on a harcelé un homme jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il n&rsquo;en puisse plus.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="465" height="581" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/jason-ardey_.jpg" alt="" class="wp-image-3625" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/jason-ardey_.jpg 465w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/jason-ardey_-240x300.jpg 240w" sizes="(max-width: 465px) 100vw, 465px" /></figure>



<p>On nous dira qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de rigueur académique. Alors regardons cette rigueur en face. L&rsquo;université de Liverpool John Moores, qui avait décerné son doctorat, avait déjà enquêté sur les mêmes allégations et n&rsquo;avait retenu aucune faute. Le dossier était clos. Il a fallu le rouvrir.</p>



<p>Et qui l&rsquo;a rouvert ? Nathan Cofnas, ancien chercheur de Cambridge, connu pour son combat contre les politiques de diversité, et pour avoir écrit que, dans une véritable méritocratie, « les Noirs disparaîtraient de presque tous les postes prestigieux hors du sport et du divertissement ».</p>



<p>Voilà l&rsquo;homme. Voilà la thèse. Un Noir à une chaire prestigieuse était, pour lui, une anomalie statistique à corriger. Jason Arday n&rsquo;a pas été jugé sur son travail : il a été jugé sur sa présence. Sa faute originelle n&rsquo;était pas dans une note de bas de page ; elle était d&rsquo;exister là où on ne voulait pas de lui.</p>



<p>Alors la machine s&rsquo;est mise en route. Des passages de sa thèse « quasi identiques » à un autre texte, des soupçons sur ses diplômes, sur des fonds caritatifs ; chaque semaine son lot, chaque lot son titre de presse.</p>



<p>L&rsquo;université de Cambridge, qui l&rsquo;avait d&rsquo;abord soutenu, a fini par le lâcher et ouvrir une enquête ; il démissionne le 5 août, écrivant que les accusations incessantes avaient exercé sur lui « une profonde emprise » tout en refusant que son départ soit pris pour un aveu. Personne ne l&rsquo;a écouté. On avait ce qu&rsquo;on voulait : la tête.</p>



<p>Que ceux qui parlent de « débat légitime » nous expliquent pourquoi plus de deux douzaines d&rsquo;universitaires et de responsables politiques ont, eux, parlé d&rsquo;une entreprise de dénigrement visant à discréditer un homme noir et, à travers lui, tous ceux qui lui ressemblent.</p>



<p>Ils n&rsquo;étaient pas naïfs. Ils avaient compris ce qui se jouait : quand la faute d&rsquo;un Blanc se corrige par un erratum et que celle d&rsquo;un Noir se solde par une mise à mort sociale, le mot exact n&rsquo;est pas « rigueur ». C&rsquo;est racisme.</p>



<p>Cambridge annonce aujourd&rsquo;hui « revoir ses procédures de recrutement ». On ferme les portes derrière le mort.</p>



<p>Demain, un autre enfant noir doué se demandera si le sommet vaut la traque qui l&rsquo;y attend. C&rsquo;est précisément le message que cette meute voulait faire passer, et elle l&rsquo;a fait passer sur un cercueil.</p>



<p>Nous, nous ne détournerons pas le regard. Nous écrirons son nom, encore et encore, contre ceux qui espèrent déjà l&rsquo;effacement.</p>



<p>L&rsquo;oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/08/17/%f0%9d%90%89%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad/">𝐉𝐚𝐬𝐨𝐧 𝐀𝐫𝐝𝐚𝐲 : 𝐢𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐮 𝐬𝐚 𝐩𝐞𝐚𝐮 !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<item>
		<title>𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟐𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐨𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐒𝐥𝐢𝐦 𝐌𝐚𝐫𝐳𝐨𝐮𝐠 : 𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐧𝐨𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐓𝐮𝐧𝐢𝐬𝐢𝐞 𝐚 𝐯𝐨𝐮𝐥𝐮 𝐞𝐟𝐟𝐚𝐜𝐞𝐫</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/08/03/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%90%f0%9d%9f%93-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 18:53:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
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		<category><![CDATA[Récits]]></category>
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		<category><![CDATA[Slim Marzoug]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des noms qui ont été effacé des mémoires. Celui de Slim Marzoug en fait partie. C&#8217;est l&#8217;histoire</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/08/03/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%90%f0%9d%9f%93-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ad/">𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟐𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐨𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐒𝐥𝐢𝐦 𝐌𝐚𝐫𝐳𝐨𝐮𝐠 : 𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐧𝐨𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐓𝐮𝐧𝐢𝐬𝐢𝐞 𝐚 𝐯𝐨𝐮𝐥𝐮 𝐞𝐟𝐟𝐚𝐜𝐞𝐫</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Il y a des noms qui ont été effacé des mémoires. Celui de Slim Marzoug en fait partie.</p>



<p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme noir brillant, diplômé, ambitieux et profondément engagé. Ingénieur en aéronautique formé à Paris et aux États-Unis, revenu servir son pays ; on a brisé son bel avenir par pur racisme.</p>



<p>Parce qu&rsquo;il a osé nommer le racisme anti-Noirs en Tunisie et fonder le premier mouvement politique noir du pays, le pouvoir de Bourguiba ne l&rsquo;a ni jugé ni emprisonné : il l&rsquo;a fait enfermer dans un asile psychiatrique, où il a passé plus de trente ans. Voici son parcours.</p>



<p>Slim Moussa connu sous le nom de Slim Marzoug, du nom de sa mère Zina naît et grandit à Gabès, dans le sud tunisien, dans une société où les hiérarchies raciales sont anciennes et profondément enracinées. C’est un esprit brillant : il part étudier à l&rsquo;étranger, décroche une formation d&rsquo;ingénieur en aéronautique à Paris, complète son parcours aux États-Unis.</p>



<p>Il revient au pays dans les années 1960 non pas assagi, mais aiguisé. À l&rsquo;étranger, il a vu autre chose. Il a croisé les luttes noires du monde, senti souffler le vent des indépendances et des droits civiques. Il rentre avec une conscience politique nette : l&rsquo;égalité, la justice, la dignité ne sont pas négociables. Ses proches le surnommaient « Général Slim ». Un voisin, des décennies plus tard, se souviendra de sa prestance et dira qu&rsquo;il ressemblait à Patrice Lumumba, et que sa seule présence effrayait les autorités.</p>



<p>Diplômé, compétent, prêt à servir son pays, Marzoug demande une place dans l&rsquo;appareil de l&rsquo;État nouvellement indépendant. Selon le témoignage de sa sœur, Habib Bourguiba la lui refuse à cause de la couleur de sa peau. Le président lui propose, en guise de lot de consolation, un poste d&rsquo;ambassadeur dans un pays d&rsquo;Afrique subsaharienne pour qu&rsquo;il aille, disait-il, « rejoindre les siens ».</p>



<p>Tout est là, dans cette phrase. Un Tunisien renvoyé hors de sa propre nation au motif de sa couleur. Marzoug repart vers le Sud, blessé mais debout.</p>



<p>De retour à Gabès, il tente de créer un parti politique rassemblant les Tunisiens noirs. Il organise des réunions à Mdou, à Arram, dans les villages alentour où la population noire est nombreuse. Il met des mots sur une condition que tous vivaient en silence. Dans les années 1960, il est l&rsquo;un des tout premiers Tunisiens noirs à porter la question du racisme anti-Noirs sur la place publique.</p>



<p>Le régime de Bourguiba voyait dans cette mobilisation une menace. Et si elle prenait une ampleur nationale ? Et si elle se reliait à la cause afro-américaine, aux luttes noires internationales ? Le pouvoir décide d&rsquo;étouffer l&rsquo;affaire.</p>



<p>La méthode est glaçante de calcul. On ne juge pas Marzoug ; un procès lui donnerait une tribune. On ne l&#8217;emprisonne pas ; un prisonnier politique devient un symbole. On le déclare fou et on l’interne dans un asile.</p>



<p>Après une arrestation et des passages en détention, Slim Marzoug est interné à l&rsquo;hôpital psychiatrique Razi de La Manouba, dans la banlieue de Tunis. Il y restera plus de trente ans. Sa famille raconte des scènes d&rsquo;une brutalité difficile à soutenir : des policiers venant le rouer de coups jusque chez lui, moteur allumé, ordonnant aux voisins de fermer leurs portes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="563" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/Slim-Marzoug-563x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3614" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/Slim-Marzoug-563x1024.jpg 563w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/Slim-Marzoug-165x300.jpg 165w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/Slim-Marzoug.jpg 768w" sizes="(max-width: 563px) 100vw, 563px" /></figure>



<p>Sa sœur a toujours contesté qu&rsquo;il fût malade. Elle rappelait qu&rsquo;il avait mené une grève de la faim de cinq mois à l&rsquo;hôpital ; le geste d&rsquo;un prisonnier de conscience, non celui d&rsquo;un aliéné.</p>



<p>Le jour de sa dernière arrestation, il était en pyjama. Il a demandé le temps de s&rsquo;habiller, a enfilé son costume, a pris un livre. On ne le reverra pas avant très longtemps.</p>



<p>En 1987, le régime bascule. Un coup d’Etat médical évince Bourguiba. La famille de Marzoug prépare un dossier pour obtenir enfin sa libération.</p>



<p>Et là, un geste bouleversant : il refuse de sortir. À quoi bon ? Qui lui rendrait les décennies volées ? Il a vieilli entre ces murs, il y a ses journaux, ses médicaments, quelques médecins devenus des visages familiers.</p>



<p>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;un mois avant sa mort que l&rsquo;hôpital le renvoie chez sa sœur, à Gabès. D’après le témoignage de sa nièce : parti en costume, un livre à la main, il revient au même endroit près de quarante ans plus tard, en couche pour adulte, sous un drap, le corps douloureux, ne parlant plus, gémissant seulement. Il s&rsquo;éteint en août 2001.</p>



<p>Pendant des années, prononcer son nom faisait courir un risque. On parlait de lui à voix basse, « surtout à l&rsquo;époque de Bourguiba ». Sa propre famille avait fini par enfouir les souvenirs. Le silence imposé de son vivant s&rsquo;est prolongé après sa mort, jusqu&rsquo;à ce que des chercheurs : la sociologue Maha Abdelhamid au premier rang, après d&rsquo;autres comme Inès Mrad Dali ; recueillent le témoignage de sa sœur et arrachent son histoire du linceul de l’oubli.</p>



<p>Car c&rsquo;est bien de cela qu&rsquo;il s&rsquo;agit. On n&rsquo;a pas seulement enfermé un homme : on a voulu supprimer une idée, effacer une preuve, faire comme si le racisme tunisien n&rsquo;avait jamais eu de visage ni de voix. Slim Marzoug fut ce visage et cette voix. Il a payé son courage de sa liberté, de sa santé, de sa vie entière.</p>



<p>Hier c’était Slim Marzoug ; aujourd’hui c’est Saadia Mosbah. La militante tunisienne noire, antiraciste Saadia Mosbah a été récemment condamnée à 8 ans de prison, sur la base d’ « accusations infondées » selon Amnesty International ;</p>



<p>L&rsquo;oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/08/03/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%90%f0%9d%9f%93-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ad/">𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟐𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐨𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐒𝐥𝐢𝐦 𝐌𝐚𝐫𝐳𝐨𝐮𝐠 : 𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐧𝐨𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐓𝐮𝐧𝐢𝐬𝐢𝐞 𝐚 𝐯𝐨𝐮𝐥𝐮 𝐞𝐟𝐟𝐚𝐜𝐞𝐫</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐄́𝐫𝐢𝐜 𝐁𝐥𝐚𝐧𝐜 – 𝐋’𝐡𝐮𝐦𝐨𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐧𝐨𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐬 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐟𝐟𝐚𝐜𝐞́</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/05/19/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%81%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a8/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 17:39:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bien avant Dieudonné, un autre humoriste noir avait déjà connu le bannissement médiatique en France : Éric Blanc. Né à</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/19/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%81%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a8/">𝐄́𝐫𝐢𝐜 𝐁𝐥𝐚𝐧𝐜 – 𝐋’𝐡𝐮𝐦𝐨𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐧𝐨𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐬 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐟𝐟𝐚𝐜𝐞́</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Bien avant Dieudonné, un autre humoriste noir avait déjà connu le bannissement médiatique en France : Éric Blanc.</p>



<p>Né à Cotonou, au Bénin, Éric Degbegni arrive en France avec sa famille après le coup d’État du général Kérékou. Très vite, il abandonne des études de droit pour se consacrer à la scène. En 1986, il débute au Caveau de la République avec des imitations de Valéry Giscard d&rsquo;Estaing, Frédéric Mitterrand et de nombreuses personnalités politiques françaises.</p>



<p>À l’époque, sa présence est inédite : pour la première fois, un humoriste noir imite des figures blanches du pouvoir politique et médiatique français. Son talent attire rapidement le public et les médias.</p>



<p>Il enchaîne les passages télévisés, notamment dans La Classe sur France 3, où son succès devient fulgurant. On le présente alors comme « le Noir qui imite les Blancs célèbres », une formule révélatrice d’un paysage audiovisuel incapable de voir simplement un grand imitateur sans le réduire à sa couleur de peau.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="353" height="500" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Eric-Blanc_.jpg" alt="" class="wp-image-3559" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Eric-Blanc_.jpg 353w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Eric-Blanc_-212x300.jpg 212w" sizes="(max-width: 353px) 100vw, 353px" /></figure>



<p>Il est prédestiné à une brillante carrière. En 1988, il joue dans Black Mic-Mac 2, puis dans L&rsquo;Invité surprise aux côtés de Victor Lanoux. Mais derrière cette ascension rapide, certains supportent mal qu’un humoriste noir ose tourner en ridicule des figures installées de la société française.</p>



<p>Le tournant arrive en 1987, après une imitation controversée du puissant et influent critique de cinéma Henry Chapier dans Bains de minuit, animée par Thierry Ardisson. L’imitation est jugée homophobe, des poursuites judiciaires suivent et la polémique éclate.</p>



<p>Les réseaux sont activés pour détruire sa carrière fulgurante et à partir de 1988, « interdit » de télévision. Il est d’ailleurs le seul à payer. L’animateur, la production de l’émission sont épargnés.</p>



<p>Beaucoup estiment que cette affaire a surtout servi de prétexte pour l’écarter définitivement. D’autres humoristes ont caricaturé, insulté ou provoqué sans voir leur carrière détruite aussi rapidement. Éric Blanc est « interdit » de télévision », il est désormais persona Non Grata.</p>



<p>Ce qui dérangeait réellement, selon ses défenseurs, c’est qu’il refusait de rester dans le rôle qu’on semblait attendre de lui. Il ne se contentait pas de faire rire aux dépens des Africains ou des Noirs ; il osait aussi se moquer des élites blanches françaises, des personnalités influentes et des figures du pouvoir médiatique.</p>



<p>Il tentera un retour par le théâtre, mais sans jamais retrouver la place que son talent lui promettait.</p>



<p>Notons que dans le paysage médiatique français, on peut diffuser des propos racistes à longueur de journée, être même condamné pour cela sans jamais être interdit de télévision.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/19/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%81%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a8/">𝐄́𝐫𝐢𝐜 𝐁𝐥𝐚𝐧𝐜 – 𝐋’𝐡𝐮𝐦𝐨𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐧𝐨𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐬 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐟𝐟𝐚𝐜𝐞́</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐄𝐦𝐦𝐞𝐭𝐭 𝐓𝐢𝐥𝐥 &#8211; 𝐋𝐲𝐧𝐜𝐡𝐞́ 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐢𝐫</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/01/22/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%b2%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%9e/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 10:38:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amérique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Carolyn Bryant]]></category>
		<category><![CDATA[Emmett Till]]></category>
		<category><![CDATA[lynchage]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’été 1955 devait être pourtant une parenthèse enchantée pour lui. Né le 25 juillet 1941 à Chicago, Emmett Till a</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/01/22/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%b2%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%9e/">𝐄𝐦𝐦𝐞𝐭𝐭 𝐓𝐢𝐥𝐥 &#8211; 𝐋𝐲𝐧𝐜𝐡𝐞́ 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐢𝐫</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’été 1955 devait être pourtant une parenthèse enchantée pour lui.</p>



<p>Né le 25 juillet 1941 à Chicago, Emmett Till a 14 ans lorsque sa mère, qui l’élève seule, le dépose à la gare pour prendre le train en direction du Sud du pays.</p>



<p>Au programme, deux semaines loin de Chicago, loin de sa mère, chez un grand-oncle dans le Delta du Mississippi. Le soleil, les cousins, les champs de coton.</p>



<p>Emmett Till est un enfant jovial, le rire facile, la parole libre, il fait plus grand que son âge et est légèrement enrobé.</p>



<p>Avant de le voir monter dans le train ce jour-là, sa mère le serre fort et le met en garde : « Sois prudent face aux blancs….Baisse la tête au point de ne plus voir que tes genoux. La-bas, ce n’est pas le Nord; la ségrégation y est violente. »</p>



<p>Emmett promet. Sans vraiment comprendre. Sa mère ne le reverra plus jamais vivant.</p>



<p>En effet, Emmett n’a pas compris que à Chicago, il est noir mais vivant. Dans le Mississippi, il est noir et coupable par avance. Et il arrive qu’on meure juste parce qu’on est noir.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="857" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Emmett-Till-et-sa-mere-1024x857.jpg" alt="" class="wp-image-3395" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Emmett-Till-et-sa-mere-1024x857.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Emmett-Till-et-sa-mere-300x251.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Emmett-Till-et-sa-mere-768x643.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Emmett-Till-et-sa-mere-1536x1285.jpg 1536w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Emmett-Till-et-sa-mere.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Le 24 août, Emmett entre dans une petite épicerie avec d’autres adolescents. Derrière le comptoir, une femme blanche : Carolyn Bryant. Emmett plaisante, fanfaronne, peut-être siffle-t-il. Un geste banal ailleurs, un crime ici. Dans ce Sud verrouillé par la ségrégation, un garçon noir n’a pas le droit de regarder, encore moins de défier l’ordre racial. Le bruit se répand, déformé par la rumeur, amplifié par la haine.</p>



<p>Quelques jours plus tard, au cœur de la nuit, des coups frappent à la porte de la maison familiale. Deux hommes blancs entrent, armés : Roy Bryant et J. W. Milam. Ils appellent Emmett. Il se lève, terrorisé. On l’emmène. Personne n’ose intervenir. Dans le Mississippi de 1955, protéger un enfant noir, c’est signer son propre arrêt de mort.</p>



<p>Pendant des heures, Emmett est torturé, battu, brisé, défiguré. Étranglé avec du fil barbelé. Une balle dans la tête. Son corps est jeté dans la rivière Tallahatchie comme un déchet. Quand on le retrouve, trois jours plus tard, son visage n’est plus identifiable. On ne l’identifie que grâce à une bague, gravée aux initiales de son père.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="420" height="637" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Emmett-Till_mere.jpg" alt="" class="wp-image-3396" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Emmett-Till_mere.jpg 420w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Emmett-Till_mere-198x300.jpg 198w" sizes="auto, (max-width: 420px) 100vw, 420px" /></figure>



<p>Sa mère, Mamie Till Mobley, refuse le silence. Elle refuse l’enterrement expéditif que l’on veut imposer dans le Sud. Elle ramène son fils à Chicago. Et là, dans un geste de courage absolu, elle ordonne que le cercueil reste ouvert : « Je veux que le monde voie ce qu’ils ont fait à mon enfant. »</p>



<p>Des dizaines de milliers de personnes défilent. Le magazine Jet publie les photos. Le pays entier découvre l’horreur : un adolescent massacré pour avoir oublié un instant la couleur de sa peau. Le choc est immense.</p>



<p>Le procès, lui par contre, est une véritable mascarade. Un jury composé exclusivement d’hommes blancs acquitte les assassins en un peu plus d’une heure. La justice du Sud a parlé : la vie d’un enfant noir ne vaut rien. Pire encore, quelques semaines plus tard, protégés par la loi qui interdit de les juger une seconde fois, les deux hommes avouent leur crime dans un magazine national. Ils ne seront jamais inquiétés.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="938" height="743" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/La-mere-de-Emmett-Till.jpg" alt="" class="wp-image-3397" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/La-mere-de-Emmett-Till.jpg 938w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/La-mere-de-Emmett-Till-300x238.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/La-mere-de-Emmett-Till-768x608.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 938px) 100vw, 938px" /></figure>



<p>Mais quelque chose s’est fissuré. Dans tout le pays, la colère gronde. Trois mois plus tard, en Alabama, une femme refuse de céder sa place dans un bus. Elle s’appelle Rosa Parks. Elle dira plus tard que le visage d’Emmett Till ne l’a jamais quittée. Le mouvement des droits civiques est en marche.</p>



<p>Emmett devient un nom que l’on crie. Bob Dylan lui consacre une chanson. Son cercueil vide est exposé des décennies plus tard dans un musée à Washington. En 2022, une loi fédérale contre le lynchage porte enfin son nom. Aimé Césaire consacre un poème à la mémoire d’Emmett Till dans son recueil Ferrements publié en 1960. Le poète sénégalais David Diop consacre aussi un poème à Emmett Till dans son recueil Coups de pilon publié par Présence Africaine.</p>



<p>Il aura fallu plus d’un demi-siècle pour que la vérité s’impose : Carolyn Bryant avait menti. Mais le mal était fait depuis longtemps. En effet, C’est un livre paru en 2018 qui a rouvert le dossier. Dans «The Blood of Emmett Till», Carolyn Bryant est revenue sur son témoignage et avoué avoir menti.</p>



<p>« Rien de ce qu’a fait ce garçon ne pourra jamais justifier ce qui lui est arrivé », avait -t-elle ajouté</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="960" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Emmett-Till_cercueil.jpg" alt="" class="wp-image-3398" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Emmett-Till_cercueil.jpg 640w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/01/Emmett-Till_cercueil-200x300.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Nogo bagdeu !</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 21.01.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
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		<title>Le viol de la négresse</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2022/09/26/le-viol-de-la-negresse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 05:47:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Christiaen van Couwenbergh]]></category>
		<category><![CDATA[femme noire]]></category>
		<category><![CDATA[le rapt de la négresse]]></category>
		<category><![CDATA[Le viol de la négresse]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[viol colonial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le viol a toujours été un instrument utilisé pour imposer la domination coloniale. La violence sexuelle coloniale s’est exprimée par</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le viol a toujours été un instrument utilisé pour imposer la domination coloniale. La violence sexuelle coloniale s’est exprimée par des viols. Il fallait soumettre sexuellement les colonisés pour asseoir sa domination, disposer du corps du colonisé pour le contrôler, le surveiller et le punir.</p>



<p>C&rsquo;était en réalité un phénomène admis dans l&rsquo;imaginaire européen. Ce phénomène était si répandu qu&rsquo;un peintre flamand, Christiaen van Couwenbergh (1604-1667), en fit un tableau qui se trouve encore conservé en France au musée de Strasbourg. Le tableau a été peint en 1632, au moment où la traite était en expansion.</p>



<p>La femme noire était alors présentée comme un objet sexuel.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="876" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Le-viol-de-la-negresse-1024x876.jpg" alt="" class="wp-image-1503" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Le-viol-de-la-negresse-1024x876.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Le-viol-de-la-negresse-300x257.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Le-viol-de-la-negresse-768x657.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Le-viol-de-la-negresse.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Ce tableau intitulé  » Le rapt de la négresse  » ou  » le viol de la négresse  » montrent clairement deux jeunes européens nus qui s’apprêtent à violer une femme noire, une africaine. L&rsquo;un deux la montre du doigt en se moquant d’elle tandis que l’autre l’immobilise pour la violer. La victime appelle au secours.</p>



<p>Ce type de viol était généralement collectif ce qui permettait d&rsquo;éviter de se poser les questions de paternité qui pouvaient s&rsquo;ensuivre.</p>



<p>La violence des fantasmes projetés sur les populations colonisées est donc sans limites, puisque le corps du colonisé est animalisé , chosifié.</p>



<p>Dans une hypocrisie généralisée, les mâles blancs développent des fantasmes à l’égard des femmes noires qu’ils n’arrivaient à assumer en public. En public, ils faisaient tous, semblant de ne pas être attirés par les femmes noires. C’est ainsi que ce tableau représentant le viol d’une femme noire choqua ses contemporains, non pas par sa violence, mais par la représentation d’une relation sexuelle interraciale, jugée déplacée à l’époque.&nbsp;</p>



<p>La terre est sale. SI è ne mvit.</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 26.09.2022</p>



<p>Rat des archives&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Stéphane Kameugne &#8211; Brillant étudiant camerounais assassiné en France</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2022/09/23/stephane-kameugne-brillant-etudiant-camerounais-assassine-en-france/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 13:16:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Châlons-en-Champagne]]></category>
		<category><![CDATA[École des Arts et Métiers]]></category>
		<category><![CDATA[ENSAM]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Kameugne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle histoire tragique que celle de Stéphane Kameugne. C’est l’histoire d’un jeune camerounais brillant et promis à un bel avenir</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Quelle histoire tragique que celle de Stéphane Kameugne. C’est l’histoire d’un jeune camerounais brillant et promis à un bel avenir qui va disparaître de manière tragique.</p>



<p>Jeune diplômé de l’ENSAM, prestigieuse école d’ingénieur française et titulaire d’un MBA en finances obtenu à l’université d’Atlanta aux Etats-Unis, il travaillait déjà comme consultant informatique à Paris avec un très bon salaire.</p>



<p>Le 7 <a></a>décembre 2008, Stéphane Kameugne, étudiant à l&rsquo;École des Arts et Métiers de Châlons-en-Champagne disparaît soudainement après la soirée de gala de remise de diplôme à l’ENSAM. Inquiets, ses parents essaient de le joindre mais son téléphone sonne dans le vide. On retrouve sa voiture sur le parking de l’école. Rien n’a bougé.</p>



<p>Le jeune homme âgé de 24 ans est recherché sans succès pendant plusieurs jours. Finalement, Stéphane Kameugne est retrouvé mort dans le canal de Nau le 24 décembre à la veille de Noël.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Stephane-Kameugne_diplome.jpg" alt="" class="wp-image-1498" width="241" height="406" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Stephane-Kameugne_diplome.jpg 461w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Stephane-Kameugne_diplome-178x300.jpg 178w" sizes="auto, (max-width: 241px) 100vw, 241px" /></figure>



<p>Plusieurs thèses sont questionnées : un crime raciste, un accident, une noyade, un homicide involontaire, une agression, un bizutage qui aurait mal tourné?</p>



<p>Stéphane Kameugne est un costaud; 1 m 90 pour 100 kilos. Un garçon calme, pacifique, sociable et sans histoires.</p>



<p>Dans la nuit du 6 au 7 décembre est organisée la cérémonie de remise de diplôme à l’ENSAM.</p>



<p>Vers 3 heures du matin, Stéphane ne se sent pas bien. Dès lors, des amis le conduisent à la bibliothèque afin qu’il se repose.</p>



<p>Des témoignages révèlent que pendant cette soirée de gala, vers 4 h , Stéphane a été expulsé de l’école par les vigiles à la suite d’une altercation. Il était éméché.</p>



<p>Après la découverte du corps, une autopsie est réalisée. Selon les enquêteurs qui se basent sur cette première autopsie, Stéphane aurait peut-être chuté d’un pont sur une berge parce qu’il aurait été ivre et aurait été en train d’uriner. Cette autopsie ne relève pas des traces de violence. Par contre, elle soutient que Stéphane n’est pas mort des suites de noyade; il est mort avant de tomber à l’eau.</p>



<p>La famille ne croit pas aux résultats de cette première autopsie ; elle va demander une deuxième autopsie et des contre-expertises. La famille n’exclut pas un bizutage qui aurait mal tourné. La deuxième autopsie constate que tout le dos de Stéphane est brisé. Pour les experts, il a subi un choc brutal qui pourrait venir d’un véhicule. Une analyse des vêtements de la victime révèle qu’ils portent des traces qui montrent que Stéphane aurait reçu de violents coups. Un expert émet l&rsquo;hypothèse selon laquelle Stéphane aurait été battu à mort avec une batte de baseball ou un objet équivalent.</p>



<p>D’autant plus qu’un livreur de journaux révèle avoir vu ce jour-là autour de 5h du matin un groupe de jeunes regroupés autour d’un grand morceau de bois. Il dit avoir pris peur et être rentré chez lui.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Stephane-Kameugne-682x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1496" width="205" height="308" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Stephane-Kameugne-682x1024.jpg 682w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Stephane-Kameugne-200x300.jpg 200w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Stephane-Kameugne-768x1153.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Stephane-Kameugne.jpg 777w" sizes="auto, (max-width: 205px) 100vw, 205px" /></figure>



<p>Plusieurs faits troublants entourent cette affaire. Le portable de Stéphane s’est arrêté de fonctionner à 8h25 dans la matinée du 7 décembre. Si Stéphane était tombé à l’eau immédiatement après la soirée de l’école, son portable devait s’arrêter de fonctionner juste après. Comme par hasard la caméra de surveillance ne fonctionnait pas cette nuit-là et la porte du parking était en panne.</p>



<p>Depuis, sa disparition reste un mystère. Mais tout porte à croire qu’il a été assassiné. Aujourd&rsquo;hui encore, son meurtre reste non élucidé. Ce qui n’est pas sans rendre la disparition d’autant plus douloureuse pour ses proches.</p>



<p>Les parents de Stéphane sont farouchement déterminés à se battre pour faire triompher la vérité sur la mort de leur fils. Pendant plusieurs années, la famille a organisé des marches à l’occasion de l’anniversaire de sa disparition.</p>



<p>La famille souhaite délier les langues afin de pousser ceux et celles qui disposent des informations sur cette affaire à parler. Il y a une sorte d’omerta autour de cette affaire. La majorité de ceux qui ont participé à cette soirée refuse de parler.</p>



<p>L’assassinat de Stéphane ne fait plus de doute mais les enquêteurs n’ont pas de piste sur les coupables. 14 ans plus tard, le mystère demeure.</p>



<p>Courage à cette famille. L’oubli est la ruse du diable !</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="572" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Famille_Stephane-Kameugne-1024x572.jpg" alt="" class="wp-image-1500" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Famille_Stephane-Kameugne-1024x572.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Famille_Stephane-Kameugne-300x168.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Famille_Stephane-Kameugne-768x429.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Famille_Stephane-Kameugne.jpg 1198w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit !</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 23.09.2022</p>



<p>Rat des archives</p>
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		<title>Le plus grand suicide collectif de l’Histoire : La secte du Temple du Peuple</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jul 2021 09:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amérique]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[gourou]]></category>
		<category><![CDATA[James Warren]]></category>
		<category><![CDATA[Jim Jones]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[secte du Temple du Peuple]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une histoire sordide que je vais vous raconter aujourd’hui. Une histoire affreuse, monstrueuse. C’est l’histoire du plus grand suicide</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2021/07/30/le-plus-grand-suicide-collectif-de-lhistoire-la-secte-du-temple-du-peuple/">Le plus grand suicide collectif de l’Histoire : La secte du Temple du Peuple</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>C’est une histoire sordide que je vais vous raconter aujourd’hui. Une histoire affreuse, monstrueuse. C’est l’histoire du plus grand suicide collectif de l’Histoire. La plus grande perte humaine des États-Unis avant les attentats du 11 septembre 2001.Le 18 novembre 1978 près de 920 membres de la secte du Temple du Peuple meurent dans la jungle du Guyana sous les ordres de Jim Jones, le gourou de cette secte.</p>



<p>Que s’est-il passé ? quelle est l’histoire de cette secte et son gourou ? Comment un gourou, seul, a-t-il pu œuvrer pour la mort de près d’un millier de personnes ?Jim Jones, de son vrai nom James Warren est né en 1931 dans l’Indiana aux Etats-Unis. Il grandit dans un milieu pauvre et très pieux. Il est un membre de l&rsquo;église du mouvement charismatique évangélique. Dès l’adolescence, il commence déjà à évangéliser les enfants de son entourage. Il est très précoce. Il fonde son église à 18 ans et se marie à l’âge de 19 ans à une infirmière. Peu à peu, il va embrasser l’idéologie communiste. Il est très instable sur le plan religieux. Il va changer de religion une dizaine de fois. En 1952, il devient pasteur méthodique, puis abandonne le méthodisme pour le pentecôtisme. Il est le père de 8 enfants, un enfant biologique et 7 autres adoptés parmi lesquels un noir et deux coréens.</p>



<p>Jim Jones est un idéaliste dans une Amérique ouvertement raciste ; il a pour ambition de réunir les Noirs et les Blancs. Il a à cœur de lutter et de mettre fin au racisme. Son rêve est de rendre les gens heureux, les soigner, les aider. Il est pour le partage des richesses.</p>



<p>Pour réaliser son rêve, il ouvre une première église dans l’Indianapolis, baptisée en 1955 le Temple du peuple. Il commence à gagner en notoriété et en crédibilité. Son église engrange l’arrivée de plusieurs nouveaux membres. En réalité, Jim Jones utilise des moyens peu orthodoxes pour enrôler. Ils recrutent des détectives privés qu’ils envoient chercher des informations sur des personnes susceptibles de rejoindre son église. Ils utilisent les informations que les détectives lui donnent pour faire croire aux potentiels membres de son église qu’il a eu des révélations divines sur eux. Ils utilisent des tours de magie pour faire croire qu’il réalise des miracles. Par exemple, il fait semblant d&rsquo;extraire les tumeurs des patients de leur bouche, cachant un foie de poulet dans sa manche. Ses guérisons mystérieuses sont montées de toutes pièces, les soi-disant malades sont en réalité ses complices.</p>



<p>Le succès de son église repose aussi sur les aides sociaux qu’elle propose. Il apparaît comme un bienfaiteur de l’humanité. Ce pasteur a des discours politiques très à gauche aux relents marxistes : « C’est la lutte des classes qui produit la religion ; s’il n y’avait ni riches ni pauvres, si tous étaient égaux, la religion disparaitrait. Les gens ne développent la religion que quand ils ne sont pas heureux dans ce monde […] Le racisme est le reflet, le résultat de la séparation des gens basées sur la propriété. Je ne crois pas en la propriété privée ; je crois que la propriété doit être possédée en commun tout comme l’église nous appartient à tous ». Il propose un socialisme apostolique.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/03/la-secte-du-temple.png" alt="" class="wp-image-688" width="365" height="367" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/03/la-secte-du-temple.png 683w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/03/la-secte-du-temple-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 365px) 100vw, 365px" /></figure></div>



<p>Il donne un souffle d’espoir aux noirs américains, la défense des droits civiques et des peuples occupent une grande place dans ses discours. Peu à peu, le mouvement prend une certaine tournure et se radicalise. La procréation est interdite. Le gourou se proclame prophète envoyé par Dieu. À cette époque-là, environ 35 milles personnes sont adhérents à son mouvement. Au milieu années 60, Jim Jones se déporte à Ukiah en Californie, accompagné d&rsquo;une grosse centaine de fidèles. Le mouvement se radicalise de plus en plus ; Jim Jones mélange à la fois la religion et l’idéologie communiste. Il prétend être la réincarnation de Jésus-Christ, Moïse, Lénine, Bouddha. Ces enseignements lui valent plusieurs plaintes, il n’hésite pas à attaquer et à critiquer le gouvernement. Il exerce une telle influence sur ses fidèles que ceux-ci donnent tous leurs revenus au mouvement. Aux débuts des années 70, le Temple du peuple déménage à San Francisco. Jim Jones est désormais le « père » de la secte. Les fidèles l’appellent « Papa ». Il se livre à des pratiques dégradantes et violents contre ses fidèles. Il sodomise les jeunes garçons, viole les femmes, il interdit aux maris de dormir avec leurs femmes, il châtie à travers des sévices corporels les fidèles accusés d’avoir péché, humilie ses disciples, pille leur argent, accapare tous leurs biens.</p>



<p>La presse qui a eu vent de ce qui se passe au Temple du peuple commence à s’intéresser à ce mouvement et rédige des articles pour dénoncer les abus du gourou de cette secte. Malgré les plaintes déposées pour viol, violences, détournement des mineurs, tentative d’homicide, trafic et usage de drogue ; aucune enquête n’est diligentée. La liberté de culte aux Etats-Unis est consacrée par la constitution. La liberté de religion est une liberté absolue aux Etats-Unis.</p>



<p>En réalité, Jim Jones est devenu très puissant et a plusieurs soutiens puissants, c’est lui qui a fait nommer le procureur de la ville.Toutefois, l’étau se resserre peu à peu sur la secte. Il est aussi pourchassé par le fisc. Le gourou décide alors d’élaborer un plan visant à acheter un vaste terrain à l’extérieur des Etats-Unis, puis fuir les Etats-Unis avec ses fidèles pour s’y installer et vivre en autarcie loin de toutes pressions ou enquêtes. Le Temple du peuple décide de s&rsquo;installer à Guyana, petit pays d&rsquo;Amérique du Sud, au nord du Brésil. Il a jeté son dévolu sur ce pays parce que c’est un pays socialiste, ce qui correspond à l’idéologie de la secte. Il réussit donc à faire venir les membres de sa secte au Guyana. Le Temple du peuple va s’établir sur un espace 11.000 hectares dans la jungle. Il fonde alors une colonie et lui donne son nom « Jonestown », une « société authentiquement socialiste, enfin dépouillée de tout racisme, de tout sexisme et de toute forme de discrimination contre les vieux ». Sa communauté est constituée de près de 1300 disciples ; composés en majorité de noirs américains pauvres, d’enfants et de vieillards. C’est le siège du mal : pédophilie, viol, drogue, humiliations, punitions etc. Tel un Big Brother, il est omniprésent, avec son haut-parleur, il se fait entendre partout.Le gourou fait travailler ses disciples de l’aube au crépuscule 6 jours par semaine (12 à 14 heures par jour) pour construire la communauté : maisons, routes, églises, dispensaire etc. Il confisque les passeports de tous ses membres pour les empêcher de fuir.</p>



<p>Il développe une théorie sur l’imminence de l’apocalypse et endoctrine ses ouailles. Il commence à les préparer au suicide. Il leur fait comprendre que le gouvernement américain s’apprête à déclencher une guerre contre eux et que le suicide collectif est la seule option. Jones alimente une théorie du complot visant à faire croire aux fidèles que la CIA persécute la secte et arrêtera toute personne qui voudrait la quitter, il les maintient dans une peur constante. Les membres de la secte sont totalement dépendants, dépersonnalisés et sous l’emprise de Jim Jones. Il y a une telle adhésion que ses adeptes ne se révoltent pas. Un peuple de zombies. Il prônait l’égalité mais la vérité était tout autre. Au sein de la secte, c’étaient les blancs qui exerçaient l’autorité et les noirs qui étaient majoritaires étaient réduits à des rôles de subalternes.Le 17 novembre 1978 après des plaintes de parents de fidèles, un membre du Congrès américain, Leo Ryan, débarque à Guyana pour observer de près les méfaits de la secte et mener une enquête. Celui-ci est assassiné avec trois journalistes et une défectrice par des hommes de la milice de Jim Jones. Le gourou sait désormais qu’il n’échappera pas aux autorités américaines.</p>



<p>Le gourou annonce alors à ses fidèles l’imminence d’un assaut de l’armée américaine sur la colonie de « Jonestown ». Il somme alors aux adultes de la secte d&rsquo;administrer du poison aux enfants avec des seringues. Les fidèles vont ingurgités un poison mortel. Sous les ordres de Jim Jones, ils ont tous été empoisonnés avec un mélange de soda à l&rsquo;orange et de cyanure. La dose de poison ingurgité est tellement forte que leur mort est survenue entre trois et cinq minutes après avoir bu le poison.</p>



<p>Quelques rares adeptes tentent de s&rsquo;enfuir dans la jungle. Ils sont rattrapés, ou tués, et contraints à s&rsquo;administrer la boisson mortelle. Seules une vingtaine de personnes survivront. On dénombre un peu plus de 915 morts dont 309 enfants. Un véritable champ de cadavres. On retrouve des cadavres d’enfants dans les bras de leurs parents ou encore des cadavres qui se tenaient la main.Le gourou quant à lui, sera retrouvé mort avec une balle dans la tête. S&rsquo;est-il suicidé ou a-t-il été tué ? Une carabine a été retrouvé à quelques mètres de lui. Qui a pressé la gâchette ? Le mystère demeure.Le gourou avait même appelé ses adeptes vivant aux Etats-Unis à se tuer. On va retrouver dans les comptes bancaires du gourou éparpillés dans des paradis fiscaux un peu partout dans le monde près de 10 millions de Dollars.Sur le site du drame, les autorités ont retrouvé des bassines encore remplies du mélange et des seringues. Des enquêtes après au drame ont révélé les liens de Jim Jones avec bon nombre d&rsquo;hommes politiques américains, de Rosalynn Carter, femme du président américain, aux maires successifs de San Francisco en passant par le secrétaire à la Santé, Joseph Califano. </p>



<p>Il a organisé des œuvres charitables et a participé à des campagnes pour ces hommes politiques. C’est pour cette raison qu’il a longtemps été protégé et que les plaintes contre lui n’ont jamais prospéré. Avant de mourir, le gourou laisse ce message dans une cassette : « Nous sommes 1000 personnes qui disons que nous n’aimons plus ce monde ; prenez nos vies ; nous nous allongeons, nous sommes fatigués, nous n’avons pas commis de suicides, nous avons commis un acte suicide révolutionnaire en guise de protestation contre ce monde inhumain ».</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 30.07.2021</p>



<p>Rat des archives </p>



<p>Fourmi Magnan égarée</p>
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		<title>Phila NDWANDWE assassinée par le régime raciste de l’APARTHEID</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 May 2021 08:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Apartheid]]></category>
		<category><![CDATA[Phila NDWANDWE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Son histoire est très peu connue. C’est l’histoire d’une jeune combattante sud-africaine qui va très tôt s’engager dans la lutte</p>
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<p>Son histoire est très peu connue. C’est l’histoire d’une jeune combattante sud-africaine qui va très tôt s’engager dans la lutte armée contre le sinistre régime raciste de l’apartheid. Révolutionnaire, elle était une membre déterminée de la branche armée de l’ANC créée par Nelson Mandela en 1961.<br>En 1985, âgée de 21 ans, Phila est étudiante en thérapie dentaire lorsqu&rsquo;elle a été recrutée à l&rsquo;ANC et est devenue combattante MK.<br>Au cours d’une opération d’exfiltration, elle a été enlevée (3 ans après avoir rejoint la lutte) au SWAZILAND par la police blanche et raciste du régime de l’APARTHEID. Devenue, un élément très dangereux, il était question de la retourner comme indic ou de l’abattre. Elle venait d’accoucher et allaitait encore lorsqu&rsquo;elle a été enlevée par les forces de l’apartheid et torturée pendant 10 jours afin de la persuader de devenir un indic pour le Gouvernement de l’APARTHEID. Elle va refuser et va choisir la mort à la trahison. Elle a reçu une balle dans la tête après s&rsquo;être mise à genoux devant ses ravisseurs. Elle avait à peine 24 ans. Ses meurtriers vont cacher son corps, le couvrant de chaux et de plastiques.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Phila.jpg" alt="" class="wp-image-803" width="386" height="386" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Phila.jpg 501w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Phila-300x300.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Phila-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 386px) 100vw, 386px" /></figure></div>



<p><br>Au cours de la commission « Vérité et Réconciliation » à la fin du régime de l’apartheid, un agent qui avait participé à son exécution a tout raconté et a conduit les autorités à l’endroit où ils avaient enterré Phila après l’avoir froidement torturée et froidement assassinée.<br>Le 10 mars 1997, le squelette de Ndwandwe a été retrouvé au jour dans un champ du KwaZulu-Natalet ; le trou de balle dans son crâne était encore clairement visible. Elle va être enterrée au cours d’une cérémonie officielle à laquelle prendre part son fils âgée de 9 ans.<br>Phila NDWANDWE est une femme courageuse qui a combattu le régime raciste de l’apartheid au péril de sa vie. Son histoire mérite d’être connue.<br>Elle a fait preuve de bravoure et de loyauté. Elle a sacrifié sa vie pour ses camarades, pour la cause d&rsquo;une Afrique du Sud non raciale, non sexiste et démocratique.<br>Arol KETCH – 24.05.2021<br>Fourmi Magnan égarée<br>Opep de l’Histoire</p>
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		<title>La face cachée de l&#8217;histoire</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2021/05/21/la-face-cachee-de-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 May 2021 08:16:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[blancs esclavagistes]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[guenons]]></category>
		<category><![CDATA[négresses]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant l’esclavage, il y avait une pratique avec les femmes noires qui est occultée de l&#8217;histoire.Les blancs esclavagistes choisissaient certaines</p>
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<p>Pendant l’esclavage, il y avait une pratique avec les femmes noires qui est occultée de l&rsquo;histoire.<br>Les blancs esclavagistes choisissaient certaines femmes selon des critères bien définis pour allaiter les enfants blancs. Celles-ci étaient alors appelées « esclaves nourricières ».<br>Pour l’allaitement, le sein droit était réservé aux enfants noirs et le sein gauche aux enfants blancs.<br>Ce qui est triste c&rsquo;est que, ces enfants blancs une fois adultes appliquaient la même recette de la haine, ils étaient racistes envers leurs mères nourricières et taxaient les femmes africaines mises en esclavage de sauvages , guenons, négresses.<br>Et pourtant, ils avaient été nourris aux seins ces dernières.<br>Comment peut-on haïr le sein qui nous a nourris?<br>Je suis dépassé. Moi, même si c&rsquo;est une louve qui me donne son sein, je ne la détesterai Jamung.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="686" height="686" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Face-cachee-de-lhistoire.png" alt="" class="wp-image-784" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Face-cachee-de-lhistoire.png 686w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Face-cachee-de-lhistoire-300x300.png 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Face-cachee-de-lhistoire-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 686px) 100vw, 686px" /></figure>



<p><br>Arol KETCH &#8211; 31.05.2021<br>Fourmi Magnan égarée</p>
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		<title>Ruby Bridges, la première écolière noire à intégrer une école blanche</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2021/04/21/ruby-bridges-la-premiere-ecoliere-noire-a-integrer-une-ecole-blanche/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 13:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[écolière noire]]></category>
		<category><![CDATA[nigger]]></category>
		<category><![CDATA[Norman Rockwell]]></category>
		<category><![CDATA[petite négresse]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ruby Bridges]]></category>
		<category><![CDATA[The Problem We All Live With]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 novembre 1960, la petite Ruby âgée de 6 ans intègre l&#8217;école primaire William-Frantz, à La Nouvelle-Orléans. Ruby avait</p>
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<p>Le 14 novembre 1960, la petite Ruby âgée de 6 ans intègre l&rsquo;école primaire William-Frantz, à La Nouvelle-Orléans. Ruby avait fréquenté une école entièrement noire durant son cursus à la maternelle, mais au début de l&rsquo;année scolaire 1960, les écoles entièrement blanches de la Nouvelle-Orléans étaient tenues d&rsquo;inscrire des élèves noirs &#8211; c&rsquo;était six ans après une décision constitutionnelle ( Brown v. Board of Education en 1954).<br>Ce jour-là, lorsque Ruby se rend à l’école, à l’extérieur de l’école, se produit une scène surréaliste. Une foule de blancs racistes est massée devant l’école et lance des slogans racistes à l’endroit de la jeune fillette. La situation est telle que la fillette est escortée par quatre agents fédéraux. En effet, du fait de l’opposition virulente des Blancs à intégrer les Noirs, elle avait besoin de protection pour entrer à l&rsquo;école. Mais, les officiers de police locaux et de l&rsquo;État refusèrent de la protéger. C’est ainsi qu&rsquo; elle fut accompagnée par des agents fédéraux.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Ruby-Bridges_police.jpg" alt="" class="wp-image-1327" width="356" height="216" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Ruby-Bridges_police.jpg 512w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Ruby-Bridges_police-300x182.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 356px) 100vw, 356px" /></figure>



<p><br>Le peintre Norman Rockwell a immortalisé cette scène. Sa toile intitulée “The Problem We All Live With” montre Ruby et ses gardes du corps longeant un mur sur lequel est écrit un mot hostile : « nigger ».<br>Lorsque Ruby va regagner sa classe, la rumeur de la fillette noire dans une école blanche va se répandre comme une traînée de poudre. Les parents des autres enfants, vont immédiatement se rendre dans cette école pour retirer leurs enfants. Il était inconcevable pour eux que leur progéniture étudie aux côtés de cette “petite négresse”. L’enseignante de la classe de Ruby va choisir de démissionner plutôt que d&rsquo;enseigner à un enfant noir.<br>Une éducatrice nommée Barbara Henry a été appelée en renfort pour reprendre la classe.<br>Pendant un an, la petite Ruby a été l’unique élève de l’établissement. Sa maîtresse blanche, Barbara Henry, qui était antiraciste, va lui faire cours comme si elle enseignait à toute une classe pendant un an.</p>



<p><br>Tous les enseignants, à l&rsquo;exception de Barbara Henry, refusèrent de faire cours dans l’établissement tant qu’il avait une enfant noire dans l&rsquo;école. Barbara Henry va veiller sur Ruby comme sur la prunelle de ses yeux. Elle va empêcher Ruby de jouer sur le terrain de jeu de l’école par crainte pour sa sécurité. Elle a également interdit à Ruby de manger à la cafétéria, craignant que quelqu&rsquo;un n&#8217;empoisonne la fillette noire.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Ruby-Bridges_entoures.jpg" alt="" class="wp-image-1326" width="328" height="250" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Ruby-Bridges_entoures.jpg 600w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Ruby-Bridges_entoures-300x229.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 328px) 100vw, 328px" /></figure>



<p><br>Ruby Bridges devint ainsi la première enfant noire à aller à la William Frantz Elementary School et la première enfant afro-américaine à fréquenter une école blanche.<br>Lorsque Ruby Bridges a commencé la deuxième année, les manifestations anti-intégration à l&rsquo;école William Frantz ont continué mais davantage d’élèves noirs s&rsquo;étaient inscrits à l&rsquo;école et les étudiants blancs étaient revenus.</p>



<p><br>L’acte de défiance de cette fillette noire eut des conséquences néfastes pour sa famille. Sa famille va subir des représailles. Son père perdit son emploi après que les clients blancs de la station-service où il travaillait aient menacé d’aller ailleurs.<br>Les grands-parents de Ruby, agriculteurs du Mississippi, furent expulsés de leur ferme.<br>Ruby Bridges vit toujours à La Nouvelle-Orléans et est aujourd’hui porte-parole de la “Ruby Bridges Foundation” fondée en 1999 pour promouvoir « les valeurs de la tolérance, du respect et de l&rsquo;appréciation des différences ». Elle résume les missions de cette fondation ainsi : «changer la société par l&rsquo;éducation et l&rsquo;inspiration des enfants»… « le racisme est une maladie d&rsquo;adulte et nous devons cesser d&rsquo;utiliser nos enfants pour la propager ».<br>En 2001, elle a reçu une médaille présidentielle des citoyens. En 2009, elle a écrit un mémoire intitulé «Je suis Ruby Bridges».</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Ruby-Bridges-et-Barack-Obama.jpg" alt="" class="wp-image-1328" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Ruby-Bridges-et-Barack-Obama.jpg 960w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Ruby-Bridges-et-Barack-Obama-300x200.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Ruby-Bridges-et-Barack-Obama-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p><br>Le 15 juillet 2011, Ruby a rencontré le président Barack Obama à la Maison Blanche , et tout en regardant la peinture de Norman Rockwell la représentant, il lui a dit: «Je pense qu&rsquo;il est juste de dire que si cela n&rsquo;avait pas été pour vous, je ne serais peut-être pas là et nous ne regarderons pas cela ensemble ». Le président Obama a remercié Bridges pour ses efforts.<br>Arol KETCH &#8211; 21.04.2021<br>Rat des archives<br>Fourmi Magnan égarée</p>
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