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	<title>Archives des tribunal - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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		<title>Quand les animaux passent au tribunal !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jun 2021 23:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accusé est un animal ! Faites entrer l’accusé !An 1386, région de Falaise en Normandie en France. A cette époque,</p>
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<p>L’accusé est un animal ! Faites entrer l’accusé !<br>An 1386, région de Falaise en Normandie en France. A cette époque, il y avait beaucoup de cochons qui divaguaient dans les villes et les villages. Les cochons jouaient même le rôle d’éboueurs. En effet, la nuit tombée, ils sortaient en masse et mangeaient tout ce qu’ils trouvaient sur leur passage ; nettoyant ainsi les rues<br>Ce jour-là, une truie qui vagabondait dans les rues va se diriger dans une ferme et va trouver un enfant abandonner tout seul dans son berceau. L’enfant sera grièvement mordu par la truie ; il aura le bras arraché, la moitié du visage taillardée. Les cris de douleur du bébé vont alerter la famille qui va débarquer et retrouver l’enfant ensanglanté. La truie va s’enfuir aussitôt. Il s’en suit une véritable chasse à l’homme, que dis-je ? une chasse à l’animal. La truie est pourchassée par les habitants de la maisonnée et du voisinage. On finit par l’arrêter et elle est traduite en justice. Un procès calqué sur le procès des êtres humains est organisé. La truie est emprisonnée dans une cage tout près de la cellule de grands malfrats en attendant la date de son procès. Un avocat est désigné d’office pour la défendre. A cette époque, on estimait dans les sociétés occidentales que puisque les hommes et les animaux ont été créés par Dieu, alors ils ont les mêmes droits. Autrement dit les animaux étaient censés connaître la différence entre le bien et le mal.<br>Au terme du procès, la truie est condamnée à mort. L’animal sera par la suite habillé avec des vêtements de femme et promener dans la ville pour l’exemplarité. La justice va obliger les éleveurs du coin à venir avec leurs cochons afin de monter à ceux-ci le sort qui leur sera réservé s’ils s’amusaient à reproduire le même acte que la truie torturée. La justice va aussi obliger tous les parents d’enfants du village à assister à la scène afin de leur sensibiliser sur la nécessité de bien surveiller leurs enfants afin d’éviter qu’ils ne se fassent bouffer par des cochons. A cette époque, la torture était encore pratiquée. On va causer à l’animal les mêmes blessures qu’elle avait engendrées sur le bébé. Un spectacle absolument horrible. La truie est pendue sur la place publique par le bourreau et son corps est jeté au feu.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/quand-les-animaux-passent-au-tribunal.png" alt="" class="wp-image-763" width="408" height="402" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/quand-les-animaux-passent-au-tribunal.png 696w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/quand-les-animaux-passent-au-tribunal-300x296.png 300w" sizes="(max-width: 408px) 100vw, 408px" /></figure></div>



<p><br>Quelques décennies plus tard, en Bourgogne, rebelote : une truie est accusée d’avoir mangé un nouveau-né, et une archive se faisant l’écho de l’événement dénonce le « sinistre repas qu’elle a partagé avec ses six porcelets ». La truie, reconnue coupable devant un tribunal à l&rsquo;inverse de ses petits, subit la torture suite à un procès en bonne et due forme : « Le greffier note qu’elle a &lsquo;avoué&rsquo;. Elle a fait quelque chose comme “grrr grrr”, elle a reconnu qu’elle était coupable ».<br>Un cochon accusé d’avoir mangé un enfant fut néanmoins acquitté car il avait été prouvé par les avocats du cochon lors du procès que le cochon n’y était pour rien puisque l’enfant était entré dans l’enclos du cochon par curiosité.<br>Entre le entre le XIIIe et le XVIIe siècle, dans plusieurs sociétés occidentales, les animaux pouvaient être traînés devant la justice et condamnés au même titre que les hommes. Ils étaient jugés par des tribunaux civils ou ecclésiastiques selon les époques. Ils étaient généralement accusés de : vol ou destruction de bien, provocation d’accident grave ou de la mort d’individus. Un avocat d’office était désigné et la peine capitale était souvent prononcée. On notait aussi les sanctions suivantes : excommunications ou exorcismes publics. L’animal au Moyen Âge porte la responsabilité de ses actes, et non son propriétaire. Un système judiciaire qui nous paraît bien étrange aujourd&rsquo;hui. Certains jugements s’appuyaient sur des textes bibliques. Selon le Livre de l&rsquo;Exode, « si un bœuf encorne un homme ou une femme et cause sa mort, le bœuf sera lapidé et l&rsquo;on n&rsquo;en mangera pas la viande, mais le propriétaire du bœuf sera quitte » (Ex 21,28).<br>Notons que 90 % des animaux conduits devant la justice en Europe entre le XIIIe et le XVIIe siècle sont des cochons ; on les jugeait très proches génétiquement de l’être humain.<br>Il y a cependant eu plusieurs autres cas impliquant d’autres animaux.<br>En 1451, l&rsquo;évêque de Lausanne convoqua au tribunal des sangsues pour des ravages causés par ceux-ci sur des poissons. Les sangsues absentes furent condamnées par contumace.<br>En 1474 à Bâle en Suisse, un coq accusé de sorcellerie fut condamné à être brûlé par le bourreau sur la place publique.<br>En 1479, à Lausanne en Suisse, des hannetons ayant causé une famine dans le pays sont condamnés devant un tribunal ecclésiastique qui les excommunie.<br>En auvergne, une brebis fut condamnée pour « acte de bestialité », ce qu’on appelle aujourd’hui Zoophilie. En effet, la brebis fut surprise en plein acte sexuel avec un être humain. Eh bien, les deux protagonistes furent jugés et condamnés pour actes de bestialité.<br>En 1546, une vache et un homme furent condamnée à être pendus et brûlés pour zoophilie.<br>En 1596 à Marseille en France, des dauphins furent condamnés à être exorcisés par l’évêque de Cavaillon pour avoir fait irruption dans le port de Marseille et commis de nombreux dégâts.<br>En 1794 dans le nord de la France, un perroquet appartenant à un royaliste a été condamné au terme d’un procès parce qu’il avait crié : « Vive le roi ! vive le prêtre ». En effet, après la décapitation du roi et avec la révolution française, la monarchie avait été aboli et les royalistes pourchassés. Le tribunal révolutionnaire va à l’issu du procès décider de guillotiner le marquis royaliste qui était propriétaire du perroquet avec toute sa famille. Le perroquet quant à lui sera confié sur jugement à une révolutionnaire qui lui apprendra toute sa vie à dire : « vive la nation : vive le peuple ! »<br>A cette même époque, un chien contrerévolutionnaire fut condamné à la peine capitale. En effet, ce chien appartenait à un propriétaire de bistrot contrerévolutionnaire qui utilisait son chien pour envoyer des messages qu’il cachait sous le collier du chien. Le chien fut intercepté avec les messages qu’il transportait et une descente musclée chez le propriétaire du chien va permettre de dénicher une longue liste de contrerévolutionnaires. Le chien et son maitre seront condamnés à la peine capitale.<br>En 1905, un âne appartenant à un employé municipal de la ville de Paris a été condamné devant un tribunal correctionnel pour s’être rebellé et avoir renverser plusieurs personnes sur son passage. A cette même époque aux Etats -Unis, un éléphant appartenant à un cirque fut condamné à la chaise électrique pour des faits similaires.<br>Plusieurs livres ont été écrits pour relater l’histoire des procès des animaux ; je vous recommande ceux-ci :<br>DES ANIMAUX AU PRÉTOIRE (XIVe-XXe siècles) de Chantal KNECHT<br>Le Cochon : histoire d&rsquo;un cousin mal aimé de Michel Pastoureau<br>Arol KETCH- 09.06.2021<br>Rat des archives</p>
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		<title>Le sodomiseur de brebis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jun 2021 22:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre le XIIIe et le XVIIe siècle, dans plusieurs sociétés occidentales, les animaux pouvaient être traînés devant la justice et</p>
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<p>Entre le XIIIe et le XVIIe siècle, dans plusieurs sociétés occidentales, les animaux pouvaient être traînés devant la justice et condamnés au même titre que les hommes. Ils étaient jugés par des tribunaux civils ou ecclésiastiques selon les époques. Ils étaient généralement accusés de : vol ou destruction de bien, provocation d’accident grave ou de la mort d’individus. Un avocat d’office était désigné et la peine capitale était souvent prononcée. On notait aussi les sanctions suivantes : excommunications ou exorcismes publics.<br>L’animal au Moyen Âge porte la responsabilité de ses actes, et non son propriétaire. Un système judiciaire qui nous paraît bien étrange aujourd&rsquo;hui. Certains jugements s’appuyaient sur des textes bibliques. Selon le Livre de l&rsquo;Exode, « si un bœuf encorne un homme ou une femme et cause sa mort, le bœuf sera lapidé et l&rsquo;on n&rsquo;en mangera pas la viande, mais le propriétaire du bœuf sera quitte » (Ex 21,28).<br>Notons que 90 % des animaux conduits devant la justice en Europe entre le XIIIe et le XVIIe siècle sont des cochons ; on les jugeait très proches génétiquement de l’être humain.<br>Il y a eu cependant plusieurs autres cas impliquant d’autres animaux. Par exemple, des brebis sodomites.<br>Nous sommes au 17ème siècle en Auvergne en France. Un dimanche matin vers 9h, des passants sortant de l’église vont surprendre un jeune homme en plein ébat sexuel avec une brebis noire tout près de l’Eglise. Pierre Gauthier âgé de 26 ans sodomisait avec vigueur, une pauvre brebis noire. Les passants endimanchés n’en croient pas leurs yeux. C’est une abomination ! Le jeune sodomite est arrêté et incarcéré. Il échappe de très peu au lynchage. La foule scandalisée par son acte veut tout simplement le lyncher car de tels actes pourront amener le malheur à s’abattre sur le village comme ce fut le cas à Sodome et Gomorrhe dans la Bible. Le jeune et la brebis sont incarcérés ; on prend la peine de les mettre dans des cellules différentes de peur que le sodomite ne viole la pauvre brebis à mort.<br>Une date est fixée pour le procès ; le jeune homme et la brebis sont convoqués devant la barre. Plusieurs témoins vont témoigner avoir surpris le jeune homme à plusieurs reprises en plein accouplement avec des animaux. Des témoins disent même l’avoir surpris en pleins ébats avec une chienne pour certains et une jument pour d’autres. De profession laboureur, monsieur Gauthier excellait plutôt dans le labourage du derrière des animaux.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="500" height="385" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/sodomiseur-de-brebis.jpg" alt="" class="wp-image-760" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/sodomiseur-de-brebis.jpg 500w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/sodomiseur-de-brebis-300x231.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure></div>



<p><br>Ce qui horripile les juges et l’assistance c’est que le jeune homme est marié à une très belle femme ; même s’ils n’ont pas d’enfants. On ne comprend pas pourquoi ce jeune laboureur préfère délaisser sa femme pour s’accoupler avec des animaux et labourer le derrière de ceux-ci. Et fait grave, monsieur Gauthier ne va pas à la messe. Le juge lui lance alors : « Pourquoi vous n’allez pas à la messe ? Vous êtes accusé de copulation diabolique avec des animaux. C&rsquo;est un crime impardonnable. À quoi vous sert donc votre femme ? Et pourquoi vous êtes-vous marié ? Commencez donc par demander pardon à Dieu, je vous en prie. Vous avez commis un péché impardonnable, l&rsquo;irréparable. Vous avez une inclination sodomite et seul Dieu pourrait effacer votre crime ».<br>Malgré toutes les charges infâmes qui pèsent contre lui, monsieur Gauthier refuse de reconnaitre les faits.<br>Puis, c’est au tour de la pauvre brebis de passer à la barre. Le juge demande au pauvre animal comment est-ce qu’elle a pu se laisser faire. Il soulève même la question du consentement. Comment peut -elle négliger les mâles de sa race pour se faire enfourcher par un homme ? Que deviendra le genre moutonnier si toutes les brebis agissait de la sorte ?<br>Un témoin dans la salle décide de voler au secours du pauvre animal. Il s’agit du propriétaire de la brebis, un certain Etienne. Celui-ci explique que sa brebis est innocente et n’était pas consentante car elle subissait les assauts répétés du sodomite et en guise de protestation, elle bêlait car elle n’était pas du tout consentante. Le propriétaire raconte qu’il avait surpris le sodomite plusieurs fois en train d’enfourcher sa brebis et à chaque fois celui-ci l’avait supplié de ne pas le dénoncer ; promettant qu’il ne recommencera plus.<br>Puis, c’est au tour de l’aubergiste de témoigner. Celui-ci raconte que l’épouse du sodomite est très malheureuse car depuis que celui-ci fréquente les animaux, il ne remplit plus son devoir conjugal. Cette dernière l’aurait même surpris en plein accouplement avec une brebis près du ruisseau. Pour l’aubergiste, c’est un vicieux qu’il faudrait condamner à mort.<br>C’est à présent au tour de la femme du sodomite de témoigner. Elle se prénomme Claudine. Elle apparaît toute triste et fusille son mari du regard. Elle raconte sa tristesse ; elle dit être la risée de toute la ville. Elle révèle que son mari est impuissant et que ça fait un peu plus de 5 ans qu’ils n’ont pas fait l’amour. Raison pour laquelle, ils n’ont pas de progéniture.<br>Le procès est suspendu. Deux experts chirurgiens sont nommés par le juge pour examiner le corps de monsieur Gauthier et celui de la victime. Le verdict tombe raide comme un couperet, selon les experts, Monsieur Gauthier a bel et bien pénétré fougueusement et vigoureusement la brebis.<br>Pierre Gauthier passe aux aveux et reconnait avoir copulé avec la brebis noire à plusieurs reprises et sous plusieurs positions. Pierre Gauthier est condamné à être attaché à un poteau planté sur la Grande Place. Et à y être brûlé vif ainsi que la brebis noire. Aussi, tous ses biens seront confisqués au profit de la ville et du roi.<br>Le jour de l’exécution, toute la ville est présente sur la grande place du marché où se passera l’exécution. La foule chante et crie à la mort ! Pierre Gauthier est pendu à la potence. Deux gardes portent la brebis et l’immobilise sur une sorte d’escabeau. Le bourreau règle son compte d’un geste sec et bref. Les cadavres des deux condamnés sont jetés au sol ; le bourreau y met du feu. Ils seront entièrement brûlés. La foule heureuse exulte et danse de joie. Les cendres des condamnés à morts sont recueillis et enfouis dans les profondeurs de la forêt afin que les esprits de ces êtres maudits ne hantent pas le village et surtout afin d’éviter que le malheur ne s’abatte à jamais sur le village.<br>En entendant une autre histoire, voici l’histoire de Mongo Faya et ses multiples épouses : https://youtu.be/_RWBTQa-eTk<br>Arol KETCH – 09.06.2021<br>Fourmi Magnan égarée</p>
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