En 1962 au Tanganyika ancienne Tanzanie, des élèves d’un pensionnat pour filles ont été frappées d’une crise soudaine de fous rires. La contagion va s’emparer des autres pensionnaires et jusqu’à 95 élèves sur 159 sont touchées.
La situation est telle que les élèves sont incapables de se concentrer car ces crises de fous rires durent des heures et même des jours pour certains. Ils alternent rires et pleurs. Il étouffent et se tordent littéralement de rire.
Face à cette épidémie d’un autre genre, l’école décide de fermer et les élèves rentrent chez eux. Sauf qu’à leur retour à la maison, les élèves vont contaminer leurs familles qui se plongent dans une hilarité collective.
L’épidémie de rire s’empare des jeunes comme des adultes et bientôt plusieurs écoles sont obligées de fermer. Le phénomène met entre six et dix-huit mois avant de s’arrêter.
Ce phénomène n’est pas nouveau en Tanzanie, il est connu sous l’appellation « enwara yokusheda » ce qui signifie “la maladie du rire”. En 1974, 28 élèves d’une école primaire située au nord du lac Victoria avaient été pris d’un fou rire contagieux et hospitalisés.
En 1976 au Botswana, 93 collégiens se retrouvent en transe avec des accès de rire et de pleurs. Ce phénomène a aussi été observé en Afrique Centrale.
Très souvent pour tenter d’expliquer ce phénomène, les locaux évoquent la thèse de l’envoûtement et de la sorcellerie. Ce qui nous semble bien léger comme arguments.
Face à ce phénomène inexpliqué, des chercheurs ont mené une véritable enquête de santé publique : prises de sang, ponctions lombaires, examens médicaux. Sans résultat.
Le mystère demeure autour de l’explication de ce phénomène. Les chercheurs ont tendance à lui donner une origine sociologique. Les années 1960-1970 sont celles de la décolonisation. Selon le chercheur Charles F. Hempelmann, cette épidémie de rire pourrait être due au stress induit par la fin de la colonisation au cours des années 1960.
Robert Bartholomew et le psychiatre Simon Wessely soutiennent que cela pourrait être la conséquence de la confrontation entre les valeurs traditionnelles avec lesquelles les enfants ont été élevés, et les nouvelles idées auxquelles ils sont confrontés à l’école.
La terre est sale ! Si è ne mvit !
Arol KETCH – 04.04.2023
Rat des archives
Cet épisode demeure l’un des pans les plus méconnus de l’histoire du Cameroun contemporain. En…
Qui se souvient de l’homme en blanc ? De son vrai nom Dieudonné Nkoum, celui…
𝐍𝐎𝐁𝐑𝐀 : 𝐥’𝐚𝐬𝐜𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬 La naissance d’un projet ambitieux…
C’est l’histoire d’un homme qui rêvait d’une véritable industrie africaine. Né à Douala le 16…
Depuis l’arrestation de Djeukam Tchameni, son épouse Makini mène une campagne audacieuse pour sa libération.…
« Le Marseillais » ; Derrière ce nom se cache d’abord l’histoire d’un homme :…