Qui se souvient de lâhomme en blanc ?
De son vrai nom Dieudonné Nkoum, celui que lâon surnomme « lâhomme en blanc »est une figure singuliÚre et marquante de lâhistoire contemporaine de Douala.
Dans les années 1980 et 1990, alors que de nombreuses routes urbaines étaient en mauvais état, il sâest imposé comme un acteur inattendu mais déterminant de lâamélioration du cadre de vie.
Son action la plus visible reste le rebouchage des nids-de-poule, notamment sur lâaxe Akwa-Nord â Bonamoussadi. à une époque où ces dégradations transformaient la circulation en véritable parcours dâobstacles, il intervenait directement sur la chaussée.
Armé de sa pelle, de sa pioche et de sa brouette, il comblait les trous avec du gravier et dâautres matériaux, permettant ainsi de fluidifier la circulation et de réduire les risques dâaccidents.
Là où les automobilistes zigzaguaient pour éviter les crevasses, ses interventions redonnaient progressivement de la praticabilité aux routes.
Mais son Åuvre ne sâarrêtait pas à la voirie. Lâhomme en blanc sâest également illustré par un travail constant dâassainissement urbain. Il procédait au curage des caniveaux, souvent obstrués, facilitant ainsi lâécoulement des eaux et limitant les inondations locales. Il nettoyait les abords des routes, désherbait les espaces publics et débarrassait certains lieux de leurs déchets. On lui doit notamment des actions de nettoyage autour du rond-point Deido ainsi que dans plusieurs zones de Makepe, où il a contribué à rendre lâenvironnement plus sain et plus ordonné.
Et chose curieuse, pour réaliser ces tâches salissantes ; il était toujours vêtu dâun blanc immaculé, des chaussures à la casquette dâoù son surnom « Lâhomme en blanc ».
Son engagement a également pris une dimension collective. Il organisait et encourageait des séances dâinvestissement humain; mobilisait les riverains pour participer à lâentretien de leur quartier.
Par son exemple, il a réussi à sensibiliser une partie de la population à la nécessité de préserver un cadre de vie propre. Dans certains espaces proches de son lieu de vie, aucun déchet ne traînait, preuve de lâefficacité de son influence.
Lâhomme en blanc ne se contentait pas dâagir dans lâurgence ; il réfléchissait aussi à des solutions durables.
Il proposait notamment lâutilisation de pavés pour la construction et la réhabilitation des routes, il estimait que cette technique, accessible et moins coûteuse, pouvait permettre de rénover une grande partie du réseau urbain avec des moyens limités et pouvait occuper les jeunes désÅuvrés. Cette technique est désormais appliquée à Douala.
Ces visions, bien quâambitieuses; témoignait de sa volonté dâapporter des réponses concrÚtes et adaptées aux réalités locales.
Comme indiqué précédemment, malgré la nature salissante de ses activités, il travaillait toujours vêtu de blanc. Ce choix, loin dâêtre anodin, symbolisait à la fois la rigueur, la discipline et un message fort : même dans les tâches les plus ingrates, il est possible de préserver une certaine dignité et dâinspirer le respect.
Ainsi, Dieudonné Nkoum est un véritable artisan du changement. Par ses réalisations concrÚtes et gratuites: réfection des routes, assainissement des quartiers, sensibilisation des populations et propositions innovantes ; il a laissé une empreinte durable dans la ville de Douala.
Son parcours rappelle quâun seul individu, avec détermination et sens du bien commun, peut transformer son environnement et marquer les esprits.
Lâoubli est la ruse du diable!
Arol KETCH â 28.04.2025
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