Le stade Tata Raphaël est un stade de Kinshasa en République démocratique du Congo, situé sur la commune de Kalamu.
Inauguré en 1952 sous le nom de C en hommage au roi des belges; ce stade est renommé stade du 20-Mai en 1967; en référence au 20 mai 1967, jour de la création du parti unique de Mobutu, le Mouvement populaire de la Révolution (MPR).
Ce stade est mondialement célèbre pour avoir accueilli, le 30 octobre 1974, le légendaire combat de boxe « The Rumble in the Jungle » entre Mohamed Ali et George Foreman. Ce duel, diffusé dans le monde entier, a rassemblé près de 100 000 spectateurs dans une ambiance survoltée.
Porté par une foule conquise qui scandait « Ali, boma ye! » (en lingala, « Ali, tue-le ! »), Mohamed Ali a créé la surprise en terrassant Foreman, jusqu’alors invaincu, au 8ᵉ round, confortant son statut de légende du ring.
Quelques semaines avant ce combat historique, ce même stade avait vibré au rythme de Zaïre 74, un festival musical organisé en parallèle du combat et réunissant un plateau d’artistes venus de tous horizons. Les géants américains du funk et de la soul comme BB King, James Brown, Bill Withers, Sister Sledge, et The Spinners ont partagé la scène avec des figures de la musique latine comme Celia Cruz, Fania All Stars, Hector Lavoe, et des pionniers de la rumba et de la musique africaine tels que Miriam Makeba, Tabu Ley Rochereau, Franco Luambo, TP OK Jazz, Manu Dibango, et Zaïko Langa Langa.
Cet événement a incarné un vibrant hommage aux cultures afro-descendantes et a consolidé Kinshasa en tant que carrefour de la musique et de la solidarité africaine.
En 1997, à la chute du régime de Mobutu, le stade est rebaptisé une nouvelle fois et prend son nom actuel en hommage au père Raphaël de la Kethulle de Ryhove, missionnaire belge surnommé Tata Raphaël (signifiant « père » en lingala).
Tata Raphaël a marqué l’histoire sportive du pays : il est à l’origine de la création de l’Union Sportive de Léopoldville (l’actuelle Kinshasa) et du stade Reine-Astrid (aujourd’hui le stade Cardinal-Malula).
Par sa contribution inestimable au développement des infrastructures sportives en ex-Zaïre, il est resté dans la mémoire collective comme un pilier du sport congolais.
L’oubli est la ruse du diable!
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Arol KETCH – 15.11.2024
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