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	<title>Archives des Cameroun - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Archives des Cameroun - Arol Ketch Raconte</title>
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	<item>
		<title>𝐍𝐎𝐁𝐑𝐀 : 𝐥’𝐚𝐬𝐜𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 17:36:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐍𝐎𝐁𝐑𝐀 : 𝐥’𝐚𝐬𝐜𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬 La naissance d’un projet ambitieux En 1978, alors âgé de</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/26/%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%81%f0%9d%90%91%f0%9d%90%80-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7/">𝐍𝐎𝐁𝐑𝐀 : 𝐥’𝐚𝐬𝐜𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>𝐍𝐎𝐁𝐑𝐀 : 𝐥’𝐚𝐬𝐜𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬</p>



<p>La naissance d’un projet ambitieux</p>



<p>En 1978, alors âgé de 53 ans, Pierre Tchanqué tourne le dos à la sécurité de la fonction publique pour s’engager dans une aventure autrement risquée : l’édification d’une industrie nationale capable de transformer durablement le paysage économique camerounais.</p>



<p>Il fonde ainsi les Nouvelles Brasseries Africaines, plus connues sous le nom de NOBRA. L’initiative s’inscrit dans un contexte où l’industrialisation reste encore balbutiante et largement dominée par des acteurs étrangers. Dès l’origine, le projet porte une ambition qui dépasse la simple production de boissons : il s’agit de démontrer qu’un capital majoritairement local peut porter une industrie moderne et compétitive.</p>



<p>Le soutien initial est à la hauteur de cette ambition. Près de deux cents investisseurs camerounais répondent à l’appel, permettant de mobiliser environ douze milliards et demi de francs CFA. L’implantation de l’usine à Bojongo, non loin de Douala, n’est pas anodine : elle offre un équilibre entre proximité du grand centre économique et éloignement des contraintes urbaines.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="716" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/NOBRA-716x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3518" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/NOBRA-716x1024.jpg 716w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/NOBRA-210x300.jpg 210w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/NOBRA-768x1098.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/NOBRA-1075x1536.jpg 1075w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/NOBRA.jpg 1125w" sizes="(max-width: 716px) 100vw, 716px" /></figure>



<p>Pourtant, malgré l’importance des capitaux engagés, les besoins restent considérables. La construction des infrastructures nécessite encore des ressources supplémentaires, obligeant la direction à recourir à de nouvelles levées de fonds. Dès ces premières années, la trajectoire de NOBRA se dessine entre audace industrielle et fragilité financière.</p>



<p>L’essor et la reconnaissance internationale</p>



<p>La production débute en 1982, marquant l’entrée effective de NOBRA sur le marché. L’entreprise se distingue rapidement par la diversité de son offre, pensée pour couvrir l’ensemble des segments de consommation.</p>



<p>Elle propose ainsi des bières, des boissons gazeuses et des produits sous licence internationale. La panaché, en particulier, rencontre un succès notable et contribue à installer durablement la marque dans les habitudes de consommation.</p>



<p>Dans le détail, la gamme de NOBRA comprend plusieurs produits emblématiques. Du côté des bières, figurent NOBRA, NOBRA STAR et ALPHA BEER, chacune répondant à un positionnement spécifique, de la bière légère à la bière de luxe.</p>



<p>À cela s’ajoute une offre de boissons gazeuses comprenant NOBRA Orange, NOBRA Citron, NOBRA Mangue ainsi que Orangina, produit sous licence. La panaché, mélange rafraîchissant particulièrement apprécié, s’impose quant à elle comme le produit le plus populaire de la marque.</p>



<p>Mais c’est surtout sur le terrain de la visibilité et de l’image que NOBRA construit sa réputation. L’entreprise investit dans la promotion, s’associe à des événements culturels et sportifs, et s’impose comme un acteur moderne et dynamique.</p>



<p>Cette stratégie porte ses fruits au-delà des frontières nationales. En 1983, à Abidjan, elle reçoit l’Africa Award, distinction qui consacre les entreprises africaines les plus performantes. La même année, à Madrid, la qualité de ses produits est reconnue par une médaille d’or, tandis qu’en France, à Bordeaux, ses boissons obtiennent également une reconnaissance exceptionnelle.</p>



<p>À ce moment-là, NOBRA apparaît comme l’incarnation d’un succès industriel africain. L’entreprise génère plus d’un millier d’emplois directs et indirects, participe à la structuration d’un tissu économique local et nourrit l’espoir d’un développement endogène maîtrisé. Pierre Tchanque défend alors une vision où l’entreprise ne se limite pas à produire, mais contribue à l’élévation sociale et économique du pays.</p>



<p>Pourtant, derrière cette façade de réussite, les déséquilibres s’accentuent progressivement. Le financement, déjà tendu, devient une source d’inquiétude constante. L’endettement pèse lourdement sur la structure financière de l’entreprise, tandis que les besoins en investissements supplémentaires ne cessent de croître. La concurrence des Brasseries du Cameroun, solidement implantées, exerce une pression continue sur les parts de marché et les marges.</p>



<p>À ces difficultés économiques s’ajoutent des tensions internes. Les divergences entre actionnaires fragilisent la gouvernance, tandis que certains partenaires techniques étrangers cherchent à orienter, voire à contrôler, les décisions stratégiques.</p>



<p>Ce climat de rivalité et de méfiance mine progressivement la cohésion de l’entreprise. L’ambition initiale, fondée sur un capital national et une vision commune, se heurte désormais à des intérêts divergents et à des logiques de pouvoir.</p>



<p>L’effondrement et la mémoire d’un pionnier</p>



<p>À la fin des années 1980, l’équilibre devient intenable. En 1988, NOBRA s’effondre, emportée par le poids de ses dettes, la violence de la concurrence et les divisions internes. Le dénouement est d’autant plus tragique que Pierre Tchanqué est progressivement écarté de la direction de l’entreprise qu’il avait lui-même fondée. Il assiste ainsi, à distance, à la disparition de son œuvre.</p>



<p>Lorsqu’il disparaît en 1998, il laisse derrière lui une trajectoire à la fois exemplaire et douloureuse.</p>



<p>Son parcours incarne l’audace d’une génération qui a cru en la capacité de l’Afrique à bâtir ses propres industries, mais aussi les obstacles structurels qui ont souvent entravé ces ambitions. L’histoire de NOBRA demeure ainsi comme celle d’un espoir immense, brisé par les réalités économiques et humaines, mais dont l’héritage continue d’interroger et d’inspirer.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 25.04.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/26/%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%81%f0%9d%90%91%f0%9d%90%80-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7/">𝐍𝐎𝐁𝐑𝐀 : 𝐥’𝐚𝐬𝐜𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐏𝐢𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞, 𝐥𝐞 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 10:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire d’un homme qui rêvait d’une véritable industrie africaine. Né à Douala le 16 décembre 1925, il porte très</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/24/%f0%9d%90%8f%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%aa%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9e/">𝐏𝐢𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞, 𝐥𝐞 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>C’est l’histoire d’un homme qui rêvait d’une véritable industrie africaine.</p>



<p>Né à Douala le 16 décembre 1925, il porte très tôt en lui une ambition : participer à la construction d’un tissu économique national solide, maîtrisé par les Africains eux-mêmes.</p>



<p>Son parcours débute modestement au chemin de fer, où il travaille tout en poursuivant ses études. Cette détermination l’emmène jusqu’en France, où il se forme avec rigueur, en conciliant emploi et cours du soir. Il en sort expert-comptable diplômé d’État, enrichi d’une formation en gestion, en organisation économique et en sciences juridiques à Paris. Ce bagage intellectuel, rare à l’époque, fera de lui un acteur clé des premières années économiques du Cameroun indépendant.</p>



<p>De retour au pays en 1960, il s’engage au service de l’État. Directeur de la comptabilité publique au ministère des Finances, puis Secrétaire général, il participe à la structuration des finances publiques.</p>



<p>Il poursuit ensuite sa carrière à la Société nationale d’investissement (SNI), où il occupe des postes stratégiques, avant de s’illustrer sur la scène sous-régionale. Entre 1970 et 1977, il est Secrétaire général de l’UDEAC, puis joue un rôle déterminant à la BEAC, contribuant notamment à l’élaboration du plan comptable OCAM, un outil structurant pour les économies d’Afrique centrale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="837" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Pierre-Tchanque_-837x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3515" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Pierre-Tchanque_-837x1024.jpg 837w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Pierre-Tchanque_-245x300.jpg 245w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Pierre-Tchanque_-768x939.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Pierre-Tchanque_.jpg 933w" sizes="(max-width: 837px) 100vw, 837px" /></figure>



<p>Pierre Tchanque ne se limite pas à la sphère publique. Il incarne aussi une génération de dirigeants convaincus que le développement passe par l’initiative privée. En 1978, il franchit un cap décisif : il quitte l’administration pour se consacrer pleinement aux affaires.</p>



<p>Il fonde alors les Nouvelles Brasseries Africaines (NOBRA), un projet industriel ambitieux, financé en grande partie par des capitaux locaux. À travers cette entreprise, il cherche à démontrer qu’une industrie nationale forte peut émerger en Afrique, indépendante des grands groupes étrangers.</p>



<p>NOBRA mobilise près de 200 investisseurs camerounais et démarre sa production en 1982. Le succès initial, porté notamment par la popularité du produit « panaché », témoigne de la pertinence de sa vision. Mais l’aventure entrepreneuriale se heurte à de multiples obstacles : concurrence intense, tensions internes, pressions de partenaires étrangers et contraintes financières. En 1988, l’entreprise s’effondre et laisse derrière elle un rêve inachevé, mais profondément inspirant. Puisque Kadji Defosso a relevé le défi et affronte tant bien que mal le mastodonte Castel.</p>



<p>Au-delà de NOBRA, Pierre Tchanque multiplie les initiatives dans le secteur privé. Il contribue à la création du Crédit Mutuel du Cameroun (CREMUCAM), participant ainsi à l’essor de la microfinance et à l’accès au crédit pour les populations. Il joue également un rôle dans la mise en place d’Air Séparation Cameroun (ASEPCAM), ce qui illustre son engagement dans la diversification industrielle du pays.</p>



<p>Parallèlement, il demeure une figure majeure des institutions économiques. De 1986 jusqu’à sa disparition en 1998, il préside la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Mines, où il œuvre pour le développement du secteur privé et la promotion des intérêts des opérateurs économiques camerounais.</p>



<p>Son influence s’étend aussi au sport et à la vie publique. Passionné de football, il est tour à tour trésorier puis président de la Fédération Camerounaise de Football, et vice-président de la Confédération Africaine de Football dans les années 1960.</p>



<p>Sur le plan politique, il s’implique activement au sein de l’UNC puis du RDPC, où il occupe des responsabilités importantes, notamment comme membre du comité central. Il est également à l’origine du CRATRE, un cercle de réflexion politique, et termine son parcours en tant que maire de Bazou, son village d’origine.</p>



<p>Pierre Tchanque s’éteint le 21 mai 1998 à Douala. Son parcours, fait de réussites, de défis et d’audace, raconte l’histoire d’un homme qui a osé croire en la capacité des Africains à bâtir leur propre puissance économique.</p>



<p>Son rêve n’a peut-être pas survécu à toutes les tempêtes. Mais il a tracé un chemin. Et pour beaucoup, ce chemin reste une source d’inspiration.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH – 22.04.2026</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/24/%f0%9d%90%8f%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%aa%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9e/">𝐏𝐢𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞, 𝐥𝐞 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐌𝐚𝐤𝐢𝐧𝐢 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐦𝐞𝐧𝐢, 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 09:53:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis l’arrestation de Djeukam Tchameni, son épouse Makini mène une campagne audacieuse pour sa libération. Mais qui est Makini Tchameni?</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/24/%f0%9d%90%8c%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a2-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a2-%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a7/">𝐌𝐚𝐤𝐢𝐧𝐢 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐦𝐞𝐧𝐢, 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>Depuis l’arrestation de Djeukam Tchameni, son épouse Makini mène une campagne audacieuse pour sa libération.</p>



<p>Mais qui est Makini Tchameni?</p>



<p>Née Désirée Renée Smith le 29 janvier 1962 à Houston, au Texas Makini Tchameni est le fruit d’un héritage profondément marqué par la lutte pour la justice et la mémoire des peuples noirs.</p>



<p>Dernière d’une fratrie de huit enfants, elle grandit dans une famille où l’engagement n’est pas une option, mais une nécessité. Son père, Floyd Smith, ouvrier chez Hughes Tools, s’illustre en intentant un procès à son employeur pour exiger l’égalité salariale entre travailleurs noirs et blancs ; un combat audacieux dans l’Amérique de l’époque.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="504" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini_Tchameni_-504x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3509" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini_Tchameni_-504x1024.jpg 504w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini_Tchameni_-148x300.jpg 148w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini_Tchameni_-768x1560.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini_Tchameni_-756x1536.jpg 756w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini_Tchameni_.jpg 1008w" sizes="(max-width: 504px) 100vw, 504px" /></figure>



<p>Sa mère, Charlie Mae Moody, lui transmet quant à elle un ancrage culturel fort, nourri par une histoire familiale préservée depuis l’après-esclavage, notamment grâce à un héritage foncier collectif devenu symbole d’unité et de résistance.</p>



<p>C’est dans ce creuset que naît la conscience politique et identitaire de celle qui choisira plus tard de renoncer à ses prénoms occidentaux pour embrasser pleinement son identité africaine : Makini.</p>



<p>Très tôt engagée, elle rejoint le All African People’s Revolutionary Party, mouvement panafricaniste fondé par Kwame Ture. Elle y forge une conviction profonde : l’unité des peuples africains, sur le continent comme dans la diaspora, est une condition essentielle de leur émancipation.</p>



<p>Sa rencontre en 1983 avec Djeukam Tchameni, militant panafricaniste camerounais, scelle une alliance à la fois amoureuse et idéologique. Trois mois plus tard, ils se marient, donnant naissance à un couple indissociable, uni par une vision commune et une détermination sans faille. Ensemble, ils auront quatre enfants, dont</p>



<p>les prénoms : Nkrumah, Nzinga, Shabaka Mae et Samory ; témoignent d’un attachement assumé à l’histoire africaine.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="850" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini-et-Djeukam-Tchameni-850x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3510" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini-et-Djeukam-Tchameni-850x1024.jpg 850w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini-et-Djeukam-Tchameni-249x300.jpg 249w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini-et-Djeukam-Tchameni-768x925.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini-et-Djeukam-Tchameni.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></figure>



<p>Assoiffée de savoir, Makini a fait des études en kinésithérapie puis en journalisme et en éducation aux États-Unis.</p>



<p>Makini choisit de s’installer au Cameroun dès 1985, où elle ouvre un cabinet de kinésithérapie à Douala. Mais rapidement, son engagement prend une dimension plus large. Convaincue que l’éducation est un levier fondamental de libération, elle fonde en 1998 l’African American Academy, première pierre d’un vaste projet éducatif panafricain.</p>



<p>En 2005, elle crée en Afrique du Sud une fondation dédiée à l’éducation afrocentrée. Celle-ci donne naissance aux ACE Leadership Schools, un réseau d’établissements présents aujourd’hui dans plusieurs pays africains, alliant excellence académique internationale et enracinement culturel africain.</p>



<p>Son ambition est claire : former une génération de leaders africains compétents, conscients de leur héritage et capables de porter le continent vers son plein potentiel.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="943" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini-Tchameni-African-American-Academy-1024x943.jpg" alt="" class="wp-image-3511" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini-Tchameni-African-American-Academy-1024x943.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini-Tchameni-African-American-Academy-300x276.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini-Tchameni-African-American-Academy-768x707.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Makini-Tchameni-African-American-Academy.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Toutefois le parcours de Makini Tchameni ne saurait être réduit à son action éducative. Il est aussi profondément marqué par le combat politique. En 1985, elle retourne au Cameroun avec son mari pour participer à la lutte pour la démocratie.</p>



<p>Lorsque celui-ci est arrêté en 1988 et détenu sans jugement, elle mène une campagne internationale pour sa libération, affrontant à la fois les pressions politiques et une tragédie personnelle la perte de son fils Nkrumah dans des circonstances troubles.</p>



<p>Son combat porte ses fruits : après des années de mobilisation, son mari est finalement libéré en 1990. Makini poursuit alors son engagement, notamment au sein du ROC-MDI, mouvement œuvrant pour un Cameroun démocratique dans une Afrique unie.</p>



<p>Son militantisme, cependant, s’exprime de plus en plus à travers l’éducation, qu’elle considère comme l’arme la plus puissante contre l’aliénation mentale héritée de l’histoire coloniale et esclavagiste.</p>



<p>En 2025, l’histoire semble se répéter tragiquement : après l’élection présidentielle , son mari ; soutien du candidat Issa Tchiroma est de nouveau arrêté. Fidèle à elle-même, Makini reprend le flambeau de la lutte, dans une posture qui rappelle celle de Winnie Mandela. Elle mobilise l’opinion internationale, interpelle dirigeants et institutions, et crée le COFEM, un collectif de femmes et mères engagées pour la libération des prisonniers politiques au Cameroun.</p>



<p>À travers les épreuves, Makini Tchameni incarne une constance rare : celle d’une femme pour qui l’amour, la justice et la liberté ne sont pas des idéaux abstraits, mais des engagements vécus au quotidien.</p>



<p>Son parcours est celui d’une bâtisseuse, d’une éducatrice, d’une militante. Une femme qui, depuis Houston jusqu’à Douala, de l’intime au politique, n’a jamais cessé de lutter pour un monde plus juste et profondément africain.</p>



<p>Nous joignons nos voix à celle de Makini Tchameni pour réclamer la libération de Djeukam Tchameni et de tous les prisonniers politiques!</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 23.04.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/24/%f0%9d%90%8c%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a2-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a2-%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a7/">𝐌𝐚𝐤𝐢𝐧𝐢 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐦𝐞𝐧𝐢, 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐋𝐞 𝐌𝐚𝐫𝐬𝐞𝐢𝐥𝐥𝐚𝐢𝐬 : 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐨𝐮̀ 𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞́ 𝐂𝐡𝐚𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐁𝐢𝐲𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐮𝐬𝐞</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:36:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Bonaventure Mvondo Assam]]></category>
		<category><![CDATA[Chnatal Biya]]></category>
		<category><![CDATA[Élise AZAR]]></category>
		<category><![CDATA[Élise Azar Ngoulefack]]></category>
		<category><![CDATA[Le marseillais]]></category>
		<category><![CDATA[Paul BIYA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Le Marseillais » ; Derrière ce nom se cache d’abord l’histoire d’un homme : Saleh Azar. Arrivé du Liban</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/20/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8c%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac/">𝐋𝐞 𝐌𝐚𝐫𝐬𝐞𝐢𝐥𝐥𝐚𝐢𝐬 : 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐨𝐮̀ 𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞́ 𝐂𝐡𝐚𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐁𝐢𝐲𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐮𝐬𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>« Le Marseillais » ; Derrière ce nom se cache d’abord l’histoire d’un homme : Saleh Azar.</p>



<p>Arrivé du Liban en 1952, jeune maronite en quête d’aventure, il débarque dans un Cameroun encore sous tutelle française. Il commence modestement : agriculture, cacao, commerce… avant de racheter un restaurant à Yaoundé.</p>



<p>Ce restaurant deviendra l’un des plus connus de la capitale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="474" height="314" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Restaurant-Le-Marseillais.jpg" alt="" class="wp-image-3503" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Restaurant-Le-Marseillais.jpg 474w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Restaurant-Le-Marseillais-300x199.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 474px) 100vw, 474px" /></figure>



<p>Saleh Azar avait eu deux enfants ( Michou et Élise Azar Ngoulefack) avec une Camerounaise originaire de la région de l’Ouest.</p>



<p>Dans les années 80-90, Le Marseillais est un lieu très fréquenté par les expatriés et les élites locales. On y mange européen, on y discute affaires, on y construit des relations.</p>



<p>Mais derrière cette façade mondaine se joue une histoire beaucoup plus intime.</p>



<p>À cette époque, une jeune femme fréquente régulièrement les lieux.</p>



<p>Elle s’appelle encore Chantal Vigouroux, aujourd’hui Chantal Biya.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="579" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-1-1024x579.jpg" alt="" class="wp-image-3504" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-1-1024x579.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-1-300x170.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-1-768x434.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-1.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Si elle est présente au Marseillais, ce n’est pas un hasard. Elle est amie proche avec Élise Azar, la fille du propriétaire du restaurant.</p>



<p>C’est cette amitié qui la rapproche de ce milieu… Mieux encore , Chantal y travaille comme serveuse, notamment au Marseillais 2 ouvert plus tard vers le carrefour de l’Intendance.</p>



<p>Oui… celle qui est aujourd’hui Première dame a, à une époque, servi dans le restaurant du père de son amie.</p>



<p>Élise Azar, justement, n’est pas une figure ordinaire. Belle, influente, elle épouse Bonaventure Mvondo Assam, neveu du président Paul Biya.</p>



<p>Grâce à cette position, elle évolue dans les cercles du pouvoir. Entre les deux jeunes femmes, le lien est fort.</p>



<p>Un lien d’amitié… qui va changer le cours de l’histoire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="767" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-azar_telephone_-1-1024x767.jpg" alt="" class="wp-image-3505" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-azar_telephone_-1-1024x767.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-azar_telephone_-1-300x225.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-azar_telephone_-1-768x575.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-azar_telephone_-1.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>En 1993, Élise invite Chantal à une soirée très sélective : l’anniversaire du président à Mvomeka&rsquo;a.</p>



<p>Sans cette invitation… Chantal ne serait probablement jamais entrée dans cet univers. L’histoire vous la connaissez déjà puisque je l’ai déjà racontée.</p>



<p>Ce soir-là, Paul Biya, alors veuf, remarque la jeune femme; il la veut . Quelques mois plus tard, le destin bascule. Le 23 avril 1994 : Chantal Vigouroux épouse le président Paul Biya.</p>



<p>De jeune serveuse de restaurant; elle devient Première dame du Cameroun.</p>



<p>Élise Azar, celle qui avait rapproché ces deux mondes, meurt tragiquement le 3 septembre 1996 dans un accident de la circulation.</p>



<p>Notons que Le Marseillais a déménagé plusieurs fois de son emplacement initial; plus tard, d’abord vers le carrefour de l’Intendance, puis vers l’avenue du Maréchal Foch. Mais son histoire, elle, reste intacte.</p>



<p>Photo du début des années 1980 (crédit : Marliz Ducret), montrant deux immeubles. Celui de droite, d’un seul niveau, a accueilli aux 1er étage, dans les années 1980 et 1990, le célèbre restaurant « Le Marseillais ».</p>



<p>La voiture Simca visible devant l’immeuble appartenait au père Azar et était également utilisée par ses filles.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu!</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/20/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8c%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac/">𝐋𝐞 𝐌𝐚𝐫𝐬𝐞𝐢𝐥𝐥𝐚𝐢𝐬 : 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐨𝐮̀ 𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞́ 𝐂𝐡𝐚𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐁𝐢𝐲𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐮𝐬𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐄́𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐀𝐙𝐀𝐑 &#8211; 𝐋𝐚 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐢𝐬 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐁𝐢𝐲𝐚 𝐞𝐭 𝐂𝐡𝐚𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐕𝐢𝐠𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮𝐱</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:32:54 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Chantal Pulchérie Vigouroux]]></category>
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		<category><![CDATA[Elise Azar ngoulefack]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peu de Camerounais connaissent son nom. Pourtant, sans elle, l’histoire personnelle du président Paul Biya et de la Première dame</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/20/%f0%9d%90%84%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%99%f0%9d%90%80%f0%9d%90%91-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%9f%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6/">𝐄́𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐀𝐙𝐀𝐑 &#8211; 𝐋𝐚 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐢𝐬 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐁𝐢𝐲𝐚 𝐞𝐭 𝐂𝐡𝐚𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐕𝐢𝐠𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮𝐱</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Peu de Camerounais connaissent son nom. Pourtant, sans elle, l’histoire personnelle du président Paul Biya et de la Première dame Chantal Biya aurait peut-être été tout autre.</p>



<p>Cette femme s’appelait Élise AZAR.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="496" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_-496x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3497" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_-496x1024.jpg 496w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_-145x300.jpg 145w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_-768x1586.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_-744x1536.jpg 744w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_.jpg 976w" sizes="auto, (max-width: 496px) 100vw, 496px" /></figure>



<p>Fille de Saleh Azar, un riche homme d’affaires libanais installé au Cameroun depuis les années 1950 et propriétaire du célèbre restaurant Le Marseillais à Yaoundé, Élise était une figure bien connue dans certains cercles mondains de la capitale.</p>



<p>Belle métisse, charismatique et bien introduite dans les milieux du pouvoir, elle épouse Bonaventure Mvondo Assam, neveu du président Paul Biya. Ce mariage lui ouvre les portes du palais et du cercle présidentiel.</p>



<p>Mais ce que beaucoup ignorent, c’est que c’est elle qui est à l’origine de la rencontre entre Paul Biya et Chantal Vigouroux.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="579" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-1024x579.jpg" alt="" class="wp-image-3498" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-1024x579.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-300x170.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_-768x434.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar_Chantal-Biya_.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Retour en 1993, à Mvomeka’a. Le président fête son anniversaire dans son village natal, Mvomeka’a. Comme souvent lors de ce type de célébration, proches, amis et invités triés sur le volet sont présents.</p>



<p>Parmi eux, une belle jeune femme de 23 ans, originaire de Dimako : Chantal Pulchérie Vigouroux.</p>



<p>Cette dernière ne serait probablement jamais venue à cette soirée… sans l’invitation de son amie Élise Azar.</p>



<p>À l’époque, Chantal a travaillé au restaurant Le Marseillais, appartenant au père d’Élise. Les deux amies sont inséparables.</p>



<p>Ce jour-là, Chantal attire immédiatement l’attention du président Paul Biya; jeune veuf . Il est littéralement sous le charme de cette belle métisse; il n’a d’yeux que pour elle. Il la veut absolument!</p>



<p>La suite appartient désormais à l’histoire.</p>



<p>23 avril 1994 : Le président Paul Biya, alors âgé de 61 ans, épouse Chantal Pulchérie Vigouroux à l’église Christ Roi de Tsinga.</p>



<p>La jeune femme de Dimako devient Première dame du Cameroun.</p>



<p>Mais le destin d’Élise Azar, celle qui avait invité son amie à cette fameuse soirée, prendra une tournure tragique.</p>



<p>Le 3 septembre 1996, elle perd la vie dans un accident de la circulation .. dans des conditions troubles.</p>



<p>Elle disparaît à peine deux ans après le mariage présidentiel.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="738" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar-Ngoulefack_-1024x738.jpg" alt="" class="wp-image-3499" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar-Ngoulefack_-1024x738.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar-Ngoulefack_-300x216.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar-Ngoulefack_-768x553.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Elise-Azar-Ngoulefack_.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Aujourd’hui encore, son nom reste rarement cité lorsque l’on raconte l’histoire du couple présidentiel. Pourtant, sans son invitation ce soir de 1993, Paul et Chantal Biya ne se seraient peut-être jamais rencontrés.</p>



<p>Comme quoi, parfois, une simple invitation peut changer le cours de l’histoire.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Que ton âme repose en paix Élise AZAR .</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>



<p>Arol Ketch &#8211; 14.03.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
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		<title>𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐓𝐞𝐧𝐨</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:13:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Bikutsi Water Blues]]></category>
		<category><![CDATA[jean marie teno]]></category>
		<category><![CDATA[la'a lom]]></category>
		<category><![CDATA[Lieux saints]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoines heritage]]></category>
		<category><![CDATA[Une Feuille dans le vent]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances au pays]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rendre hommage à Jean Marie Teno , c’est saluer une voix rare, libre et profondément nécessaire dans le paysage du</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/20/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%89%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%8c%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ab/">𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐓𝐞𝐧𝐨</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Rendre hommage à <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61586128327777&amp;__cft__[0]=AZY2_cznTR7sf2wRpLrzRj7MYFwadDOWa4FlPaN_-UIIELVM4NmAQ3I42OWCMMeexACXtHWAPEFdMTj8XMZDK0FhlcAqJFNupcADBGlpfSn_cIZmzPZN4xWfC3K_-n7EouqE28mfHCtRKEz04U_EQ1gYgQLGvh86EvtJqkl32ragtDl78XkFkFt61_LytuagFok&amp;__tn__=-]K-R">Jean Marie Teno </a>, c’est saluer une voix rare, libre et profondément nécessaire dans le paysage du cinéma africain.</p>



<p>C’est reconnaître un homme qui, depuis plus de quatre décennies, filme avec lucidité, courage et constance les fractures, les mémoires et les espoirs du continent africain souvent à contre-courant, toujours avec exigence.</p>



<p>Né le 14 mai 1954, à Famleng, une petite localité de l’Ouest-Cameroun, Jean Marie Teno porte en lui une histoire personnelle marquée très tôt par la rupture, l’absence et les contradictions d’un pays en pleine mutation.</p>



<p>De son enfance dans le Sud du Cameroun (où mon père tient un petit commerce) à son passage au Lycée Leclerc de Yaoundé, il traverse une jeunesse faite de chaos, d’inégalités et de prises de conscience brutales. Là où certains auraient sombré dans le silence, lui choisit de regarder le réel en face. Et surtout, de le raconter.</p>



<p>Son cinéma naît de cette nécessité : comprendre, dénoncer, transmettre.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_sourire_.jpg" alt="" class="wp-image-3492" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_sourire_.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_sourire_-300x200.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_sourire_-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Depuis 1985, Jean-Marie Téno bâtit patiemment une œuvre majeure, exigeante et engagée. À travers ses films, il interroge sans relâche les héritages de la colonisation, les dérives du pouvoir, les fractures sociales et les trahisons des élites.</p>



<p>Des œuvres comme Afrique, je te plumerai, Chef !, Vacances au pays, Bikutsi Water Blues, Une Feuille dans le vent, Lieux saints ou encore Clando témoignent de cette volonté farouche de dire ce qui dérange, de mettre la caméra là où elle est souvent absente ; là où elle fait mal, mais où elle éclaire.</p>



<p>Son regard est sans concession, mais jamais désespéré. Il est traversé par une foi profonde dans la capacité des peuples à se réapproprier leur histoire, leur mémoire et leur dignité.</p>



<p>Membre de l’Académie des Oscars depuis 2017 dans la section documentaire, invité dans de nombreux festivals internationaux, juré, enseignant, formateur… Jean-Marie Téno est aussi un passeur. Un homme qui transmet, qui partage, qui forme. Car pour lui, le cinéma n’est pas seulement un art : c’est un outil de transformation sociale, un espace de résistance, un levier d’émancipation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="640" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_films-1024x640.jpg" alt="" class="wp-image-3493" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_films-1024x640.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_films-300x188.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_films-768x480.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_films.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Cet engagement prend une forme concrète avec le projet Patrimoines-Heritage, lancé en 2017 au Cameroun. À travers cet atelier, il œuvre à la formation de nouvelles générations de cinéastes, en valorisant les récits locaux, les savoirs endogènes et les patrimoines souvent invisibilisés. Sa démarche est profondément ancrée dans les territoires, dans les communautés, dans la transmission vivante.</p>



<p>En 2023, avec la création de La’a Lom, « la forge du village », il donne encore plus de corps à cette vision. Ce lieu envisage être un sanctuaire pour la mémoire, un laboratoire pour l’imaginaire, un foyer pour les voix de demain. Un lieu où le cinéma devient collectif, enraciné, vivant.</p>



<p>Et pourtant, malgré l’ampleur de son œuvre et la reconnaissance internationale, Jean Marie Teno reste trop souvent méconnu dans son propre pays où il n’a jamais été honoré.</p>



<p>Cette injustice ne fait que souligner davantage la force de son parcours : celui d’un homme qui n’a jamais cherché la facilité ni la complaisance, mais la vérité.</p>



<p>Jean Marie Teno est de ces cinéastes qui ne se contentent pas de raconter le monde ; ils le questionnent, le bousculent, le transforment.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_Formation-1-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-3494" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_Formation-1-1024x576.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_Formation-1-300x169.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_Formation-1-768x432.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_Formation-1-1536x864.jpg 1536w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Jean-Marie-Teno_Formation-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Lui rendre hommage aujourd’hui, c’est reconnaître en lui bien plus qu’un réalisateur :</p>



<p>c’est saluer un témoin de l’histoire, un artisan de la mémoire, un semeur de conscience.</p>



<p>Et surtout, c’est affirmer que son œuvre, profondément humaine et universelle, continuera d’éclairer les générations futures.</p>



<p>Vous pouvez découvrir ses œuvres et regarder ses films sur son site : <a href="https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Flaalom.org%2F%3Ffbclid%3DIwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBEwM0cyVkhGamp4RlFHZWU5Y3NydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR60W0q32AuYGZqVrqVpbNCW4DOeHrmA2clogUt_swkJlikVfl-FCDun4c-EWw_aem_o7Yc1HsYcNIqTGSyB49mxQ&amp;h=AT7LCfy1Ua-V63vWRcJxEgZVOSbQzM2qQr1FAW7pLrMeX7vNsV4oQXnmPgWkNNgyxO7aUvcCVPST_tVHDUHKgk-wKkGcNNuKlZHO7dFJuoJX6pQfMl1v7-QbiDGVOulzwWT9n12bYcD5oUf1&amp;__tn__=-UK-R&amp;c[0]=AT7EW1Ckn0-eHLR4pLcBDYjjWUsYvv1zuA3VcI1HDKQKuVeF-MVU504LkJSkO-jQShXQk89fCOao_CgcGpNx8vkevAnfo9a7nyClz6C44TSn4IzqujP6EdgOKabnpmlg2trryKdU6gvJatXLag4-FwaUeQXPi5WiYK4lMH76dhDswIPBzyRwNx41xIqLciscFyaj4BkpN8aCpCvz80qII9e5mw" rel="noreferrer noopener" target="_blank">https://laalom.org/</a></p>



<p>Arol KETCH &#8211; 16.04.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/20/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%89%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%8c%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ab/">𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐓𝐞𝐧𝐨</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐀𝐥𝐚𝐢𝐧 𝐄𝐲𝐞𝐰𝐞, 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐮𝐜𝐡𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐞</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%84%f0%9d%90%b2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 22:19:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Eyewe]]></category>
		<category><![CDATA[douala]]></category>
		<category><![CDATA[Kayo Elie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le carrefour Kayo Elie, à Douala, n’est pas un simple croisement de routes. C’est un lieu de mémoire. Niché au</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%84%f0%9d%90%b2/">𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐀𝐥𝐚𝐢𝐧 𝐄𝐲𝐞𝐰𝐞, 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐮𝐜𝐡𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le carrefour Kayo Elie, à Douala, n’est pas un simple croisement de routes. C’est un lieu de mémoire. Niché au cœur du quartier Bali, il porte en lui une mémoire. Son nom vient d’Elie Kayo, entrepreneur audacieux, premier à s’y installer, bâtisseur d’une alimentation et d’un immeuble qui donnèrent vie à ce lieu de passage entre Bali et Nkomondo.</p>



<p>Mais au fil du temps, ce carrefour est devenu un véritable symbole ; un symbole gravé dans la douleur.</p>



<p>C’est là, tout près, que le destin d’un enfant a basculé. Alain Eyewe. Quatorze ans seulement. Un âge où l’on rêve encore, où l’avenir s’écrit avec insouciance.</p>



<p>Mais en 1991, le Cameroun bouillonne. Le peuple descend dans la rue, réclame justice, liberté, dignité. Les Camerounais réclament « la conférence nationale souveraine »</p>



<p>Face à ce peuple déterminé, des armes. Face à lui, la peur érigée en pouvoir.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="930" height="769" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Eyewe_Villes-mortes-cameroun.jpg" alt="" class="wp-image-3487" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Eyewe_Villes-mortes-cameroun.jpg 930w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Eyewe_Villes-mortes-cameroun-300x248.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Alain-Eyewe_Villes-mortes-cameroun-768x635.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 930px) 100vw, 930px" /></figure>



<p>Ce jour-là, Alain n’était qu’un enfant pris dans le tumulte. Par hasard, il se retrouve près d’une barricade. La police le poursuit, le rattrape. Et dans un dernier élan de vie, dans une supplication déchirante, il implore : qu’on lui laisse la vie sauve. Qu’on lui tire simplement dans le pied, mais qu’on le laisse partir.</p>



<p>Un officier lève son arme. Et d’un geste froid, il l’abat ; il éteint une vie. Une vie pleine de promesses. Une vie unique car Alain était l’enfant unique de ses parents.</p>



<p>Ce jour-là, c’est une famille entière qui a été plongée dans une nuit sans fin. Ses parents ne s’en remettront jamais.</p>



<p>Depuis, le carrefour Kayo Elie porte en silence cette tragédie. Il est devenu un lieu de mémoire pour tous ceux qui refusent d’oublier les « années de braise », ces années où tant de Camerounais ont payé de leur vie le prix de l’espoir.</p>



<p>Se souvenir d’Alain Eyewe, c’est refuser que son nom se perde dans l’oubli. C’est rappeler que derrière chaque lutte, il y a des visages, des histoires, des vies arrachées trop tôt. C’est dire que son sacrifice comme celui de tant d’autres ne doit pas être vain.</p>



<p>C’est pourquoi nous portons cette exigence simple et juste : que la rue où il a été assassiné porte son nom. Pour que chaque pas posé là-bas soit aussi un acte de mémoire. Pour que chaque génération sache.</p>



<p>Car oublier, c’est trahir. L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Repose en paix, Alain.</p>



<p>Ton nom, lui, continuera de vivre.</p>



<p>Jean Marie Téno évoque cet évènement tragique dans son film « CHEF » ( source photo CHEF »</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%80%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%84%f0%9d%90%b2/">𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐀𝐥𝐚𝐢𝐧 𝐄𝐲𝐞𝐰𝐞, 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐮𝐜𝐡𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐄𝐫𝐢𝐜 𝐓𝐚𝐤𝐨𝐮, 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐚𝐜𝐫𝐢𝐟𝐢𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐫𝐚𝐢𝐬𝐞</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 22:13:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Takou]]></category>
		<category><![CDATA[villes mortes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il aurait eu 51 ans aujourd’hui ! L’oubli est la ruse du diable ! Il est des dates que l’Histoire</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%84%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a4/">𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐄𝐫𝐢𝐜 𝐓𝐚𝐤𝐨𝐮, 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐚𝐜𝐫𝐢𝐟𝐢𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐫𝐚𝐢𝐬𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il aurait eu 51 ans aujourd’hui ! L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Il est des dates que l’Histoire n’efface pas. Le jeudi 16 mai 1991 en fait partie.</p>



<p>Ce jour-là, Douala suffoque sous la tension des « villes mortes ». Les rues, d’ordinaire bruyantes, deviennent des lieux de résistance.</p>



<p>Le peuple debout, réclame le changement : il exige la dignité, la justice, la tenue d’une conférence nationale souveraine. Mais face à ces voix nues, une soldatesque armée ; toujours prête à faire taire … à tuer.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="588" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Villes-mortes-Cameroun_Eric-Takou-1024x588.jpg" alt="" class="wp-image-3482" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Villes-mortes-Cameroun_Eric-Takou-1024x588.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Villes-mortes-Cameroun_Eric-Takou-300x172.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Villes-mortes-Cameroun_Eric-Takou-768x441.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Villes-mortes-Cameroun_Eric-Takou.jpg 1327w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Il est 11h ce jour-là ; Aux abords du centre universitaire, la rue est noire de monde. Une foule déterminée, habitée par l’espoir. Puis soudain, l’irréparable commence à prendre forme. Une altercation, brève, presque banale dans ce climat électrique. Mais il n’en faut pas plus.</p>



<p>La peur se répand comme une traînée de poudre. À l’entrée du camp Sic Bassa, une barricade se dresse encore, fragile rempart d’un peuple qui refuse de céder. Alors la panique éclate. Les manifestants fuient, les cris fusent, chacun cherche à échapper à l’orage.</p>



<p>Et au milieu de ce chaos, un enfant : Eric Takou.</p>



<p>Né le 11 avril 1975. Élève en classe de CM2 à l’école bilingue de Maképé. Un enfant encore, avec ses cahiers, ses rêves, son avenir à peine esquissé. Il n’était pas une menace. Il était là, simplement, à proximité de cette route devenue ligne de front.</p>



<p>Le commissaire s’avance vers lui. Deux coups de feu ; à bout portant.</p>



<p>Une balle dans la tête et une autre au bras.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="584" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Conference-nationale_Cameroun_Eric-Takou-1024x584.jpg" alt="" class="wp-image-3483" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Conference-nationale_Cameroun_Eric-Takou-1024x584.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Conference-nationale_Cameroun_Eric-Takou-300x171.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Conference-nationale_Cameroun_Eric-Takou-768x438.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Conference-nationale_Cameroun_Eric-Takou.jpg 1342w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Un silence brutal, qui déchire tout s’installe. Une vie arrachée en un instant. Une enfance foudroyée sans raison, sans défense, sans pitié.</p>



<p>Mais ce jour-là, Douala refuse de se taire. Le corps du jeune Eric est porté dans un pousse-pousse, exposé aux regards, traversant les rues de la ville comme un cri vivant, comme une accusation silencieuse.</p>



<p>La foule, submergée par la douleur et la colère, accompagne cette procession funèbre improvisée. Elle brave les gaz lacrymogènes, affronte les tirs, refuse de détourner les yeux.</p>



<p>Le cortège s’arrête même devant les services du gouverneur, comme pour dire : « regardez ce que vous avez fait. Regardez cet enfant. Regardez ce que coûte le refus d’écouter un peuple ».</p>



<p>Puis la dépouille est conduite jusqu’au domicile même du commissaire. Là, une foule immense, bouleversée, enragée, se rassemble. La douleur est à son comble. La tentation de la vengeance plane. Car quand l’injustice devient insoutenable, la colère devient langage.</p>



<p>Eric Takou n’était qu’un enfant ; un enfant pris dans une tempête qui n’était pas la sienne. Un enfant qui doit devenir un symbole dans notre mémoire.</p>



<p>Aujourd’hui encore, son nom doit résonner comme un appel. Un rappel de ce que furent ces années de braise, où des innocents ont payé de leur vie le prix de la liberté.</p>



<p>Se souvenir d’Eric, c’est refuser que son histoire se dissolve dans l’oubli. C’est dire que chaque vie compte.</p>



<p>Oublier, c’est laisser mourir une seconde fois.</p>



<p>Repose en paix, Eric.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%87%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%84%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9c-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a4/">𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐄𝐫𝐢𝐜 𝐓𝐚𝐤𝐨𝐮, 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐚𝐜𝐫𝐢𝐟𝐢𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐫𝐚𝐢𝐬𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐈𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐲𝐞́ 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐩𝐫𝐢𝐱 𝐥𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐨𝐮𝐫𝐞𝐮𝐱 : 𝐥𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 22:09:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Teyou]]></category>
		<category><![CDATA[dictature]]></category>
		<category><![CDATA[Djeukam Tchameni]]></category>
		<category><![CDATA[Pius Njawé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S’engager pour ses convictions est souvent un chemin exigeant, parfois implacable. Au Cameroun, plusieurs hommes et femmes ont payé cet</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%b2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ab-%f0%9d%90%9e/">𝐈𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐲𝐞́ 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐩𝐫𝐢𝐱 𝐥𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐨𝐮𝐫𝐞𝐮𝐱 : 𝐥𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>S’engager pour ses convictions est souvent un chemin exigeant, parfois implacable. Au Cameroun, plusieurs hommes et femmes ont payé cet engagement d’un prix incommensurable : la perte de leur propre chair.</p>



<p>Voici quelques exemples marquants.</p>



<p>&#8211; Pius Njawé</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="623" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Pius-Njawe_laalom-1-1024x623.jpg" alt="" class="wp-image-3477" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Pius-Njawe_laalom-1-1024x623.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Pius-Njawe_laalom-1-300x182.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Pius-Njawe_laalom-1-768x467.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Pius-Njawe_laalom-1.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Né le 4 mars 1957 à Babouantou et décédé le 12 juillet 2010 aux États-Unis, Pius Njawé était un journaliste engagé pour les droits de l’homme et la liberté de la presse au Cameroun.</p>



<p>Son tort ? Avoir osé s’interroger publiquement sur l’état de santé du président Paul Biya après un malaise survenu lors d’une finale de la coupe du Cameroun de football.</p>



<p>Un acte perçu comme un crime de lèse-majesté. Le 13 janvier 1998, il est condamné à 24 mois de prison ferme et incarcéré à la prison de New-Bell à Douala.</p>



<p>Alors que son épouse, enceinte à terme, venait lui apporter de la nourriture et du matériel de couchage en détention, elle subit des violences physiques de la part des gardiens, malgré son état.</p>



<p>Quatre jours avant le procès de Pius Njawé, elle accouche d’un enfant mort-né, le 9 janvier 1998. Une tragédie dont il ne se remettra jamais.</p>



<p>À sa libération, profondément marqué, il fonde une organisation destinée à soutenir les détenus victimes de conditions carcérales inhumaines. Il la nomme « Justice Njawé », en mémoire de sa fille ( Justice), morte avant de voir le jour.</p>



<p>&#8211; Djeukam Tchameni</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="848" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Djeukam-Tchameni_jeune-848x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3478" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Djeukam-Tchameni_jeune-848x1024.jpg 848w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Djeukam-Tchameni_jeune-248x300.jpg 248w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Djeukam-Tchameni_jeune-768x927.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Djeukam-Tchameni_jeune-1272x1536.jpg 1272w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Djeukam-Tchameni_jeune.jpg 1360w" sizes="auto, (max-width: 848px) 100vw, 848px" /></figure>



<p>Né le 1er mars 1961, Djeukam Tchameni est un intellectuel, entrepreneur et homme politique camerounais.</p>



<p>Dans les années 1980, il fonde une entreprise innovante, Intelligence Artificielle Inc (Intelar), tout en poursuivant discrètement ses activités politiques.</p>



<p>À son retour au Cameroun, il met en place un parti clandestin, le Parti Panafricaniste (P2), et entretient des relations avec des figures comme Thomas Sankara et Blaise Compaoré, qu’il rencontre à Ouagadougou en 1987 et 1988.</p>



<p>Ses liens avec Guerandi Mbara, impliqué dans la tentative de coup d’État d’avril 1984, vont lui attirer des ennuis.</p>



<p>A son retour du Burkina Faso en 1988, il est arrêté à Douala par la sécurité militaire et détenu arbitrairement pendant trois ans. Durant cette période, son entreprise décline progressivement.</p>



<p>C’est en détention qu’il subit une perte irréparable : la mort dans des conditions troubles de son fils Nkrumah, nommé en hommage à Kwame Nkrumah.</p>



<p>&#8211; Bertrand Teyou</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="540" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Bertrand-Teyou.jpg" alt="" class="wp-image-3479" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Bertrand-Teyou.jpg 960w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Bertrand-Teyou-300x169.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Bertrand-Teyou-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p>Né le 17 mars 1969 à Douala et décédé le 22 janvier 2020 dans la même ville, Bertrand Teyou était journaliste, écrivain et défenseur des droits humains.</p>



<p>En 2010, il publie La Belle de la République bananière : Chantal Biya, de la rue au palais, un ouvrage critique à l’égard du train de vie du couple présidentiel. Cette publication marque le début de ses persécutions.</p>



<p>Le 3 novembre 2010, jour de la dédicace de son livre, il est arrêté à Douala, puis condamné à deux ans de prison et à une amende de deux millions de francs CFA pour outrage, diffamation et organisation de manifestation illégale. Son ouvrage est interdit et détruit.</p>



<p>Dans ce climat de répression, son domicile est incendié. Sa fille de 7 ans meurt dans les flammes, piégée à l’intérieur de la maison. Brisé par ce drame, Bertrand Teyou choisit l’exil.</p>



<p>Il trouve d’abord refuge à Genève, en Suisse, puis obtient en mai 2013 un titre de séjour en France en tant que réfugié politique. Mais l’exil ne correspondra pas aux espoirs qu’il y avait placés.</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>



<p>Arol KETCH – 13.04.2026</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%b2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ab-%f0%9d%90%9e/">𝐈𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐲𝐞́ 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐩𝐫𝐢𝐱 𝐥𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐨𝐮𝐫𝐞𝐮𝐱 : 𝐥𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟏𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐍𝐤𝐨𝐧𝐨 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐬, 𝐠𝐞́𝐧𝐢𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 22:04:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Nkono digital]]></category>
		<category><![CDATA[Nkono Teles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐋’𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞… Nkono Teles. Ce nom ne dit peut-être rien au grand public camerounais, et pourtant,</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%8f%f0%9d%9f%93-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a0/">𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟏𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐍𝐤𝐨𝐧𝐨 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐬, 𝐠𝐞́𝐧𝐢𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p></p>



<p>𝐋’𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞…</p>



<p>Nkono Teles. Ce nom ne dit peut-être rien au grand public camerounais, et pourtant, à l’étranger, son œuvre est saluée, recherchée, samplée jusqu’au rappeur américain Tyler qui s’en est récemment inspiré. Les plus grands labels internationaux se disputent aujourd’hui les droits de ses productions, signe de son génie intemporel.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="498" height="720" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono_teles.jpg" alt="" class="wp-image-3472" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono_teles.jpg 498w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono_teles-208x300.jpg 208w" sizes="auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px" /></figure>



<p>Et pourtant… quel paradoxe cruel ! De son vivant, ce monument de la musique camerounaise n’a jamais été célébré à la hauteur de son talent. Nkono Teles, c’était un musicien d’exception, un véritable homme-orchestre capable de jouer de tous les instruments, à l’aise dans une variété de styles : afrobeat, highlife, boogie, disco, funk, makossa…</p>



<p>Dès le lycée, dans sa ville natale de Bafia, son don musical fascine. On raconte que lors des cérémonies officielles, même l’orchestre de la police suspendait sa prestation pour écouter ce jeune prodige au piano ou à la guitare. Une légende était née.</p>



<p>Musicien, producteur, arrangeur, Nkono Teles a façonné le son de plusieurs géants africains : Fela Kuti, Sonny Okosun, Papa Wemba… Il fut l’un des producteurs les plus influents du Nigeria dans les années 80, et un pionnier de la musique électronique sur le continent. On lui attribue un rôle-clé dans l’essor de la musique nigériane de cette époque. Il a produit près de 100 artistes pour plus de 150 projets, avant de s’envoler pour Londres, où son talent a également fait sensation.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="476" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles-en-studio.jpg" alt="" class="wp-image-3473" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles-en-studio.jpg 720w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles-en-studio-300x198.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>Mais son cœur est resté au Cameroun. Il y est revenu pour y fonder un studio à la pointe de la technologie — certainement le plus moderne du pays à l’époque. De nombreux artistes camerounais lui doivent leur son : Belka Tobis, Samy Diko, Petit Pays, Guy Lobé, Papillon, Longué Longué, Tasse Vermont Duclair, Geo William Masso…</p>



<p>Des artistes comme Longué Longué ou Belka Tobis ne cessent de chanter ses louanges. Certains, comme Aladji Touré, n’hésitaient pas à délaisser les grands studios parisiens pour venir enregistrer chez lui, à Yaoundé. Tel était le prestige de Nkono Teles : même les artistes basés en Europe et aux États-Unis faisaient le voyage pour bénéficier de sa magie sonore.</p>



<p>Mais le génie dérange parfois, ou pire, il est oublié. Lorsqu’il a traversé des périodes difficiles, beaucoup se sont détournés de lui. Ceux-là mêmes qu’il avait aidés, souvent gratuitement — jingles, cassettes, arrangements — l’ont effacé de leur mémoire.</p>



<p>Depuis sa mort le 14 avril 2011, le silence autour de lui est assourdissant.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="493" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles_piano.jpg" alt="" class="wp-image-3474" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles_piano.jpg 720w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles_piano-300x205.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/04/Nkono-teles_piano-130x90.jpg 130w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>Et pourtant, Nkono Teles reste une référence incontournable pour les DJs, beatmakers et rappeurs camerounais. Il a ouvert des portes, réalisé des prouesses techniques, façonné des carrières. Il demeure, sans doute, l’un des artistes les plus éclectiques et innovants de l’histoire musicale du Cameroun.</p>



<p>Il nous a quittés, mais il nous laisse des albums d’une qualité rare. Des perles que les mélomanes avertis continuent de chérir.</p>



<p>Je lui consacre un portrait dans mon ouvrage « Les icônes de la musique camerounaise – Tome 2 », disponible à la Librairie des Peuples Noirs à Yaoundé (Montée SNI, Immeuble Don Bosco), au 671 99 66 68 ou à Douala au 699 25 15 80, et également sur Amazon : <a href="https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Ft.co%2FrzbgRxy1Uw%3Ffbclid%3DIwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBEwM0cyVkhGamp4RlFHZWU5Y3NydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR7AKiFcz8_pe2dDf_4zk6zd4p2vUOObJoj8Bx5CvQa0__I5pTWPQhea9nHrQQ_aem_pU5AXwVOEZ7CPeizmpblQQ&amp;h=AT4s37Y8joAJ8MqdXW1udgtAQvKT9sc31VvIOyFtr8Gx49fcM6UH_zFssq4x10Bb3w7ZETgKvFJAjKqNLTwCL6BWZUaM3i-_v31reFnQuBndl735ICM2XDPkV8_wIDEchrVuh2BhZXNYwdzE&amp;__tn__=-UK-R&amp;c[0]=AT4TZgvUAtE1m55xXh37Mf2NCBZmQXybCe2TVK2EZotzP-eD5SDpfpbe6EGDg8-ExyPopAcRJq6MSCQ500r4HEXnGh5BzOpz1F2vMOKBeHe4j7AcqgbUSqFa3Ia7VrfG6YrwOsIThX4Yrp1fC1Ra059HxYiXulkpkIjn_uxODQ" rel="noreferrer noopener" target="_blank">https://t.co/rzbgRxy1Uw</a></p>



<p>L’oubli est la ruse du diable.</p>



<p>— Arol KETCH</p>



<p>14 avril 2026 – Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/04/14/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%8f%f0%9d%9f%93-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a0/">𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟏𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐍𝐤𝐨𝐧𝐨 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐬, 𝐠𝐞́𝐧𝐢𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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