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	<title>Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Arol Ketch Raconte</title>
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		<title>𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟐𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐨𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐒𝐥𝐢𝐦 𝐌𝐚𝐫𝐳𝐨𝐮𝐠 : 𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐧𝐨𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐓𝐮𝐧𝐢𝐬𝐢𝐞 𝐚 𝐯𝐨𝐮𝐥𝐮 𝐞𝐟𝐟𝐚𝐜𝐞𝐫</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 18:53:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des noms qui ont été effacé des mémoires. Celui de Slim Marzoug en fait partie. C&#8217;est l&#8217;histoire</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/08/03/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%90%f0%9d%9f%93-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ad/">𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟐𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐨𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐒𝐥𝐢𝐦 𝐌𝐚𝐫𝐳𝐨𝐮𝐠 : 𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐧𝐨𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐓𝐮𝐧𝐢𝐬𝐢𝐞 𝐚 𝐯𝐨𝐮𝐥𝐮 𝐞𝐟𝐟𝐚𝐜𝐞𝐫</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Il y a des noms qui ont été effacé des mémoires. Celui de Slim Marzoug en fait partie.</p>



<p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme noir brillant, diplômé, ambitieux et profondément engagé. Ingénieur en aéronautique formé à Paris et aux États-Unis, revenu servir son pays ; on a brisé son bel avenir par pur racisme.</p>



<p>Parce qu&rsquo;il a osé nommer le racisme anti-Noirs en Tunisie et fonder le premier mouvement politique noir du pays, le pouvoir de Bourguiba ne l&rsquo;a ni jugé ni emprisonné : il l&rsquo;a fait enfermer dans un asile psychiatrique, où il a passé plus de trente ans. Voici son parcours.</p>



<p>Slim Moussa connu sous le nom de Slim Marzoug, du nom de sa mère Zina naît et grandit à Gabès, dans le sud tunisien, dans une société où les hiérarchies raciales sont anciennes et profondément enracinées. C’est un esprit brillant : il part étudier à l&rsquo;étranger, décroche une formation d&rsquo;ingénieur en aéronautique à Paris, complète son parcours aux États-Unis.</p>



<p>Il revient au pays dans les années 1960 non pas assagi, mais aiguisé. À l&rsquo;étranger, il a vu autre chose. Il a croisé les luttes noires du monde, senti souffler le vent des indépendances et des droits civiques. Il rentre avec une conscience politique nette : l&rsquo;égalité, la justice, la dignité ne sont pas négociables. Ses proches le surnommaient « Général Slim ». Un voisin, des décennies plus tard, se souviendra de sa prestance et dira qu&rsquo;il ressemblait à Patrice Lumumba, et que sa seule présence effrayait les autorités.</p>



<p>Diplômé, compétent, prêt à servir son pays, Marzoug demande une place dans l&rsquo;appareil de l&rsquo;État nouvellement indépendant. Selon le témoignage de sa sœur, Habib Bourguiba la lui refuse à cause de la couleur de sa peau. Le président lui propose, en guise de lot de consolation, un poste d&rsquo;ambassadeur dans un pays d&rsquo;Afrique subsaharienne pour qu&rsquo;il aille, disait-il, « rejoindre les siens ».</p>



<p>Tout est là, dans cette phrase. Un Tunisien renvoyé hors de sa propre nation au motif de sa couleur. Marzoug repart vers le Sud, blessé mais debout.</p>



<p>De retour à Gabès, il tente de créer un parti politique rassemblant les Tunisiens noirs. Il organise des réunions à Mdou, à Arram, dans les villages alentour où la population noire est nombreuse. Il met des mots sur une condition que tous vivaient en silence. Dans les années 1960, il est l&rsquo;un des tout premiers Tunisiens noirs à porter la question du racisme anti-Noirs sur la place publique.</p>



<p>Le régime de Bourguiba voyait dans cette mobilisation une menace. Et si elle prenait une ampleur nationale ? Et si elle se reliait à la cause afro-américaine, aux luttes noires internationales ? Le pouvoir décide d&rsquo;étouffer l&rsquo;affaire.</p>



<p>La méthode est glaçante de calcul. On ne juge pas Marzoug ; un procès lui donnerait une tribune. On ne l&#8217;emprisonne pas ; un prisonnier politique devient un symbole. On le déclare fou et on l’interne dans un asile.</p>



<p>Après une arrestation et des passages en détention, Slim Marzoug est interné à l&rsquo;hôpital psychiatrique Razi de La Manouba, dans la banlieue de Tunis. Il y restera plus de trente ans. Sa famille raconte des scènes d&rsquo;une brutalité difficile à soutenir : des policiers venant le rouer de coups jusque chez lui, moteur allumé, ordonnant aux voisins de fermer leurs portes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="563" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/Slim-Marzoug-563x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3614" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/Slim-Marzoug-563x1024.jpg 563w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/Slim-Marzoug-165x300.jpg 165w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/08/Slim-Marzoug.jpg 768w" sizes="(max-width: 563px) 100vw, 563px" /></figure>



<p>Sa sœur a toujours contesté qu&rsquo;il fût malade. Elle rappelait qu&rsquo;il avait mené une grève de la faim de cinq mois à l&rsquo;hôpital ; le geste d&rsquo;un prisonnier de conscience, non celui d&rsquo;un aliéné.</p>



<p>Le jour de sa dernière arrestation, il était en pyjama. Il a demandé le temps de s&rsquo;habiller, a enfilé son costume, a pris un livre. On ne le reverra pas avant très longtemps.</p>



<p>En 1987, le régime bascule. Un coup d’Etat médical évince Bourguiba. La famille de Marzoug prépare un dossier pour obtenir enfin sa libération.</p>



<p>Et là, un geste bouleversant : il refuse de sortir. À quoi bon ? Qui lui rendrait les décennies volées ? Il a vieilli entre ces murs, il y a ses journaux, ses médicaments, quelques médecins devenus des visages familiers.</p>



<p>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;un mois avant sa mort que l&rsquo;hôpital le renvoie chez sa sœur, à Gabès. D’après le témoignage de sa nièce : parti en costume, un livre à la main, il revient au même endroit près de quarante ans plus tard, en couche pour adulte, sous un drap, le corps douloureux, ne parlant plus, gémissant seulement. Il s&rsquo;éteint en août 2001.</p>



<p>Pendant des années, prononcer son nom faisait courir un risque. On parlait de lui à voix basse, « surtout à l&rsquo;époque de Bourguiba ». Sa propre famille avait fini par enfouir les souvenirs. Le silence imposé de son vivant s&rsquo;est prolongé après sa mort, jusqu&rsquo;à ce que des chercheurs : la sociologue Maha Abdelhamid au premier rang, après d&rsquo;autres comme Inès Mrad Dali ; recueillent le témoignage de sa sœur et arrachent son histoire du linceul de l’oubli.</p>



<p>Car c&rsquo;est bien de cela qu&rsquo;il s&rsquo;agit. On n&rsquo;a pas seulement enfermé un homme : on a voulu supprimer une idée, effacer une preuve, faire comme si le racisme tunisien n&rsquo;avait jamais eu de visage ni de voix. Slim Marzoug fut ce visage et cette voix. Il a payé son courage de sa liberté, de sa santé, de sa vie entière.</p>



<p>Hier c’était Slim Marzoug ; aujourd’hui c’est Saadia Mosbah. La militante tunisienne noire, antiraciste Saadia Mosbah a été récemment condamnée à 8 ans de prison, sur la base d’ « accusations infondées » selon Amnesty International ;</p>



<p>L&rsquo;oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/08/03/%f0%9d%90%88%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%b2-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%9f%90%f0%9d%9f%93-%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ad/">𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟐𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐨𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐒𝐥𝐢𝐦 𝐌𝐚𝐫𝐳𝐨𝐮𝐠 : 𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐧𝐨𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐓𝐮𝐧𝐢𝐬𝐢𝐞 𝐚 𝐯𝐨𝐮𝐥𝐮 𝐞𝐟𝐟𝐚𝐜𝐞𝐫</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐍𝐝𝐢-𝐒𝐚𝐦𝐛𝐚, 𝐥𝐞 𝐛𝐚̂𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐝&#8217;𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2026 17:20:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Institut Samba supérieur]]></category>
		<category><![CDATA[joseph ndi samba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Joseph Ndi Samba a été l&#8217;un des pères de l&#8217;enseignement privé laïc au Cameroun. Il a contribué à former plusieurs</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/07/26/%f0%9d%90%89%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%a1-%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a2-%f0%9d%90%92%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9e/">𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐍𝐝𝐢-𝐒𝐚𝐦𝐛𝐚, 𝐥𝐞 𝐛𝐚̂𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐝&rsquo;𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Joseph Ndi Samba a été l&rsquo;un des pères de l&rsquo;enseignement privé laïc au Cameroun. Il a contribué à former plusieurs générations d&rsquo;étudiants avant de s&rsquo;éteindre à Yaoundé en 2016. « Papa Ndi », comme on le surnommait affectueusement, a laissé derrière lui un réseau d&rsquo;établissements scolaires et universitaires, des médias, un long engagement municipal.</p>



<p>Malheureusement les querelles de successions à son décès n’ont pas contribué à faire prospérer sa vision.</p>



<p>Joseph Ndi-Samba naît le 30 mai 1941 à Ayéné, par Metet, près de Mbalmayo, dans le département du Nyong-et-So&rsquo;o, au cœur de la région du Centre. Il est le fils de Samba Etendé Moïse et de Nyangono Esther.</p>



<p>En 1963, il décroche un baccalauréat série Sciences expérimentales au Lycée Joss de Douala. Il poursuit à l&rsquo;Université fédérale du Cameroun, à Yaoundé, où il obtient une licence bilingue en 1967, puis un Diplôme d&rsquo;études supérieures d&rsquo;anglais (D.E.S.) en 1968.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="720" height="960" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Joseph-Ndo-Samba.jpg" alt="" class="wp-image-3606" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Joseph-Ndo-Samba.jpg 720w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Joseph-Ndo-Samba-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>Sa carrière commence en 1966, lorsqu&rsquo;il prend la direction du collège privé Madeleine, à Yaoundé. De 1968 à 1978, il occupe parallèlement le poste de traducteur principal à l&rsquo;Assemblée nationale du Cameroun, mettant à profit sa double compétence linguistique.</p>



<p>Mais c&rsquo;est l&rsquo;éducation qui l&rsquo;appelle. En 1968, il fonde les cours du soir « Notre-Dame des Victoires » de Mvog-Ada, à Yaoundé, destinés aux femmes et aux hommes qui travaillaient le jour et voulaient s&rsquo;instruire le soir. L&rsquo;initiative deviendra un véritable groupe éducatif.</p>



<p>En 1978 naît l&rsquo;Institut Samba secondaire de Mvog-Ada ; en 1992, l&rsquo;Institut Samba supérieur futur noyau de l&rsquo;Université de Yaoundé-Sud, rebaptisée en 2017 Institut (ou Centre) universitaire Joseph Ndi-Samba. Il s&rsquo;agit du plus ancien établissement d&rsquo;enseignement supérieur privé non confessionnel du Cameroun.</p>



<p>L&rsquo;ensemble, aujourd&rsquo;hui présenté comme le Groupe Ndi Samba Formation, revendique la formation de quelque 250 000 étudiants venus du Cameroun et d&rsquo;Afrique centrale, à travers plusieurs écoles spécialisées droit, économie, gestion, pédagogie, langues et traduction, informatique.</p>



<p>Sa stature dépassait largement ses propres murs. De 1988 à 1990, il est secrétaire à l&rsquo;éducation de l&rsquo;Organisation de l&rsquo;enseignement privé laïc du Cameroun pour la province du Centre ; en 1995, il devient secrétaire national de l&rsquo;Organisation des fondateurs d&rsquo;établissements scolaires et de formations privés laïcs du Cameroun, charge qu&rsquo;il exercera jusqu&rsquo;à sa mort.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="857" height="1116" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Joseph-Ndi-Samba_ecole.jpg" alt="" class="wp-image-3608" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Joseph-Ndi-Samba_ecole.jpg 857w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Joseph-Ndi-Samba_ecole-230x300.jpg 230w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Joseph-Ndi-Samba_ecole-786x1024.jpg 786w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Joseph-Ndi-Samba_ecole-768x1000.jpg 768w" sizes="(max-width: 857px) 100vw, 857px" /></figure>



<p>Il siège au conseil de direction de l&rsquo;Office du baccalauréat du Cameroun, à la cellule de contrôle des examens officiels auprès du ministère des Enseignements secondaires, au Conseil national d&rsquo;agrément des manuels et matériels didactiques, ainsi qu&rsquo;à la cellule d&rsquo;évaluation du système éducatif camerounais.</p>



<p>On lui prête aussi un rôle d&rsquo;aiguillon auprès d&rsquo;autres vocations : c&rsquo;est lui, dit-on, qui invita le père Engelbert Mveng à ouvrir le Collège Le Sillon.</p>



<p>Joseph Ndi-Samba ne fut pas seulement un pédagogue. Homme d&rsquo;affaires aux multiples casquettes, il investit aussi dans la communication : en 1999, il devient promoteur et directeur général de la Radio Lumière et plus tard de la chaîne Samba TV.</p>



<p>Sur les ondes, malgré ses charges, il lui arrivait de livrer lui-même quelques informations en langue ewondo. Lucide sur l&rsquo;économie du secteur, il confiait dès 2002 qu&rsquo;une radio ne pouvait tenir sans que son promoteur dispose d&rsquo;autres ressources.</p>



<p>Militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, Joseph Ndi-Samba mène en parallèle une carrière publique. En 2001, il est nommé membre de l&rsquo;Observatoire national des élections (ONEL). Il est élu maire de la commune de Nkol-Metet en 2007, puis réélu en 2013, occupant ce fauteuil jusqu&rsquo;à sa disparition. Sénateur suppléant à partir de 2012, il devient en 2015 conseiller de la sous-section RDPC d&rsquo;Ayéné.</p>



<p>Chrétien protestant, membre de la paroisse EPC de Djoungolo à Yaoundé, homme marié et père de famille nombreuse, Joseph Ndi-Samba aura reçu de son vivant la reconnaissance de la nation : chevalier, puis officier de l&rsquo;Ordre national de la Valeur, il en fut aussi élevé au grade de commandeur.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="550" height="385" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/patriarche-Joseph-Ndi-Samba-1-1.jpg" alt="" class="wp-image-3609" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/patriarche-Joseph-Ndi-Samba-1-1.jpg 550w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/patriarche-Joseph-Ndi-Samba-1-1-300x210.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/patriarche-Joseph-Ndi-Samba-1-1-130x90.jpg 130w" sizes="auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px" /></figure>



<p>Évacué un temps en France pour raisons de santé, revenant régulièrement au Centre hospitalier universitaire de Yaoundé pour son suivi, il s&rsquo;éteint le vendredi 13 mai 2016, à 75 ans, des suites de maladie. Il laisse des épouses, des enfants, des petits-enfants et des arrière-petits-enfants. Ses obsèques, à la hauteur de son rang, rassemblent famille, personnalités et collaborateurs ; le chef de l&rsquo;État lui adresse ses condoléances par la voix du préfet du Nyong-et-So&rsquo;o, qui salue « l&rsquo;un des pionniers de l&rsquo;enseignement laïc au Cameroun ». Sa dépouille rejoint le village qui l&rsquo;avait vu naître.</p>



<p>Il caressait, à la fin de sa vie, le projet d&rsquo;une Fondation Joseph Ndi-Samba pour l&rsquo;éducation.</p>



<p>À la mort du patriarche en 2016, une querelle de succession oppose ses héritiers autour de la gestion des biens et du groupe. Ce conflit a fragilisé l’œuvre de Joseph Ndi Samba.</p>



<p>L&rsquo;oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/07/26/%f0%9d%90%89%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%a1-%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a2-%f0%9d%90%92%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%9e/">𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐍𝐝𝐢-𝐒𝐚𝐦𝐛𝐚, 𝐥𝐞 𝐛𝐚̂𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐝&rsquo;𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐒𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐚̀ 𝐑𝐞𝐛𝐞𝐜𝐜𝐚 𝐄𝐧𝐨𝐧𝐜𝐡𝐨𝐧𝐠 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐞́𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐦𝐞</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/07/21/%f0%9d%90%92%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%91%f0%9d%90%9e/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 14:29:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Issa tchiroma]]></category>
		<category><![CDATA[Rebecca Enonchong]]></category>
		<category><![CDATA[SRC]]></category>
		<category><![CDATA[Union Bank of Cameroon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entrepreneure reconnue, Rebecca Enonchong est aujourd’hui persécutée. Une longue tradition d’Etat au Cameroun. En décembre 2025, elle était intervenue lors</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/07/21/%f0%9d%90%92%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%91%f0%9d%90%9e/">𝐒𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐚̀ 𝐑𝐞𝐛𝐞𝐜𝐜𝐚 𝐄𝐧𝐨𝐧𝐜𝐡𝐨𝐧𝐠 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐞́𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐦𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Entrepreneure reconnue, Rebecca Enonchong est aujourd’hui persécutée. Une longue tradition d’Etat au Cameroun.</p>



<p>En décembre 2025, elle était intervenue lors de la conférence de presse organisée par les avocats du président Tchiroma sur la crise post-électorale, pour analyser le volet économique de la situation.</p>



<p>Elle y avait notamment dénoncé la manière dont l&rsquo;État s&rsquo;acharne sur les opérateurs économiques qui ne sont pas dans le système, en cherchant des prétextes détournés pour les briser sans jamais assumer le caractère politique de la répression.</p>



<p>La réponse ne s&rsquo;est pas fait attendre. Dès le lendemain de cette prise de parole, elle recevait une sommation de la Société de Recouvrement des Créances (SRC), lui réclamant 7,5 millions de francs CFA au titre d&rsquo;une prétendue dette envers l&rsquo;Union Bank of Cameroon ; une dette contractée par une société dont elle serait la gérante, mais dont elle affirme ne même pas connaître l&rsquo;existence.</p>



<p>Aucune de ses structures n&rsquo;a jamais pris de crédit auprès d&rsquo;une banque camerounaise. Plus troublant encore : les commandements de payer reçus en mars la visaient elle, personnellement, en plus de cette société fantôme. Or une société a une personnalité morale distincte de son dirigeant ; la cibler nominativement, sans qu’elle n’ait jamais signé la moindre garantie personnelle, trahit l&rsquo;intention réelle : l&rsquo;atteindre elle, et non recouvrer une créance.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="802" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Soutien-a-Rebecca-Enonchong_-802x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3603" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Soutien-a-Rebecca-Enonchong_-802x1024.jpg 802w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Soutien-a-Rebecca-Enonchong_-235x300.jpg 235w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Soutien-a-Rebecca-Enonchong_-768x980.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Soutien-a-Rebecca-Enonchong_-1204x1536.jpg 1204w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Soutien-a-Rebecca-Enonchong_.jpg 1206w" sizes="auto, (max-width: 802px) 100vw, 802px" /></figure>



<p>Rebecca Enonchong a alors pris les devants. Le 23 mars 2026, elle a assigné la SRC devant le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, en nullité de commandement et discontinuation des poursuites, exigeant simplement qu&rsquo;on lui produise les pièces justifiant cette dette. Quatre mois de procédure plus tard, pas un seul document n&rsquo;a été présenté. La seule ligne de défense de la SRC : contester la compétence du tribunal.</p>



<p>Puis, un matin de juillet, alors que l&rsquo;affaire était toujours pendante devant la justice, la police, la gendarmerie et la SRC débarquent dans les bureaux de sa société. Sans présenter le moindre document, ils ont tout emporté : ordinateurs, meubles, télévision, jusqu&rsquo;à la cafetière et au sucre ; cassant au passage ce qui pouvait l&rsquo;être, avant de faire sceller les locaux. Une saisie estimée à quelque 50 millions de Fcfa de biens pour une prétendue créance de 7 millions, doublée de la fermeture pure et simple de l&rsquo;entreprise. Face à l&rsquo;huissier qu&rsquo;elle avait fait venir pour constater les dégâts, la réponse des agents tenait en une phrase : « Nous sommes l&rsquo;État. »</p>



<p>Ils sont nombreux les opérateurs économiques et capitaines d’industrie camerounais qui ont été persécutés par le régime en raison de leur refus d’appartenir au régime.</p>



<p>Je vais vous lister quelques cas.</p>



<p>Le 8 juillet 1992, René Owona alias “barbe dure”, ministre du Développement industriel, envoie une correspondance confidentielle à Joseph Mbede, ministre de la Santé publique. Dans cette lettre, il recommande explicitement de « créer une situation » contre SAPLAIT afin de faire payer son directeur pour son engagement politique. On peut y lire :</p>



<p>« Certains opérateurs économiques passent leur temps à militer dans l&rsquo;opposition&#8230;C’est pourquoi, comptant sur votre dévouement, je vous prie de bien vouloir appliquer à la lettre les résolutions que nous avions prises lors de notre dernier entretien. A savoir créer une situation à la société SAPLAIT afin que son directeur puisse payer les frais de sa cruauté. Je compte sur votre esprit patriotique »</p>



<p>Dans la foulée, le 18 août 1992, le ministre de la Santé publique publie un communiqué officiel annonçant la suspension immédiate de la consommation des produits SAPLAIT, prétextant de graves manquements aux normes d’hygiène. Selon cette version officielle, des germes d’origine fécale auraient été retrouvés en quantité anormalement élevée dans les produits. La rumeur est amplifiée : des cas supposés de diarrhée et même de morts d’enfants sont évoqués sans la moindre preuve.</p>



<p>La société SAPLAIT était fondée et dirigée par Henri Tame Soumedjong, Homme d&rsquo;affaires et capitaine d’industrie Upeciste. Au plus fort de la période des villes mortes, il était suspecté par le régime d’utiliser sa fortune pour soutenir l’opposition.</p>



<p>James Onobiono a aussi été une victime du système auquel il appartenait pourtant. Surnommé « l’homme au cigare », James Onobiono est un entrepreneur et homme d’affaires qui a fait parler de lui au Cameroun dans les années 80. Il était notamment à la tête de SITABAC.</p>



<p>L’entreprise crée des centaines d’emplois et reverse des milliards de francs CFA en taxes à l’État.</p>



<p>Durant ces années d’expansion avec la SITABAC, James Onobiono reprend également l’International Bank of Africa Cameroon (IBAC), la filiale camerounaise de Bank of America. Cette opération marque son entrée dans le secteur bancaire.</p>



<p>Pour restructurer la banque, il lui est demandé de déposer un milliard de francs CFA à la BEAC, ce qu’il fait sans hésiter. Lors d’une réunion décisive à Brazzaville en 1991 sur la restructuration bancaire en zone UDEAC, toutes les conditions techniques et financières sont réunies pour valider le projet IBAC. A la surprise générale, le Cameroun refuse de donner son accord. Résultat : IBAC, qui avait déjà ouvert ses guichets à Douala et Yaoundé, doit brutalement cesser ses activités.</p>



<p>Pourquoi un tel revirement contre un homme d’affaires respecté, membre du comité central du parti au pouvoir, apprécié au sein même du système ? La réponse semble claire : James Onobiono faisait peur.</p>



<p>Son succès éclatant, son aura, sa capacité à mobiliser, en faisaient une figure presque trop influente dans le paysage camerounais des années 80. Des rumeurs le disaient tenté par une ambition présidentielle. Et avec beaucoup d’argent ; cela était possible.</p>



<p>Le rêve technologique de Djeukam Tchameni fut aussi brisé en raison de son engagement contre le régime.</p>



<p>Dès le milieu des années 1980, Djeukam Tchameni fonde une entreprise résolument en avance sur son temps : Intelligence Artificielle Inc., plus connue sous le nom d’Intelar.</p>



<p>Oui, à une époque où le monde parle encore à peine d’ordinateurs, un jeune Camerounais ose déjà s’approprier un concept que beaucoup ne découvrent qu’aujourd’hui : l’intelligence artificielle. Intelar fabrique les ordinateurs africains, pensés pour les réalités locales. La première entreprise à concevoir les ordinateurs en Afrique subsaharienne.</p>



<p>Seulement en plus de ses activités entrepreneuriales ; Djeukam Tchameni ( Cap libertés) est aussi militant très engagé pour le changement et le régime va le lui faire payer.</p>



<p>Le 4 août 1991 marque le basculement. Une manifestation prévue à Douala Bar est bloquée par les forces de l’ordre. Les manifestants se replient vers le siège de Cap Liberté, installé dans les locaux d’Intelar, sur le boulevard de la Liberté à Akwa, près de l’hôtel Le Ndé. Pensant être en sécurité sur un espace privé, ils s’y regroupent pacifiquement.</p>



<p>L’assaut est brutal. Une force mixte : policiers, gendarmes, militaires etc intervient. Tirs à balles réelles. Gaz lacrymogènes.</p>



<p>Près de 700 personnes sont arrêtées. Djeukam échappe de peu à la mort.</p>



<p>Le lendemain, les militaires reviennent. Ils défoncent les portes, pillent et saccagent les locaux, emportent le matériel informatique. Intelar est anéantie.</p>



<p>Cet acte signe la fin brutale d’un rêve technologique africain. Djeukam Tchameni entre dans la clandestinité, puis prend le chemin de l’exil vers le Burkina Faso.</p>



<p>D’autres hommes d’affaires camerounais ont également subi la répression du régime pour avoir osé soutenir l’opposition. Parmi eux, Joseph Kadji Defosso, soupçonné d’avoir financé les forces du changement durant les années de braise. En décembre 1992, ses entreprises se retrouvent engagées dans un bras de fer fiscal avec le ministère des Finances, qui aboutira à la mise sous scellés de l&rsquo;UCB (Union Camerounaise de Brasseries) en avril 1993. Il fait l&rsquo;objet d&rsquo;un redressement fiscal de 12 milliards de FCFA.</p>



<p>Au Cameroun, le redressement fiscal s’impose désormais comme une arme de prédilection du pouvoir pour intimider, dissuader et neutraliser les entrepreneurs et capitaines d’industrie qui seraient tentés de financer l’opposition.</p>



<p>La liste n’est pas exhaustive. Vous pouvez la compléter.</p>



<p>Force et courage à Rebecca Enonchong !</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable.</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/07/21/%f0%9d%90%92%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%9a-%f0%9d%90%91%f0%9d%90%9e/">𝐒𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐚̀ 𝐑𝐞𝐛𝐞𝐜𝐜𝐚 𝐄𝐧𝐨𝐧𝐜𝐡𝐨𝐧𝐠 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐞́𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐦𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐑𝐚𝐦𝐬𝐞̀𝐬 𝐈𝐞𝐫 &#8211; 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐨𝐫𝐝𝐢𝐧𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/07/21/%f0%9d%90%91%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%88%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 14:24:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Djeukam Tchameni]]></category>
		<category><![CDATA[Intelar]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence Artificielle Inc]]></category>
		<category><![CDATA[ordinateur africain]]></category>
		<category><![CDATA[Ramsès 1er]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le saviez-vous, le tout premier ordinateur africain est l&#8217;œuvre d&#8217;un Camerounais : Djeukam Tchameni ! Dès le milieu des années</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/07/21/%f0%9d%90%91%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%88%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6/">𝐑𝐚𝐦𝐬𝐞̀𝐬 𝐈𝐞𝐫 &#8211; 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐨𝐫𝐝𝐢𝐧𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le saviez-vous, le tout premier ordinateur africain est l&rsquo;œuvre d&rsquo;un Camerounais : Djeukam Tchameni !</p>



<p>Dès le milieu des années 1980, Djeukam Tchameni fonde une entreprise résolument en avance sur son temps : Intelligence Artificielle Inc., plus connue sous le nom d’Intelar.</p>



<p>Oui, à une époque où le monde parle encore à peine d’ordinateurs personnels, un jeune Camerounais ose déjà s’approprier un concept que beaucoup ne découvrent qu’aujourd’hui: l’intelligence artificielle.</p>



<p>Intelar une start-up avant l’heure, un véritable brain trust pluridisciplinaire, conçu pour permettre à l’Afrique de rivaliser avec les géants mondiaux de la technologie. Ses fondateurs ont tous moins de 30 ans, formés en Europe, aux États-Unis ou en Russie. Leur seul tort : avoir rêvé trop tôt, dans un pays qui n’y était pas prêt.</p>



<p>L’aventure commence en 1985, à la fin de ses études aux États-Unis. Diplômé d’un MBA de l’University of Houston (Texas), Djeukam rentre au Cameroun animé par une idée claire : briser la dépendance intellectuelle et technologique de l’Afrique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="848" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Djeukam-Tchameni_-848x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3598" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Djeukam-Tchameni_-848x1024.jpg 848w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Djeukam-Tchameni_-248x300.jpg 248w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Djeukam-Tchameni_-768x927.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Djeukam-Tchameni_-1272x1536.jpg 1272w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Djeukam-Tchameni_.jpg 1360w" sizes="auto, (max-width: 848px) 100vw, 848px" /></figure>



<p>À seulement 24 ans, il est recruté par Pecten, une multinationale américaine du secteur pétrolier. Mais très vite, il constate que les pratiques de l’entreprise heurtent profondément ses convictions patriotiques. Contre l’avis général, il démissionne. Seule son épouse, une Afro-américaine, l’encourage à suivre sa voie.</p>



<p>Il fonde alors Intelar. D’abord, de modestes contrats : informatisation, conception de logiciels. Puis une idée audacieuse s’impose à lui concevoir un ordinateur africain, pensé pour les réalités locales : chaleur, poussière, humidité.</p>



<p>L’idée devient une obsession.</p>



<p>Il rassemble une équipe de jeunes ingénieurs camerounais. Ensemble, ils mettent au point un prototype baptisé Ramsès Ier, en hommage à l’Égypte antique, berceau de la science africaine. En 1986, l’ordinateur est présenté lors d’un salon au Palais des Congrès de Yaoundé. C’est un choc. Le milieu technologique local est stupéfait.</p>



<p>Le Fogape accorde alors à Intelar un financement de 100 millions de FCFA. L’entreprise prend son envol. Tous les employés sont Camerounais.</p>



<p>Tous ont moins de 30 ans. Les machines sont conçues à Douala, les composants fabriqués à Taïwan.</p>



<p>Ramsès Ier devient le tout premier ordinateur africain. Un exemplaire est même remis au président Paul Biya. En quelques mois, Intelar devient une fierté africaine.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="704" height="960" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Intelar_Ramses-1er.jpg" alt="" class="wp-image-3599" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Intelar_Ramses-1er.jpg 704w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Intelar_Ramses-1er-220x300.jpg 220w" sizes="auto, (max-width: 704px) 100vw, 704px" /></figure>



<p>Mais au Cameroun, le succès dérange. Malgré cette prouesse historique, Intelar ne reçoit aucune reconnaissance officielle.</p>



<p>Le 4 août 1991 marque le basculement. Une manifestation prévue à Douala Bar est bloquée par les forces de l’ordre. Les manifestants se replient vers le siège de Cap Liberté, installé dans les locaux d’Intelar, sur le boulevard de la Liberté à Akwa, près de l’hôtel Le Ndé. Pensant être en sécurité sur un espace privé, ils s’y regroupent pacifiquement.</p>



<p>L’assaut est brutal. Une force mixte : policiers, gendarmes, militaires etc intervient. Tirs à balles réelles. Gaz lacrymogènes.</p>



<p>Près de 700 personnes sont arrêtées. Djeukam échappe de peu à la mort.</p>



<p>Le lendemain, les militaires reviennent. Ils défoncent les portes, pillent et saccagent les locaux, emportent le matériel informatique.</p>



<p>Intelar est anéantie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="702" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Ramses-1er_publicite_-702x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3600" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Ramses-1er_publicite_-702x1024.jpg 702w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Ramses-1er_publicite_-206x300.jpg 206w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Ramses-1er_publicite_-768x1120.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Ramses-1er_publicite_-1053x1536.jpg 1053w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Ramses-1er_publicite_.jpg 1404w" sizes="auto, (max-width: 702px) 100vw, 702px" /></figure>



<p>Cet acte signe la fin brutale d’un rêve technologique africain. Djeukam Tchameni entre dans la clandestinité, puis prend le chemin de l’exil vers le Burkina Faso.</p>



<p>L’histoire d’Intelar reste celle d’un génie étouffé, d’un futur brisé trop tôt, d’une Afrique qui avait rendez-vous avec l’innovation… et que l’on a empêchée d’y parvenir.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, Djeukam Tchameni est en prison pour avoir soutenu Issa Tchiroma !</p>



<p>Libérez Djeukam Tchameni et tous les prisonniers politiques.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH –</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/07/21/%f0%9d%90%91%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%88%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%a9%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a6/">𝐑𝐚𝐦𝐬𝐞̀𝐬 𝐈𝐞𝐫 &#8211; 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐨𝐫𝐝𝐢𝐧𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐌𝐎𝐔𝐍𝐂𝐇𝐈𝐏𝐎𝐔𝐆𝐀𝐓𝐄 : 𝐋𝐄 𝐒𝐂𝐀𝐍𝐃𝐀𝐋𝐄 𝐐𝐔𝐈 𝐀 𝐅𝐀𝐈𝐓 𝐓𝐑𝐄𝐌𝐁𝐋𝐄𝐑 𝐋𝐀 𝐑𝐄́𝐏𝐔𝐁𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 14:14:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[ministre des Postes et Télécommunications]]></category>
		<category><![CDATA[Mounchipou Seidou]]></category>
		<category><![CDATA[Mounchipougate]]></category>
		<category><![CDATA[Opération épervier]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Désiré Engo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l’histoire politique camerounaise récente ; il y a des hommes qui ont donné leurs noms à des scandales. Mounchipou</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/07/21/%f0%9d%90%8c%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%94%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%82%f0%9d%90%87%f0%9d%90%88%f0%9d%90%8f%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%94%f0%9d%90%86%f0%9d%90%80%f0%9d%90%93%f0%9d%90%84-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%84/">𝐌𝐎𝐔𝐍𝐂𝐇𝐈𝐏𝐎𝐔𝐆𝐀𝐓𝐄 : 𝐋𝐄 𝐒𝐂𝐀𝐍𝐃𝐀𝐋𝐄 𝐐𝐔𝐈 𝐀 𝐅𝐀𝐈𝐓 𝐓𝐑𝐄𝐌𝐁𝐋𝐄𝐑 𝐋𝐀 𝐑𝐄́𝐏𝐔𝐁𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans l’histoire politique camerounaise récente ; il y a des hommes qui ont donné leurs noms à des scandales. Mounchipou Seidou est de ceux-là : « Mounchipougate »</p>



<p>Décembre 1997. Mounchipou Seidou, administrateur civil sorti de l&rsquo;ENAM, ancien préfet à Garoua dans les années de braise, puis gouverneur de l&rsquo;Extrême-Nord, est nommé ministre des Postes et Télécommunications. C&rsquo;est le couronnement d&rsquo;une carrière fulgurante. C&rsquo;est aussi, il ne le sait pas encore, le début de sa perte.</p>



<p>Car le ministère qu&rsquo;il reçoit est une caverne d&rsquo;Ali Baba. Le GSM arrive en Afrique, l&rsquo;État investit massivement, et un budget annexe échappe aux circuits classiques du Trésor. Les marchés s&rsquo;attribuent selon des usages peu conformes à l&rsquo;orthodoxie comptable. Gestionnaires et fournisseurs se servent : à la cuillère d&rsquo;abord, à la louche ensuite, puis par pelletées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="762" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou-762x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3593" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou-762x1024.jpg 762w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou-223x300.jpg 223w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou-768x1033.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou-1142x1536.jpg 1142w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou.jpg 1318w" sizes="auto, (max-width: 762px) 100vw, 762px" /></figure>



<p>Et sans se cacher en ville, les hommes du Minpostel sont les plus bruyants, les plus voyants utilisateurs de l&rsquo;argent facile. Ils sont de véritables flambeurs ; ils s’affichent en train de croquer à belles dents l’argent du contribuable. Ils collectionnent les nanas etc.</p>



<p>Pendant ce temps, le Cameroun est classé champion du monde de la corruption par Transparency International. Deux années de suite, 1998 et 1999. Le régime doit donner des gages. Il lui faut un exemple. Des têtes doivent tomber pour l’exemple.</p>



<p>Alors s&rsquo;enclenche un processus désormais connu, réglé comme une partition de musique classique. Au Cameroun, quand un baron du régime doit tomber, la chute obéit toujours à la même chorégraphie en trois temps.</p>



<p>D&rsquo;abord les ballons d&rsquo;essai de la rumeur. Il existe une presse à gages disponible pour faire le sale boulot. On murmure, on insinue, on distille, on balance des infos compromettantes. Ensuite, la disgrâce s&rsquo;officialise par un limogeage humiliant. Et enfin, tout se concrétise par l&rsquo;arrestation spectaculaire. Depuis Mounchipou Seidou et Pierre Désiré Engo, ce scénario n&rsquo;a pas beaucoup évolué.</p>



<p>Pour Mounchipou, la partition se joue à la lettre. Le 1er septembre 1999, un décret le limoge. Six jours plus tard, la police judiciaire le cueille à son domicile de Biyem-Assi, devant femmes et enfants en pleurs. Direction Kondengui. Suivent un mois d&rsquo;arrestations en cascade : directeurs, collaborateurs, fournisseurs. Le pays assiste à une véritable séance d&rsquo;exorcisme collectif. Et le peuple qui veut du sang, exulte !</p>



<p>Notons le rôle déterminant du SDF dans cette affaire notamment à travers le député MBA Ndam qui œuvré pour le déclenchement d&rsquo;une enquête parlementaire.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1008" height="905" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou_Mounchipougate.jpg" alt="" class="wp-image-3594" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou_Mounchipougate.jpg 1008w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou_Mounchipougate-300x269.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou_Mounchipougate-768x690.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></figure>



<p>Le procès ressemble à celui de toute une société. Quelque 400 marchés examinés, plusieurs milliards FCFA de préjudice retenus : surfacturations, fractionnements, marchés fictifs. À la barre, l&rsquo;accusé conteste tout. En novembre 2003, le verdict tombe : 20 ans de prison ferme. Une première dans l&rsquo;histoire judiciaire du pays pour un ancien ministre. La peine sera ramenée à 15 ans en appel. Voilà les prémices de ce qu’on appellera des années plus tard « Opération épervier ».</p>



<p>Mounchipou passera quinze difficiles années derrière les barreaux. Son coaccusé Dieudonné Angoula, ancien directeur des Télécommunications qu&rsquo;on surnommait « le beau-père du président », n&rsquo;en sortira pas vivant : il meurt à Kondengui en 2009, dans l&rsquo;indifférence du palais.</p>



<p>Libéré en février 2014 par décret présidentiel, accueilli en triomphe à Foumban, Mounchipou Seidou consacre ses derniers mois à un livre : sa version des faits, écrite selon ses dires pour la postérité. Il n&rsquo;aura pas le temps de l&rsquo;achever. Parti en France en décembre 2015 pour le mariage de sa fille aînée, il s&rsquo;éteint à Toulouse dans la nuit du 17 au 18 janvier 2016.</p>



<p>Arrivé à une table où tout le monde mangeait, Mounchipou s&rsquo;est simplement empiffré sans élégance, en faisant beaucoup de bruits ; troublant la tranquillité du festin. D&rsquo;autres, avant et après lui, ont mangé en toute tranquillité. Sans jamais être inquiétés. Il y a des ministres et directeurs en fonction au Cameroun depuis plus de 30 ans dont les visages ne sont même pas connus ; ils pillent les caisses de l’Etat en toute discrétion. Comme dit l’adage : « La bouche qui mange, ne parle pas ».</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou_age-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3595" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou_age-1024x1024.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou_age-300x300.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou_age-150x150.jpg 150w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou_age-768x768.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Mounchipou-Seidou_age.jpg 1254w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>L&rsquo;oubli est la ruse du diable.</p>



<p>Moi et mon bon cœur ci hein, toujours là pour raconter des affaires qui ont marqué notre pays.</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/07/21/%f0%9d%90%8c%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%94%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%82%f0%9d%90%87%f0%9d%90%88%f0%9d%90%8f%f0%9d%90%8e%f0%9d%90%94%f0%9d%90%86%f0%9d%90%80%f0%9d%90%93%f0%9d%90%84-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%84/">𝐌𝐎𝐔𝐍𝐂𝐇𝐈𝐏𝐎𝐔𝐆𝐀𝐓𝐄 : 𝐋𝐄 𝐒𝐂𝐀𝐍𝐃𝐀𝐋𝐄 𝐐𝐔𝐈 𝐀 𝐅𝐀𝐈𝐓 𝐓𝐑𝐄𝐌𝐁𝐋𝐄𝐑 𝐋𝐀 𝐑𝐄́𝐏𝐔𝐁𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐁𝐚𝐛𝐚𝐥 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 14:05:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[arol Ketchiemen]]></category>
		<category><![CDATA[babal]]></category>
		<category><![CDATA[babal fait de la musique]]></category>
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		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Tim and Foty]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Babal est la nouvelle pépite montante de la musique camerounaise. Comme un ouragan, il ravage tout sur son passage et</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/07/21/%f0%9d%90%81%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%9f%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e/">𝐁𝐚𝐛𝐚𝐥 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Babal est la nouvelle pépite montante de la musique camerounaise. Comme un ouragan, il ravage tout sur son passage et affole les compteurs sur les plateformes d&rsquo;écoute et de téléchargement.</p>



<p>Et comme après chaque ouragan, on cherche une explication. Le succès attire toujours les procureurs.</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, certains l&rsquo;accusent d&rsquo;utiliser l&rsquo;intelligence artificielle pour fabriquer ses titres. Voilà, disent certains, le secret de ce succès trop rapide, trop net, trop insolent. Comme si un jeune artiste ne pouvait pas, tout simplement, avoir du talent. Comme si le succès devait obligatoirement cacher une tricherie.</p>



<p>À ceux-là, Babal répond déjà dans l&rsquo;un de ses refrains : « Babal, il fait de la musique. »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Babal_-682x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3588" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Babal_-682x1024.jpg 682w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Babal_-200x300.jpg 200w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Babal_-768x1152.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/07/Babal_.jpg 853w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>



<p>Cette suspicion n&rsquo;a rien d&rsquo;inédit. Il suffit de remonter aux années 1970 et de convoquer le duo Tim and Foty.</p>



<p>Deux cousins, Jean-Marie Tiam et le regretté Maurice Fotié Kembiwo. Deux voix perçantes, aiguës, au timbre inimitable, qui ont dominé la fin des années 70. À leurs débuts, les mélomanes les prenaient pour des Américains, tant leur style et leur rythme détonnaient dans le paysage.</p>



<p>En 1979, au stade de la Réunification de Douala, ils réunissent près de cent mille spectateurs au bord de l&rsquo;hystérie. Un record d&rsquo;affluence pour un concert au Cameroun, jamais égalé depuis.</p>



<p>Puis vint la suspicion. Ce jour-là, les stars montent sur scène sans leur humidificateur de voix. Et le public découvre, stupéfait, que les voix entendues ne sont pas tout à fait celles des vinyles.</p>



<p>La plupart de ces fans ne les avaient jamais vus en direct. Il les connaissaient par la radio, par les bars, par les boîtes de nuit. La déception fut telle que, le duo faillit se faire lyncher.</p>



<p>Le lendemain, la presse ne fit pas dans la dentelle. On parla de « grosse escroquerie ». De « feymania artistique ». On les accusa d&rsquo;avoir trafiqué leurs voix en studio pour tromper tout un pays.</p>



<p>Le duo a toujours démenti. Ces petites voix, expliquaient-ils, étaient des voix de tête. Rien de plus. Ils chantaient de la manière la plus naturelle qui soit.</p>



<p>Et l&rsquo;histoire a tranché</p>



<p>Les accusations n&rsquo;ont pas tué Tim and Foty. Sept albums entre 1977 et 1982, des tubes qui ont traversé le temps, un son ; ce mélange de makossa et de funk ; devenu une signature.</p>



<p>Mais le plus beau est venu bien plus tard.</p>



<p>En 2001, Missy Elliott sort « Dog in Heat », avec Method Man et Redman, produit par Timbaland. Le morceau est salué comme une prouesse de production. Sauf que le motif qui le porte, du début à la fin, sort tout droit de « Douala by Night », enregistré par Tim and Foty en 1977.</p>



<p>Le plus cruel de l&rsquo;histoire est ce qui se passe ensuite. En 2006, Jean-Marie Tiam entre dans un studio parisien pour retravailler son propre titre en version R&rsquo;n&rsquo;B. On écoute. On rit. Puis on l&rsquo;accuse de plagiat, et on lui explique posément que cette chanson n&rsquo;est pas la sienne, mais celle de Missy Elliott. Il tente de s&rsquo;expliquer. On le traite de menteur, d&rsquo;usurpateur.</p>



<p>Blessé, il saisit la SACEM. Les tractations commencent en mars 2008 et se referment en janvier 2009 par un accord : Tim And Foty a été plagié par Missy Elliot.</p>



<p>Trente ans après avoir été traité d&rsquo;escroc chez lui , Tim and Foty se faisait piller par l&rsquo;Amérique. Et il a eu gain de cause.</p>



<p>À chaque fois qu&rsquo;un outil nouveau entre dans un studio, les mêmes accusations reviennent. On l&rsquo;a dit du multipiste. On l&rsquo;a dit du synthétiseur. On l&rsquo;a dit de l&rsquo;auto-tune. On l&rsquo;a dit, au Cameroun, d&rsquo;un simple humidificateur de voix. Chaque fois le procès était le même : ce n&rsquo;est plus de la vraie musique. Chaque fois, l&rsquo;histoire a donné tort aux procureurs.</p>



<p>Aucun outil, même pas l’IA ne fabrique cette chose qu&rsquo;on ne sait pas nommer et qui fait qu&rsquo;une chanson tourne à la fois dans un taxi de Douala et dans une chambre d&rsquo;étudiant à Paris. Ça, ça reste l&rsquo;artiste.</p>



<p>Alors laissons Babal travailler</p>



<p>Il fait de la musique avec les outils de son temps, comme tous ceux qui l&rsquo;ont précédé ont fait avec les leurs. Jeter l&rsquo;opprobre sur un talent qui monte, c&rsquo;est se priver de tout ce qu&rsquo;il pourrait devenir. Le Cameroun a assez perdu d&rsquo;artistes à force de les soupçonner avant de les écouter.</p>



<p>Encourageons cette pépite. Elle peut hisser la musique camerounaise au sommet. Babal il fait de l’Musique !</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/07/21/%f0%9d%90%81%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a5-%f0%9d%90%9f%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%9e/">𝐁𝐚𝐛𝐚𝐥 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>Jean-Pierre Depesquidoux, le provocateur qui faisait bégayer la musique</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/06/13/jean-pierre-depesquidoux-le-provocateur-qui-faisait-begayer-la-musique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 09:46:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[arol Ketchiemen]]></category>
		<category><![CDATA[Depesquidoux]]></category>
		<category><![CDATA[Eboa Mobitang]]></category>
		<category><![CDATA[Elvis Kemayo]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Depesquidoux]]></category>
		<category><![CDATA[JP Depesquidoux]]></category>
		<category><![CDATA[Télépodium]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui se souvient de JP Depesquidoux ; le « bègue » révélé par Telepodium ? Les hier hier ne peuvent pas comprendre.</p>
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<p></p>



<p>Qui se souvient de JP Depesquidoux ; le « bègue » révélé par Telepodium ? Les hier hier ne peuvent pas comprendre.</p>



<p>Dans le paysage musical camerounais du milieu des années 1980, peu d&rsquo;artistes auront cultivé un personnage aussi singulier que Jean-Pierre Depesquidoux. De son vrai nom, Eboa Mobitang.</p>



<p>Chanteur, amuseur, provocateur et personnage médiatique avant l&rsquo;heure, il s&rsquo;est imposé moins par la virtuosité de ses prestations que par une personnalité hors norme, nourrie d&rsquo;autodérision, de défi et d&rsquo;un sens aigu de la mise en scène. Un style particulier.</p>



<p>Les articles de presse de l&rsquo;époque décrivent un artiste qui transforme son bégaiement en signature artistique.</p>



<p>Cette singularité devient même l&rsquo;un de ses principaux arguments de notoriété.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="736" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux-736x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3582" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux-736x1024.jpg 736w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux-216x300.jpg 216w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux-768x1069.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux.jpg 954w" sizes="auto, (max-width: 736px) 100vw, 736px" /></figure>



<p>Dans une interview accordée à C.T., il apparaît comme un homme volontiers bravache, multipliant les déclarations spectaculaires. Par exemple, il défie ouvertement des figures établies ; notamment Manu Dibango et le groupe Les Têtes Brûlées, qu&rsquo;il considère comme des concurrents directs.</p>



<p>Cette posture provocatrice contribue à sa réputation de franc-tireur.</p>



<p>Dans ses entretiens, Depesquidoux affirme avoir prédit son succès dès ses débuts et se présente sans détour comme un « très grand musicien ». Il revendique également une popularité grandissante à l&rsquo;étranger, évoquant notamment le Japon et la Grèce, parfois avec un humour qui laisse planer le doute entre sérieux et second degré.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1008" height="734" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_Eboa-Mobitang.jpg" alt="" class="wp-image-3583" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_Eboa-Mobitang.jpg 1008w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_Eboa-Mobitang-300x218.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_Eboa-Mobitang-768x559.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></figure>



<p>Mais derrière la fanfaronnade se dessinait un personnage plus complexe. Beaucoup le considèraient comme un vantard, tandis que lui-même se décrivait comme un homme calme, incompris et sous-estimé.</p>



<p>Son bégaiement était devenu un ressort comique et une marque de fabrique qui suscitait autant la curiosité que l&rsquo;attachement du public.</p>



<p>La télévision a joué un rôle essentiel dans sa popularité. Découvert par un large public à travers l&rsquo;émission « Télé Podium » présenté par Elvis Kemayo, il parvient à attirer l&rsquo;attention des téléspectateurs qui ne savaient parfois plus très bien s&rsquo;il chante en bégayant ou s&rsquo;il bégaie en chantant.</p>



<p>Son talent résidait dans sa capacité à attirer l&rsquo;attention, à susciter le débat et à transformer sa différence en identité artistique.</p>



<p>À une époque où la scène musicale camerounaise etait dominée par de grandes figures conventionnelles, il avait choisi une autre voie : celle du personnage.</p>



<p>Exubérant, imprévisible et volontiers provocateur, il s&rsquo;est imposé comme une curiosité culturelle.</p>



<p>On garde de lui , l&rsquo;image d&rsquo;un artiste atypique, capable de faire rire, d&rsquo;agacer, d&rsquo;étonner et de fasciner, mais surtout de ne laisser personne indifférent.</p>



<p>Qui se souvient de lui ?</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1008" height="720" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_telepodium.jpg" alt="" class="wp-image-3584" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_telepodium.jpg 1008w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_telepodium-300x214.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Jean-Pierre-Depesquidoux_telepodium-768x549.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></figure>



<p>L&rsquo;oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
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		<title>𝐃𝐢𝐞𝐮𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐓𝐚𝐤𝐨𝐮, 𝐥𝐞 𝐠𝐞́𝐚𝐧𝐭 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐚𝐥𝐭𝐞́𝐫𝐨𝐩𝐡𝐢𝐥𝐢𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/06/13/%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%a5/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 09:36:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Arol KETCH]]></category>
		<category><![CDATA[Dieudonné Takou]]></category>
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		<category><![CDATA[haltérophilie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l’histoire du sport camerounais, certains noms brillent encore sous les projecteurs de la mémoire collective. D’autres, pourtant tout aussi</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/06/13/%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%a5/">𝐃𝐢𝐞𝐮𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐓𝐚𝐤𝐨𝐮, 𝐥𝐞 𝐠𝐞́𝐚𝐧𝐭 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐚𝐥𝐭𝐞́𝐫𝐨𝐩𝐡𝐢𝐥𝐢𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>Dans l’histoire du sport camerounais, certains noms brillent encore sous les projecteurs de la mémoire collective. D’autres, pourtant tout aussi méritants, semblent s’être effacés avec le temps.</p>



<p>Dieudonné Takou appartient à cette seconde catégorie. Et pourtant, durant plus d’une décennie, il fut l’un des hommes les plus forts du continent africain et l’ambassadeur d’une discipline que peu regardaient alors : l’haltérophilie.</p>



<p>Né en 1960 à Bansoa, sur les hauts plateaux de l’Ouest-Cameroun, Dieudonné Takou n’était pas destiné à devenir une figure sportive majeure. Rien, dans cette région paisible dominant les collines, ne laissait présager l’éclosion d’un athlète capable de rivaliser avec les meilleurs du continent.</p>



<p>Il est surnommé « Pisarenko », en référence à Anatoli Pisarenko, le légendaire colosse soviétique qui dominait la discipline dans les années 1980.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="710" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Dieudonne-Takou-710x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3576" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Dieudonne-Takou-710x1024.jpg 710w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Dieudonne-Takou-208x300.jpg 208w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Dieudonne-Takou-768x1108.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Dieudonne-Takou.jpg 809w" sizes="auto, (max-width: 710px) 100vw, 710px" /></figure>



<p>Le surnom n’avait rien d’usurpé. Avec son mètre quatre-vingts, ses 110 kilogrammes de puissance en compétition et jusqu’à 116 kilogrammes lors de certaines finales nationales, Takou imposait le respect dès son entrée sur le plateau.</p>



<p>Sa force n’était pas seulement physique. Elle résidait aussi dans une maîtrise technique exceptionnelle, une régularité rare et une capacité à performer sous pression là où tant d’autres vacillaient.</p>



<p>Sous la conduite attentive de son entraîneur, Pierre-Aimé Wandji, il a construit patiemment un palmarès qui a dépassé rapidement les frontières camerounaises.</p>



<p>En 1984, il décroche deux médailles d’argent aux Championnats d’Afrique. Aux Jeux africains, il ajoute une médaille d’argent et une médaille de bronze. Son total olympique de 350 kilogrammes le place alors parmi les meilleurs haltérophiles du continent. Quatre ans plus tard, aux Championnats nationaux de Yaoundé, il confirme son statut en remportant le titre toutes catégories et celui de meilleur haltérophile de l’année.</p>



<p>Puis vient l’année 1988, celle de l’accomplissement. Sélectionné pour représenter le Cameroun aux Jeux olympiques de Séoul aux côtés de Théodore Nkwayeb, Takou atteint le sommet de sa carrière. La préparation est exigeante : d’abord à Yaoundé, puis en France, à Clermont-Ferrand, sous la supervision de Daniel Senet, figure reconnue de l’haltérophilie française. À mesure que ses performances progressent, l’espoir grandit.</p>



<p>Dans la presse sportive camerounaise, on s’interroge : que vaut Takou face aux redoutables écoles soviétique, bulgare, hongroise ou roumaine ? Nul ne peut répondre avec certitude. Mais pour la première fois, un haltérophile camerounais nourrit l’espoir de regarder les géants du monde droit dans les yeux.</p>



<p>Si la scène internationale lui offre ses plus belles émotions, c’est au Cameroun que Dieudonné Takou bâtit sa légende. À partir de 1989, il domine sans partage les compétitions nationales. La Coupe Mützig devient son royaume. Épreuve après épreuve, saison après saison, il s’impose comme la référence absolue de l’haltérophilie camerounaise.</p>



<p>En 1991, alors que les quatre premières manches de la compétition ont déjà été remportées par lui, une seule question anime les observateurs : quelqu’un pourra-t-il détrôner le champion ?</p>



<p>La réponse semble toujours la même.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1008" height="790" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou_Dieudonne.jpg" alt="" class="wp-image-3577" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou_Dieudonne.jpg 1008w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou_Dieudonne-300x235.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou_Dieudonne-768x602.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></figure>



<p>À Obala, devant près de 3 000 spectateurs, Takou remporte une nouvelle fois la compétition. Lorsque le géant s’avance pour tenter 200 kilogrammes à l’épaulé-jeté, le silence envahit l’assistance. Talon est un symbole, un modèle pour toute une génération.</p>



<p>Autour de lui s’était construit un véritable écosystème sportif. Son club, l’Omni-club de Yaoundé, son entraîneur fidèle, les dirigeants de la fédération, les journalistes spécialisés et les jeunes athlètes qui rêvaient de suivre sa voie.</p>



<p>Parmi eux se trouvait notamment un jeune prodige nommé Ndicka Matam, futur grand nom de l’haltérophilie africaine.</p>



<p>Ce qui rend le parcours de Dieudonné Takou particulièrement remarquable, c’est le contraste permanent entre l’ampleur de son talent et la modestie des moyens dont il disposait. Il a porté les couleurs du Cameroun au plus haut niveau mondial sans bénéficier des infrastructures que connaissent les grandes nations de l’haltérophilie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="987" height="665" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou-Dieudonne-recompense_.jpg" alt="" class="wp-image-3578" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou-Dieudonne-recompense_.jpg 987w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou-Dieudonne-recompense_-300x202.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/06/Takou-Dieudonne-recompense_-768x517.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 987px) 100vw, 987px" /></figure>



<p>Il a bâti sa carrière à force de travail, de discipline et de passion, dans un environnement où chaque progression relevait souvent de l’exploit.</p>



<p>Aujourd’hui, son nom est parfois oublié. Pourtant, l’histoire de l’haltérophilie camerounaise ne peut être racontée sans lui. Avant les succès des générations suivantes, il y eut ce géant venu de Bansoa. Un homme qui souleva les ambitions d’un sport tout entier.</p>



<p>Il demeure l’un des plus grands champions que le pays ait connus.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/06/13/%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%a5/">𝐃𝐢𝐞𝐮𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐓𝐚𝐤𝐨𝐮, 𝐥𝐞 𝐠𝐞́𝐚𝐧𝐭 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐚𝐥𝐭𝐞́𝐫𝐨𝐩𝐡𝐢𝐥𝐢𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐋’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐜𝐲𝐜𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐒𝐨𝐲𝐚</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2026/05/27/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%b2%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%a5/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 14:38:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[cyclisme]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Kono]]></category>
		<category><![CDATA[Namama Aba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le « soya » est une savoureuse brochette de viande très populaire au Cameroun, généralement vendue au bord des routes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/27/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%b2%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%a5/">𝐋’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐜𝐲𝐜𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐒𝐨𝐲𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Le « soya » est une savoureuse brochette de viande très populaire au Cameroun, généralement vendue au bord des routes. C’est aussi le surnom devenu légendaire d’un cycliste camerounais qui a profondément marqué son époque.</p>



<p>Soya était un coureur à part. Éternel dernier des compétitions, il était pourtant l’attraction incontournable des tours cyclistes. Symbole de courage, de volonté et de persévérance, il avait fini par devenir si familier au public que son absence suffisait à vider les rues. Même dans les villages les plus reculés, son nom était connu et acclamé.</p>



<p>Sa popularité reposait justement sur ce paradoxe : Soya était toujours « bon dernier ». Dernier… mais célèbre. Pour lui, l’essentiel était de participer, fidèle à l’esprit défendu par Pierre de Coubertin.</p>



<p>À chaque course, les foules se pressaient pour assister à son arrivée. Malgré sa place constante en queue de peloton, jamais il n’abandonnait. Il prenait toujours le départ, avec la même détermination. Pour toute une génération, son nom a même fini par désigner la dernière place d’un classement.</p>



<p>Il arrivait parfois plusieurs heures après le vainqueur. Il n’était pas rare de le voir descendre de vélo pour avancer à pied, poussant courageusement sa bicyclette. Pourtant, le public restait là, attendant son passage avec impatience, scandant son nom avec ferveur : Soya ! Soya ! Soya !</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="975" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Le-cycliste-Soya-975x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3572" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Le-cycliste-Soya-975x1024.jpg 975w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Le-cycliste-Soya-286x300.jpg 286w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Le-cycliste-Soya-768x807.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Le-cycliste-Soya.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 975px) 100vw, 975px" /></figure>



<p>Les spectateurs ne quittaient jamais la ligne d’arrivée avant son passage. Peu à peu, le mot « Soya » entra dans le langage populaire pour désigner les derniers.</p>



<p>Plusieurs légendes entourent l’origine de ce surnom. Selon l’une d’elles, il aurait été baptisé « Soya » après s’être arrêté, durant une course, pour déguster une brochette offerte par un vendeur ambulant. Le geste serait ensuite devenu une habitude : à chaque compétition, il prenait le temps de savourer du soya avant de reprendre la route.</p>



<p>Une autre version affirme que ce surnom venait de ses supposées origines nordistes et du fait qu’il vivait à la Briqueterie, à Yaoundé, véritable temple du soya, notamment du côté de la descente de la Grande Mosquée où se trouvait le premier quartier général des braiseurs de soya de la capitale.</p>



<p>Mais la véritable histoire semble bien différente.</p>



<p>Nous sommes en 1954, lors d’une course cycliste dont le départ est donné à l’ancienne mairie de Yaoundé. Alors qu’il grimpe la côte du lycée Leclerc, deux jeunes filles accourent vers lui et lui tendent deux sucettes. Il en met une dans sa bouche et glisse l’autre dans sa poche.</p>



<p>En apercevant le bâtonnet dépassant de ses lèvres, certains spectateurs croient qu’il est en train de manger une brochette de soya et commencent aussitôt à l’appeler « Soya ». Malgré ses explications, rien n’y fait : pour le public, il mange bel et bien du soya. Le surnom était né… et il le portera fièrement durant toute sa carrière.</p>



<p>Véritable phénomène populaire, Soya avait conquis le cœur des Camerounais. Lorsqu’il manquait une course, le public manifestait son mécontentement. Mieux encore : lorsqu’il perdait son vélo, tout le monde se mobilisait pour le retrouver, car il était impensable qu’une compétition ait lieu sans lui.</p>



<p>Ainsi, en 1975, alors qu’il assistait au match Cameroun–Togo au stade Ahmadou Ahidjo, son vélo disparaît du parking. Une vaste mobilisation est lancée à travers le pays, et une annonce paraît même dans le quotidien national Cameroon Tribune.</p>



<p>En août 1985, rebelote : son vélo, qu’il utilisait depuis sept ans, est volé à son domicile de la Briqueterie. Soya en tombe malade. Pour lui, le cyclisme était une véritable raison de vivre. Ne plus courir l’affectait profondément.</p>



<p>Inquiets de ne plus le voir sur les routes, les Camerounais se mobilisent une nouvelle fois. L’affaire est relayée dans les colonnes de Cameroon Tribune, jusqu’à ce qu’un ministre de la République, Joseph Fofé, lui-même passionné de cyclisme, lui offre finalement un vélo flambant neuf.</p>



<p>Soya avait d’ailleurs déjà roulé aux côtés de Paul Biya et de Joseph Fofé. Ensemble, ils avaient parcouru les routes de Soa, Mbalmayo et Zamengoué.</p>



<p>———Arol Ketch ————-</p>



<p>Mais qui était réellement cet homme, ce « bon dernier » adulé comme un héros ?</p>



<p>De son vrai nom Namama Aba, Soya serait né vers 1929. Marié et père de cinq enfants, il exerçait le métier de réparateur de radios à la Briqueterie.</p>



<p>Il débute le cyclisme en 1953 avec une licence de la Fédération française de cyclisme, le Cameroun n’étant pas encore indépendant. À cette époque, les grandes figures du cyclisme local s’appellent tangana Paul, Atangana , Onana Jean Bernard, Thomas, Awouma boniface, Jean Lagarde, Bekombo Danger, Ekambi, Chevalier jean-Marie, Btamé, Black, Assomo Enoch, Pommier Boniface, Bitchantchang, Simo Joseph, Djambou, Mamouda, Toko, Mayembé, Belibi, Temé, Jean Manga, Atangana Sylvestre, Mafack, Moussa, Ngoulemakong, Ottou, Mveng Marc, Otélé et bien d’autres encore.</p>



<p>Soya restera surtout comme un immense symbole d’endurance. Il a continué à courir jusqu’à l’âge de 60 ans, ce qui explique aussi ses fréquentes dernières places : il était souvent le plus âgé des coureurs. En près de quarante ans de carrière, il ne remportera qu’une seule course, lors de la fête de la Réunification en 1961.</p>



<p>Passionné de football, il ne manquait presque aucun match au stade Ahmadou Ahidjo, surtout lorsque le Tonnerre de Yaoundé jouait. Il en était un fervent supporter.</p>



<p>Soya, l’éternelle lanterne rouge, n’a peut-être jamais connu le bonheur d’une grande victoire. Mais son véritable bonheur se lisait sur son visage chaque fois qu’il enfourchait son vélo.</p>



<p>Il était l’ami de tous. Hommes, femmes et enfants scandaient son nom à chacune de ses apparitions.</p>



<p>L‘oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Arol KETCH – 26.05.2026<br>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/27/%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%ae-%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%b2%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%a5/">𝐋’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐜𝐲𝐜𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐒𝐨𝐲𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 17:51:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Bépanda]]></category>
		<category><![CDATA[christian tobie kuoh]]></category>
		<category><![CDATA[douala]]></category>
		<category><![CDATA[Douala la belle]]></category>
		<category><![CDATA[Pokossy Doumbe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/23/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%ae/">𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</p>



<p>Figure majeure de l’administration camerounaise naissante, Christian Tobie Kuoh appartient à cette génération de bâtisseurs qui ont accompagné le Cameroun du régime colonial aux premières décennies de l’indépendance.</p>



<p>Discret, méthodique et profondément attaché à l’État, il aura marqué de son empreinte aussi bien les hautes sphères du pouvoir que l’aménagement urbain de Douala, sa ville natale.</p>



<p>Né à Douala le 23 avril 1921, dans le quartier de Bonaminkengué, Christian Tobie Kuoh effectue ses études primaires à l’école principale d’Akwa avant d’intégrer l’École Supérieure du Cameroun à Yaoundé, l’un des plus prestigieux établissements de formation de l’époque coloniale.</p>



<p>À sa sortie en 1941, il entre immédiatement dans l’administration française comme agent des services de transmission. À seulement vingt ans, il est déjà nommé chef de secrétaires, signe précoce d’une rigueur et d’un sens de l’organisation qui feront toute sa réputation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="777" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-777x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3568" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-777x1024.jpg 777w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-228x300.jpg 228w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh-768x1012.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2026/05/Christian-Tobie-Kuoh.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 777px) 100vw, 777px" /></figure>



<p>C’est dans l’administration des Postes et Télécommunications qu’il croise la route d’Ahmadou Ahidjo, alors jeune fonctionnaire lui aussi.</p>



<p>Entre les deux hommes naît une relation de confiance qui, au fil du temps, se transformera en une solide complicité politique et personnelle. Cette proximité jouera un rôle décisif dans l’ascension de Christian Tobie Kuoh au sommet de l’appareil d’État.</p>



<p>En octobre 1950, il réussit le concours des rédacteurs des services civils et financiers, ce qui lui ouvre les portes de l’administration territoriale. Quelques années plus tard, en 1956, il est envoyé dans les Bamboutos comme adjoint au sous-préfet de Mbouda et suppléant légal de l’administrateur-maire de cette commune rurale. Cette expérience de terrain lui permet d’acquérir une connaissance fine des réalités locales et des rouages administratifs du Cameroun sous tutelle française.</p>



<p>À la veille de l’indépendance, Christian Tobie Kuoh devient l’un des jeunes cadres les plus prometteurs du territoire. Début 1959, il est nommé sous-préfet de Douala. Quelques mois plus tard, il effectue en France un stage de formation diplomatique au ministère des Affaires étrangères.</p>



<p>À son retour, il est appelé auprès du Premier ministre Ahmadou Ahidjo comme directeur de cabinet, puis participe aux affaires diplomatiques du pays entre janvier et mai 1960, dans un contexte marqué par la préparation de l’indépendance et la construction des premières institutions nationales.</p>



<p>Lorsque le Cameroun accède à la souveraineté, Ahmadou Ahidjo choisit naturellement Christian Tobie Kuoh pour occuper le poste stratégique de premier Secrétaire général de la Présidence de la République de mars 1960 à janvier 1962.</p>



<p>Cette nomination récompense autant ses compétences administratives que la confiance personnelle que lui accordait le chef de l’État depuis leurs débuts communs dans l’administration coloniale.</p>



<p>Dans les premières années de l’indépendance, Christian Tobie Kuoh devient ainsi l’un des hommes-clés du palais présidentiel. Il participe notamment, en juillet 1961, à la conférence historique de Foumban consacrée aux négociations de la réunification entre le Cameroun oriental et le Cameroun occidental.</p>



<p>Membre de la délégation de sept personnalités conduite par le président Ahidjo, il contribue à un moment décisif de l’histoire nationale. À l’issue des discussions, le pacte fédéral est scellé et le Cameroun réunifié adopte la forme d’un État fédéral.</p>



<p>Sa carrière connaît alors une nouvelle accélération. Le 29 septembre 1961, il est promu administrateur civil. Quelques mois plus tard, suite à la réorganisation de la Présidence de la République, il devient directeur du Cabinet civil du président de la République fédérale du Cameroun le 8 janvier 1962 ( le secrétariat général ayant été supprimé).</p>



<p>Au fil des années, Christian Tobie Kuoh s’impose comme une figure incontournable de la haute administration camerounaise.</p>



<p>Le 1er juillet 1964, il est nommé directeur général du Contrôle de l’État, avant d’être élevé, le 16 août 1968, au rang de ministre délégué à la Présidence chargé de l’Inspection générale de l’État.</p>



<p>En novembre 1979, il revient à Douala pour prendre la tête de la Régie Nationale des Chemins de Fer du Cameroun (REGIFERCAM) en qualité de président-directeur général. Mais c’est surtout à partir du 11 décembre 1982, lorsqu’il est nommé délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, que son action laissera une empreinte durable dans la mémoire collective.</p>



<p>Visionnaire et pragmatique, Christian Tobie Kuoh entreprend alors une vaste transformation de la capitale économique camerounaise. Sous son impulsion, est élaboré le Schéma Directeur d’Aménagement Urbain (SDAU), véritable feuille de route pour la modernisation de la ville.</p>



<p>Il œuvre au désenclavement de New-Bell, au lotissement de Bépanda et au lancement du projet Nylon avec l’appui de la Banque mondiale. Son action vise principalement l’amélioration des quartiers populaires et la restructuration de l’espace urbain.</p>



<p>Parallèlement, il engage des travaux d’embellissement et de modernisation qui contribueront à forger l’image d’une métropole dynamique et attractive.</p>



<p>C’est à cette époque que naissent les surnoms de « Douala la belle » ou encore « Douala petit Paris », témoignant de l’ambition urbaine qu’il insuffla à la ville portuaire.</p>



<p>Le 6 novembre 1987, sous sa présence et son administration, la Commune urbaine de Douala devient officiellement la Communauté urbaine de Douala, faisant de lui le tout premier délégué du gouvernement auprès de cette nouvelle institution.</p>



<p>Après sept années de transformation urbaine et de réformes structurelles, il quitte ses fonctions le 13 avril 1989, remplacé par Pokossy Doumbe.</p>



<p>À la retraite, Christian Tobie Kuoh entreprend un important travail de mémoire, réparti en trois volumes, ces récits retrace successivement le Cameroun de l’indépendance, la période du président Ahidjo et les mutations politiques de l’après-Ahidjo.</p>



<p>Il y livre un regard précieux sur les conditions de l’indépendance, les relations parfois tendues entre hauts fonctionnaires camerounais et autorités françaises, le fonctionnement de l’administration postcoloniale ainsi que les conceptions divergentes de la démocratie, de la souveraineté et des libertés entre dirigeants africains et occidentaux.</p>



<p>Le 23 juillet 1994, Christian Tobie Kuoh s’éteint à l’Hôpital Général de Douala. En hommage à son parcours exceptionnel, une rue du quartier administratif de Bonanjo porte désormais son nom.</p>



<p>Homme réservé, peu porté sur les projecteurs, il laisse pourtant l’image d’un serviteur de l’État rigoureux, d’un administrateur visionnaire et d’un acteur majeur de la construction du Cameroun moderne.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2026/05/23/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a1%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%ad%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a7-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%9b%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%ae/">𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐊𝐮𝐨𝐡 &#8211; 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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