<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des FEANF - Arol Ketch Raconte</title>
	<atom:link href="https://www.arolketchraconte.com/tag/feanf/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.arolketchraconte.com/tag/feanf/</link>
	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 23 Aug 2024 10:12:20 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/01/cropped-cropped-Arol-KETCH-RACONTE-32x32.jpg</url>
	<title>Archives des FEANF - Arol Ketch Raconte</title>
	<link>https://www.arolketchraconte.com/tag/feanf/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Gabriel ABOLO, Jeune nationaliste camerounais oublié</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2024/07/10/gabriel-abolo-jeune-nationaliste-camerounais-oublie/</link>
					<comments>https://www.arolketchraconte.com/2024/07/10/gabriel-abolo-jeune-nationaliste-camerounais-oublie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jul 2024 11:27:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[FEANF]]></category>
		<category><![CDATA[Gabriel ABOLO]]></category>
		<category><![CDATA[Gaston Donnat]]></category>
		<category><![CDATA[Mao Tsé Toung]]></category>
		<category><![CDATA[Njiawouo Nicanor]]></category>
		<category><![CDATA[Um Nyobe]]></category>
		<category><![CDATA[UNEK]]></category>
		<category><![CDATA[UPC]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.arolketchraconte.com/?p=2655</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce nom ne vous dira certainement rien. Il est même impossible de mettre une simple image sur son nom et</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/07/10/gabriel-abolo-jeune-nationaliste-camerounais-oublie/">Gabriel ABOLO, Jeune nationaliste camerounais oublié</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce nom ne vous dira certainement rien. Il est même impossible de mettre une simple image sur son nom et pourtant, ce nationaliste a milité pour l’indépendance du Cameroun. Malheureusement, il est aujourd’hui totalement oublié. Parce que l&rsquo;oubli est la ruse du diable, nous avons décidé de lui rendre hommage.<br>ABOLO Gabriel est né à Endengue dans l’arrondissement de Djoum, dans la région du Sud Cameroun. Il fait ses études secondaires au lycée Leclerc de Yaoundé. C&rsquo;est un élève extrêmement brillant, excellent mathématicien.<br>Au lycée Leclerc, il fait parler de lui grâce à son engagement syndical et politique débordant. Très sensible au combat de l’UPC pour la libération du Cameroun, le jeune lycéen sensibilise et forme ses camarades. C’est grâce à lui que plusieurs de ses camarades vont s&rsquo;intéresser aux idées de l’UPC parmi ceux-ci Njiawouo Nicanor.<br>En effet, ABOLO; jeune Upéciste originaire du pays bulu a profondément influencé ses camarades et les a ralliés à la cause de l’UPC. Sous son influence, plusieurs élèves du Lycée Leclerc adhèrent à l’UPC.<br>ABOLO était prédestiné à un bel avenir. Il s&rsquo;était fait remarquer par ses contacts suivis avec Gaston Donnat ( syndicaliste français qui a réveillé la conscience nationale camerounaise par l’initiation des combattants de l’indépendance au syndicalisme et à la lutte politique).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="720" height="514" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Gabriel-ABOLO_Um-Nyobe_UPC.jpg" alt="" class="wp-image-2656" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Gabriel-ABOLO_Um-Nyobe_UPC.jpg 720w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/Gabriel-ABOLO_Um-Nyobe_UPC-300x214.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p><br>ABOLO est le meneur des principales grèves au lycée Leclerc. En 1952, il mène une grande grève qui voit l’intervention de la France à travers Louis Paul Aujoulat Aujoulat, Ministre de la France d’Outre-mer.<br>A cette époque, les élèves qui réussissent leur baccalauréat, obtiennent systématiquement la bourse coloniale pour poursuivre leurs études en France. C’est ainsi qu’ABOLO et ses camarades se retrouvent en France. A l’université de Clermont Ferrand puis à la Sorbonne en 1955.<br>La plupart des jeunes étudiants camerounais résidant en Occident, et notamment en France et en Grande-Bretagne, deviennent militants de l&rsquo;UPC en 1955, après les massacres de mai et l&rsquo;interdiction de l&rsquo;UPC le 13 juillet 1955.</p>



<p><br>Parallèlement à ses études, ABOLO continue à vivre son engagement dans la première section de l’UPC de France dont il a œuvré à la création.<br>Il milite à la fois au sein de la Fédération des étudiants d&rsquo;Afrique noire en France (FEANF), l&rsquo;Union nationale des Étudiants du Kamerun (UNEK), le parti communiste français. En effet, dès son arrivée à Clermont-Ferrand, il s&rsquo;affichait ouvertement comme membre du parti communiste français (PCF).<br>Gabriel ABOLO et ses camarades militent activement pour l’indépendance du Cameroun. ABOLO est sur tous les fronts. Il envoie plusieurs correspondances aux nations unies pour dénoncer le colonialisme français et réclamer l’indépendance du Cameroun.</p>



<p><br>En septembre 1958 il prend part au 5ème congrès de l’Union Internationale des Étudiants (UIE) tenu à Pékin en Chine.<br>Le 17 octobre 1958, Gabriel ABOLO meurt dans un crash d’avion de retour de ce congrès; il n&rsquo;avait pas 30 ans.<br>A ce congrès de l’Union des étudiants, une délégation africaine avec comme membre Gabriel ABOLO avait été reçue par le président Mao Tsé Toung. Gabriel ABOLO fera tellement bonne impression que le responsable russe chargé de l’organisation du voyage retour décida de surclasser ABOLO.<br>Le chef de de la délégation de la FEANF sera envoyé dans le petit avion et au lieu de voyager dans le petit avion avec les autres ( Abolo prendra sa place); on décida de faire voyager ABOLO dans le splendide Tupolev réservé aux privilégiés. Tous les passagers du Tupolev vont périr. L’avion s’est écrasé dans la région de Mongolie en territoire soviétique. C’est ainsi que le camarade dont la place fut cédée à ABOLO échappa à la mort.<br>ABOLO Gabriel est aujourd&rsquo;hui totalement oublié dans son pays le Cameroun. Impossible de trouver rien qu’une photo de lui.<br>L’oubli est la ruse du diable !<br>La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Badge !<br>Arol KETCH &#8211; 09.07.2024<br>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/07/10/gabriel-abolo-jeune-nationaliste-camerounais-oublie/">Gabriel ABOLO, Jeune nationaliste camerounais oublié</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.arolketchraconte.com/2024/07/10/gabriel-abolo-jeune-nationaliste-camerounais-oublie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’assassinat d’OUTEL BONO</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2024/02/29/lassassinat-doutel-bono/</link>
					<comments>https://www.arolketchraconte.com/2024/02/29/lassassinat-doutel-bono/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 15:54:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Camille Gourvennec]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Bocquel]]></category>
		<category><![CDATA[Diguimbaye]]></category>
		<category><![CDATA[FEANF]]></category>
		<category><![CDATA[François Tombalbaye]]></category>
		<category><![CDATA[Frolinat]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Bayonne]]></category>
		<category><![CDATA[Léon Hardy]]></category>
		<category><![CDATA[Mahamat Ousmane]]></category>
		<category><![CDATA[Me Pierre Kaldor]]></category>
		<category><![CDATA[Outel BONO]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.arolketchraconte.com/?p=2369</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le dimanche 26 août 1973 au matin , l’opposant tchadien Outel BONO est froidement assassiné à Paris Quartier Bastille.  Ce</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/02/29/lassassinat-doutel-bono/">L’assassinat d’OUTEL BONO</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le dimanche 26 août 1973 au matin , l’opposant tchadien Outel BONO est froidement assassiné à Paris Quartier Bastille. </p>



<p>Ce jour-là, alors qu’il venait de rejoindre sa voiture, il est surpris par un individu armé qui surgit et l’abat froidement de deux balles. Une balle dans la joue et une autre dans la nuque.&nbsp;</p>



<p>Une fois son forfait commis, l’assassin regagne sa voiture et démarre en trombe. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="326" height="550" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Dr-Outel-Bono_Tchad.jpg" alt="" class="wp-image-2370" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Dr-Outel-Bono_Tchad.jpg 326w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Dr-Outel-Bono_Tchad-178x300.jpg 178w" sizes="(max-width: 326px) 100vw, 326px" /></figure>



<p>Sa mort survient alors qu’il préparait le lancement de son parti politique MDRT : Mouvement Démocratique de Rénovation Tchadienne.</p>



<p>“ Le jour où le Dr Outel Bono s’engagera à lutter contre mon régime dans une organisation déclarée, je n&rsquo;hésiterai pas à le faire fusiller”avait déclaré le Président François Tombalbaye</p>



<p>Outel Bono est né en 1934 au Tchad. En 1946, il s’envole pour la France afin d’ y poursuivre ses études. Il s’inscrit à en médecine à l’université de Toulouse en 1953. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="675" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Jeune-outel-bono-675x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2371" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Jeune-outel-bono-675x1024.jpg 675w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Jeune-outel-bono-198x300.jpg 198w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Jeune-outel-bono-768x1165.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Jeune-outel-bono-1012x1536.jpg 1012w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Jeune-outel-bono.jpg 1023w" sizes="(max-width: 675px) 100vw, 675px" /></figure>



<p>Il milite au sein de la FEANF comme la plupart des futures leaders africains qui mènent la lutte pour l&rsquo;indépendance de leur pays.  En 1958, il adhère au Parti Africain de l’Indépendance ( PAI). Il profite de ses vacances universitaires pour aller au Tchad mener des sensibilisations pour l’indépendance. Ce qui gêne l’administration coloniale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="420" height="784" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Le-jeune-Outel-Bono.jpg" alt="" class="wp-image-2373" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Le-jeune-Outel-Bono.jpg 420w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Le-jeune-Outel-Bono-161x300.jpg 161w" sizes="auto, (max-width: 420px) 100vw, 420px" /></figure>



<p>De 1959 à 1961, il effectue son internat de médecine en Tunisie ce qui lui permet de nouer des liens avec les nationalistes algériens.&nbsp; En 1962, il rentre au Tchad au terme de ses études.&nbsp; Il est sollicité par le Président Tombalbaye qui souhaite faire de lui un pilier du parti populaire Tchadien (PPT) parti unique.</p>



<p> Outel est élu au bureau national mais il comprend très vite qu’il a été manipulé pour servir la dictature de Tombalbaye. Alors qu’il essaie de réformer le système de l&rsquo;intérieur, le 24 mars 1963; il est arrêté pour complot et condamné à mort. Une campagne internationale portée par le Parti communiste français fait commuer sa peine de mort en détention à perpétuité. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="465" height="520" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Dr-Outel-Bono_.jpg" alt="" class="wp-image-2372" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Dr-Outel-Bono_.jpg 465w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Dr-Outel-Bono_-268x300.jpg 268w" sizes="auto, (max-width: 465px) 100vw, 465px" /></figure>



<p>En août 1965, il est libéré. Mais en mai 1969, il est de nouveau arrêté et condamné à 5 ans de prison pour diffamation, propos incitant à la sédition et atteinte à la sûreté de l’Etat.&nbsp; Il est libéré en août de la même année et reprend ses fonctions de directeur de la Santé publique.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Alors que la rébellion du Front de libération national du Tchad ( Frolinat) essaie de s’imposer comme une voie alternative au régime de Tombalbaye, Bono prend ses distances à la fois avec le régime et la rébellion. Il a en tête de proposer une 3ème voie.</p>



<p>&nbsp;En 1972, profitant de ses vacances, il s’installe en France et suit des cours de recyclage à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Il rencontre son compatriote Georges Diguimbaye qui dirige la banque du développement du Tchad avec qui il élabore le projet du Mouvement démocratique de rénovation tchadienne (MDRT).&nbsp;</p>



<p>Outel Bono fait revenir en France sa femme Nadine ( de nationalité française) et leurs 3 enfants. Son ami Diguimbaye lui présente un certain Henri Bayonne; un ancien des forces françaises libres et des services secrets de la France libre. Ce dernier accompagne Bono dans la rédaction du manifeste du MRDT. Bono devient  l&rsquo;adversaire politique le plus redouté du régime de N’Djamena.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="664" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Mouvement-democratique-de-la-renovation-tchadienne-664x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2374" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Mouvement-democratique-de-la-renovation-tchadienne-664x1024.jpg 664w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Mouvement-democratique-de-la-renovation-tchadienne-195x300.jpg 195w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Mouvement-democratique-de-la-renovation-tchadienne-768x1184.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/02/Mouvement-democratique-de-la-renovation-tchadienne.jpg 898w" sizes="auto, (max-width: 664px) 100vw, 664px" /></figure>



<p>L’engagement frénétique de Bayonne aux côtés de Bono fait dire qu’il aurait été mandaté par les services secrets français et Jacques Foccart pour surveiller Bono ou alors le neutraliser tout simplement.&nbsp;</p>



<p>Le dimanche 26 août 1973 au matin, Outel BONO est froidement assassiné de deux balles de revolver en montant dans sa voiture.&nbsp; Sa femme, arrivée par avion est isolée durant 8 jours par les époux Bayonne qui l&#8217;empêche de communiquer avec l&rsquo;extérieur. Un Tchadien, au service des Bayonne, qui souhaite parler, meurt d&rsquo;une mystérieuse diarrhée.&nbsp;</p>



<p>Alain Bernard, le juge chargé du dossier retient la thèse d&rsquo;un crime passionnel.</p>



<p>En&nbsp; janvier 1975, Tombalbaye accuse publiquement Mahamat Ousmane, Georges Diguimbaye et Henri Bayonne d’être les assassins d’Outel Bono.&nbsp; Quelques mois plus tard,&nbsp; le 13 avril, François Tombalbaye est renversé et assassiné lors d’un coup d’État.</p>



<p>Thierry Desjardins, journaliste au Figaro révèle qu’avant son exécution sur ordre de Hissène Habré, le commandant Pierre Galopin numéro 2 des services spéciaux tchadiens avait confessé la responsabilité de ces services commandés par le capitaine Camille Gourvennec dans l’assassinat d’Outel Bono.&nbsp;</p>



<p>Le pouvoir Tchadien aurait donc confié l’assassinat de Bono au sulfureux chef des services spéciaux Camille Gourvennec. C’est l’opération “ Homo” et l’exécuteurs désigné est un certain Claude Bocquel alias Léon Hardy. </p>



<p>Malgré les efforts de Nadine Bono et de l’avocat de son mari Me Pierre Kaldor, l’enquête sur la mort de Outel Bono se conclut par un non-lieu prononcé le 20 avril 1982.</p>



<p>Nadine Bono va jusqu&rsquo;en cassation, mais son pourvoi est rejeté. Elle est condamnée à payer les frais de justice au prétexte “qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas pu prouver qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un assassinat”</p>



<p>L’affaire a été éteinte par les services secrets français et la justice française n’a jamais exprimé une volonté manifeste d’élucider cette affaire. Pour preuve les principaux acteurs n’ont jamais été auditionné et entendu&nbsp; : Henri Bayonne, Gourvennec etc.</p>



<p>Bocquel est interrogé par la police. Les enquêteurs découvrent chez lui un revolver de calibre 9mm, une correspondance avec Camille Gourvennec et la preuve qu’il a été propriétaire d’une Citroën 2 CV. Jacky, une barmaid qui travaille dans son bar à Avignon (le Splendid Bar), témoigne que son patron était dans les derniers jours du mois d’août 1973 correspondant à l’assassinat de Bono.&nbsp; Mais le juge traîne, refuse confrontations et vérifications. Les empreintes relevées dans la voiture d’Outel Bono n’ont même pas été comparées à celles du principal suspect.</p>



<p>Malgré tous ces éléments Bocquel  et Gourvennec ne seront jamais inquiétés.  En 1978, Gourvennec  trouve la mort dans des circonstances troubles.  Le 10 décembre 1983, l’affaire est définitivement enterrée, la Cour de cassation juge le pourvoi irrecevable.</p>



<p>Pour en savoir plus :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’enquête menée par Kalidou Sy et Laurent Correau pour France 24 et RFI.</li>



<li>Meutre en Françafrique : l’assassinat d’Outel  Bono  par Jean-Pierre BAT </li>
</ul>



<p>Arol KETCH &#8211; 29.02.2024</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/02/29/lassassinat-doutel-bono/">L’assassinat d’OUTEL BONO</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.arolketchraconte.com/2024/02/29/lassassinat-doutel-bono/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Njiawouo Nicanor est mort</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2023/12/28/njiawouo-nicanor-est-mort/</link>
					<comments>https://www.arolketchraconte.com/2023/12/28/njiawouo-nicanor-est-mort/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 09:23:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Abel Kingue]]></category>
		<category><![CDATA[Ernest Ouandié]]></category>
		<category><![CDATA[FEANF]]></category>
		<category><![CDATA[foumban]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Ndoh (avocat)]]></category>
		<category><![CDATA[Ndongo Diye (médecin)]]></category>
		<category><![CDATA[Njiawouo Abdoulaye]]></category>
		<category><![CDATA[Njiawouo Nicanor]]></category>
		<category><![CDATA[Osendé Afana]]></category>
		<category><![CDATA[Union des Populations du Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[UPC]]></category>
		<category><![CDATA[Woungly Massaga]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.arolketchraconte.com/?p=2169</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette figure du nationalisme camerounais qui fut l’un des dirigeants du comité révolutionnaire de l’Union des Populations du Cameroun (UPC)</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2023/12/28/njiawouo-nicanor-est-mort/">Njiawouo Nicanor est mort</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Cette figure du nationalisme camerounais qui fut l’un des dirigeants du comité révolutionnaire de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) est décédé le 18 décembre 2023 à Foumban dans l’anonymat total. Il était l’un des derniers nationalistes de grand plan, survivant de la période des indépendances.</p>



<p>Originaire du pays Bamoun, Njiawouo Abdoulaye est né en 1929 dans une famille musulmane de Foyet à une vingtaine de kilomètres de Foumban. Il fait ses études primaires à l’école de la mission protestante de Njissé à Foumban où il est obligé de changer de religion et de prénom; il devient Njiawouo Nicanor. Élève particulièrement brillant, il est major de la région au CEPE en 1945 ce qui lui vaudra de poursuivre ses études secondaires au lycée Leclerc de Yaoundé.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="409" height="510" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Njiawouo-Nicanor.jpg" alt="" class="wp-image-2170" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Njiawouo-Nicanor.jpg 409w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Njiawouo-Nicanor-241x300.jpg 241w" sizes="auto, (max-width: 409px) 100vw, 409px" /></figure>



<p>Il y obtient son BEPC et plus tard son baccalauréat en sciences expérimentales en 1952 avec pour camarade, William Eteki Mboumoua.</p>



<p>C’est au lycée Leclerc qu’il commence à s’intéresser aux idées de l’UPC. Il y côtoie notamment un certain Abolo Gabriel, camarade engagé et extrêmement brillant sur le plan syndical et politique. C’était un jeune Upéciste originaire du pays bulu qui va profondément influencer ses camarades et les rallier à la cause de l’UPC. Sous son influence, plusieurs élèves du Lycée vont adhérer à l’UPC.</p>



<p>A ses côtés Njiawouo Nicanor mènera une grande grève en 1952 qui verra l’intervention de la France à travers Louis Paul Aujoulat Aujoulat, Ministre de la France d’Outre-mer.</p>



<p>A cette époque, les élèves qui réussissent leur baccalauréat, obtiennent systématiquement la bourse coloniale pour poursuivre leurs études en France. C’est ainsi que Njiawouo Nicanor se retrouve en France. A l’université de Clermont Ferrand où il fait des études de biologie puis à la Sorbonne en 1955.</p>



<p>Parallèlement à ses études, Njiawouo Nicanor continue à vivre son engagement dans la première section de l’UPC de France dont il a œuvré à la création. Il milite à la fois au sein de la Fédération des étudiants d&rsquo;Afrique noire en France (FEANF) et de l&rsquo;Union nationale des Étudiants du Kamerun (UNEK).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="512" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Njiawouo-Nicanor_AK-512x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2171" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Njiawouo-Nicanor_AK-512x1024.jpg 512w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Njiawouo-Nicanor_AK-150x300.jpg 150w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Njiawouo-Nicanor_AK.jpg 520w" sizes="auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>



<p>A Paris, il obtient successivement son DEA et son Doctorat. Il épouse NGUENYI Élise, comme lui; ancienne élève de l’école de la mission protestante de Njissé à Foumban et boursière en France pour des études d&rsquo;infirmières avec pour camarade, Germaine future épouse du président du Cameroun.</p>



<p>En 1958, Njiawouo Nicanor est sollicité pour rentrer au Cameroun prendre la direction du Lycée Leclerc; il décline cette offre pour se consacrer au combat pour la libération du Cameroun. Très proche de Félix Moumié; il est envoyé à Rabat au Maroc pour coordonner les relations internationales de l’UPC; il devient le représentant permanent de l’UPC à Rabat au Maroc et joue en quelque sorte le rôle de ministre des affaires étrangères de l&rsquo;UPC sous la protection de Mohamed V qui soutient les mouvements progressistes et indépendantistes d&rsquo;Afrique comme le souligne le Pr EC Ndjitoyap Ndam.</p>



<p>Dès 1960, il développe avec son ami Félix Moumié, la théorie du “Panafricanisme des Temps Nouveaux”. Ils étaient convaincus que le salut de l’Afrique ne passera que par l’unité.</p>



<p>Le 3 novembre 1960, Félix Moumié meurt empoisonné au Thallium à Genève. Il laisse un vide jamais comblé. Des luttes de clans, des rivalités internes presque imperceptibles jusque-là, se multiplient au sein de l’UPC.</p>



<p>Ce décès brusque provoque la mise en place à Accra en 1962 d’un comité révolutionnaire composé de sept personnes : Ernest Ouandié, Abel Kingue, Osendé Afana, Njiawouo Nicanor, Ndongo Diye (médecin), Michel Ndoh (avocat), Woungly Massaga.</p>



<p>Le mouvement nationaliste va se diviser en “prochinois” et en “prosoviétiques”. Castor Osende Afana, Ndeh Ntumazah et Marthe Moumié sont rangés dans le premier camp tandis que Woungly Massaga, Michel Ndoh, Nicanor Njiawouo, Jean-Martin Tchaptchet et les autres sont rattachés au second camp.</p>



<p>Tout au long de son parcours, Njiawouo Nicanor a rencontré de grandes personnalités. A rabbat, il était le protégé de Mohamed V. En 1962, il reçoit Nelson Mandela en Algérie pour une formation politique et militaire; il profitera de cette occasion pour lui enseigner la théorie du “Panafricanisme des Temps Nouveaux”. Dans le cadre de son engagement politique, Njiawouo Nicanor a aussi rencontré Patrice Lumumba, Kwamé Nkrumah, Modibo Keita, Sékou Touré,Mouammar Kadhafi, Mao Tsé toun, Ho Chi Minh etc.</p>



<p>Avec les dissensions internes au sein de l’UPC, l’élimination de plusieurs leaders et la répression subie par le parti, Njiawouo Nicanor va entamer une longue période d’exil qui va le conduire en Algérie, au Soudan où il va obtenir un doctorat; introduire le français dans les universités et en République Centrafricaine où il a été accueilli par Maître Aboubacar Mounpain.</p>



<p>Après plus de 40 ans d’exil, Njiawouo Nicanor est rentré définitivement au Cameroun en 2007. Depuis son retour au pays natal et sachant ses jours comptés, il était habité par le souci de transmettre, de raconter son parcours, l’histoire du nationalisme et les fondements de la théorie du “panafricanisme des temps nouveaux”.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="344" height="468" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Njiawouo-Nicanor_vieux.jpg" alt="" class="wp-image-2172" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Njiawouo-Nicanor_vieux.jpg 344w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/12/Njiawouo-Nicanor_vieux-221x300.jpg 221w" sizes="auto, (max-width: 344px) 100vw, 344px" /></figure>



<p>Le Panafricanisme des Temps Nouveaux l’habitera jusqu’à la fin de ses jours. Il était persuadé que Mandela s&rsquo;en était inspiré en Afrique du Sud. Njiawouo évoquait les 3 M qui avaient bien incarné cette théorie pour instaurer la paix: Moumié, Mandela et Mouammar Kadhafi. Pacifiste convaincu, il était contre les guerres.</p>



<p>Pour lui, l’Afrique était le nouveau paradis terrestre.</p>



<p>Njiawouo Nicanor est mort chez son fils Moïse, à Foumban. C’est une mémoire de l’UPC qui s&rsquo;éteint. En Afrique, quand un vieillard meurt, c&rsquo;est une bibliothèque qui brûle.</p>



<p>Que la terre de nos ancêtres lui soit légère.</p>



<p>La terre est sale ! Si è ne mvit!</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 28.12.2023</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2023/12/28/njiawouo-nicanor-est-mort/">Njiawouo Nicanor est mort</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.arolketchraconte.com/2023/12/28/njiawouo-nicanor-est-mort/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
