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	<title>Archives des Jean Fochivé - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Archives des Jean Fochivé - Arol Ketch Raconte</title>
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	<item>
		<title>𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐃𝐣𝐞𝐮𝐤𝐚𝐦 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐦𝐞𝐧𝐢 𝐚 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐩𝐩𝐞́ 𝐚𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐅𝐨𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞́</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 09:40:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[CAP Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Djeukam Tchameni]]></category>
		<category><![CDATA[Intelar]]></category>
		<category><![CDATA[Issa tchiroma]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Fochivé]]></category>
		<category><![CDATA[Ni John Fru Ndi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avril 1991. Le Cameroun gronde. De Douala à Bamenda, le pays s’embrase au rythme des villes mortes, ce vaste mouvement</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/12/12/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9c/">𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐃𝐣𝐞𝐮𝐤𝐚𝐦 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐦𝐞𝐧𝐢 𝐚 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐩𝐩𝐞́ 𝐚𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐅𝐨𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞́</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avril 1991. Le Cameroun gronde.</p>



<p>De Douala à Bamenda, <a></a>le pays s’embrase au rythme des villes mortes, ce vaste mouvement de désobéissance civile porté par l’opposition et la société civile. Parmi les acteurs de ce mouvement : Djeukam Tchameni et CAP Liberté. Entre avril et novembre 1991, la contestation laisse derrière elle un lourd bilan, près de 400 morts.</p>



<p>Le 27 juin 1991, Paul Biya tranche, froidement : « La Conférence nationale est sans objet pour le Cameroun. »</p>



<p>La rue explose. Les jeunes envahissent les artères des grandes villes. Pour le régime, un responsable est tout trouvé. Pour Jean Fochivé, tout-puissant patron de la police politique, l’ennemi public numéro un porte un nom : Djeukam Tchameni. Il faut le faire taire. Par tous les moyens.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="260" height="348" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Fochive_.jpg" alt="" class="wp-image-3333" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Fochive_.jpg 260w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Fochive_-224x300.jpg 224w" sizes="(max-width: 260px) 100vw, 260px" /></figure>



<p>Le 13 juillet 1991, CAP Liberté est dissous. Mais l’étau ne fait que se resserrer. Filatures, intimidations, menaces voilées… jusqu’à l’irréparable.</p>



<p>Le 4 août 1991 : la chasse s’ouvre. Ce jour-là, une manifestation est annoncée à Douala Bar, lieu de ralliement habituel des militants. Mais la ville est quadrillée. Policiers, gendarmes, militaires : le dispositif est massif. Toute tentative de négociation échoue.</p>



<p>Les manifestants décident alors de se replier vers un espace privé, pensant y être à l’abri.</p>



<p>La foule converge vers le siège de CAP Liberté, installé dans l’enceinte de l’entreprise Intelar, un vaste terrain de 6 000 m² sur le boulevard de la Liberté, à Akwa, à deux pas de l’hôtel Le Ndé. Des milliers de personnes s’y entassent, convaincues de ne violer aucune loi.</p>



<p>L’attaque est brutale. Sans sommation, une force mixte donne l’assaut. Balles réelles. Gaz lacrymogènes. Panique. Près de 700 personnes sont arrêtées et emmenées de force dans les locaux du génie militaire. Ce jour-là, le sang manque de couler à flots.</p>



<p>Djeukam Tchameni échappe de justesse à la mort.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="676" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Djeukam-Tchameni__-676x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3334" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Djeukam-Tchameni__-676x1024.jpg 676w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Djeukam-Tchameni__-198x300.jpg 198w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Djeukam-Tchameni__-768x1163.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2025/12/Djeukam-Tchameni__.jpg 892w" sizes="(max-width: 676px) 100vw, 676px" /></figure>



<p>La survie de Djeukam tient à une poignée de complicités courageuses et insoupçonnables. Patrice, l’un des fils du magnat Kadji Defosso, organise son exfiltration. Djeukam Tchameni est discrètement conduit dans la concession de Kadji, où il restera en sécurité pendant deux semaines, traqué par toutes les forces de sécurité du pays.</p>



<p>Mais, ce répit est de courte durée. Le terrible Jean Fochivé, l’homme qui a les yeux et les oreilles partout est informé. Il sait désormais où se cache Djeukam. La nasse se referme.</p>



<p>Prévenu à temps par des sympathisants infiltrés dans l’appareil sécuritaire, Djeukam Tchameni s’éclipse une fois encore.</p>



<p>Depuis l’attaque du 4 août, Djeukam entre en clandestinité totale..Il brouille les pistes, multiplie les cachettes, change de quartier comme de chemise. Lorsqu’on le cherche au sud de Douala, il se terre au nord. Lorsqu’on fouille le nord, il a déjà disparu ailleurs.</p>



<p>Un jour, il décide de pousser la diversion à son paroxysme. Il fait louer, par son épouse, une chambre à l’hôtel Arcade, à Bonanjo.</p>



<p>Un simple sac y est déposé, avec quelques effets personnels. L’appât est en place.</p>



<p>La nuit tombe. Un incendie éclate dans les chambres voisines. Les agents de sécurité maîtrisent rapidement les suspects. L’affaire est sidérante : les pyromanes sont des gendarmes, chargés de le faire disparaître définitivement.Cette fois, il n’y a plus de doute possible ; Jean Fochivé veut sa tête.</p>



<p>Reste une question : comment quitter Douala, alors que la ville est cadenassée de barrages et de patrouilles mixtes ?</p>



<p>Les idées fusent : déguisement en femme, cache dans un tonneau d’huile de palme… Il refuse tout. Par dignité ; par défi. Il n’a rien à se reprocher et refuse de fuir comme un <a href="https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fvoleur.Il%2F%3Ffbclid%3DIwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBEwcVNROW5YUjVzdkJXMmVFVHNydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR5ApVhKRUszta5WJtLnS5w0esHon2JByCyZq7am3I19Lv-sHKVXamFN87mvUQ_aem_RMmUYGzivwBnqjUak971zg&amp;h=AT0-vD7MLY5PgaD15J4saCTVrfFd4gvco6x3J5hM_gpPC5GmgTxliT808eLfGAl7JtQMcBzgjQcBtb4r2cEWdxhUXzpeqAfE0mOrbVMybwnRhlcA39WxTeNFFRORUZVEAqKWo67jid0H1l3O&amp;__tn__=-UK-R&amp;c[0]=AT23Wvlz0ICv_Liz5TOcePtzxfJmrBnaPuuQ4yzmdRTv4526hi4uVHoml9L4AAUSyCiFAP49BjX2foqF7zmSCKWjseAh9bJjC4KkVaHVQrdS4TJvUq_aSuIfa0gMlrmOMqC9RdIti8WunhLhIQ7cnqIo654e5AxXNtMfjjkFD4uUN2bkxTR7GCKAST_kF8xYs0ooy8Vm0AH1mAHjBon6DMCYWw" rel="noreferrer noopener" target="_blank">voleur.Il</a> choisit la voie la plus risquée : partir à visage découvert.</p>



<p>Au volant d’une voiture ordinaire que lui remet la famille Kadji, il prend la route avec son épouse, sa fille de 4 ans et un neveu de 15 ans, chargé d’ouvrir le coffre au moindre contrôle. Ils roulent, calmes en apparence, le cœur battant.</p>



<p>Aux abords de la frontière de la province de l’Ouest, un agent s’approche. Le contrôle est imminent.</p>



<p>Le sort bascule sur un détail insignifiant : un car de voyageurs provoque un incident. L’agent se détourne. La voiture passe. La liberté, encore une fois, se joue à une seconde près.</p>



<p>Après un arrêt à Bamenda, Djeukam Tchameni rencontre Ni John Fru Ndi avec qui il passe trois jours. Puis le départ, définitif.</p>



<p>En septembre 1991, il quitte le Cameroun. Direction le Nigeria, puis le Burkina Faso, où sa femme et ses deux filles le rejoignent en octobre.</p>



<p>Cinq années d’exil commencent.</p>



<p>Cette fuite spectaculaire restera comme l’un des plus grands échecs de la carrière de Jean Fochivé, le policier le plus redouté de l’histoire du Cameroun. Malgré la traque, la violence et les complots, Djeukam Tchameni aura survécu.</p>



<p>Et avec lui, une page brûlante, trop longtemps occultée, de l’histoire camerounaise.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Nous exigeons la libération de Djeukam Tchameni et de tous les prisonniers politiques.</p>



<p>Pour aller plus loin :</p>



<p>* Les années Biya – Haman Mana</p>



<p>* Djeukam Tchameni – Enoh Meyomesse</p>



<p>* Les révélations de Jean Fochivé – Frédéric Fenkam</p>



<p>Arol KETCH – 09.12.2025</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2025/12/12/%f0%9d%90%82%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%a6%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%ad-%f0%9d%90%83%f0%9d%90%a3%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ae%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%a6-%f0%9d%90%93%f0%9d%90%9c/">𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐃𝐣𝐞𝐮𝐤𝐚𝐦 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐦𝐞𝐧𝐢 𝐚 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐩𝐩𝐞́ 𝐚𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐅𝐨𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞́</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>Le complot contre la sécurité de la République d’août 1983</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2024/07/14/le-complot-contre-la-securite-de-la-republique-daout-1983-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jul 2024 16:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[août 1983]]></category>
		<category><![CDATA[capitaine Salatou]]></category>
		<category><![CDATA[clan tribal]]></category>
		<category><![CDATA[complot]]></category>
		<category><![CDATA[Coup d&#039;Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Fochivé]]></category>
		<category><![CDATA[Paul BIYA]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité de la République]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On parle très souvent de la tentative de coup d’Etat manqué du 6 avril 1984 mais les mémoires tendent à</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/07/14/le-complot-contre-la-securite-de-la-republique-daout-1983-2/">Le complot contre la sécurité de la République d’août 1983</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><br>On parle très souvent de la tentative de coup d’Etat manqué du 6 avril 1984 mais les mémoires tendent à oublier “ le complot contre la sécurité de la République” d’août 1983.<br>En effet, le lundi 22 août 1983, un an après son arrivée au pouvoir, le président Paul Biya révèle dans un message radio adressé à la nation la découverte d’un complot contre l’Etat : “ Les services nationaux de sécurité ont appréhendé des individus dont la mission était de porter atteinte à la sécurité de la République. Ces individus , contre lesquels des sanctions appropriées à leurs activités criminelles seront prises conformément à la loi, sont passés aux aveux complets ”.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="759" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/complot-aout-1983-1024x759.jpg" alt="" class="wp-image-2678" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/complot-aout-1983-1024x759.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/complot-aout-1983-300x222.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/complot-aout-1983-768x569.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/complot-aout-1983.jpg 1125w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><br>Paul Biya va prendre des mesures fortes en vue selon lui, « de sauvegarder la sécurité nationale ». Parmi ces mesures, un remaniement ministériel. Ayang Luc est nommé Premier ministre par intérim cumulativement avec ses fonctions de ministre de l’Elevage, des pêches et des industries animales.<br>Andze Tsoungui est nommé ministre des forces armées. Sadou Hayatou est nommé ministre de l’agriculture.<br>Un État -major des armées est créé avec à sa tête le général de Division Semengue Pierre.<br>L’une des mesures fortes est la création de nouvelles provinces, de nouveaux départements et arrondissements.<br>La province du nord est éclatée en trois nouvelles provinces : Extrême nord, Nord, Adamaoua. La province du Centre Sud est éclatée en deux provinces : Centre et Sud.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="784" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/General-Pierre-Semengue-chef-detat-major-784x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2679" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/General-Pierre-Semengue-chef-detat-major-784x1024.jpg 784w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/General-Pierre-Semengue-chef-detat-major-230x300.jpg 230w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/General-Pierre-Semengue-chef-detat-major-768x1004.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/General-Pierre-Semengue-chef-detat-major.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 784px) 100vw, 784px" /></figure>



<p><br>On n’a jamais su quels étaient concrètement les exécutants de ce “complot”. On a parlé du commandant de Gendarmerie Ibrahim Oumarou directeur de l&rsquo;intendance du palais présidentiel, du capitaine Salatou aide de camp du président Ahidjo.<br>Tout porte à croire que ce n’était qu’un grossier montage qui avait pour objectif de permettre à l’aile dure autour de Paul Biya de prendre la main sur tous les leviers du pouvoir. Il s’agit du clan tribal qui faisait pression sur Paul Biya, afin que ce dernier se démarque de Ahidjo.<br>C’est aussi en se référant à ce supposé “complot” que plusieurs personnes affirment que le coup d&rsquo;État manqué d’Avril 1984 n’était qu’un montage. Pour eux, c’était un prétexte pour traquer et éliminer tous les proches de l’ancien président Ahidjo.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="994" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/complot-contre-la-securite-de-la-Republique_aout-1983-1024x994.jpg" alt="" class="wp-image-2680" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/complot-contre-la-securite-de-la-Republique_aout-1983-1024x994.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/complot-contre-la-securite-de-la-Republique_aout-1983-300x291.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/complot-contre-la-securite-de-la-Republique_aout-1983-768x745.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/07/complot-contre-la-securite-de-la-Republique_aout-1983.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><br>Selon Jean Fochivé : “ Après l&rsquo;échec du grossier montage du mois d‟août 1983, ils voulaient Ahidjo mort, parce qu’il avait encore beaucoup d&rsquo;hommes à lui au sein du gouvernement, surtout ceux originaires du Nord. Il fallait trouver un moyen pour éliminer (politiquement et physiquement) M. Ahidjo et affaiblir les hommes politiques du Nord.<br>Tout ce programme n&rsquo;était pas facile à exécuter, d’autant moins que l’armée camerounaise, surtout la garde républicaine, était entre leurs mains ( des proches de Ahidjo). La fonction publique elle aussi regorgeait de jeunes administrateurs civils de la même province et qui occupaient d&rsquo;importants postes de commandement. Il fallait déraciner tout ce que les nordistes au pouvoir depuis trente ans, avaient implanté”.<br>Le livre Les révélations de Jean Fochivé évoque ce complot manqué et revient de manière détaillée sur la tentative de putsch de 1984.<br>Ce livre est disponible<br>Librairie des peuples noirs, Montée SNI, Immeuble Don Bosco<br>Yaoundé : 6 56 14 79 36<br>Douala : 6 99 25 15 80<br>FNAC Bali<br>En ligne sur Amazon<br>https://www.amazon.fr/dp/2492170160<br>https://www.amazon.com/dp/2492170160<br>L’oubli est la ruse du diable<br>Arol KETCH<br>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/07/14/le-complot-contre-la-securite-de-la-republique-daout-1983-2/">Le complot contre la sécurité de la République d’août 1983</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>La mort de Jeanne Irène BIYA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jul 2023 17:55:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Paul BIYA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Née en 1935 Atyam Ndoumin devenue Jeanne-Irène Biya fut l’épouse de Paul Biya et la première dame du Cameroun de</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Née en 1935 Atyam Ndoumin devenue Jeanne-Irène Biya fut l’épouse de Paul Biya et la première dame du Cameroun de 1982 à son décès le 29 juillet 1992.</p>



<p>La nouvelle a surpris les Camerounais car très peu d’entre eux la soupçonnaient d’être malade. Elle décède alors qu’elle avait prévu se rendre ce matin-là à Obala pour superviser un projet de production de champignons et de cultures maraichères. Sa dernière apparition publique remontait à la semaine d’avant au cours de laquelle le couple présidentiel fut reçu dans la résidence privée de la star américaine Stevie Wonder.</p>



<p>Cette mort subite survient alors que le chef de l’Etat Paul Biya est en mission de travail au Sénégal aux côtés des chefs d’Etat : Abdou Diouf, Omar Bongo, Felix Houphouët Boigny etc.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/07/Jeanne-Irene-Biya_1.jpg" alt="" class="wp-image-1895" width="236" height="419" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/07/Jeanne-Irene-Biya_1.jpg 480w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/07/Jeanne-Irene-Biya_1-169x300.jpg 169w" sizes="auto, (max-width: 236px) 100vw, 236px" /></figure>



<p>Les rumeurs les plus folles ont entouré la mort de la première dame. Il se dit même que tous ceux qui avaient rencontré cette dernière avant sa mort furent traquées et assassinés. On évoque par exemple le cas des religieuses de Djoum. Il se dit alors que les religieuses auraient été assassinées parce qu’elles avaient en leurs possessions des secrets de la première dame. Jeanne Irène qui pressait, paraît-il, le Président Paul Biya de quitter le pouvoir se serait confiée à elles. Selon des indiscrétions, les sœurs de Djoum seraient de vieilles connaissances très proches de Jeanne Irène Biya qui a très souvent sollicité leur service.</p>



<p>Jeanne Irène serait souvent venue les voir à Djoum et les a quelquefois invitées à Yaoundé. Le journaliste Léger Ntiga précise que: « Une source plus proche de Mme Biya insiste à dire que les deux religieuses ont rendu visite à la Première dame le jour de son décès. Elles sont parmi les dernières personnes à avoir été reçues par Jeanne Irène Biya ».</p>



<p>Ebale Angounou soutient que la Première dame leur a confié des secrets et documents suffisamment délicats sur son état d’esprit et ses appréhensions. Notamment parce qu&rsquo;elle savait ses jours comptés.</p>



<p>Ebale Angounou soutient dans son livre “Sang pour sang” que : “Ayant appris la mort de Jeanne-Irène, le Président rentre immédiatement au pays. Il réalise alors que la défunte a reçu quelques heures auparavant des religieuses. Il panique.</p>



<p>Il s&rsquo;agit des amies et confidentes de son ex-épouse. Ne leur aurait-elle pas livré des secrets qui pourraient le compromettre comme elle a promis de le faire ?&#8230;. Le secret devrait absolument entourer les circonstances et les conditions de la mort de Jeanne-Irène. Tous ceux qui étaient susceptibles d&rsquo;en dire quelque chose devaient disparaître.</p>



<p>A commencer par ceux qui l&rsquo;ont exécutée, des éléments d&rsquo;une division spéciale de la sécurité présidentielle, abattus par leurs collègues. Après avoir abattu Jeanne-Irène et les religieuses de Djoum, ils sont eux aussi passés à la casserole »</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="828" height="440" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/07/Jeanne-irene-Biya_chevet-malade.jpg" alt="" class="wp-image-1896" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/07/Jeanne-irene-Biya_chevet-malade.jpg 828w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/07/Jeanne-irene-Biya_chevet-malade-300x159.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/07/Jeanne-irene-Biya_chevet-malade-768x408.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 828px) 100vw, 828px" /></figure>



<p>D’autres indiscrétions y voient aussi un lien avec l’assassinat, un an plus tôt, de l’ancien Archevêque de Garoua, Mgr Yves Plumey. Les deux religieuses de nationalité auraient été en possession des mêmes informations classées top secret que détenait l’Evêque émérite de Garoua.</p>



<p>Le terrible Fochivé a évoqué la mort de Jeanne Irène Biya avec Ayissi Mvodo.</p>



<p>Voici la conversation entre les deux hommes au sujet de la mort d’Alice telle que relatée dans le livre : « Les révélations de Jean Fochivé ».</p>



<p>« &#8211; Victor Ayissi Mvodo : Tu sais bien de qui je parle ; tu n’as pas dirigé la police secrète pendant des décennies pour prétendre ignorer qu’auprès de chaque chef d’Etat, des hommes comme toi ont toujours des ennemis. Ne me dis pas que tu ignores l’existence de ce groupe occulte et tribal qui dirige effectivement ce pays. Ce groupe qui commandite les assassinats et fait le vide autour de Biya.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="540" height="540" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/07/Jeanne-Irne-Biya-ecole_.jpg" alt="" class="wp-image-1897" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/07/Jeanne-Irne-Biya-ecole_.jpg 540w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/07/Jeanne-Irne-Biya-ecole_-300x300.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/07/Jeanne-Irne-Biya-ecole_-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 540px) 100vw, 540px" /></figure>



<p>J’espère que tu sais au moins de quoi est morte Jeanne Irène ? Pourquoi elle a entraîné dans sa mort les deux soeurs et le prêtre Yves Plumet du clergé, et pourquoi le jeune Motazé a suivi quelque temps après ? Jean, tu dois savoir tout cela, même si tu n’y as pas été mêlé.</p>



<p>&#8211; Jean Fochivé : J’espère que tu n’es pas en train de divaguer, Victor. Le chef de l’Etat est-il au courant de tout ce que tu racontes-là?</p>



<p>&#8211; Victor Ayissi Mvodo : Il s’en doute mais il est physiquement incapable de réagir. Il sait même pourquoi ton épouse a été assassinée. J’espère que tu sais que Alice a été assassinée ?</p>



<p>&#8211; Jean Fochivé : Je sais qu’elle a été assassinée, mais pas pourquoi, Alice était mêlée à mille et une choses. Depuis qu’elle s’était liée à Chantal Biya et sa mère, elle ne se prenait plus pour simple épouse d’un ministre, et nous n’arrêtions plus de nous disputer. Un jour elle m’avait lancé que si elle le voulait, elle deviendrait ministre. »</p>



<p>Tout cela est détaillé dans le livre « les révélations de Jean Fochive »</p>



<p>Disponible :<br>Librairie des peuples noirs, montée SNI, Yaoundé<br>Yaoundé : 6 56 14 79 36<br>Douala : 6 99 25 15 80</p>



<p>→ France<br><a href="https://www.amazon.fr/dp/2492170160">https://www.amazon.fr/dp/2492170160</a></p>



<p>→ Allemagne</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-amazon wp-block-embed-amazon"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Les révélations de jean de Jean Fochivé: Le chef de la police politique des présidents Ahidjo et Biya" type="text/html" width="800" height="550" frameborder="0" allowfullscreen style="max-width:100%" src="https://lesen.amazon.de/kp/card?preview=inline&#038;linkCode=kpd&#038;ref_=k4w_oembed_0WKmxkLKleh1G6&#038;asin=2492170160&#038;tag=kpembed-20"></iframe>
</div></figure>



<p>→ USA<br><a href="https://www.amazon.com/dp/2492170160">https://www.amazon.com/dp/2492170160</a></p>



<p>→ UK<br><a href="https://www.amazon.co.uk/dp/2492170160">https://www.amazon.co.uk/dp/2492170160</a></p>



<p>→ Espagne<br><a href="https://www.amazon.es/dp/2492170160">https://www.amazon.es/dp/2492170160</a></p>



<p>→ Italie<br><a href="https://www.amazon.it/dp/2492170160">https://www.amazon.it/dp/2492170160</a></p>



<p>La terre est sale ! Si è ne Mvit !</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 09. 07.2023<br>Rat des archives</p>
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		<item>
		<title>Il y a t-il un problème Bamileké au Cameroun ?</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2023/05/25/il-y-a-t-il-un-probleme-bamileke-au-cameroun/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 May 2023 15:27:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[anglo-Bamileké]]></category>
		<category><![CDATA[arol Ketchiemen]]></category>
		<category><![CDATA[bamiléké]]></category>
		<category><![CDATA[cancer bamiléké]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Fochivé]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Lamberton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est peut-être temps d’avoir le courage d’explorer cette question. Une exploration de la revue de la presse depuis 1960</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il est peut-être temps d’avoir le courage d’explorer cette question.</p>



<p>Une exploration de la revue de la presse depuis 1960 nous permet de constater que les bamileké sont toujours pointés du doigts. Que leur reproche t-on au juste ?</p>



<p>Dans <a></a>la prestigieuse revue Défense nationale publiée en mars 1960, le lieutenant-colonel français Jean Lamberton écrivait :</p>



<p>« Le Cameroun s’engage sur les chemins de l’indépendance avec, dans sa chaussure un caillou bien gênant. Ce caillou, c’est la présence d’une minorité ethnique, les Bamiléké (…), la France ne saurait s’en désintéresser »</p>



<p>Durant la colonisation, l’administration coloniale a mené une campagne violente et virulente contre les Bamiléké qu’elle trouve dangereux et imprévisibles. Ils cristallisent toutes les phobies françaises.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="708" height="960" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/05/Le-Bamileke_.jpg" alt="" class="wp-image-1868" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/05/Le-Bamileke_.jpg 708w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/05/Le-Bamileke_-221x300.jpg 221w" sizes="auto, (max-width: 708px) 100vw, 708px" /></figure>



<p>On parle de : “cancer bamiléké”, “mal bamiléké”, “peste bamiléké”, “invasion bamiléké”, “colonisation bamiléké”, “masse bamiléké » .</p>



<p>Les Bamiléké sont alors perçus comme un groupe homogène qui veut dominer les autres ethnies, s’est levé contre la France et veut conquérir le pouvoir. C’est ainsi qu&rsquo;une répression est organisée contre les bamiléké au niveau national et même local.</p>



<p>Des quartiers perçus comme bamiléké sont considérés comme dangereux : “ Désormais , ce sont les quartiers où se concentrent les Bamiléké qui préoccupent en priorité les autorités et sont la cible des attaques des forces de l’ordre, qui y multiplient “bouclages” et “ratissages””.</p>



<p>Dans les archives on peut lire : “ Les Bamiléké continuent [&#8230;] de s’étendre au-delà de leurs circonscriptions, écrit ainsi en janvier 1960 l’ex-Haut Commissaire René Hoffner, et l’infiltration de 40 000 des leurs au cœur même de Douala constituerait une grave menace si ces éléments venaient à faire corps dans tout le système littoral avec l’Union des populations camerounaises”.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/05/Les-bamilekes-veulent-le-pouvoir-supreme-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1869" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/05/Les-bamilekes-veulent-le-pouvoir-supreme-768x1024.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/05/Les-bamilekes-veulent-le-pouvoir-supreme-225x300.jpg 225w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/05/Les-bamilekes-veulent-le-pouvoir-supreme.jpg 828w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>Le quartier Congo sera un laboratoire de l’expérimentation de cette répression anti-bamiléké et l’expérience va se matérialiser par l’incendie de ce quartier peuplé en majorité de Bamiléké.</p>



<p>L&rsquo;exécution de Nya Thaddée en 1965 s’inscrit dans le sillage de la répression des “ complots bamiléké”. La hiérarchie politico-administrative craint la “montée en puissance des bamiléké”; la suspicion et la délation s’installent.</p>



<p>Les Bamiléké, même membre du gouvernement et du parti présidentiel, sont suspectés d’une certaine proximité avec les “rebelles” ( nationalistes). C’est ainsi qu’on va fabriquer plusieurs complots pour inquiétés de hauts-dignitaires bamilékés.</p>



<p>“Vous les Bamiléké, que voulez-vous montrer dans ce pays ? [&#8230;] Nous allons voir. Je vais les arrêter tous [&#8230;] Vous les Bamiléké, vous croyez que le Cameroun, c’est vous” avait tranché le sinistre Jean Fochivé en 1965.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="853" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/05/Un-bamileke-a-Etoudi-Jamais.jpg" alt="" class="wp-image-1870" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/05/Un-bamileke-a-Etoudi-Jamais.jpg 480w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2023/05/Un-bamileke-a-Etoudi-Jamais-169x300.jpg 169w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>



<p>Après la colonisation, le doigt accusateur est toujours pointé sur les bamileké qu’on qualifie d’envahisseurs comme à la période coloniale. Même les Bamileké qui sont nés dans d’autres régions et ne connaissent pas leurs régions d’origine, sont régulièrement sommés de rentrer chez eux .</p>



<p>Des marches sont régulièrement organisées contre les bamileké. Certains intellectuels affirment et soutiennent même « qu’un Bamileké ne sera jamais président au Cameroun ». A chaque fois qu’il y a des manifestations ou des contestations contre le pouvoir à l’intérieur comme à l’extérieur du pays , le doigt accusateur est pointé vers les bamileké.</p>



<p>C’est ainsi que l’opposition à Paul Biya au début des années 90 étaient taxé d’opposition « anglo-Bamileké » , de la même manière après les élections de 2018, la brigade anti Sardinard qui sévi à l’étranger taxée de groupuscule Bamileké.</p>



<p>Aujourd’hui les bamileké sont accusés d’envahir les autres régions et d’acquérir les domaines fonciers .</p>



<p>On parle à présent freiner la propagation des Bamileké et que chacun rentre chez soi</p>



<p>La terre est sale ! si è ne Mvit !</p>



<p>Arol Ketch &#8211; 25.05.2023</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2023/05/25/il-y-a-t-il-un-probleme-bamileke-au-cameroun/">Il y a t-il un problème Bamileké au Cameroun ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>A-t-on assassiné VICTOR AYISSI MVODO ?</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2022/08/28/a-t-on-assassine-victor-ayissi-mvodo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Aug 2022 19:35:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Ayissi Mvodo]]></category>
		<category><![CDATA[etenga]]></category>
		<category><![CDATA[etons]]></category>
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		<category><![CDATA[VICTOR AYISSI MVODO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce soir, je vais évoquer une question qui a longtemps taraudé les camerounais d’un certain âge ; une question proche</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2022/08/28/a-t-on-assassine-victor-ayissi-mvodo/">A-t-on assassiné VICTOR AYISSI MVODO ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce soir, je vais évoquer une question qui a longtemps taraudé les camerounais d’un certain âge ; une question proche du secret défense. Je n’apporterai pas une réponse claire parce que je veux voir mes enfants grandir mais au moins, je vais vous présenter le contexte historique.</p>



<p>Victor Ayissi Mvodo est une personnalité politique et ancien ministre Camerounais dont la mémoire tend à être occultée. Il a côtoyé les cimes du pouvoir et aspirait fortement à diriger le Cameroun. Mal lui en a pris et il s’est brûlé les ailes et a été éjecté de la scène politique par Paul Biya son ancien camarade de classe au Cameroun et en France.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/08/Victor-ayissi-mvodo.jpg" alt="" class="wp-image-1427" width="454" height="641" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/08/Victor-ayissi-mvodo.jpg 680w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/08/Victor-ayissi-mvodo-213x300.jpg 213w" sizes="auto, (max-width: 454px) 100vw, 454px" /></figure>



<p>Ayissi Mvodo se rend en France en 1956 où il est admis au Lycée Louis le Grand en vue de la préparation au concours d’entrée à l’ENFOM, section Magistrature. En 1960, il obtient la Licence en Droit à l’université de Paris et le diplôme du Centre National Français d’études Judiciaires. Pendant son cursus parisien, il va côtoyer un certain « Paul Biya » qu’il n’admire pas particulièrement ; et pourtant ils étaient amis dans l’enfance. Ayissi Mvodo, le trouve « mou, hypocrite, fourbe, ingrat, timoré et sans ambitions ».</p>



<p>A son retour au Cameroun après ses études, Ayissi Mvodo est intégré dans la Magistrature en 1961 où il servira tour à tour comme substitut général auprès de la cour d’appel de Yaoundé, procureur de la République près du tribunal de Douala. Le 14 octobre 1963, il est détaché au tribunal International du Travail à Genève où il servira de 1963 à 1967 en qualité de fonctionnaire international de 1ere catégorie (BIT).</p>



<p>En juillet 1967, il rentre au Cameroun sur demande du gouvernement Camerounais et est nommé Secrétaire général au ministère du travail et des lois Sociales, en juin 1969 il devient secrétaire général à la Présidence de la République Fédérale du Cameroun avec rang de Ministre Adjoint. Quelques mois plus tard, il est nommé Ministre chargé de Mission à la Présidence de la République fédérale, puis ministre de l’Administration Territoriale du 30 juin 1975 au 18 juin 1983. Il est prédestiné alors à un brillant avenir.</p>



<p>Depuis leurs années d’école en France, Ayissi Mvodo très sanguin n’aimait pas Paul Biya. Et la détestation va se poursuivre à l’intérieur du gouvernement. En 1975, Mvodo va assener une violente gifle à Paul Biya dans le bureau du Président Ahmadou Ahidjo. Il fallut venir l’arrêter pour qu’il ne rudoyât pas Paul Biya. Ayissi n’aimait pas Paul Biya et ne le cachait pas. Lorsque les langues se délieront, les historiens nous donneront les raisons de cette détestation.</p>



<p>En 1968, Ayissi s’opposa énergiquement à la nomination de Biya au secrétariat général de la présidence de la République alléguant que Biya était un ex-disciple d’André Marie Mbida. Quand Biya fut nommé 1er ministre et se trouva à un pas de la magistrature suprême, l’hystérie d’Ayissi devint totale. En effet, Ayissi Mvodo avait des ambitions politiques et se rêvait en successeur d’Ahidjo à la tête du pays. Il était convaincu qu’il était l’homme le mieux disposé à remplacer Ahidjo.</p>



<p>En novembre 1982, lorsqu’il apprend que le président Ahmadou Ahidjo a décidé de quitter le pouvoir et confie les rênes du pays à Paul Biya, Ayissi Mvodo va pleurer à chaudes larmes et va immédiatement constituer une forte délégation pour aller rencontrer Ahmadou Ahidjo et le dissuader de renoncer au pouvoir ; et si même il renonçait, il était préférable selon lui de confier le pouvoir à quelqu’un d’autre que Paul Biya. Samuel Eboua qui fait partie de cette délégation est du même avis, il propose à Ahidjo de s’absenter le temps qu’il faut pour se soigner et revenir. Malgré les insistances et persistances d’Ayissi Mvodo et de Samuel Eboua, Ahidjo ne revint pas sur sa décision. Ayissi Mvodo et Samuel Eboua étaient en réalité les dauphins putatifs d’Ahidjo ; et connaissant Paul Biya, il le trouvait incapable d’assurer la relève et de gouverner valeureusement le Cameroun.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="720" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/08/Paul-Biya_ayissi-mvodo.jpg" alt="" class="wp-image-1429" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/08/Paul-Biya_ayissi-mvodo.jpg 960w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/08/Paul-Biya_ayissi-mvodo-300x225.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/08/Paul-Biya_ayissi-mvodo-768x576.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p>Quelques mois après son arrivée au pouvoir Paul Biya limoge, son « ennemi intime » Ayissi Mvodo. Le torchon brûle entre les deux hommes et les caciques du régime interviennent pour mettre en place une accalmie. Ayissi Mvodo accepte de faire profil bas. Il se retire dignement. Il est écarté des sphères du pouvoir ; Le 14 septembre 1985, il est nommé PCA de la SNI. Il prend sa retraite le 1er septembre 1988 mais vit dans la rancœur.</p>



<p>Voyant la situation de délitement du pays à travers les opérations de villes mortes, la crise économique, il caresse en privé le désir de renverser Paul Biya et cherche des soutiens. Il va voir le sinistre Fochivé et lui dit ceci ( cf les révélations de Jean Fochivé) : « Je parle de la vraie nature de Biya que je constate demeurer le seul à connaitre. Ce gars est un hypocrite et in ingrat. D’après les informations qui me parviennent, il serait en train de mettre sur pied, un des régimes les plus sanguinaires qu’aucun pays d’Afrique n’aurait jamais connu.</p>



<p>Biya s’est servi de l’argent du peuple et de son pouvoir pour réduire les chefferies traditionnelles en des simples centres auxiliaires d’une administration dont il est le Dieu vénéré. Le pire, ce qui lui garantira une longévité qui fera date dans l’histoire des dictatures africaines […] le tribalisme dans ce pays a atteint un niveau jamais imaginé. Les minorités et les majorités exclues accumulent des rancœurs qui, le jour où s’imposera l’alternance naturelle, exploseront et nous, les Beti, regretteront d’avoir connu Biya. Va donc voir dans le pays béti profond comment les gens souffrent ».</p>



<p>Victor Ayissi affirme aussi que Biya, après une séance de psychanalyse d’un expert occidental a été déclaré à la limite de la schizophrénie et c’est à cause d’une de ces crises régulières qu’il ne fut pas à l’aéroport pour accueillir le Président Nelson Mandela lors du sommet de l’OUA à Yaoundé ( cf les révélations de Jean Fochivé)</p>



<p>A l’approche de l’élection présidentielle de 1997, Paul Biya subit la plus grande fonde jamais observée au sein du RDPC ; Titus Edzoa démissionne de son poste de ministre de la santé pour poser sa candidature à l’élection présidentielle de 1997. De l’autre côté Victor Ayissi Mvodo, s&rsquo;était déjà déclaré candidat à l’élection. Fait inédit, il réussit à obtenir le soutien de l’élite et des populations BETI. Il a des soutiens auprès des Ewondo, des Etenga, des Etons. De plus des dignitaires du Nord Cameroun nostalgiques d’Ahidjo lui apportent son soutien.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="928" height="674" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/08/Ayissi-mvodo_Paul-Biya.jpg" alt="" class="wp-image-1430" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/08/Ayissi-mvodo_Paul-Biya.jpg 928w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/08/Ayissi-mvodo_Paul-Biya-300x218.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/08/Ayissi-mvodo_Paul-Biya-768x558.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 928px) 100vw, 928px" /></figure>



<p>En l’espace de quelques semaines une foudroyante maladie va avoir raison de celui qui a une fois de plus osé défier Paul Biya. Il décède en juin 1997 à quelques mois des élections présidentielles dans un hôpital à Paris. Les élites Beti qui sont au courant de ce qui s’est passé, appelle au calme pour éviter une guerre fratricide. Lors des obsèques d’Ayissi Mvodo, un notable béti somme aux siens d’arrêter le massacre, de se ressaisir et de s&rsquo;assagir. Ce dernier sera tout simplement interpelé par la police. Ayissi Mvodo éliminé de la course, il faut à présent contrecarrer Titus Edzoa. Il faut battre le fer lorsqu’il est encore chaud.</p>



<p>Le 3 juillet 1997 Titus Edzoa et son directeur de campagne Michel Thierry Atangana sont arrêtés pour détournement de fonds publics. Les deux adversaires de Paul Biya, le Sphinx sont désormais éliminés de la course au pouvoir.</p>



<p>Paul Biya a réussi à maintenir le parti uni, il a réussi à contrecarrer les divisions au sein du grand groupe Ekang-Beti. Face à une opposition émiettée et dispersée, il peut tranquillement aller aux élections. En effet, les principaux adversaires de Paul Biya à ces élections étaient à l’intérieur du régime. Les principaux partis d&rsquo;opposition ayant boycotté le scrutin, Paul Biya est très largement réélu : 92,57 %. Ne dure pas au pouvoir qui veut mais qui peut.</p>



<p>La maladie qui a entrainé Ayissi Mvodo dans le royaume des morts était-elle naturelle ? Si non, qui a tué Ayissi Mdodo ?</p>



<p>J’ai ma petite idée. Mais, je veux voir mes enfants grandir.</p>



<p>AROL KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>



<p>Fourmi Magnan égarée</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2022/08/28/a-t-on-assassine-victor-ayissi-mvodo/">A-t-on assassiné VICTOR AYISSI MVODO ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>La Mungo &#8211; Plastique de Mgr Albert Ndongmo</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2021/09/22/la-mungo-plastique-de-mgr-albert-ndongmo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Sep 2021 12:58:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Ernest Ouandié]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Fochivé]]></category>
		<category><![CDATA[Mgr Albert Ndongmo]]></category>
		<category><![CDATA[Mungo plastique]]></category>
		<category><![CDATA[Nkongsamba]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Verbeek]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est votre Histoire, vous devez la connaître !La Mungo plastique est une société créée au Cameroun par Mgr Ndongmo pour</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2021/09/22/la-mungo-plastique-de-mgr-albert-ndongmo/">La Mungo &#8211; Plastique de Mgr Albert Ndongmo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>C’est votre Histoire, vous devez la connaître !La Mungo plastique est une société créée au Cameroun par Mgr Ndongmo pour la fabrication d&rsquo;objets en matière plastique : imperméables en PVC, articles de maroquinerie, emballage en polyéthylène. La production a commencé en mars 1970 et avant le mois de Juin 1970, les ventes atteignaient déjà 9 millions de Franc CFA. Ces chiffres prometteurs auguraient déjà le développement d’une véritable industrie. En mettant en place cette entreprise, Mgr Ndongmo avait à cœur de promouvoir la petite et moyenne entreprise camerounaise; il voulait assurer à son diocèse des rentrées d’argent destinées à alimenter les caisses des écoles, des hôpitaux et la création d’une caisse retraite pour les prêtres âgés. </p>



<p>C’était tout un vaste et ambitieux programme!L&rsquo;évêché à travers Mgr Ndongmo était propriétaire ou associé dans plusieurs affaires : centre climatique et touristique de Dschang, les librairies catholiques de Nkongsamba et Douala, la boucherie de Nkongsamba, des hôtels, plusieurs plantations etc. Plusieurs autres projets étaient à l’étude : fabrique de cahiers scolaires, fabrique de chaussettes, création d’une caisse mutuelle (maladie, retraite) regroupant tous les évêchés du Cameroun.Mgr Ndongmo injecte de fortes sommes dans les affaires et prend de lourds engagements auprès des banques. Il recrute des techniciens et des gestionnaires expatriés pour assurer la gestion de la Mungo &#8211; Plastique. Dès mars 1970, la Mungo-Plastique emploie déjà près de 70 personnes. </p>



<p>Mgr Ndongmo souhaite à travers ses projets combattre l&rsquo;oppression économique européenne qui persiste depuis la colonisation.</p>



<p>Le colonisateur français et ses valets locaux voient d’un mauvais œil le dynamisme de ce prêtre businessman qui veut s’émanciper de la dépendance et de la domination économique. Brassant des millions, l&rsquo;évêque jouit d’une immense popularité. Il fait peur. On le soupçonne même de chercher le capital financier nécessaire pour soutenir l’UPC et faire tomber le régime néocolonial en place. En mars et Avril 1970 commencent les attaques contre la Mungo-plastique de Mgr Ndongmo. </p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/03/Moungo-plastique_Albert-Ndongmo.png" alt="" class="wp-image-602" width="341" height="339" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/03/Moungo-plastique_Albert-Ndongmo.png 694w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/03/Moungo-plastique_Albert-Ndongmo-300x298.png 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/03/Moungo-plastique_Albert-Ndongmo-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 341px) 100vw, 341px" /></figure>



<p>Ces attaques sont menées par la sûreté nationale, le SEDOC, le BMM ( brigade mobile mixte). La police multiplie les visites inopinées dans les locaux de la Mungo Plastique.Le 17 avril 1970, Christophe Tcheuleu Tientcheu cogestionnaire de la Mungo &#8211; Plastique est arrêté sans motif officiel. Le 27 Juin 1970, Yves Verbeek le gestionnaire belge recruté par Mgr Ndongmo est expulsé du Cameroun sans motif. Le 3 juillet 1970, ce sera au tour du technicien Krzeminski d&rsquo;être expulsé. Privée de ses deux principaux cadres, la Mungo-Plastique limite puis arrête ses activités. La société est mise en vente mais le sinistre Jean Fochivé menace tout acheteur éventuel d’ennuis graves. Le 15 Juillet 1970 on diffuse une fausse information qui soutient qu&rsquo;on a retrouvé un stock d’armes dans l’usine Mungo-Plastique. Le 22 août 1970, une dépêche de l’AFP annonce l’arrestation d&rsquo;Ernest Ouandié. Le 29 août, une autre dépêche annonce l’arrestation de Mgr Ndongmo pour complicité avec la rébellion de l’UPC. </p>



<p>On ne parle plus du stock d’armes qu’on aurait découvert au sein de la Mungo &#8211; Plastique; on parle à présent d’un complot. Ainsi donc Mgr Ndongmo participerait à un mouvement de la Sainte-Croix pour la libération nationale; une espèce de coup d’Etat spirituel et mystique où seuls des anges devaient opérer. Durant son procès, Mgr Ndongmo affirme que ce sont les autorités camerounaises elles-mêmes qui lui ont demandé de nouer des contacts avec le chef révolutionnaire Ernest Ouandié. On comptait sur l’évêque pour persuader Ernest Ouandié de revenir à la légalité et œuvrer pour le rétablissement de la paix. Mgr Ndongmo est condamné à mort par le tribunal militaire. Sa peine est ensuite commuée par Ahmadou Ahidjo en détention à vie dans un « camp de rééducation civique ». Il est finalement libéré en 1975 et s&rsquo;exile au Canada. Il meurt le 29 mai 1992 au Canada à l’âge de 65 ans.Pour en savoir plus sur les arrestations et condamnations de Mgr Albert Ndongmo et Ernest Ouandié, je vous invite à lire le livre « Main basse sur le Cameroun de Mongo Beti » dans lequel il revient de manière détaillée et documentée sur cette affaire.</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 22.09.2021</p>



<p>Rat des archives</p>
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		<title>L’incendie du quartier Congo à Douala : un témoin raconte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2021 08:26:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Bouba Kaélé]]></category>
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		<category><![CDATA[Enoh Myomessé]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Fochivé]]></category>
		<category><![CDATA[quartier Congo]]></category>
		<category><![CDATA[UPC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avons décidé désormais d’aller rencontrer les hommes et femmes qui ont vécu l’Histoire afin qu’ils ou elles nous la</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Nous avons décidé désormais d’aller rencontrer les hommes et femmes qui ont vécu l’Histoire afin qu’ils ou elles nous la racontent.<br>Le camarade CHOULEOM Raphaël aujourd’hui âgé de 85 ans est un témoin privilégié de l’Histoire du Cameroun, UPECISTE convaincu et convaincant, il a vécu des moments déterminant de l’Histoire du Cameroun. C’est une bibliothèque vivante. Le camarade CHOULEOM Raphaël a vécu l’incendie du quartier Congo, quartier dans lequel il vivait avec son frère aîné. Il s’en souvient comme si c’était hier.<br>Le quartier Congo était un quartier de la ville de Douala majoritairement peuplé de nationalistes camerounais originaires de l’ouest Cameroun ( Bamiléké). En face, se trouvait le quartier « sénégalais » où vivait la communauté musulmane ; des individus venus du Nord Cameroun, du Nigeria et des pays d’Afrique de l’Ouest.<br>Nous sommes le dimanche 24 avril 1960; ce matin là le jeune CHOULEOM Raphaël amateur de football quitte la maison qu’il occupait avec son frère aîné pour se rendre au stade Akwa pour suivre des rencontres de football. Aux alentours de 15 heures, il aperçoit depuis le stade une épaisse couche de fumée et d’immenses flammes se dégageant du quartier Congo.<br>Le jeune homme entame une course folle à destination de son quartier pour s’enquérir de la situation. A quelque 50 mètres du quartier, il trouve des soldats blancs portant des rangers avec des képis; ceux-ci occupent la place principale du quartier avec des fusils pointés devant. Le quartier était en flammes, ceux qui sortaient des flammes pour s’échapper trouvaient face à eux des armes à feu pointés. Il ne leur restait plus qu’à choisir entre mourir calciner dans les flammes ou périr criblés de balles.<br>Et de l’autre côté du quartier non loin du camp Berteau, les ressortissants du Nord Cameroun (Haoussas) occupaient l’espace avec des flèches pointées. Ici encore, ceux qui voulaient s’échapper des flammes devaient choisir entre mourir calciner dans les flammes ou périr criblés de tirs de flèches. Le quartier était donc bouclé d’un côté par des soldats français, des suppléants camerounais et de l’autre côté par des Haoussas.<br>Le jeune CHOULEOM Raphaël qui voulait s’approcher pour mieux observer la scène est vigoureusement chassé par un français.<br>Des témoins affirment même avoir aperçu un hélicoptère survoler le quartier y déversant un liquide inflammable. La majorité des constructions du quartier étant en carabotte ( planche), cela va favoriser l’incendie du quartier. Cet incendie criminel fera des milliers de morts. Le bilan exact n’a jamais été établi.<br>Le camarade CHOULEOM Raphaël a survécu parce qu’il était allé ce matin-là au stade Akwa. Son frère aîné a survécu parce qu’il était sorti très tôt ce matin-là. Les voisins et autres riverains du quartier n’ont pas eu cette même chance puisqu’ils ont péri dans les flammes pour certains et criblés de balles ou de flèches pour d’autres. C’était un triste spectacle.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="684" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Incendie-du-quartier-congo-a-douala.png" alt="" class="wp-image-996" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Incendie-du-quartier-congo-a-douala.png 683w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Incendie-du-quartier-congo-a-douala-300x300.png 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/04/Incendie-du-quartier-congo-a-douala-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>



<p><br>Le camarade CHOULEOM Raphaël se souvient encore du quartier entièrement calciné et rasé, des corps carbonisés. Vers 19 heures , le jeune CHOULEOM se rend à l’hôpital à Laquintinie et il va y découvrir des scènes surréalistes. Il y trouve un camion militaire dans lequel les brûlés du quartier Congo étaient entassés afin d’être jetés dans des cours d’eau.<br>Ces souvenirs morbides ne le quittent plus depuis plusieurs décennies. Il se souvient de tout comme si c’était hier.<br>Que s’était-il passé au juste ? Comment en est-on arrivé à ce massacre ?<br>Cet incendie survient après des élections locales à libre candidature. KACHE, le candidat des musulmans était soutenu par le BDC d&rsquo;Ahmadou Ahidjo et du Dr Louis Paul Aujoulat.<br>DEFFO Sébastien, se déclare candidat de l’UPC ( Union des Populations du Cameroun) et remporte haut la main les élections. Ce qui ne plut pas aux « musulmans » soutenus par les colons. Il s’en suivit des heurts entre les haoussas du quartier musulman (aussi appelé quartier haoussa) et les habitants du quartier Congo.<br>Le Vendredi 22 avril, des combattants de l’ALNK (Armée de Libération Nationale Kamerunaise) assassinent un Haoussa soupçonné de collaboration active avec l’ennemi. Le même jour, l’ALNK blesse un Européen, et brise également les vitres de plusieurs magasins de Français, dont « monoprix », « La Frégate », la boucherie « Dussault », les « Champs Elysées », la « Belle France ». Les populations seront manipulées et les Bamiléké seront présentés aux haoussas comme étant ceux-là qui voudraient arracher le pouvoir entre les mains de leur frère Ahmadou Ahidjo.<br>La suite sera tragique comme le raconte l’historien Enoh Myomessé : « L’assassinat de l’Haoussa est très mal perçu par les membres de cette communauté, qui crient vengeance. De leur côté aussi, les Français sont très en colère face aux attaques dont ils viennent d’être l’objet. Les nouvelles autorités camerounaises soupçonnent, depuis un moment, le quartier Congo d’être le repère des combattants de l’Alnk à Douala.<br>Dimanche 24 avril, une bagarre se déclenche en début d’après-midi entre Bamiléké et Haoussa au quartier New- Bell, non loin du quartier Congo. Subitement, autour de 14-15 heures, ce dernier s’embrase, le feu prend simultanément à plusieurs endroits. Le quartier Congo est habité en majorité par les Bamiléké. Au moment où le feu prend, curieusement, l’armée, arme au poing, tout comme les Haoussa, a déjà entièrement bouclé le quartier. On assiste alors à des scènes d’apocalypse. Les personnes, surprises par le feu et qui tentent de s’en échapper, sont abattues, froidement, soit par les militaires, soit par les Haoussa, armés de leurs arcs et de flèches.<br>Lorsque le feu prend fin vers 17 heures, il ne reste plus rien des baraquements de ce quartier, et le nombre de morts par le feu, se dispute avec celui par les balles et par les flèches. Les statistiques officielles font état de 5.000 personnes sans abri. S’il y a eu tant de sans-abri, à combien pourrait s’élever le nombre de morts ? »<br>En effet, le quartier fut encerclé par l’armée et leurs complices haoussas pour empêcher les habitants de sortir. Ceux qui s’y osaient étaient froidement abattus à coup d’armes à feu, avec des lances et des flèches empoisonnées ou des machettes offertes par les commerçants expatriés.<br>Dans l’impossibilité de sortir de cette zone de flammes, des hommes, femmes et enfants plongeaient dans des puits profonds et s’y noyaient. C’était l’horreur.<br>Sur les lieux, on aperçut : le terrible Jean Fochivé, le préfet Nséké, le lieutenant Bouba Kaélé, les policiers Manga et Minlo. Certains ont affirmé avoir vu ce jour des hélicoptères canadair pilotés par des militaires français déverser du carburant pour attiser les flammes.<br>Ahmadou Ahidjo vint à Douala, lui-même en personne pour calmer les esprits. Traumatisé par cet événement, le préfet Guillaume Nséké fut évacué en France pour causes de maladie. Aucun préfet camerounais ne souhaitant venir à Douala, Jean Fochivé fut chargé sur proposition du ministre Njoya Arouna, des fonctions de Préfet du Wouri par intérim cumulativement avec celles de coordinateur de la police.<br>C’est notre Histoire et nous devons la connaître. J’adresse des remerciements particuliers au camarade CHOULEOM DETBOUE Raphaël pour sa contribution à la vulgarisation de la vraie Histoire du Cameroun.<br>Arol KETCH &#8211; 04.01.2021<br>Fourmi Magnan égarée</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2021/01/04/lincendie-du-quartier-congo-a-douala-un-temoin-raconte/">L’incendie du quartier Congo à Douala : un témoin raconte</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>Le plus grand scandale du Cameroun nouvellement indépendant : Le suicide de M. PEWE</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2020/05/17/le-plus-grand-scandale-du-cameroun-nouvellement-independant-le-suicide-de-m-pewe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2020 08:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadou Ahidjo]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Fochivé]]></category>
		<category><![CDATA[Paul BIYA]]></category>
		<category><![CDATA[PEWE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une histoire digne d’un film d’espion dans lequel s’entremêle sexe et pouvoir que je vais vous raconter dans les</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2020/05/17/le-plus-grand-scandale-du-cameroun-nouvellement-independant-le-suicide-de-m-pewe/">Le plus grand scandale du Cameroun nouvellement indépendant : Le suicide de M. PEWE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est une histoire digne d’un film d’espion dans lequel s’entremêle sexe et pouvoir que je vais vous raconter dans les prochaines. Une histoire longtemps gardée sécrète. Même les archives de presse de l’époque relatant cette sont aujourd’hui cachées et inacessibles. </p>



<p>Voici comment une infidélité extraconjugale a changé l’avenir du Cameroun. </p>



<p>Voici comment un suicide a fait entrer Paul Biya à la présidence de la République du Cameroun. 38 ans plus tard, le Sphinx y est toujours. M. PEWE, numéro 2 des services secrets camerounais va découvrir que son épouse le trompait avec le directeur du cabinet du Président de la république. PEWE va sombrer dans une profonde dépression ; il va se donner la mort après avoir tué son fils. Compte tenu du fait que mes articles sont très souvent plagiés et ma signature effacée, j’ai décidé de raconter cette histoire en vidéo. </p>



<p>Je sais que plusieurs parmi vous pour des versions diverses préfèrent les versions écrites ; il faudra dorénavant s’attendre aussi à des versions vidéo et progressivement le rendu vidéo sera meilleur.</p>



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		<title>Le sinistre Jean Fochivé</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2020/04/10/le-sinistre-jean-fochive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 09:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Faits Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[CENER]]></category>
		<category><![CDATA[espion]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Fochivé]]></category>
		<category><![CDATA[Paul BIYA]]></category>
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<p>Seule la prononciation de son nom faisait perdre le sommeil à plus d&rsquo;un. C&rsquo;est l&rsquo;histoire du policier le plus craint de l&rsquo;Histoire du Cameroun. Il avait les yeux et les oreilles partout.<br>Il a dirigé les services du renseignement camerounais ; le CENER.<br>Il est l’un des plus impitoyables artisans de la politique de répression du président Ahidjo. Il n’hésitait pas à utiliser la torture<br>En période de crise sociale, les 2 présidents Ahidjo et Biya ont toujours fait appel à ses services pour ramener l&rsquo;ordre et la sécurité avec un certain succès.<br>On lui attribuait des pouvoirs mystiques.<br>Fochivé était surnommé le Lion. Des évènements inexplicables et des scènes surréalistes se sont produits le jour de son enterrement.<br>Je vous invite à découvrir l’histoire de ce personnage en cliquant sur ce lien. Vous allez découvrir des images exclusives.<br>N’oubliez pas de vous abonner à notre chaîne youtube.<br>N&rsquo;oubliez surtout pas de partager !</p>



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