Valery Giscard d’Eistaing a-t-il assassiné René Journiac ?


Ça fait 1 an aujourd’hui que l’ancien Président français Valery Giscard d’Eistaing est mort.
Un hommage lui sera rendu en France aujourd’hui par le Président Macron et l’Union Européenne; toutefois dans l’optique de véhiculer une histoire tronquée les français prendront la peine de cacher certaines pans obscurs de sa vie. C’est connu l’histoire est écrite par les vainqueurs et comme le dit le proverbe africain tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les récits de chasse glorifieront toujours le chasseur.
Je vais vous raconter une histoire qu’aucun média ou même historien occidental n’osera évoquer : L’assassinat de René Journiac pour une histoire de « fesses ».
Né en 1921, breveté de l’École nationale de la France d’outremer, diplômé d’études supérieures d’économie politique et de droit public, il fit d’abord carrière dans la magistrature en Afrique noire.
De 1967 à 1974, René Journiac est l’adjoint direct de Jacques Foccart au secrétariat général pour les affaires africaines et malgaches. C’est donc monsieur Afrique en Second. Sous Giscard d’Estaing, il devient « Monsieur Afrique » et remplace Jacques Foccart, écarté par Giscard jugé trop proche des gaullistes. A partir de cette position, Journiac fait et défait les chef d’Etat africains.


06 février 1980, le Président Ahmadou Ahidjo du Cameroun se rend discrètement à Ngaoundéré pour accueillir dans le secret loin de tous les regards René Journiac, grand conseiller pour les questions africaines du président français Valéry Giscard d’Estaing.
Ahmadou Ahidjo aperçoit l’avion qui transporte Journiac au loin ; il se rend sur le tarmac afin de suivre les manœuvres d’approche de l’avion. Subitement, on entend un bruit énorme semblable à une grosse explosion ; une épaisse couche de fumée noire se forme et l’avion disparaît.
L’avion du « Monsieur Afrique » du Président français Valéry Giscard d’Estaing vient de subir un crash sous les regards du président Ahmadou Ahidjo et de l’ambassadeur de France au Cameroun. Tous les occupants de l’appareil meurent sur le champ. Aucun survivant.


Que s’est-il passé ?
Fait curieux, cet événement très grave passe sous silence au Cameroun et en France ; personne n’en parle. On se serait attendu à ce que cet accident fasse la « Une » de Cameron Tribune et de la presse française. Mais que non ! c’était comme s’il fallait absolument cacher cet accident et maintenir dans le secret la rencontre avortée entre Ahidjo et Journiac ; mais pour quelles raisons ?
Selon l’ancien Président Bokassa de Centrafrique, René Journiac a été purement assassiné par le Président Français Valéry Giscard d’Estaing avec la complicité du Président Omar Bongo du Gabon.
En effet, l’avion qui transportait René Journiac du Gabon au Cameroun était un avion du Président Omar Bongo. Les services français ont pris la peine d’y installer une bombe qui a sauté au moment de l’atterrissage de l’avion au Cameroun ; à Ngaoundéré, en incognito, loin de tous les regards.
Quel est le mobile du crime ? Pourquoi a-ton assassiné le magistrat René Journiac ?


Selon Bokassa, une réalité amoureuse opposait René Journiac et Valéry Giscard d’Estaing. Bokassa raconte qu’à sa chute ; avec la complicité de René Journiac, Valéry Giscard d’Estaing fait venir son épouse Catherine Bokassa en France ; avec qui il entretient dans le secret des relations charnelles. En réalité l’affaire durait depuis bien longtemps ; deux mois avant d’être évincé de la Centrafrique, Bokassa avait envoyé son épouse Catherine chez son ami Giscard. René Journiac était chargé de prendre Catherine pour l’emmener à Elysée régulièrement afin que Valéry Giscard d’Estaing assouvisse ses fantasmes.
Pour éviter d’éveiller des soupçons, les deux amants maléfiques vont décider de se voir plus régulièrement dans le château de Bokassa à Hardricourt en France. Valéry Giscard d’Estaing y venait alors discrètement et descendait dans le jardin avec son hélicoptère. Bokassa lui-même raconte : « À Kigali, en mai 1979, Giscard d’Estaing m’avait demandé d’envoyer mon épouse Catherine en France. […] Mon épouse est devenue et est la maîtresse de Giscard d’Estaing. »
Le plus grave, Valéry Giscard d’Estaing aurait même engrossé Catherine. Un certificat médical rédigé par un médecin proche de l’Elysée montre bien que Giscard avait fait avorter l’impératrice Catherine après l’avoir engrossée. Catherine, elle-même racontera tout à son mari Bokassa avant de lui demander pardon.
Dans une interview vidéo encore disponible sur Internet, Bokassa affirmait : « Giscard venait chez moi tout le temps, en privé, connaissait toute ma famille, déjeunait avec moi… » et pourtant poursuit-il, « c’est lui qui enlèvera ma femme et couchera avec elle jusqu’à l’enceinter… la Centrafrique appartenait à D’Estaing, c’était sa maison et moi j’étais comme sa femme. Je n’étais pas un ami, j’étais le gardien ».


Et comme si cela, ne suffisait pas René Journiac, le conseiller aux affaires africaines de Giscard qui était chargé d’organiser les rencontres clandestines d’effusions entre Valéry Giscard d’Estaing et Catherine Bokassa, va lui aussi tomber sous le charme de l’impératrice Catherine. Il va lui aussi coucher régulièrement avec Catherine. Voilà donc notre pauvre Catherine devenue l’objet sexuel de deux « mâles blancs puissants » en quête de sensation forte et d’exotisme sexuel.
Peut-être aussi que Journiac aurait couché avec Catherine juste par vengeance contre Bokassa. Une affaire a opposé les deux hommes. Eté 1979, au cours d’une rencontre de chefs d’Etat à Franceville au Gabon, Journiac se permit de faire des remontrances à Jean Bedel Bokossa de Centrafrique sous un ton paternaliste. Il voulait ramener à la raison Bokassa qui voulait se rapprocher de Kadhafi, alors en guerre avec la France au Niger. Irrité par la réprimande, Bokassa entra dans une colère noire ; il bondit sur Journiac, lui donna un coup de canne sur la tête, le gifla et le rossa correctement.


Lorsque Valéry Giscard d’Estaing va découvrir que son fidèle ami Journiac lui a coupé l’herbe sous le pied en couchant lui aussi avec Catherine ; il va entrer dans une colère noire.
En octobre 1979, l’hebdomadaire satirique français Le canard enchaîné révèle l’affaire des diamants de Bokassa ce qui contribue fortement à fragiliser Valéry Giscard d’Estaing qui souhaite conserver son fauteuil présidentiel lors de l’élection de 1981. Face à ce lot de révélations, Valéry Giscard d’Estaing déjà très fragilisé souhaite contenir la saignée ; il ne souhaite surtout pas que le peuple français découvre comment en plus d’avoir pillé la Centrafrique, il a piqué l’épouse de Bokassa et a longuement entretenu des relations sexuelles avec cette dernière au point de l’engrossée. Un seul homme est au courant de toutes ses manœuvres avec la Centrafrique puisqu’ils ont même partagé la même femme ; c’est René Journiac.


Avec la pression des révélations du canard enchainé, l’approche des élections présidentielles ; Journiac peut craquer et tout balancer ou alors faire du chantage au président Giscard. D’autre part, Giscard n’a pas toujours digéré le fait que Journiac ait couché avec Catherine dans son dos ; il faut l’éliminer. Un plan est mis en exécution avec la complicité des services secrets et du président Omar Bongo. Giscard envoie Journiac en mission en Afrique centrale, puis depuis Libreville, Journiac prend l’avion d’Omar Bongo pour le Cameroun. On ne reverra plus jamais Journiac. Et Bokassa lui-même de conclure : « Giscard est très très fort ; il a tué Journiac parce que Journiac a couché avec Catherine ».
Vous comprenez à présent pourquoi la rencontre entre Ahidjo et Journiac était incognito, sécrète à Ngaoundéré loin de tous les regards. Vous comprenez aussi à présent pourquoi la presse nationale et française a passé sous silence l’accident ayant conduit à la mort de Journiac.
En aidant son ami Valéry Giscard d’Estaing à assassiner René Journiac ; Omar Bongo payait ainsi une dette. En effet, quelques mois plus tôt, Valéry Giscard d’Estaing avait aidé Omar Bongo a assassiné l’amant de sa femme en France.
Arol KETCH était de passage
Arol KETCH – 02.12.2021

Fourmi Magnan égarée

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