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La mort de Me Ngongo Ottou demeure lโune des affaires les plus troublantes de lโhistoire contemporaine du Cameroun.
Plus de trois dรฉcennies aprรจs les faits, les circonstances exactes de son dรฉcรจs continuent dโalimenter les interrogations, les rumeurs et les spรฉculations.
Entre silences, contradictions et soupรงons dโimplication politique, cette disparition reste gravรฉe dans les mรฉmoires comme une รฉnigme jamais rรฉsolue.
Avocat influent et personnalitรฉ respectรฉe, Me Ngongo Ottou disparaรฎt dans la nuit du 13 novembre 1988. Selon les premiers รฉlรฉments rapportรฉs ร lโรฉpoque, il aurait รฉtรฉ victime dโun malaise aprรจs avoir reรงu plusieurs visiteurs ร son domicile du quartier Melen, ร Yaoundรฉ.
Transportรฉ dโurgence dans diffรฉrents centres hospitaliers, il est finalement dรฉclarรฉ mort quelques heures plus tard.

Mais trรจs vite, la thรจse dโune mort naturelle suscite le doute. Dans lโentourage du dรฉfunt, beaucoup refusent de croire ร une simple maladie. Certains proches รฉvoquent mรชme la possibilitรฉ dโun empoisonnement.
Lโaffaire prend alors une dimension sensible, dโautant que Me Ngongo Ottou entretenait des relations avec des personnalitรฉs influentes du monde politique et administratif camerounais.
Parmi les derniers visiteurs mentionnรฉs dans lโarticle des ยซย Cahiers de Mutationsย ยป figurent notamment Denis Ekani et Damase Omgba, dont les noms reviennent rรฉguliรจrement dans les rรฉcits entourant les derniรจres heures de lโavocat.
Le texte des ยซย Cahiers de Mutationsย ยป cite รฉgalement plusieurs personnalitรฉs impliquรฉes dans les รฉvรฉnements ayant suivi le dรฉcรจs, notamment Raphaรซl Onanaebรฉlรฉ, ancien secrรฉtaire dโรtat ร lโInformation, Basile Emah, Pascal Owona, ainsi que Martin Ngongo Ottou, frรจre du dรฉfunt.
Autour de la dรฉpouille, les tensions deviennent rapidement visibles. Des dรฉsaccords รฉclatent sur le lieu de conservation du corps, lโorganisation des obsรจques et les dรฉcisions prises par les autoritรฉs.
Lโarticle dรฉcrit une atmosphรจre lourde, marquรฉe par la prรฉsence dโhommes en uniforme, des pressions discrรจtes et une grande confusion au sein de la famille. Mรชme la cรฉrรฉmonie religieuse cรฉlรฉbrรฉe par lโarchevรชque de Yaoundรฉ, Mgr Jean Zoa, se dรฉroule dans un climat particulier.
Sur le plan judiciaire, lโaffaire semble rapidement รฉtouffรฉe. Un non-lieu est prononcรฉ, concluant officiellement ร une absence dโรฉlรฉments criminels. Pourtant, cette dรฉcision ne suffit pas ร faire taire les soupรงons.
Plusieurs observateurs estiment alors que certaines vรฉritรฉs auraient volontairement รฉtรฉ dissimulรฉes afin de protรฉger des intรฉrรชts supรฉrieurs.
Ce qui frappe surtout dans cette affaire, cโest le silence persistant qui lโentoure. De nombreux tรฉmoins auraient refusรฉ de parler ouvertement, par peur de reprรฉsailles ou par prudence politique. Cette omerta a contribuรฉ ร renforcer lโimage dโune affaire dโรtat oรน les vรฉritables circonstances de la mort de Me Ngongo Ottou demeurent inconnues.
Aujourdโhui encore, la disparition de cet avocat continue de symboliser, pour beaucoup, les limites de la justice face aux rapports de pouvoir.
La mort de Me Ngongo Ottou reste une page sombre et mystรฉrieuse de lโhistoire camerounaise.
A votre avis : ย ยป Mort naturelle ou Assassinat ?ย ยป
L’oubli est la ruse du diable !
Arol KETCH – 13.05.2026
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