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	<title>Archives des Manu Dibango - Arol Ketch Raconte</title>
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	<description>Archives, Faits divers,  Récits, Histoire du monde</description>
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	<title>Archives des Manu Dibango - Arol Ketch Raconte</title>
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		<title>𝐍𝐞́𝐜𝐫𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞: 𝐊𝐨𝐤𝐨 𝐀𝐭𝐞𝐛𝐚, 𝐮𝐧𝐞 𝐞́𝐭𝐨𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐧𝐭𝐞</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Dec 2024 17:28:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝐍𝐞́𝐜𝐫𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞: 𝐊𝐨𝐤𝐨 𝐀𝐭𝐞𝐛𝐚, 𝐮𝐧𝐞 𝐞́𝐭𝐨𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐧𝐭𝐞 C’est une immense perte pour le monde de la</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/12/13/%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%80/">𝐍𝐞́𝐜𝐫𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞: 𝐊𝐨𝐤𝐨 𝐀𝐭𝐞𝐛𝐚, 𝐮𝐧𝐞 𝐞́𝐭𝐨𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐧𝐭𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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<p>𝐍𝐞́𝐜𝐫𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞: 𝐊𝐨𝐤𝐨 𝐀𝐭𝐞𝐛𝐚, 𝐮𝐧𝐞 𝐞́𝐭𝐨𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐧𝐭𝐞</p>



<p>C’est une immense perte pour le monde de la musique. Koko Ateba, chanteuse, guitariste, auteure, compositrice et interprète, s’est éteinte ce 13 décembre 2024 à Paris.</p>



<p>Chanteuse, guitariste, auteure, compositrice et interprète, Koko Ateba est une grande voix de la chanson camerounaise dont la carrière fut plombée en 1988 par l’arbitraire. <a></a>Elle avait tout pour réussir dans la musique et propulser la musique camerounaise au niveau international. Artiste éclectique et complète, elle évolue aisément sur différents registres et chante avec facilité en plusieurs langues (Français, Anglais, Douala, Ewondo, Pidgin, etc). Dès ses débuts, son style unique rend sa musique internationale ; elle ne se cantonne pas dans un rythme local en particulier.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="620" height="855" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/deces-de-Koko-Ateba.jpg" alt="" class="wp-image-2977" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/deces-de-Koko-Ateba.jpg 620w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/deces-de-Koko-Ateba-218x300.jpg 218w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></figure>



<p>𝐔𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐭𝐚𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧</p>



<p>Dès son plus jeune âge, Koko Ateba se découvre une passion pour la musique. À seulement 3 ans, elle rêve déjà de suivre les traces de la légendaire Anne-Marie Nzié.</p>



<p>Élevée à Douala, elle excelle à l’école, où elle brille par son intelligence et son application. Mais sa vocation artistique prend rapidement le dessus, au grand regret de ses parents, lorsqu’elle décide d’abandonner ses études en terminale pour se consacrer pleinement à la musique.</p>



<p>Elle chantait déjà pendant les vacances scolaires et suivait les artistes comme Beti Beti dans la ville de Nkongsamba ; c’est d’ailleurs là-bas qu’elle fit la connaissance d’Elvis Kemayo et de Henry Njoh. Toujours pendant les vacances scolaires, elle chantait au Philanthrope, une boîte de nuit huppée de Yaoundé à cette époque. Encouragée par ses proches, elle monte sur scène à 15 ans, une expérience fondatrice qui confirme sa vocation.</p>



<p>C’est dans cette boîte qu’elle fait la rencontre de l’ingénieur de son Ambroise Voundi. Ce fut une longue période d’apprentissage durant laquelle elle fit ses premières leçons de guitare avec Sade Gide comme professeur.</p>



<p>𝐋’𝐞𝐬𝐬𝐨𝐫 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐞𝐭𝐭𝐞𝐮𝐬𝐞</p>



<p>A Yaoundé, elle fait la rencontre des artistes en herbe comme Claude Ndam, Ottou Marcellin, Jean Yves Oloko etc. habités par la passion, ils jouent ensemble et commencent à monter leurs propres spectacles. La chance leur sourira lorsque Manu Dibango les prendra sous son aile.</p>



<p>Grâce à ses conseils et son soutien, ils commencent à devenir plus professionnels en jouant tous les soirs dans son cabaret soir au village à Yaoundé.</p>



<p>En 1982, elle interprète la musique du film L’amour des femmes du réalisateur suisse Michel Soutter, composée par Patrick Juvet.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="482" height="720" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/Koko-Ateba-Guitare.jpg" alt="" class="wp-image-2978" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/Koko-Ateba-Guitare.jpg 482w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/Koko-Ateba-Guitare-201x300.jpg 201w" sizes="(max-width: 482px) 100vw, 482px" /></figure>



<p>En 1986, paraît l’album Talk Talk où elle s’illustre sur la scène nationale avec des titres comme Je Suis Bien Ici, Yomeyel Ayop, Nelson Mandela, Milik, A Ndol&rsquo; Am, Talk Talk ou encore Taxi. Avec cet album, elle propose au public une musique susceptible de conquérir le monde entier. Cet album est l’un des plus aboutis de cette décennie 80-90 au Cameroun. Dans cet album complet, elle chante à la fois en ewondo, en douala, en anglais, en français, en pidjin etc.</p>



<p>Le titre Je suis bien ici, véritable mélodie atemporelle a connu un immense succès. Sa chanson Taxi a aussi connu un grand succès, cette chanson apparemment anodine est en réalité le fruit d’un exercice d’autodérision de haute facture. Sa carrière commence à prendre son envol et elle est sollicitée de partout.</p>



<p>𝐋’𝐢𝐧𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐛𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐞́𝐭𝐨𝐢𝐥𝐞</p>



<p>En 1988, lors d’une prestation à la présidence camerounaise, Koko Ateba interprète innocemment Atemengue, une chanson traditionnelle bulu. Malheureusement, ses paroles sont mal interprétées, provoquant une crise politique. Arrêtée et emprisonnée pendant plus de deux mois, elle voit ses chansons interdites et sa carrière brutalement stoppée.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="590" height="599" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/Koko-Ateba__si-tu-es-mal-dans-ta-peau.jpg" alt="" class="wp-image-2980" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/Koko-Ateba__si-tu-es-mal-dans-ta-peau.jpg 590w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/Koko-Ateba__si-tu-es-mal-dans-ta-peau-295x300.jpg 295w" sizes="(max-width: 590px) 100vw, 590px" /></figure>



<p>Cet épisode marquant la pousse à l’exil. Après un passage au Gabon, elle s’installe en France en 1990. Malgré tout, elle continue de créer et de partager sa musique, trouvant un nouveau souffle avec le titre Frou Frou, qui devient un succès en France dans les années 1990.</p>



<p>𝐔𝐧 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐚𝐫𝐭 𝐞𝐭 𝐥’𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐞́</p>



<p>Au-delà de la musique, Koko Ateba était une femme profondément engagée. Soucieuse du bien-être des artistes camerounais en diaspora, elle crée une association pour faciliter leur intégration en France. Toujours tournée vers l’humain, elle s’implique dans des projets humanitaires et artistiques, notamment pour aider les jeunes Camerounais à développer leurs talents tout en restant scolarisés.</p>



<p>Elle prônait des valeurs de paix et de tolérance, qu’elle mettait au cœur de toutes ses actions. En 2011, elle s’était mobilisée pour demander de rendre justice dans le cadre de l’affaire Vanessa Tchatchou, cette jeune fille de 17 ans dont le bébé avait été volé à l’hôpital gynéco-obstétrique de Yaoundé immédiatement après son accouchement. Toujours en 2011, elle annonçait soutenir un projet qui avait pour ambition d’aider les jeunes au Cameroun à développer leurs talents artistiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="901" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/koko_ateba_enhanced-1024x901.jpg" alt="" class="wp-image-2979" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/koko_ateba_enhanced-1024x901.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/koko_ateba_enhanced-300x264.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/koko_ateba_enhanced-768x676.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/12/koko_ateba_enhanced.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>𝐔𝐧 𝐡𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐢𝐦𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐬𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞</p>



<p>Après plus de deux décennies d’absence, Koko Ateba est invitée en 2010 à célébrer le cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun, une reconnaissance tardive mais méritée. Jusqu’à ses derniers jours, elle a continué à inspirer des générations d’artistes, à l’instar d’Henri Dikongué, et ses chansons restent des classiques repris par la nouvelle génération.</p>



<p>Koko Ateba quitte ce monde, mais son héritage demeure. À travers ses mélodies, sa voix et son engagement, elle nous rappelle que l’art transcende les épreuves. Elle restera une figure emblématique, une étoile inoubliable dans le firmament de la musique camerounaise.</p>



<p>Que la terre de nos ancêtres lui soit légère.</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 13.12.2024</p>



<p>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/12/13/%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%ab%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a5%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9e-%f0%9d%90%8a%f0%9d%90%a8%f0%9d%90%a4%f0%9d%90%a8-%f0%9d%90%80/">𝐍𝐞́𝐜𝐫𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞: 𝐊𝐨𝐤𝐨 𝐀𝐭𝐞𝐛𝐚, 𝐮𝐧𝐞 𝐞́𝐭𝐨𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐧𝐭𝐞</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>Florence Titty-Dimbeng , la doyenne des choristes Camerounaises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Oct 2024 08:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<category><![CDATA[Manu Dibango]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On peut la considérer comme la doyenne, la pionnière des choristes Camerounaise en France. On la retrouve aux choeurs de</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/10/06/florence-titty-dimbeng-la-doyenne-des-choristes-camerounaises/">Florence Titty-Dimbeng , la doyenne des choristes Camerounaises</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>On peut la considérer comme la doyenne, la pionnière des choristes Camerounaise en France. On la retrouve aux choeurs de plusieurs grands succès du Makossa. Elle a été Choriste chez Manu Dibango et a beaucoup tourné avec l’équipe nationale du Makossa. Elle a fait une brève expérience avec le groupe ESA des frères DAYAS. Elle s’est aussi illustrée comme agent artistique et producteur de spectacle.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="960" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Florence-Titty-Dimbeng.jpg" alt="" class="wp-image-2836" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Florence-Titty-Dimbeng.jpg 720w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Florence-Titty-Dimbeng-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>Florence est partie très jeune du Cameroun, en fin d’école primaire. A l’obtention de son BAC, elle décide de poursuivre des études de droit à Paris. Toutefois, la musique a toujours été sa véritable passion depuis sa tendre enfance. Ce n’est que naturellement qu’elle se laissera emporter par sa passion. En effet, elle a appris la musique classique et jouait du piano parallèlement au lycée puis continuera lors de ses études de droit à La Sorbonne à Paris.</p>



<p>Ses études de droit, elle ne les mènera pas à terme puisqu&rsquo;elle va craquer en cours de chemin et va tout abandonner. En effet, alors qu’elle était en un stage dans un grand cabinet d’audit à paris, elle va craquer et décider de tout laissé tomber. Elle va aller voir son oncle Manu Dibango pour lui expliquer la situation; c’est ainsi que dans son immense sagesse, Manu Dibango va déceler en elle un talent artistique et lui demander de rejoindre son équipe. Elle rejoint la team du tonton Manu la peur au ventre car ses parents n’en savaient rien.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="730" height="478" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Florence-Titty-Dimbeng_Manu-Dibango_Bill-Akwa.jpg" alt="" class="wp-image-2837" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Florence-Titty-Dimbeng_Manu-Dibango_Bill-Akwa.jpg 730w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Florence-Titty-Dimbeng_Manu-Dibango_Bill-Akwa-300x196.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 730px) 100vw, 730px" /></figure>



<p>Florence Titty-Dimbeng commence à travailler avec Manu Dibango au début des années 80 et cette collaboration va durer plusieurs années. On note sa présence remarquée dans les albums “Africa electric” (1985), “Wakafrica” etc..</p>



<p>Ensemble, ils feront plusieurs autres albums et tournées à travers le monde. Aux côtés de Manu Dibango, elle passera des moments inoubliables et fera de grandes rencontres. Elle va par exemple prester sur la même scène que Miles Davis ou encore échanger avec Nina Simone. Elle va rencontrer et côtoyer des sommités de la musique mondiale. Elle a par exemple enregistrer avec Paul Simon.</p>



<p>Bien que encouragée par son tonton Manu et plusieurs autres artistes, elle va rechigner à se lancer dans une carrière solo. Lokua Kanza avait même écrit tout un album pour elle mais c’était peine perdue, puisque Florence n’était pas tentée par une carrière Solo.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="722" height="477" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Florence-Titty-Dimbeng_zoe.jpg" alt="" class="wp-image-2838" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Florence-Titty-Dimbeng_zoe.jpg 722w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Florence-Titty-Dimbeng_zoe-300x198.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 722px) 100vw, 722px" /></figure>



<p>Elle va progressivement commencer à cumuler les fonctions de choristes, manager et agent artistique aux côtés de Manu Dibango. Puis, elle abandonne les choeurs pour veiller sur la carrière de Manu Dibango en tant qu’agent artistique. Après cette expérience enrichissante aux côtés de Manu Dibango, elle s’oriente vers la production de spectacle. Elle crée sa société de production de spectacle qu’elle nomme « La variété ». Elle produit plusieurs artistes parmi lesquels on peut citer : Lokua Kanza, Angélique Kidjo ou encore Sally Nyolo.</p>



<p>Florence Titty-Dimbeng a été directrice artistique du Massao. Elle a été directrice artistique des Kora Awards pendant 10 ans. Installée au Gabon depuis plusieurs années, on la retrouve aux côtés du comité d’organisation des Balafon-Gabon Music Awards. En réalité, ce sont les Balafon-Gabon Music Awards qui l’ont amenée au Gabon. Elle a été remarquée suite à son passage aux Kora et a été envoyer au Gabon dans l’optique de mettre en place son savoir faire et partager son expérience.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="728" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Florence-Titty-Dimbeng_Manu-DIbango.jpg" alt="" class="wp-image-2839" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Florence-Titty-Dimbeng_Manu-DIbango.jpg 720w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Florence-Titty-Dimbeng_Manu-DIbango-297x300.jpg 297w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>Elle a donc été appelée au Gabon pour monter le Balafon Gabon Music Awards. La grande Nuit de la Musique avec des artistes internationaux comme Akon, Sean Paul avec lequel elle montera une tournée africaine de Douala à Dakar, R.Kelly, Eve etc.</p>



<p>En 2015, elle est engagée productrice exécutive et directrice artistique du grand concert de l&rsquo;indépendance; un show de plus de 6h de musique diffusé en direct à la tv nationale gabonaise.</p>



<p>Elle est une productrice d&rsquo;événementiel et est Directrice du label AO Consulting by Osspro Group.</p>



<p>L’oubli est la ruse du diable!</p>



<p>Arol KETCH &#8211;</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2024/10/06/florence-titty-dimbeng-la-doyenne-des-choristes-camerounaises/">Florence Titty-Dimbeng , la doyenne des choristes Camerounaises</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title></title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2024/10/02/2829/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 02:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nécrologie : Arbogaste Mbella Ntone dit « ARBO » est mort Nécrologie : Arbogaste Mbella Ntone dit « ARBO »</p>
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<p id="block-9874251f-7be5-4944-a371-533b3cf32ba4">Nécrologie : Arbogaste Mbella Ntone dit « ARBO » est mort</p>



<p>Nécrologie : Arbogaste Mbella Ntone dit « ARBO » est mort</p>



<p>C’est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons la mort de l&rsquo;icône de la musique camerounaise Arbogaste. Un exégète du chant religieux.</p>



<p>ARBO est né le 10 octobre 1941 à Douala. Il se passionne très tôt pour le football et la musique. Il a été un très bon footballeur. En effet, il a évolué au poste de milieu de terrain au sein de léopard de Douala, un club vedette du championnat camerounais à cette époque.</p>



<p>Il <a></a>abandonne le football pour se consacrer à la musique. Ce fils de fonctionnaire est un organiste, pianiste et guitariste de talent. Il a grandi dans un environnement religieux où il a été très tôt imprégné des chansons religieuses.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="687" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-687x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2830" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-687x1024.jpg 687w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-201x300.jpg 201w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-768x1145.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-1031x1536.jpg 1031w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone.jpg 1374w" sizes="auto, (max-width: 687px) 100vw, 687px" /></figure>



<p>Dès l‟enfance, il est imprégné des « Gospels » et cantiques du pasteur Lottin A same, le père d‟Eboa Lottin. Plus tard, il va se mettre à interpréter les classiques de Daniel Eyango, Francis Bebey, Manu Dibango. Ses titres « Edube Na Loba » et « Dipita » vont rencontrer un très grand succès.</p>



<p>Pour des raisons professionnelles, il s’installe en France où il va diriger deux chorales dans la ville de Bethune, dans le Nord. En effet, il a dirigé de 1974 à 2000, la chorale « La clef des Champs de Béthune » et a eu en charge la chorale « La Rudelière » de Saint-Quentin, dans l&rsquo;Aisne.</p>



<p>&#8212;&#8212; Arol KETCH &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>



<p>Il a également eu en charge l&rsquo;ensemble Vocal « Una Voce » de Saint-Quentin et en 2007, le « Chœur Madrigal » de Bapaume. À son arrivée en France, il donne des cours de solfège et de guitare dans les établissements scolaires de la région. Il se livre aussi en prestation dans plusieurs concerts et conférences organisés dans toute la France. Il a prêté sa voix lors des festivals de jazz, des offices religieux et des veillées de solidarité. Ses qualités d‟interprète seront récompensées en 1982 par le prix « Découverte RFI 82 ».</p>



<p>Il est sacré Double MARACAS d&rsquo;or en 1982. Il est le premier africain à avoir obtenu le Prix d&rsquo;Interprétation de la SACEM. Il a chanté en compagnie du célèbre Golden Gate Quartet ; il s&rsquo;est produit à l&rsquo;Olympia accompagné par l&rsquo;orchestre de Manu Dibango ; il s&rsquo;est fait accompagner par Rhoda Scott, la grande organiste aux pieds nus.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="659" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-_piano-1024x659.jpg" alt="" class="wp-image-2831" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-_piano-1024x659.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-_piano-300x193.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-_piano-768x494.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-_piano.jpg 1125w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Son répertoire varié inclut aussi bien le chant grégorien, le cantique, que l&rsquo;opéra. ARBO, comme il est surnommé, a donné de nombreux récitals de Negro-spirituals dans de nombreuses grandes villes dont Rome, Bruxelles, Paris, Cannes, Lille, Pau, Douala, Yaoundé, etc.</p>



<p>Son atout majeur demeure sa voix. Il est doté d&rsquo;une voix chaude à la tessiture unique. Cette voix qui lui permet d’osciller entre plusieurs registres différents.</p>



<p>Il a été sacré Musique d&rsquo;or BAYARD 2000 pour son album sorti en 1999.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="687" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-_medaille-1024x687.jpg" alt="" class="wp-image-2832" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-_medaille-1024x687.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-_medaille-300x201.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-_medaille-768x515.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-_medaille-1536x1031.jpg 1536w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/10/Arbogaste-Mbella-Ntone-_medaille.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>L’oubli est la ruse du diable !</p>



<p>Que la terre de nos ancêtres lui soit légère !</p>



<p>Arol KETCH – 02.10.2024</p>



<p>Rat des archives</p>
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		<title>Félix Sabal-Lecco est mort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 17:04:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Armand Sabal- Lecco]]></category>
		<category><![CDATA[batteur]]></category>
		<category><![CDATA[Félix Sabal-Lecco]]></category>
		<category><![CDATA[Manu Dibango]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Felix Sabal-lecco Musicien nous a quittés cette nuit. Une grande perte pour la musique camerounaise. Je garde de lui l’image</p>
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<p><a href="https://www.facebook.com/felixsabal?__cft__[0]=AZVXRoeF-U34gkS-cihppzKt80c-Ns9MwIMaQO1JO9E74MxUYeBWGa87b3hh5Tw3FD2FQExkLD1KfSBQuftmVx7foiD4hkHubwvO8rJbd0iq5mYm5g2sCpO9WQ4H01SdZqXkFSsu9HTtQNQRfnLCtPLWKp7Sx3CO9furoMhcbnlfRYUqTJYSX4hPPZF7IGcQsug&amp;__tn__=-]K-R">Felix Sabal-lecco Musicien</a> nous a quittés cette nuit. Une grande perte pour la musique camerounaise. Je garde de lui l’image d’un aîné passionné, simple et disponible qui a toujours répondu à mes sollicitations.</p>



<p>Il fait partie des plus grands batteurs africains. Il est à la fois batteur, bassiste, compositeur, interprète, producteur et arrangeur. Il est né à Yaoundé de la lignée d&rsquo;une famille de 8 enfants (4 filles et 4 garçons).</p>



<p><a></a>Félix Sabal-Lecco est issu d’une famille camerounaise noble, au statut social élevé. Son père qui s&rsquo; appelle également Félix Sabal-Lecco a été ministre au Cameroun, sous le gouvernement d&rsquo;Ahmadou Ahidjo. Ancien préfet du département du Moungo, il fut plusieurs fois ministre et ambassadeur.</p>



<p>Félix commence la musique au lycée dans les orchestres scolaires en tant que bassiste ; la batterie n&rsquo;était que secondaire. Le nom de Félix est généralement associé à celui de son frère Armand, lui aussi musicien. Les frères Armand et Félix Sabal- Lecco ont été considérablement influencés par leur frère aîné Roger qui est un excellent bassiste. C’est lui qui va en quelque sorte leur donner l’envie de faire de la musique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2395" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-768x1024.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-225x300.jpg 225w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-1152x1536.jpg 1152w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>C’est en allant regarder Roger se produire dans les clubs très connus de Yaoundé que ses frères cadets vont découvrir le monde de la musique. Lorsqu&rsquo;ils arrivent en France pour poursuivre leurs études (années 78 -79), les Frères Sabal Lecco vont se tourner vers la musique au point de mettre leurs études entre parenthèses.</p>



<p>Félix faisait des études de garde forestier. À la suite d&rsquo;un désaccord avec ses parents qui ne souhaitaient pas qu’il fasse de la musique, les vivres lui seront coupés ; il va donc décider de faire de la musique et les petits boulots pour gagner sa vie. Félix Sabal-Lecco a un parcours atypique ; c&rsquo;est un autodidacte. Faute d’avoir une batterie, il va s&rsquo;entraîner pendant des années sur un banc en jouant avec ses mains et des baguettes sur ses cuisses.</p>



<p>À ses débuts, il va connaître de grandes périodes de vaches maigres, de véritables moments de doute. Félix Sabal-Lecco et son frère Armand ont été membres de l&rsquo;orchestre de Manu Dibango.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-en-action.jpg" alt="" class="wp-image-2396" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-en-action.jpg 960w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-en-action-300x200.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-en-action-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p>Au sein de l&rsquo;orchestre, Félix va d’abord commencer comme bassiste, puis comme batteur en échangeant sa place avec son frère Armand. Un jour, son frère Armand a tardé à arriver à la répétition. Alors, pour ne pas prendre trop de retard, Manu a demandé à Félix qui était le bassiste d&rsquo;aller jouer comme batteur. Lorsque Armand est arrivé, mais avec pas mal de retard, on lui a demandé de prendre la basse. Il va se révéler très bon à la basse.</p>



<p>Manu a trouvé ça tellement bien qu&rsquo;il a décidé, après un concert, de garder la formation comme cela, et ça n&rsquo;a jamais plus changé. Au sein du Soul Makossa de Manu il faisait partie du noyau solide surnommé “le commando” constitué de Justin Bowen, Ndedi Dibango, Vincent Nguini, Armand Sabal-Lecco.</p>



<p>Avec Manu Dibango, il fait plusieurs tournées internationales (Allemagne, USA, etc.) et participe à la réalisation de plusieurs albums.</p>



<p>Felix Sabal-Lecco a collaboré et joué avec plusieurs artistes de renom : le Sénégalais Youssou N&rsquo;Dour ; le Malien Salif Keïta ; les Français France Gall, Michel Jonas, Alan Stivell ; les Britanniques Peter Gabriel, Jeff Beck, Alan Stivell, Sting ; l’Américain Lenny Kravitz ; le Suédois Jonas Hellborg. Il a aussi joué avec Prince. Félix a été en tournée avec Peter Gabriel.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="720" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-batteur.jpg" alt="" class="wp-image-2397" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-batteur.jpg 960w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-batteur-300x225.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-batteur-768x576.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p>Félix Sabal-Lecco a aussi participé à la batterie sur l&rsquo;album « The Rhythm of the Saints » de Paul Simon en 1990. Son frère Armand sera à la basse et le maestro Vincent</p>



<p>Nguini, Music Director chez Paul Simon, était à la guitare. Il s&rsquo;illustre aussi avec brio dans la réalisation des musiques des films. Il a composé plusieurs musiques pour les documentaires de Luc Riolon et pour plusieurs autres réalisateurs. Il a participé à la musique de la saga « Kirikou ». Félix est aussi un grand amoureux de la chanson française. Ces chansons ont bercé sa tendre enfance au Cameroun. Il a toujours été inspiré par Charles Aznavour qu’il a toujours considéré comme son idole depuis l’âge de 6 ans. Félix Sabal-Lecco est un homme très humble et travailleur .</p>



<p>Même s&rsquo;il a eu des idoles comme Billy Cobham, son maître incontesté demeure le batteur Camerounais Edouard Koulbellé ; un génie de la batterie qui évoluait au cabaret « Le</p>



<p>Philanthrope » aux côtés des idoles tels que Roger Sabal-Lecco, Constantin Abel Ambassa « Moustique », Depadou, Annie disco, etc.</p>



<p>Félix Sabal-Lecco nous a quittés cette nuit. Que la terre de nos ancêtres lui soit légère.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="650" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-batteur-camerounais.jpg" alt="" class="wp-image-2398" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-batteur-camerounais.jpg 960w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-batteur-camerounais-300x203.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/03/Felix-Sabal-Lecco-batteur-camerounais-768x520.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p>L’oubli est la ruse du diable</p>



<p>Arol KETCH &#8211; 04.03.2024</p>



<p>Rat des archives</p>
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		<title>Slim Pezin est mort</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2024/01/18/slim-pezin-est-mort/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 12:54:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Dikoto Mandengue]]></category>
		<category><![CDATA[Manu Dibango]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Pezin]]></category>
		<category><![CDATA[Tim and Foty]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né en 1945, Slim Pezin était l&#8217;un des guitaristes les plus emblématiques dans les années 70 et 80 . Il</p>
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<p>Né en 1945, Slim Pezin était l&rsquo;un des guitaristes les plus emblématiques dans les années 70 et 80 . Il est décédé ce jour ( jeudi 18 janvier 2024) , à l&rsquo;âge de 78 ans.<br>Producteur de renom et guitariste de plusieurs artistes tels que Johnny Hallyday, Claude François, Michel Sardou, Mike Brant, Charles Aznavour, Mylène Farmer , Manu Dibango, Nino Ferrer etc.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="422" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/01/Slim-Pezin-et-Manu-Dibango.jpg" alt="" class="wp-image-2244" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/01/Slim-Pezin-et-Manu-Dibango.jpg 500w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/01/Slim-Pezin-et-Manu-Dibango-300x253.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>



<p><br>Ce guitariste franco-norvégien, arrangeur, producteur et chef d&rsquo;orchestre a beaucoup apporté à la musique camerounaise. On le retrouve aux côtés de Manu Dibango. Il a beaucoup soutenu Ekambi Brillant, Tim and Foty, Jean Dikoto Mandengue, Jo Tongo Pierre Didy Tchakounté. Il a mis le pied à l&rsquo;étrier de plusieurs artistes camerounais.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="620" height="676" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/01/Slim-Pezin-_Manu-Dibango.jpg" alt="" class="wp-image-2243" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/01/Slim-Pezin-_Manu-Dibango.jpg 620w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/01/Slim-Pezin-_Manu-Dibango-275x300.jpg 275w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></figure>



<p><br>En 1974, Ekambi Brillant rompt son contrat avec Phonogram et se lie à Slim Pezin avec qui il sort l’album Africa Oumba avec comme titre phare Elongui qui, par la suite, a été repris par plusieurs autres artistes dans le monde.<br>Brillant poursuit sa collaboration avec Slim Pezin comme producteur pour les titres Soul Castel (En 1976), Musunguédi (en 1977).<br>Pierre Didy Tchakounte était très proche d’Ekambi Brillant. Lorsqu’il arrive en France, Ekambi Brillant le présente à son producteur Slim Pezin. C’est avec lui que Pierre Didy enregistre son premier 45 tours en 1974. Le disque comporte le titre “Me gue la” qui veut dire en langue Medumba, « Que puis-je faire ?». Cette chanson rencontrera un immense succès.</p>



<p><br>Jean Dikoto Mandengue sort en 1977 et 1979, deux albums produits et arrangés par Slim Pezin. C’est lui qui permet au bassiste camerounais Jo Tongo d’intégrer le groupe de Mike Brant.<br>C’était également amateur de belles guitares et de vintage et possédait l&rsquo;une des plus belles collections au monde. Il collectionnait aussi les voitures et les poupées africaines.<br>Il vivait depuis plusieurs années avec une artiste camerounaise très connue dans le Bikutsi.<br>Il était papa de 10 enfants.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="720" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/01/Slim-pezzin-restau.jpg" alt="" class="wp-image-2245" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/01/Slim-pezzin-restau.jpg 960w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/01/Slim-pezzin-restau-300x225.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2024/01/Slim-pezzin-restau-768x576.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p><br>Arol KETCH &#8211; 18.01.2024<br>Rat des archives</p>
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		<title>Francis Bebey</title>
		<link>https://www.arolketchraconte.com/2022/09/07/francis-bebey/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Sep 2022 18:53:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Agatha]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Bebey]]></category>
		<category><![CDATA[Guitare]]></category>
		<category><![CDATA[Manu Dibango]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Musicien-auteur-compositeur de talent, écrivain de génie, parolier au style unique, Francis Bebey fait partie des pionniers qui ont ouvert la</p>
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<p>Musicien-auteur-compositeur de talent, écrivain de génie, parolier au style unique, Francis Bebey fait partie des pionniers qui ont ouvert la voie à toute une génération en explorant des sentiers alors inexplorés. Il fait aussi partie des fins connaisseurs des musiques traditionnelles africaines.</p>



<p>Éternel passionné, il embrassa avec fougue l’écriture et la musique. Il a typiquement le profil de l’artiste complet. C’est un érudit qui possède plusieurs « <a></a>cordes à son art ». Francis Bebey est un pionnier éclectique qui a su allier la musique traditionnelle et la musique moderne. Il fut l’un des tout premiers à composer avec des instruments électroniques tout en alliant les sons traditionnels de l&rsquo;Afrique ancestrale.</p>



<p>Francis Bebey est né en 1929 dans une famille pauvre du village Akwa près de Douala.</p>



<p>Il est initié au chant par son père qui est pasteur protestant et joue de l’harmonium et de l’accordéon. Il grandit donc au son de la musique classique occidentale (Bach, Haendel), tout en gardant une oreille attentive à l’écoute des musiques traditionnelles du terroir. Il découvre les musiques traditionnelles africaines en écoutant en cachette, Eya Mouessé, un voisin passant ses nuits à jouer de l’arc à bouche et de la harpe traditionnelle.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Francis-Bebey-754x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1453" width="383" height="520" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Francis-Bebey-754x1024.jpg 754w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Francis-Bebey-221x300.jpg 221w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Francis-Bebey-768x1043.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/09/Francis-Bebey.jpg 828w" sizes="auto, (max-width: 383px) 100vw, 383px" /></figure>



<p>Son premier instrument est un banjo que lui offre son frère aîné Marcel. Francis Bebey commence réellement la musique en jouant du banjo, puis commence à s’initier à la guitare en 1947. Brillant élève, il obtient une bourse pour poursuivre ses études en France. En 1951, il arrive en France et s’inscrit à la Sorbonne pour préparer une licence d’anglais. Il fait la connaissance de Manu Dibango dans un centre de vacances réservé aux ressortissants africains à Saint-Germain-en-Laye (78). Il initie Manu au jazz et au blues. Francis quant à lui apprend à Manu quelques accords de banjo.</p>



<p>Ils monteront par la suite un groupe. Des années plus tard, ils collaboreront et enregistreront un disque ensemble.</p>



<p>Nanti de sa licence d’anglais, Francis Bebey s’envole aux Etats-Unis en vue d’étudier la communication et le journalisme. Il y compose sa première pièce pour guitare, L&rsquo;Été du Lac Michigan ».</p>



<p>Après sa formation en communication et journalisme, il devient journaliste et reporter radio.</p>



<p>A l’indépendance du Ghana, il débarque à Accra pour y travailler comme reporter radio et participe au projet de création d’une radio française au Ghana. La finalité du projet est d’en faire une voix pour l’indépendance de l’Afrique. Déçu par la tournure du projet, il rentre à Paris et intègre notamment en tant que reporter la Société de Radiodiffusion de la France d&rsquo;Outre-mer (Sorafom), future Radio France Internationale (RFI). Son émission, Le train du Jazz est diffusée sur toutes les ondes d’Afrique francophone au début des années 1960.</p>



<p>Repéré en 1961 au cours d’un colloque à Ibadan (Nigeria) au cours duquel il prit la parole pour théoriser le concept de « Musique, vecteur de développement en Afrique », il intègre l’UNESCO et y occupera le poste de directeur du Programme de la Musique pour l&rsquo;ensemble des États membres de l&rsquo;organisation jusqu’à sa démission en 1974. Parallèlement à sa carrière de fonctionnaire internationale, il continue à écrire des poèmes, des nouvelles et s’intéresse avec passion à la musique traditionnelle africaine.</p>



<p>En plus de sa casquette de musicien, l’artiste a aussi le don de faire valser les mots avec sa plume. En 1967, il publie « Le fils d&rsquo;Agatha Moudio ». Ce coup d’essai se révèlera être un coup de maître. Le chef d’œuvre littéraire est couronné grand Prix Littéraire de l&rsquo;Afrique noire en 1968. C’est de ce roman que naîtra sa célèbre chanson « Agatha » sortie en 1976.</p>



<p>En 1969, il publie « Musique de l&rsquo;Afrique » (Horizon de France, Paris 1969), une étude inédite qui fait référence mais n&rsquo;est aujourd&rsquo;hui disponible que dans sa traduction anglaise, « African Music – A People’s Art ». Il publie aussi des poèmes (« Concert pour un vieux », « Essais pour un vieux masque »), des nouvelles (« Le petit fumeur », « Embarras et Cie »), des œuvres théâtrales (« Congrès de griots à Kankan »), des contes pour enfants (« L&rsquo;Enfant pluie »), des romans (« Trois petits cireurs », « La Poupée Ashanti », « Le roi Albert d’Effidi », « Le ministre et le griot »).</p>



<p>En 1972, il sort son premier album, « Idiba » (avec Manu Dibango aux arrangements et Ben’s à la batterie) puis paraissent deux 45 tours : « Spirituals du Cameroun » produit par Africa sonor et « Je suis venu chercher du travail » produit par Riviera.</p>



<p>A la suite de la parution de « Kinshasa » et « Concert pour un vieux masque », entièrement composé de guitare instrumentale, il signe plusieurs disques sous son label : Disque F.Bebey créé en 1973 : « Ouagadougou soleil », « Something Different » et « Lagos Festival ».</p>



<p>En 1974, est créée en France un Secrétariat d&rsquo;État à la condition féminine, ceci inspire à Francis Bebey la chanson humoristique, « La Condition Masculine » sortie en 1975. Ses chansons toujours empreintes d’un humour malicieux (« Agatha », « La condition masculine », « Divorce pygmée », « Si les Gaulois avaient su&#8230; ») lui ont valu le Prix Sacem de la chanson française en 1977.</p>



<p>En 1980, l’album « Le Rire africain » qui contient « Agatha » rencontre un franc succès.</p>



<p>Malgré le confort et les avantages que lui confère son poste à l’UNESCO, il décide de démissionner (en 1974) pour se consacrer exclusivement à sa passion musicale et à l’écriture. Il se retire dans son appartement du 13ème arrondissement de Paris qui devient son laboratoire. Dans son appartement devenu studio d’enregistrement de circonstance (home studio), il produit intégralement ses créations musicales par le biais de ses propres moyens : Il est à la fois à la composition, au chant, à la guitare, aux percussions etc.</p>



<p>Francis Bebey était aussi un concertiste international. Il s’est produit sur plusieurs continents et sur les plus grandes et prestigieuses scènes : Maison de Radio-France à Paris, Masonic Auditorium à San Francisco, Carnegie Hall à New York, Radio Deutschland à Berlin, musée Edvard Munch à Oslo ….</p>



<p>Dans les années 1980, il siège avec Léopold Senghor au Haut Conseil de la francophonie, créé par François Mitterrand. En 1981, il est nommé président du jury des concours « Découvertes 81 » organisés par Radio France International (RFI). En 1982, le vidéogramme, Le poète qui parle avec ses doigts, lui est consacré.</p>



<p>Francis Bebey est l’un des rares africains traité à part entière dans la prestigieuse collection « Classique du Monde » des Editions Fernand Nathan.</p>



<p>En 2000, il publie son dernier album intitulé « M&rsquo;Bira Dance ». Le 28 mai 2001, il est terrassé par une crise cardiaque à son domicile parisien.</p>



<p>Quelle est votre chanson préférée de Francis Bebey ? Quels souvenirs gardez-vous de lui ?</p>



<p>Son histoire dans le livre les icônes de la musique Camerounaise.</p>



<p>Yaoundé : Librairie des peuples noirs, Montée SNI, Immeuble Don Bosco, Yaoundé</p>



<p>ou encore contacter ce numéro : 656147936</p>



<p>Douala : contactez ce numéro et faites vous livrer &#8211; 6 54 34 80 98</p>



<p>Acheter le livre en ligne</p>



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<p>Arol KETCH &#8211; 07.09.2022</p>



<p>Rat des archives</p>



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		<title>SOUNDS FROM CAMEROON &#8211; Manuel Guysso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jun 2022 18:23:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
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<figure class="wp-block-image alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Manuel-Guysso_Sounds-From-Cameroon-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1284" width="397" height="397" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Manuel-Guysso_Sounds-From-Cameroon-1024x1024.jpg 1024w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Manuel-Guysso_Sounds-From-Cameroon-300x300.jpg 300w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Manuel-Guysso_Sounds-From-Cameroon-150x150.jpg 150w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Manuel-Guysso_Sounds-From-Cameroon-768x768.jpg 768w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/06/Manuel-Guysso_Sounds-From-Cameroon.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 397px) 100vw, 397px" /><figcaption>SOUNDS FROM CAMEROON &#8211; Manuel Guysso</figcaption></figure>



<p>“SOUNDS FROM CAMEROON ( Vol 1)” est le premier volume d’un album de reprises instrumentales de quelques classiques de la musique camerounaise.&nbsp;</p>



<p>Manuel Guysso à travers ses doigts magiques ressuscite quelques classiques de la musique camerounaise qui tendent à être oubliés aujourd’hui. Une volonté manifeste de sauvegarder notre patrimoine musical.</p>



<p>Cet album donne la part belle aux artistes du milieu des années 50 au milieu des années 80 ( Manu Dibango, Cromwell Nzié, Jean Bikoko Aladin, Ekambi Brillant, André Marie Tala, Messi Martin, Archangelo de Moneko, Willy le Paape, Japhet Major Mekunde, Marthe Zambo, Pierre Didy Tchakounté, Elvis Kemayo, Dina Bell, Samson Chaud gars, Francis Ndom, Kawtal).</p>



<p>“SOUNDS FROM CAMEROON ( Vol 1)” est un album de 6 titres : ONE RYTHM AROUND, NONO FOLK, BAMI COOL, EKAMBI&nbsp; SHOW, SAUCE TOMATE, ASSIKO.&nbsp;</p>



<p>Cet album accompagne le tome 2 du livre “Les Icônes de la musique camerounaise” de l’auteur Arol KETCHIEMEN.. Livre qui dresse le portrait des figures de proue de la musique camerounaise.</p>



<p>L’album est produit par le label FM Records ( Fourmi Magnan Records) et est l&rsquo;œuvre de l’icône Manuel Guysso.&nbsp;</p>



<p>Dans la continuité du livre “Les Icônes de la musique camerounaise” que préface Manuel Guysso, l’album&nbsp; est une authentique invitation à un voyage cadencé à travers l’âge d’or de la musique camerounaise.&nbsp;</p>



<p>Cet album se veut représentatif de la panoplie de rythmes que regorge le Cameroun. </p>



<p>L’album est désormais disponible. Cliquez sur ce lien :  <a href="https://bfan.link/sounds-from-cameroon-1?fbclid=IwAR1kTIJWvogYbO-YfsDl6DEQdZVLAjCG3zdusirinWst8UYeE5unGkMLfB0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://bfan.link/sounds-from-cameroon-1</a></p>
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		<title>Hymne de la CAN 1972 : La naissance de Soul Makossa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jan 2022 17:40:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Cameroun abrite la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des nations. A cette occasion, nous allons vous raconter l’histoire</p>
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<p>Le Cameroun abrite la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des nations.</p>



<p>A cette occasion, nous allons vous raconter l’histoire de l’hymne de la toute première CAN organisé par le Cameroun en 1972.Hymne composé par Manu Dibango et qui a abouti à la naissance de Soul Makossa; l’un des titres les plus samplés au monde. </p>



<p>Michael Jackson, Rihanna, Beyonce et bien d’autres l’ont repris.</p>



<p>Arol KETCH Raconte</p>



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		<title>Hommage à Joseph Kabaselé aka Grand Kallé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Dec 2021 20:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
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		<category><![CDATA[Joseph Kabasele Tshamala]]></category>
		<category><![CDATA[Manu Dibango]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rumba congolaise vient d’être admise au patrimoine culturel immatériel de l’humanité ; occasion pour nous de rendre hommage à</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2021/12/15/hommage-a-joseph-kabasele-aka-grand-kalle/">Hommage à Joseph Kabaselé aka Grand Kallé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><br>La rumba congolaise vient d’être admise au patrimoine culturel immatériel de l’humanité ; occasion pour nous de rendre hommage à Joseph Kabaselé dit Grand Kallé ; l’un des pionniers de la rumba congolaise. Il est considéré comme étant le père de la musique congolaise moderne.<br>On situe les origines de la rumba dans l’ancien royaume Kongo où se pratiquait une danse appelée Nkumba, qui signifie « nombril », parce qu’elle faisait danser homme et femme nombril contre nombril. C’est ainsi donc qu’avec la traite négrière, les africains soumis en esclavage ont emmené avec eux dans les Amériques leur musique et leur culture ; ce qui donnera naissance au Jazz, au blues en Amérique du Nord et à la rumba en Amérique du Sud. Plus tard ces musiques seront exportées vers l’Afrique à travers les marchands de disque, les marins etc. C’est donc un retour au pays natal.<br>L’artiste musicien congolais, Joseph Kabasele Tshamala est l’un des pères fondateurs de la musique congolaise moderne. Né le 16 décembre 1930 à Matadi, ce musicien autodidacte crée l’orchestre African Jazz en 1953. Les membres influents du groupe étaient Simaro Lutumba, Tabu Ley Rochereau et Sam Mangwana, qui ont ensuite fondé chacun leur propre groupe.</p>



<p><br>Son surnom de « Grand Kallé », il le doit à la première et la dernière syllabe de son nom : « ka » et « lé ». Peu avant l’indépendance de son pays, « Grand Kallé » et l’African Jazz s’envolent en Belgique pour agrémenter les travaux de la table ronde devant décider de l’avenir du Congo belge. L’orchestre va composer la célèbre chanson « Indépendance Cha Cha » qui deviendra un véritable hymne pour les indépendances des pays africains, un authentique tube panafricain.<br>Kabaselé a joué un rôle déterminant dans la carrière de Manu Dibango. On n’aurait peut -être pas connu le grand Manu Dibango s’il n’avait pas croisé des grands noms de la musique Congolaise.<br>C’est dans la boîte les Anges Noirs en Belgique que « Grand Kallé » fait la rencontre de Manu Dibango . Joseph Kabasélé avait été emmené en Belgique à l’occasion de la table ronde par Patrice Lumumba. Grand Kallé tombe sous le charme du jeu de sax de manu et l’engage comme saxophoniste dans son orchestre l&rsquo;African Jazz.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/01/Joseph-Kabassele_Grand-kalle.png" alt="" class="wp-image-137" width="395" height="397" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/01/Joseph-Kabassele_Grand-kalle.png 685w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/01/Joseph-Kabassele_Grand-kalle-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 395px) 100vw, 395px" /></figure></div>



<p><br>Manu Dibango, musicien nourrit à l’école occidentale ne connaît plus grand chose à la musique africaine après tant d’années passées loin de la terre de ses ancêtres. Il retourne aux sources et redécouvre les sonorités africaines dont une musique congolaise très développée et variée. Ensemble, ils enregistrent une quarantaine de morceaux dans un studio à Bruxelles pendant quinze jours.<br>Joseph Kabasalé lui propose un contrat d’un mois pour une tournée au Zaïre en août 1961. Il accepte le contrat et embarque son épouse avec lui, direction Léopoldville (actuelle Kinshasa). Partis pour un mois, ils y resteront deux ans. Ce sera une immense tournée africaine au cours de laquelle ils sillonneront en plus des pays d’Afrique francophone, quelques-uns d’Afrique anglophone et du nord.<br>De l&rsquo;aveu même de Manu Dibango :  » c&rsquo;est Kabasselé qui va lui ouvrir les portes de l&rsquo;Afrique ».<br>Joseph Kabaselé est aussi au cœur de plusieurs grand succès de la rumba congolaise dont le titre « Jamais Kolanga ».<br>Vers la fin des années 1950, le jeune Jean Marie Antoine Lema est invité au mariage d’un couple d’européens. Il tient absolument à assister à ce mariage car son orchestre préféré, l’African-Jazz doit agrémenter une bonne partie de la cérémonie.<br>Au cours de la cérémonie, l’African-Jazz entonne l’une de ses chansons mythiques ; Jean Lema, entraîné par le rythme endiablé de la mélodie, se lève aussitôt avec audace et demande à un couple d’européens au vu et au su de tous les invités, l’autorisation de danser avec la dame. C’était à l’époque où il était interdit aux hommes noirs de danser avec des femmes blanches. Ayant obtenu tacitement l’accord de son mari, la jeune femme se leva sans broncher, ajusta sa robe et se jeta dans les bras de l’audacieux Lema.</p>



<p><br>Tenant gracieusement la jeune femme par la taille, Lema esquissa un premier pas annonçant le lancement des hostilités. Les deux danseurs improbables se mirent à tournoyer sur la piste sous le regard incrédule d’un public hébété. Après avoir dansé, avec toute la politesse d’un gentleman, Lema ira raccompagner la dame et remercier l’époux de celle-ci.<br>Il devint alors l’un des tous premiers congolais à avoir dansé avec une femme blanche devant un parterre d’invités européens.<br>De retour à l’endroit où il était assis aux côtés des musiciens et du « Grand Kallé », un musicien (probablement le guitariste Déchaud) lança au « Grand kallé » : « Vieux Kallé ! Muana oyo balonga ye te » (Vieux Kallé ! ce petit, on ne peut le vaincre) et « Grand Kallé » d’enchaîner « il est Jamais Kolonga » (Ce qui veut dire, il est invincible).<br>Séduit par l’exploit réalisé par Lema, son ami « Grand Kallé » lui consacra une chanson intitulée « Jamais Kolonga ». Chanson qui est devenue un grand classique de la rumba congolaise. Elle raconte l’épisode où un jeune noir courageux s’est levé devant une foule d’européens pour inviter une blanche à danser.<br>Le jeune noir l’a enserrée et ils ont tournoyé sur la piste de danse. ‘’Oyé, oyé, oyé ! Serre-moi fort. Jamais Kolanga, serre-moi fort. Si tu me lâches, je vais tomber.’’ dit le refrain. Voilà comment est né le surnom « Jamais Kolonga ».<br>Kabaselé a aussi consacré l&rsquo;une de ses chansons à Patrice Lumumba, l&rsquo;un des pères de l&rsquo;indépendance du Congo. Il est décédé le 11 février 1983 dans le dénuement.<br>En 1983, lorsque décède Grand Kallé, le grand maître de la musique congolaise, Franco Luambo &amp; Tabu Ley Rochereau se réunissent pour composer un dernier titre pour lui rendre un dernier hommage ; c&rsquo;est la naissance du très émouvant  » Kabaselé Memorial »</p>



<p><br>Arol KETCH – 15.12.2021<br>Rat des archives</p>
<p>L’article <a href="https://www.arolketchraconte.com/2021/12/15/hommage-a-joseph-kabasele-aka-grand-kalle/">Hommage à Joseph Kabaselé aka Grand Kallé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arolketchraconte.com">Arol Ketch Raconte</a>.</p>
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		<title>HOMMAGE A MANU DIBANGO : Une vie accomplie et un riche parcours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arol KETCH - Rat des archives]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Dec 2021 20:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel N&#039;Djoké Dibango]]></category>
		<category><![CDATA[Manu Dibango]]></category>
		<category><![CDATA[Soul Makossa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Manu Dibango aurait eu 88 ans aujourd’hui ( 12.12.1933 &#8211; 12.12.2021); l’oubli est la ruse du diableVIE ET PARCOURS DE</p>
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<p><br>Manu Dibango aurait eu 88 ans aujourd’hui ( 12.12.1933 &#8211; 12.12.2021); l’oubli est la ruse du diable<br>VIE ET PARCOURS DE MANU DIBANGO ( par Arol KETCH)<br>Manu Dibango est sans aucun doute le musicien camerounais le plus connu dans le monde. Son registre varié et éclectique fait de lui le musicien africain le plus constant et plus productif de ces cinquante dernières années. Rire unique, crâne rasé, lunettes noires, saxophone, voilà entre autres ce qui nous vient à l’esprit lorsqu’on évoque le nom Manu Dibango.</p>



<p><br>Emmanuel N&rsquo;Djoké Dibango est né le 12 décembre 1933 à Douala au Cameroun. Son père, Michel Manfred N&rsquo;Djoké Dibango est un fonctionnaire issu de l&rsquo;ethnie Yabassi et sa mère est de douala. Ses parents, de confession protestante lui donnent une éducation très rigide. Manu va régulièrement au Temple où sa mère est membre active de la chorale. C’est donc dans cette ambiance religieuse qu’il est initié au chant. Le petit Emmanuel découvre très tôt les musiques venues d’ailleurs (Etats-Unis, Cuba, France). Douala étant une immense ville portière, des marins de ces pays y débarquent régulièrement avec des disques.<br>Nanti de son certificat d’études, ses parents l’envoient en France poursuivre ses études. Il débarque à Marseille au printemps 1949 et est accueilli par M. Chevallier, un instituteur de Saint-Calais une commune de la Sarthe.<br>Avant sa venue, la population locale n’avait jamais vu un noir ; il est donc un objet de curiosité dans ce hameau. Il est inscrit en pension au collège technique de Saint-Calais.</p>



<p><br>Il fait ses débuts musicaux en jouant de la mandoline, puis apprend le piano en suivant les leçons d’un professeur du lycée de Chartres. Il fait la connaissance de Francis Bebey en 1951 dans un centre de vacance réservé aux ressortissants africains à Saint-Germain-en-Laye. Francis Bebey lui communique sa passion et l’initie au Jazz.<br>Il découvre le saxophone grâce à Francis Kingué, un camerounais étudiant à Bagnères-de-Bigorre qui joue en solo dans le grand orchestre du casino. En 1952, lors d’un séjour à Granville, il emprunte un saxo argenté à son ami Moyébé Ndédi alias « Pépé Fa Dièze », c’est le coup de foudre ! Il ne peut plus se séparer de cet instrument. En 1953 Manu quitte Château-Thierry pour Reims où il prépare le baccalauréat philo. Parallèlement à ses études, il prend des cours de saxo et commence à jouer dans les clubs et les bals de campagne.<br>Il échoue à la seconde partie du baccalauréat en fin d’année 1956. Son père mécontent, lui coupe les vivres. Ses parents ne voulaient pas qu’il fasse de la musique. Ils voulaient qu’il devienne professeur, ingénieur ou architecte. Il se lance à fond dans le Jazz au grand dam de ses parents.<br>Par le biais de plusieurs connexions amicales, il se rend à Bruxelles en Belgique à la fin de l&rsquo;année 1956 après avoir réussi son baccalauréat dans l’optique d’y poursuivre ses études.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/01/Manu-Dibango.jpg" alt="" class="wp-image-154" width="537" height="803" srcset="https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/01/Manu-Dibango.jpg 642w, https://www.arolketchraconte.com/wp-content/uploads/2022/01/Manu-Dibango-201x300.jpg 201w" sizes="auto, (max-width: 537px) 100vw, 537px" /></figure></div>



<p><br>Absorbé par la musique, il mettra ses études entre parenthèses. Il fait la rencontre de Coco, une peintre et mannequin qui deviendra son épouse en 1957. Lui qui avait pourtant juré à ses parents qu’il n’épousera pas une blanche.<br>Manu sillonne la Belgique, arpente les cabarets et y joue du Jazz. Avec des orchestres, il se produit au Moulin Rouge d&rsquo;Ostende, au Scotch d&rsquo;Anvers et même au Chat noir de Charleroi. En 1960, il est embauché comme chef d&rsquo;orchestre dans la boîte bruxelloise les Anges Noirs que les politiciens et intellectuels zaïrois en pleine négociation pour l&rsquo;indépendance de leur pays fréquentent assidûment.<br>C’est dans la boîte les Anges Noirs qu’il fait également la rencontre de Joseph Kabasélé dit « Grand Kallé ». Joseph Kabasélé avait été emmené en Belgique à l’occasion de la table ronde par Patrice Lumumba. Grand Kallé tombe sous le charme du jeu de sax de manu et l’engage comme saxophoniste dans son orchestre l&rsquo;African Jazz.<br>Manu Dibango, musicien nourrit à l’école occidentale ne connaît plus grand chose à la musique africaine après tant d’années passées loin de la terre de ses ancêtres. Il retourne aux sources et redécouvre les sonorités africaines dont une musique congolaise très développée et variée. Ensemble, ils enregistrent une quarantaine de morceaux dans un studio à Bruxelles pendant quinze jours.<br>Joseph Kabasalé lui propose un contrat d’un mois pour une tournée au Zaïre en août 1961. Il accepte le contrat et embarque son épouse avec lui, direction Léopoldville (actuelle Kinshasa). Partis pour un mois, ils y resteront deux ans. Ce sera une immense tournée africaine au cours de laquelle ils sillonneront en plus des pays d’Afrique francophone, quelques-uns d’Afrique anglophone et du nord.<br>Son contrat terminé avec Kabaselé et son orchestre, Manu Dibango décide d&rsquo;ouvrir son propre établissement, le Tam Tam qu’il anime avec ses propres compositions et son orchestre. Manu lance la mode du twist en 1962 avec le titre Twist A Léo. Ce sera un grand succès. Manu Dibango invite ses parents à Brazzaville en Avril 1962. Occasion pour lui, de leur présenter son épouse en terrain neutre.<br>A la demande de son père, il regagne le Cameroun en 1963 avec son épouse et ouvre son propre établissement qu’il baptise le Tam Tam comme le précédent. Le succès est immédiat : Les ministres, les fonctionnaires, les expatriés en font leur rendez-vous de prédilection.<br>Cette boîte ne fera pas long feu. Elle fermera après 6 mois ; après avoir accumulé plusieurs galères et soucis. La police multiplie des incursions au Tam-Tam et ternit sa réputation, la municipalité improvise des taxes mirobolantes, Manu et Coco font l’objet de haine et jalousie sans borne, une nuit Manu découvre même un serpent sous son oreiller. A la fermeture du Tam-Tam, Manu prend la gestion du Black &amp; White à Yaoundé.<br>Epuisé par cette aventure africaine, le couple Dibango décide de plier bagages et retourne en France en 1965.<br>A paris, il court les cachets, anime des bals, fait des « bœufs », fait des remplacements, joue dans des clubs. Il est mis en relation avec Dick Rivers et Nino Ferrer, deux grandes vedettes de cette époque. Dick Rivers l’embauche dans son orchestre les lionceaux où il joue de l&rsquo;orgue Hammond. Puis, il est engagé comme organiste par Nino Ferrer, puis comme saxophoniste lorsque Nino s&rsquo;aperçoit qu&rsquo;il sait jouer du saxo. Il lui confiera par la suite la direction de l&rsquo;orchestre.<br>Manu enchaîne les tournées et fait étalage de ses talents de saxophoniste.<br>Approché par l’antillais Légitimus, Manu participe à une émission télévisée intitulée Pulsations. C’est une émission d’une quinzaine de minutes où un orchestre hétéroclite accompagne un artiste en live à la télévision. L’émission tiendra l’affiche pendant deux ans et demi. Début 1969, Manu se sépare de Nino Ferrer pour lancer une carrière en solo. Il sort l’album afro-jazz Saxy Party produit chez Mercury (Philips). Cet album est constitué de reprises et de compositions personnelles. L’album rencontre un succès d’estime et se vend mal.<br>Joseph Kabasélé de passage à Paris, propose à Manu de participer à l’enregistrement de quatre albums chez Decca. Leur ensemble se lance sous le nom d’African Team. Manu tape à l’œil de la firme Decca. African Team marche très fort en Afrique. Rolande Lecouviour en charge du répertoire africain chez Decca prend contact avec Manu et lui propose d&rsquo;enregistrer un second album. Ce sera la naissance des titres à succès comme : O Bosso, Soma Loba, Night in Zafalda, Hibiscus. Fort du succès de cet album en Afrique, Manu y multiplie de fréquents allers et retours.<br>En 1972, le Cameroun organise la première coupe d’Afrique des nations de son histoire, grand événement footballistique. Pour marquer le coup, Manu demande une audience au ministre des Sports et propose qu’on lui débloque des fonds pour enregistrer une composition de son cru en guise d’hymne. Le ministre lui remet la modique somme de 1 million de Fcfa destinés à réaliser son 45 tours et lui demande de faire preuve de patriotisme.<br>Manu se précipite à Douala pour annoncer la bonne nouvelle à son père. Le père de Manu Dibango, subjugué et interloqué, murmure alors à l’oreille de son épouse : « Il y a des choses qui se passent dans ce pays. Le Président a donné un million à ton fils pour aller faire du bruit. »<br>L’hymne composé (avec le poète camerounais Eno Belinga) paraît en 45 tours ; cependant, il manque un titre pour la face B du 45 tours. De manière hâtive et désintéressée, Manu Dibango compose Soul Makossa. Il ne sait pas alors qu’il vient de composer le tube qui fera sa gloire et lui donnera la fortune. Lorsqu’il répète ce titre dans la case familiale, son père s’en étonne : « Tu ne peux pas prononcer Makossa comme tout le monde, tu bégaies. ‘’Mamako Mamasa’’. Tu crois qu’ils vont accepter ça à Yaoundé ? ». Après écoute de ce titre, le comité d’organisation n’est pas satisfait : « Vraiment, Manu devient fou. Qu’est-ce qu’il lui prend de bégayer comme ça ? ». Le Cameroun est éliminé par le Congo en demi-finale et les supporters en furie cassent le disque jubilé en morceaux. Manu rentre à Paris et s’envole pour une petite tournée en Algérie avec son complice Gerry.<br>Quelques américains en visite à la maison de disques Decca embarquent le 45 tours contenant Soul Makossa et réussissent à le passer sur les radios aux Etats-Unis. Le titre plaît et séduit. Il se vend à des millions d’exemplaires. La face B deviendra un tube au point d’éclipser la Face A qui était censée être un hymne promis à un succès.<br>Soul Makossa rencontre un immense succès au pays de l&rsquo;Oncle Sam ; devant cette évidence, une tournée d’un mois est organisée aux Etats-Unis en 1973 par Atlantic en collaboration avec Decca. L’Amérique qui était un mythe pour Manu Dibango est devenue une réalité en quelques jours. Ce sera une tournée triomphale : 40 000 personnes au Yankee Stadium, 35 000 personnes au Madison Square Garden de New-York.<br>En fin d’année 1973, Manu Dibango se produit à l’Olympia. C’est un triomphe !<br>Manu reste pendant quelques temps aux Etats-Unis. Il se produit à Apollo, la célèbre salle américaine. Il se produit dans des clubs et joue avec les musiciens qu’il a toujours rêvé rencontrer.<br>Fort de son succès, Soul Makossa a été notamment samplé quelques années plus tard sur Wanna Be Starting Something (album Thriller) de Michael Jackson en 1984 et en 2007, Rihanna a plagié Soul Makossa dans son titre Don&rsquo;t Stop the Music.<br>En 1974, Manu Dibango est deux fois nominé à la cérémonie des Oscars à Hollywood. Une nomination pour meilleur album de l’année 1973 et une autre comme meilleur instrumentiste. En 1975, il enregistre Africadelic. Cette même année, Manu le globe-trotteur dépose ses valises à Abidjan en Côte d’ivoire où il a été nommé directeur du nouvel Orchestre de la Radio-télévision Ivoirienne. Il y restera quatre ans. Il enregistre Manu 76 et Big Blow.<br>Manu Dibango est également un spécialiste des musiques de film. On lui doit la musique de plusieurs films dont l’herbe sauvage film ivoirien d’Henri Duparc, Ceddo film sénégalais de Sembene Ousmane, le prix de la liberté film camerounais de Jean-Pierre Dikonguè-Pipa.<br>En 1979, il part pour la Jamaïque et les Etats-Unis et met en boîte un double album, Rasta souvenir. En Jamaïque, il découvre le Reggae. Ce sera une expérience enrichissante. De ce voyage est né l’album Gone clear avec la participation des célèbres Robbie Shakespeare, Geoffrey Chung, Sly Dumbar, Willlie Lindo et Ansel Collins.<br>En 1979, il part pour le Nigeria et enregistre l&rsquo;album Home Made avec des musiciens ghanéens et nigérians. Il y fait la rencontre de Fela Anikulapo Kutti avec qui il jouera à Lagos au Shrine. En 1981, il sort trois albums Happy feelings, Bono Sango et Choc’n Soul. Fin 1981, il retourne au pays natal et monte un établissement qui périclitera au bout de quelques mois. Comme il le reconnaît lui-même, il n&rsquo;a pas le sens des affaires.<br>Au Cameroun, il va diriger l’orchestre de la police nationale. En 1981, le ministre de l’information et de la culture Guillaume Bwélé, lui confie la direction artistique et la coproduction d’un projet visant à réaliser une sorte de tour d’horizon de la musique camerounaise englobant musique traditionnelle et moderne. La finalité étant de confectionner le plus beau bouquet sonore avec les meilleurs éléments de la musique camerounaise. Le résultat de ce projet, fruit d’un travail collectif et collaboratif avec le gratin de la musique camerounaise de cette époque-là, sera un album intitulé Fleurs musicales du Cameroun.<br>En 1982, il sort l’album Waka Juju avec des titres phares comme Douala sérénade, Ma Marie (chanson dédiée à son épouse Coco), soft and sweet. Le titre Mangoboolo associe trois rythmes, le Mangambeu, le Boloboo, et le Bikutsi.<br>En 1984, quand éclate une terrible famine en Ethiopie, Manu Dibango initie le projet du maxi 45 tours, Tam-Tam pour l’Ethiopie, réunissant une trentaine de musiciens et de chanteurs africains. A la sortie du disque en 1985, il se rend sur place avec Mory Kanté pour remettre la totalité de la somme récoltée.<br>Le 14 mars 1986, le ministre Français de la culture, Jack Lang lui donne la médaille des Arts et des Lettres pour l’ensemble de sa carrière.<br>En juin 1986, il est invité au festival Anti-apartheid à Gorée au Sénégal. Il s’en suivra une grande tournée internationale en 1987 (Etats-Unis, RFA, Canada, Scandinavie etc).<br>Le 12 juillet 1988, le Festival des Francofolies de La Rochelle lui rend hommage en organisant un grand concert baptisé « La fête à Manu ». Des invités de renom viendront rejoindre Manu sur scène : Nino Ferrer, Paul Personne, Le Forestier, les Congolais N&rsquo;zongo Soul et Zao, Super Diamono, Black-Blanc-Beur ainsi que le groupe de Bikusti en vogue en cette période : ses compatriotes les Têtes Brûlées.<br>En 1988, il est fait Chevalier de l’Ordre et de la Valeur au Cameroun. En 1989 paraît son autobiographie, Trois kilos de café.<br>En 1991, il se produit de nouveau à L’olympia à Paris puis au festival du Printemps de Bourges. Il présente une émission musicale sur la troisième chaîne française, Salut Manu ! et essaie dans cette émission de faire éclore de nouveaux talents. En 1993, il est couronné par la Victoire de la musique du meilleur album de musique de variétés instrumentales de l&rsquo;année 1992 pour le deuxième volume des Négropolitaines.<br>En 1992 avec l’appui d’Yves Bigot, il enregistre Wakafrika, un album de reprises des plus grands tubes africains avec la fine fleur, les figures de proue de la musique africaine et des musiciens internationaux de renom : Youssou N’dour sur Soul Makossa, King Sunny Ade sur Hi-Life, Salif Keita sur Emma, Angelique Kidjo et Papa Wemba sur Ami Oh, Ray Lema, Dominic Miller (guitariste de Sting), Manu Katché, Peter Gabriel, Sinéad O’Connor.<br>En 1995 il perd son épouse. Ce sera une épreuve très douloureuse dans sa vie.<br>En 1998, Manu Dibango créée le Festival Soirs au village (titre d&rsquo;une de ses chansons) consacré aux musiques africaines à Saint-Calais, la ville qui l’a accueilli à son arrivée en France. Ce festival qui se veut annuel rencontre un immense succès dès ses premières éditions. En avril 2000, sort son album Mboa&rsquo;su (littéralement « chez nous »). Pour cet album, il s’entoure de jeunes artistes de la nouvelle génération.<br>Il est consacré Camerounais du siècle au début de l&rsquo;année 2000, en compagnie du footballeur Roger Milla. Il sort par la suite un nouvel album intitulé Kamer feeling. Accompagné par les chanteuses Ruth Kotto et Koko Ateba, Pablo Master et les pianistes Omar Sosa et Mario Canonge. En 2002, paraît la compilation B Sides.<br>En mai 2004, Manu Dibango est nommé Artiste de l’Unesco pour la paix par le Directeur général de l&rsquo;organisation, Koïchiro Matsuura, « en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au développement des arts, de la paix et du dialogue des cultures dans le monde ».<br>En 2003, la Cameroon Music Corporation (CMC) est créée et Manu Dibango est nommé<br>Président du Conseil d’Administration de cette nouvelle société. Manu entame un vaste chantier de réformes avec d’autres organismes des droits d’auteurs étrangers. Seulement, sa gestion est vite critiquée par ses pairs. Manu Dibango démissionne fin janvier 2005.<br>En 2007, Manu Dibango est le parrain officiel de la vingtième édition du Festival panafricain du cinéma de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) du 24 février au 3 mars. En novembre 2011, Manu Dibango l’infatigable signe son retour avec un nouvel album, Past – Present – Future. Le 26 octobre 2014, à l’occasion du concert de ses 80 ans, il a reçu la visite de François Hollande alors président de la République de France. Un concert donné au Musée du Quai Branly.<br>Tous les dimanches de 10h à 12h, il anime une émission sur la radio Africa numéro 1 avec son complice Robert Tito alias Robert Brazza.<br>Le 8 septembre 2015, il est nommé Grand Témoin de la Francophonie aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio 2016 par la Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Michaelle Jean. Des distinctions, il en a récolté sur son chemin : grande médaille de vermeil de la ville Paris, Citoyen d’Honneur de la ville de Cortina d’Ampezzo en Italie, Chevalier de la Confrérie du Vin de Suresne, Ambassadeur de l’Unesco pour la Paix, Chevalier de la légion d’honneur, Grammy awards glané à Lagos en novembre 2016 pour l’ensemble de son œuvre.<br>Le 24 mars 2020, il est terrassé par le corona virus.<br>Arol KETCH</p>



<p>Rat des archives</p>
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