Bassek Ba Kobhio est mort
Nรฉcrologie
๐๐ ๐๐ข๐ง๐ฬ๐ฆ๐ ๐๐๐ซ๐ข๐๐๐ข๐ง ๐ฉ๐๐ซ๐ ๐๐ฎ๐ฃ๐จ๐ฎ๐ซ๐โ๐ก๐ฎ๐ข ๐ฅโ๐ฎ๐ง ๐๐ ๐ฌ๐๐ฌ ๐๐ฬ๐ญ๐ข๐ฌ๐ฌ๐๐ฎ๐ซ๐ฌ.
Ce 12 mai 2026, Bassek Ba Kobhio sโen est allรฉ, laissant derriรจre lui une ลuvre immense, une vision, une voix, et surtout un combat constant pour un cinรฉma africain libre, exigeant et profondรฉment humain.
Nรฉ ร Nindjรฉ, au Cameroun en 1957, รฉcrivain, cinรฉaste, penseur et homme de culture, Bassek Ba Kobhio aura consacrรฉ sa vie ร raconter lโAfrique avec dignitรฉ, intelligence et fidรฉlitรฉ ร ses peuples.
Avant mรชme la camรฉra, il y eut la sociologie, la philosophie, lโรฉcriture. Puis vint le cinรฉma, comme un prolongement naturel de sa pensรฉe et de son engagement.
Avec Sango Malo, il a offert au continent lโun de ses grands classiques. Avec Le Silence de la forรชt, Le Grand Blanc de Lambarรฉnรฉ ou encore Gouverneurs de la Rosรฉe, il a portรฉ ร lโรฉcran des rรฉcits habitรฉs par la mรฉmoire, la justice et la conscience humaine.

Son hรฉritage dรฉpasse largement sa filmographie.
Il est surtout le Fondateur du festival รcrans noirs quโil a portรฉ durant plusieurs dรฉcennies ; crรฉateur de classes de cinรฉma, passeur infatigable entre les gรฉnรฉrations, Bassek Ba Kobhio a ouvert des chemins dโinnombrables artistes africains.
Il a cru au talent africain quand peu y croyaient encore. Il a dรฉfendu nos images, nos rรฉcits, nos langues et notre imaginaire avec courage et constance.
Aujourdโhui, lโAfrique culturelle perd un pionnier.
Le Cameroun perd un de ses grands fils.
Que son ลuvre continue dโรฉclairer les gรฉnรฉrations futures.
Que son nom demeure vivant dans chaque รฉcran africain qui refuse lโoubli.
Lโoubli est la ruse du diable!
Arol KETCH – 12.05.2026