Edmund Kemper, le serial killer qui a tué sa mère et ses grands-parents

27 août 1964, Edmund Kemper à peine âgé de 15 ans se trouve au ranch de North Fork où il réside avec ses grands-parents. Une journée des plus ordinaires qui vire à l’horreur.
Vers midi, le jeune Edmund Kemper prend sa carabine et dit se rendre à la chasse. En passant devant une fenêtre, il aperçoit sa grand-mère. Il tire trois fois et l’abat froidement. Deux balles dans la tête et une dans le dos.

Bien qu’elle soit décédée sur le champ, il traîne le corps de cette dernière dans la chambre et la poignarde. Une scène d’une violence inouïe. Quelques instants plus tard, son grand-père est de retour de l’épicerie. Embusqué, Edmund Kemper lui tire dans la nuque. Le corps est traîné dans le garage. Il affirmera plus tard qu’il l’avait tué par pitié, pour qu’il n’apprenne pas l’assassinat de sa femme.

L’adolescent nettoie la scène du crime et appelle sa mère pour lui avouer dans les moindres détails ce qu’il a fait. Il est interpellé par les forces de l’ordre alors qu’il attend sagement sur le lieu du crime.
C’est alors qu’il raconte au shérif qu’il est habité par un désir irrépressible de tuer depuis longtemps. “ Je voulais tout simplement voir ce que ça fait de tuer grand-maman » va t-il lâcher le sourire au coin des lèvres. C’était plus fort que lui clame t-il. Il confesse être fasciné par le meurtre et avoir déjà imaginé plusieurs scénarios de meurtre.
C’est le début de la folie meurtrière de Edmund Kemper.

Mais qui est donc ce criminel habité par le désir de tuer ? Combien de victimes a- t-il fait ?

Edmund Kemper est un ogre; une taille avoisinant les 2, 10 m pour 130 kg. Un criminel pervers, méticuleux et très organisé.

Edmund Kemper est né le 18 décembre 1948 à Burbank en Californie. Il est le fils d’Edmund Kemper Jr, un ancien combattant, électricien et de Clarnell Strandberg. Le couple a 3 enfants. Malheureusement l’ambiance est électrique et très tendue au sein de la famille. Ses parents se séparent en 1957 pour divorcer officiellement quelques années plus tard; monsieur Edmund Kemper Jr accusant son épouse d’alcoolisme exagéré. Celle-ci souffre de problèmes psychologiques. Elle n’hésite pas à frapper ses différents compagnons. Elle va divorcer à trois reprises. Une certaine violence règne dans cette famille. Kemper en souffrira toute sa jeunesse. Il est régulièrement frappé par sa sœur aînée Susan. Sa mère le déteste et le lui rappelle à chaque fois. Elle l’enferme très souvent dans la cave. Un jour, elle tente même de le pousser au passage d’un train.
Kemper est un garçon profondément troublé. Il se délecte des plaisirs morbides. Il prend plaisir à torturer et à décapiter les animaux domestiques. Un jour, il enterre vivant son propre chat.
N’en pouvant plus de ce garnement, sa mère l’envoie vivre chez ses grands-parents paternels. Edmund Kemper prend très mal cette décision; il a l’impression d’être abandonné. Il en veut à sa maman. Il la déteste.

C’est ainsi que le 27 août 1964, alors qu’il est âgé de 15 ans, Kemper s’empare d’une carabine et abat froidement sa grand-mère. Elle lui rappelait trop sa mère va-t-il expliquer. Le même sort sera réservé à son grand-père quelques instants plus tard.

Placé sous la garde de la California Youth Authority, il est diagnostiqué schizophrène paranoïde par un psychiatre, mandaté par la Cour. Le juge le fait interner à l’hôpital d’État de Atascadero où il rencontre des violeurs et des meurtriers. Leurs échanges morbides accroissent son appétit pour le crime. Il est un pensionnaire exemplaire, un détenu modèle. En effet, doté d’une intelligence remarquable, il a appris à déjouer les questionnaires des psychiatres qu’il manipule dans l’optique de retrouver la liberté.

Après 5 ans passés au sein de l’institution psychiatrique, il est libéré en 1969. Contre l’avis des psychiatres qui lui suggèrent de vivre avec son père, il décide de retourner vivre avec sa mère. Il rêve de travailler dans la police et fréquente assidûment les policiers dans un bar. Ceux-ci le trouvent très gentil et sympa; ils le surnomment même “ Big Edy”. Il en profite pour leur poser des questions dans l’optique de préparer ses prochains meurtres.
Kemper refuse de poursuivre ses études à l’université et préfère fréquenter les bars et faire la fête.
Il multiplie néanmoins les petits métiers et finit par prendre un appartement. Les nuits, il rêve de tuer sa mère. Du fait d’un grave accident dont il fut victime alors qu’il était ivre, il se retrouve démuni et décide de retourner vivre chez sa mère alors qu’il avait déjà quitté le domicile familial.

Le 7 mai 1972, Il commence une série de meurtres dans la région de Santa Cruz. Il fera en tout 6 victimes. Son procédé est le même; ses victimes sont généralement des auto-stoppeuses qu’il étrangle ou abat d’une balle dans la tête. Il entretient des rapports sexuels avec les cadavres de ses victimes avant de les découper puis de s’en débarrasser. Il va longtemps garder les têtes de ses victimes dans sa chambre qu’il utilise pour se livrer à des jeux sexuels; des fellations notamment.
Edmund Kemper est également cannibale, il cuisine les morceaux de chair d’une de ses victimes qu’il déguste avec un appétit vorace.
Le 21 avril 1973, Edmund frappe sa mère au niveau de la tempe avec un marteau, puis la décapite et dépose la tête sur la cheminée de la maison, afin de l’utiliser comme cible de jeu de fléchettes. Le lendemain, il assassine froidement la meilleure amie de sa mère venue lui rendre visite. Il appelle un policier qu’il connaît et se rend lui-même au commissariat et raconte tout.

Incarcéré; on va découvrir avec effroi lors de son procès qu’il ne souffre d’aucun trouble psychologique. Le diagnostic de 1964 qui le déclarait schizophrène paranoïde était erroné. Kemper est un sociopathe très intelligent. Il possède un QI supérieur à 140. Il est doté d’une intelligence rare et d’une excellente mémoire. Il se souvient avec exactitude de tous ses crimes et n’hésite pas à les raconter dans les moindres détails. Il pousse la cruauté jusqu’à décrire les odeurs, l’atmosphère et mimer les attitudes corporelles de ses victimes agonisant.
Condamné à la perpétuité, Kemper est actuellement pensionnaire de à la Prison d’État de Vacaville en Californie. Au terme de son procès, il a remercié le juge pour cette condamnation car il est conscient d’être un danger pour la société.
Il s’est même mis au service de la police en l’ aidant à établir le profil psychologique d’un tueur en série; concept alors nouveau dans les années 70.
Il va s’auto analyser et détailler ses propres mécanismes psychiques. Des entretiens qui donneront naissance à des techniques de profilage.
Il fascine les criminologues et les policiers par son intelligence.
Employé à la bibliothèque du pénitencier, il est devenu lecteur de livres pour aveugles. Brillant lecteur, il a été lauréat de plusieurs médailles qui récompense son travail.
Depuis 1991, il a demandé 3 fois la liberté conditionnelle et provisoire. Ce qui lui est refusé car on est sûr qu’une fois en liberté, il va recommencer à tuer ! “ la société n’est pas prête pour moi, je peux pas l’en vouloir” va t-il conclure.
C’est lui qui a inspiré le personnage Hannibal Lecter; personnage de fiction qui apparaît pour la première fois dans le roman Dragon rouge, paru en 1981. C’est lui qui inspire le film, le Silence des agneaux en 1991.

Arol KETCH était de passage

Arol KETCH – 10.05.2022
Rat des archives

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